Actualités locales
la plus grande mise en scène de la Fecafoot

Selon le journaliste Blaise Etongtek, lors de l’inauguration du siège de la Fecafoot mercredi dernier, l’on a assisté à une forme d’autoglorification du patron de l’instance faitière du football camerounais.
Lire ici son analyse :
Le 13 mai 2026 au quartier warda de Yaoundé, Samuel Eto’o Fils, président de la Fédération Camerounaise de Football, a ouvert les portes du siège de la FECAFOOT devant un parterre de ministres, d’ambassadeurs, d’anciennes gloires du ballon rond africain et d’hommes d’affaires venus de Lagos à Yaoundé. Grand. Solennel. Bien habillé. Discours en main. Un bâtiment moderne. Imposant. Luxueux. Pensé pour marquer les esprits.
Mais au-delà des briques, des vitres et des projecteurs, c’est surtout le discours du président de la Fecafoot qui restera dans les mémoires. Un discours interminable, émotionnel, théâtral, parfois confus, souvent personnel, et profondément politique.
Et moi, pendant qu’il parlait, je pensais à une chose. Une seule. Les agences de voyages qui attendent toujours leur argent, le football jeune en ruine, l’absence de trophée des sélections nationales depuis une Décennie, bref le vide absolu sur le terrain.
Une cérémonie institutionnelle transformée en culte de personnalité
Au départ, tout semblait pourtant normal. Une minute de silence. Des remerciements protocolaires. Des salutations diplomatiques.
Mais très rapidement, le discours prend une autre direction : celle d’une glorification permanente de Samuel Eto’o par Samuel Eto’o lui-même.
Le mot “je” devient omniprésent. Les souvenirs personnels envahissent la cérémonie. Les relations privées prennent le dessus sur l’institution. À plusieurs moments, on oublie totalement qu’il s’agit de la FECAFOOT. On a plutôt l’impression d’assister à une autobiographie orale géante.
Samuel Eto’o raconte :
ses rencontres,
ses émotions,
ses douleurs,
ses amitiés,
ses réseaux,
ses sacrifices,
ses fidélités,
ses combats,
ses ennemis en filigrane.
Le siège de la FECAFOOT devient alors un simple décor servant à mettre en scène une seule personne : lui-même.
UN DISCOURS. CINQUANTE NOMS. ZÉRO BILAN.
Comptez les noms cités dans ce discours. Jay Jay Okocha. El Hadji Diouf. Tony Elumelu. Roger Milla. Rigobert Song. Patrick Mboma. Lauren Etame Mayer. Wome Nlend, Achille Emana, Oswald Baboke. La liste dure des minutes entières. Des minutes où on cite, où on remercie, où on embrasse symboliquement, où on élève, où on distingue.
Des minutes où on ne parle pas de football camerounais.
Eto’o a compris quelque chose que beaucoup de dirigeants africains ont compris avant lui : dans une salle remplie de gens importants, personne ne pose de questions embarrassantes. On applaudit. On se lève. On se rassoit. On mange. Et on rentre chez soi convaincu d’avoir assisté à un moment historique.
À écouter ce discours, on comprend vite une chose : Samuel Eto’o veut surtout exposer son carnet d’adresses.
Tout le discours est construit comme une démonstration de puissance relationnelle.
Samuel Eto’o semble dire : “Regardez qui est avec moi.”
Et dans un Cameroun où les batailles d’influence sont permanentes, cette démonstration n’est pas innocente.
C’est du grand art communicationnel. C’est aussi une escroquerie intellectuelle.
IYA MOHAMED : L’AUDACE OU L’ARROGANCE ?
Arrêtons-nous là une seconde. Juste là.
Eto’o demande à l’assemblée de se lever et d’applaudir Iya Mohamed. Devant le Premier ministre représentant le chef de l’Etat. Devant les caméras. Iya Mohamed, actuellement incarcéré à la prison centrale de Kondengui. Iya Mohamed, dont le nom traîne dans des dossiers que la justice camerounaise n’a pas encore refermés.
Dans n’importe quel pays normal, un dirigeant institutionnel mesurerait la portée symbolique d’un tel hommage. Mais Samuel Eto’o, lui, choisit frontalement la provocation.
Il ne rend pas simplement hommage à un ancien dirigeant.
Il le réhabilite publiquement devant les autorités de l’État.
Le message implicite est brutal : “Vous avez peut-être emprisonné l’homme, mais moi je célèbre son héritage.”
C’est une audace rare.
Mais aussi une forme de défi silencieux lancé au système.
OSWALD BABOKE, LE GRAND FRÈRE QU’ON EXHIBE
« Mon grand frère Oswald Baboke, tu es juste, tu es de bons conseils, merci d’être le grand frère que tu es. »
Oswald BABOKE est le. Directeur adjoint du Cabinet civil de la Présidence du Cameroun. C’est l’un des hommes les plus proches de Paul Biya. Dans la hiérarchie réelle du pouvoir camerounais, c’est une des adresses les plus importantes.
Et Eto’o le remercie publiquement. Chaleureusement. Fraternellement. Devant tout le monde.
Il ne le fait pas par hasard. Il le fait pour que vous sachiez. Pour que ses adversaires au sein de la fédération sachent. Pour que les journalistes qui lui posent des questions dérangeantes sachent. Pour que les juges qui examinent ses dossiers sachent.
Ce « merci grand frère » ne coûte rien à prononcer. Il vaut des millions en protection politique.
« J’AVAIS BESOIN D’ARGENT » : LE FINANCEMENT OPAQUE D’UN SIÈGE NATIONAL
Voilà comment le président de la FECAFOOT explique le financement du siège social de la fédération nationale de football du Cameroun :
« Je suis allé à Lagos car j’avais besoin d’argent. J’ai posé mon problème à Tony Elumelu et il a permis à UBA de nous accompagner. »
Une conversation entre amis à Lagos. Un repas. Une décision. Et l’argent arrive.
Aucun appel d’offres. Aucun conseil d’administration cité. Aucune assemblée générale consultée. Aucune transparence sur les montants, les conditions, les contreparties éventuelles. Un ami riche dit oui, la banque suit, et on inaugure.
Dans n’importe quelle fédération sérieuse, cette phrase aurait déclenché une commission d’enquête. Ici, elle a déclenché des applaudissements.
C’est ça, le vrai problème de la gouvernance sportive camerounaise. Pas l’absence de bâtiment. L’absence de règles.
ROGER MILLA EN BOUCLIER
Le coup de théâtre du discours, c’est la nomination surprise de Roger Milla comme président de la Fondation de la FECAFOOT. Magnifique geste en apparence. Touchant. Populaire. Impossible à critiquer sans passer pour un ingrat.
C’est précisément le calcul.
Roger Milla est l’homme le plus aimé du football camerounais. Son nom est intouchable. En le plaçant devant lui, Eto’o s’offre un paratonnerre humain. Désormais, critiquer la FECAFOOT, c’est risquer d’éclabousser la légende. Personne ne veut ce risque-là.
La générosité, parfois, est la forme la plus sophistiquée de la stratégie.
« L’HOMME D’ÉTAT » : L’AMBITION QUI SE DIT À DEMI-MOT
Il y a une phrase dans ce discours que les éditorialistes paresseux ont laissé passer. Moi, elle me reste en travers de la gorge.
« Je vais vous expliquer la différence entre un homme d’État et un politicien. Le politicien pense constamment à l’élection. L’homme d’État pense au bien des Camerounais. »
Cette phrase est adressée officiellement au Premier ministre. En réalité, elle est adressée à tout le Cameroun.
Eto’o ne se définit plus comme un dirigeant sportif. Il se définit comme un homme d’État. Un homme qui « pense au bien des Camerounais ». C’est une candidature. Pas encore formelle. Pas encore datée. Mais c’est une candidature. Le président de la FECAFOOT rêve plus grand que la FECAFOOT. Et ce discours d’inauguration est, aussi, le premier discours de cette autre campagne.
Cette phrase est extrêmement calculée.
Pourquoi ?
Parce qu’elle ne relève plus du sport.
Elle appartient clairement au champ politique.
Samuel Eto’o parle ici comme quelqu’un qui veut montrer qu’il comprend désormais les codes du pouvoir camerounais.
Il flatte.
Il positionne.
Il envoie des messages.
Il construit des alliances publiquement.
Et surtout, il montre qu’il n’est plus simplement l’ancien footballeur adulé des stades européens. Il veut apparaître comme un acteur incontournable du système camerounais.
LES ANCIENS LIONS COMME DÉCOR
Mboma. Etame Mayer. Wome Nlend. Song. Mbia. Emana. Kala. Les glorieuses batailles. Les grandes victoires. Eto’o les convoque tous. Il les embrasse dans son discours. Il les remercie. Il leur doit tout, dit-il.
Ce qu’il ne dit pas : plusieurs de ces hommes ont eu des rapports tendus avec sa fédération. Rigobert Song, remercié comme sélectionneur dans des conditions que tout le monde a trouvées humiliantes. D’autres, tenus à l’écart des structures, jamais vraiment intégrés dans le projet de développement du football camerounais qu’Eto’o prétend incarner.
Un jour de fête, on invite tout le monde. On se réconcilie dans les photos. Les comptes se règlent après.
CE QUI N’A PAS ÉTÉ DIT
Eto’o n’a pas parlé des agences de voyages qui réclament leurs sous. Il n’a pas parlé des procédures judiciaires qui traînent. Il n’a pas parlé des conditions dans lesquelles évoluent les joueurs des divisions inférieures. Il n’a pas parlé du football féminin. Il n’a pas parlé des académies de formation.
Il n’a pas parlé des arbitres mal payés, des stades de province en ruine, des compétitions régionales mal organisées. Il a parlé d’un immeuble. Un beau immeuble, sans aucun doute. Mais un immeuble.
Le football camerounais ne souffre pas d’un manque de sièges sociaux. Il souffre d’un manque de gouvernance, de transparence, de vision à long terme pour les gamins qui tapent dans un ballon à Bafia, à Maroua, à Kumba, à Bertoua. Ces gamins-là n’ont pas été invités à l’inauguration. Et dans le discours d’Eto’o, ils n’existent pas.
Le discours d’un homme obsédé par l’histoire
Une phrase revient constamment :
« Nous l’avons fait. »
En réalité, cette répétition révèle quelque chose de profond : Samuel Eto’o est obsédé par la trace qu’il laissera dans l’histoire.
Il veut être vu :
comme un visionnaire,
comme un révolutionnaire,
comme un bâtisseur,
comme un homme courageux,
comme un homme persécuté mais victorieux.
Et ce siège devient alors son trophée politique.
Ce discours révèle un homme qui gouverne par l’image parce que le bilan réel ne tient pas à la critique. Il convoque les morts honorables (le professeur Owona), les vivants intouchables (Roger Milla), les puissants protecteurs (Baboke, le Premier ministre), les amis riches (Elumelu), et les stars étrangères (Okocha, Diouf) pour construire autour de lui un mur respectable que personne dans cette salle n’ose franchir.
Ce mur, c’est son vrai siège social. Pas le bâtiment inauguré ce 13 mai.
Le bâtiment, lui, est en béton. Il durera. Le bilan, lui, reste à construire.
Et les factures, elles, restent à payer.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Vinicius Jr refroidit Arsenal et envoie un message fort au Real Madrid

Annoncé comme l’une des priorités d’Arsenal sur le marché des transferts, Vinicius Jr ne semble pourtant pas envisager un départ vers la Premier League. L’ailier brésilien a une idée bien précise de son avenir : poursuivre son aventure au Real Madrid.
Le mercato estival du Real Madrid est animé par de nombreux dossiers. Entre les rumeurs autour de Rodri, les spéculations concernant Michael Olise, l’arrivée de Yan Diomandé et les interrogations sur l’avenir de Vinicius Jr, les dirigeants madrilènes sont au cœur de toutes les discussions.
Le cas de l’international brésilien attire particulièrement l’attention. Lié au Real Madrid jusqu’en 2027, Vinicius Jr n’a toujours pas prolongé son contrat, alimentant les spéculations sur un éventuel départ. Cette situation inquiète la Casa Blanca, qui souhaite éviter de voir l’un de ses joueurs les plus précieux entrer dans les deux dernières années de son bail sans accord.
Selon The Athletic, Arsenal serait prêt à passer à l’offensive et préparerait une offre dans les prochains jours afin de convaincre le Real Madrid de céder son numéro 7. Une opération qui permettrait au club espagnol d’éviter un scénario délicat si les négociations venaient à s’enliser.
Mais la réponse du principal intéressé est sans équivoque. D’après AS, Vinicius Jr n’a aucune intention de rejoindre les Gunners. Le quotidien madrilène affirme que l’attaquant ne prête pas attention aux sollicitations venues d’Angleterre, où Liverpool suivrait également sa situation. Son objectif reste inchangé : prolonger son contrat avec le Real Madrid et continuer à écrire son histoire sous le maillot merengue.
Une réunion est d’ailleurs prévue la semaine prochaine, à son retour de vacances, entre le joueur et les dirigeants madrilènes. Les discussions porteront notamment sur les conditions de sa prolongation, son statut au sein de l’équipe et sa rémunération. Vinicius Jr réclamerait désormais un salaire annuel de 20 millions d’euros, sans pour autant vouloir bloquer les négociations.
De son côté, le Real Madrid continue de faire du Brésilien un élément central de son projet sportif. Sauf retournement de situation, les deux parties devraient rapidement trouver un terrain d’entente, laissant Arsenal contraint d’abandonner cette piste et de se tourner vers d’autres options pour renforcer son attaque.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Aboubakar Nagida rassure, Rennes démarre fort et domine le Club Bruges en amical

Le Stade Rennais poursuit sereinement sa montée en puissance avant le coup d’envoi de la saison 2026-2027. En pleine phase de préparation, les hommes de Franck Haise ont livré une prestation encourageante ce samedi au Roazhon Park en s’imposant 2 buts à 1 face au Club Bruges lors d’un match amical.
Face à une solide formation belge, les Rouge et Noir ont affiché de belles intentions de jeu. Le premier but rennais est intervenu bien avant l’heure de jeu grâce à Estéban Lepaul, qui a concrétisé la domination de son équipe en ouvrant le score (1-0).
Le Club Bruges a toutefois réagi à la 72e minute. Kyriani Sabbe a remis les deux équipes à égalité d’une frappe parfaitement maîtrisée, relançant ainsi le suspense (1-1).
Mais Rennes n’a pas tardé à reprendre l’avantage. Entré avec détermination, l’attaquant sénégalais Soumaré a offert la victoire aux Bretons en inscrivant le but du 2-1, déclenchant la joie des supporters présents au Roazhon Park.
Côté camerounais, Aboubakar Nagida a également marqué des points. Aligné en défense, le Lion Indomptable a rendu une copie convaincante durant les 58 minutes qu’il a passées sur la pelouse. Solide dans les duels, appliqué dans ses relances et rassurant défensivement, il confirme sa montée en puissance à l’approche de la reprise.
Le Stade Rennais poursuit ainsi sa préparation avec des signaux positifs avant un début de saison qui s’annonce particulièrement relevé. Les Bretons lanceront officiellement leur campagne de Ligue 1 le 23 août 2026 sur la pelouse du Paris Saint-Germain, au Parc des Princes, pour une affiche de prestige qui constituera un premier véritable test pour les hommes de Franck Haise.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Objectif Mali, les Lionnes Indomptables entrent dans le vif du sujet
Les Lionnes Indomptables ont franchi une étape importante dans leur préparation pour la Coupe d’Afrique des Nations Féminine Maroc 2026. Ce samedi, la sélection camerounaise a mis un terme à son stage d’acclimatation à Casablanca, ponctué par plusieurs jours d’entraînements intensifs destinés à peaufiner les derniers réglages avant le début de la compétition.
Dès ce dimanche, les joueuses camerounaises rejoindront l’hôtel officiel de la CAN Féminine, où elles poursuivront leur préparation dans un environnement entièrement dédié au tournoi. Une nouvelle phase qui permettra au groupe d’affiner sa cohésion et de se concentrer sur son premier objectif : réussir son entrée en lice.
Le coup d’envoi de la 16ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des Nations Féminine est donné ce dimanche au Royaume du Maroc, lançant ainsi plusieurs semaines de compétition entre les meilleures sélections du continent.
Pour les Lionnes Indomptables, le rendez-vous est fixé au 29 juillet, date à laquelle elles affronteront le Mali pour leur premier match. Une rencontre déjà capitale qui pourrait donner le ton de leur campagne et renforcer leurs ambitions dans cette édition de la CAN.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales4 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société1 year ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














