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La presse économique : Infrastructure oubliée du marché financier de la CEMAC

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La presse économique : Infrastructure oubliée du marché financier de la CEMAC
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Lorsqu’un investisseur international s’apprête à mobiliser plusieurs dizaines de millions d’euros dans la zone CEMAC, où trouve-t-il aujourd’hui une information économique fiable, structurée et contextualisée ? Trop souvent dans des dépêches produites hors de la sous-région. Rarement depuis Yaoundé, Douala, Libreville, N’Djamena, Brazzaville, Malabo ou Bangui. Ce constat révèle l’une des fragilités les moins discutées de notre architecture économique : la faiblesse relative de notre presse économique et financière.

Or une économie ne se développe pas seulement avec des capitaux, des routes, des banques, des matières premières ou des textes réglementaires. Elle se développe aussi avec de l’information fiable, accessible et intelligible. Une économie silencieuse, mal expliquée ou mal couverte est une économie qui avance dans le brouillard. C’est pourquoi la CEMAC a besoin d’une presse économique forte, crédible, indépendante, pédagogique et influente.

La presse économique est une infrastructure de marché

Dans les cercles de décision, on évoque volontiers les infrastructures nécessaires à un marché financier mature : système de paiement performant, centrale des risques crédible, dépositaire central, agences de notation, cadre prudentiel solide, régulateurs efficaces. On oublie pourtant une infrastructure essentielle : la presse économique professionnelle. Elle n’est pas un accessoire de communication.

Elle est un bien public qui conditionne la profondeur du marché, l’éducation des épargnants, la qualité du dialogue entre régulateurs et opérateurs, ainsi que la résilience face à la rumeur. Dans nos économies, une fausse nouvelle sur la solvabilité d’un établissement financier peut, en quarante-huit heures, déclencher un mouvement de panique aux conséquences systémiques. Une presse économique compétente, indépendante et bien dotée devient alors une véritable infrastructure prudentielle. Elle remplace la rumeur par la donnée, l’émotion par la compréhension et la défiance par la transparence.

Un enjeu de souveraineté informationnelle et narrative

La dimension panafricaine de cette question est non négociable. Aujourd’hui, le récit financier sur l’Afrique centrale est très largement écrit par des médias internationaux ou panafricains dont les centres de gravité éditoriaux sont souvent situés hors de la zone CEMAC. Ces médias sont respectables et utiles. Mais ils ne peuvent se substituer durablement à des rédactions enracinées dans nos réalités économiques, capables de comprendre les dynamiques locales, les contraintes réglementaires, les stratégies bancaires, les arbitrages publics, les attentes des PME et les signaux faibles du terrain. Si les banques africaines, les régulateurs, les investisseurs institutionnels et les acteurs du marché ne soutiennent pas l’émergence d’une presse économique forte à l’intérieur de la CEMAC, nous laissons à d’autres le soin de raconter notre transformation. Ce choix a un coût stratégique : moindre attractivité des capitaux, compréhension biaisée des opportunités, marginalisation dans les arbitrages internationaux et perte de souveraineté informationnelle.

Pourquoi les acteurs financiers doivent s’engager

Les banques, les compagnies d’assurances, les établissements de microfinance, les sociétés de bourse, les fonds d’investissement, les fintechs, les institutions de régulation et les organisations professionnelles ne peuvent pas se plaindre de la faible culture économique du public tout en restant absents de l’espace médiatique. Ils ne peuvent pas regretter la propagation de fausses perceptions sur le crédit, l’épargne, la monnaie, les frais bancaires, les marchés financiers ou la réglementation, sans contribuer activement à l’éducation économique et financière des citoyens. S’engager auprès de la presse économique ne signifie pas acheter l’opinion.

Cela ne signifie pas transformer les médias en relais promotionnels. Cela signifie accepter un dialogue exigeant avec l’espace public : expliquer les métiers financiers, vulgariser les mécanismes économiques, partager des données utiles, soutenir la formation des journalistes spécialisés et participer à des débats de fond. La finance vit de confiance. Or la confiance ne naît pas du silence. Elle naît de la clarté, de la pédagogie, de la cohérence et de la redevabilité. Une population mieux informée devient une clientèle plus responsable ; des entrepreneurs mieux éclairés deviennent de meilleurs partenaires ; des décideurs mieux interpellés prennent de meilleures décisions.

Les trois risques à éviter dans le soutien à la presse

Faut-il pour autant soutenir indistinctement toute initiative qui s’auto-déclare presse économique ? Évidemment non. Les acteurs financiers doivent agir avec discernement, car trois écueils peuvent dévoyer des intentions louables. Le premier est le risque de capture. Une presse trop dépendante des annonceurs bancaires perd progressivement sa fonction critique et donc son utilité. Une presse domestiquée ne sert ni le marché, ni, paradoxalement, les institutions qui la financent.

L’appui doit donc être contractuel, transparent et jamais transactionnel sur la couverture rédactionnelle. Le deuxième est la dispersion sans critère. Tout titre qui s’affiche économique ne mérite pas le même soutien. Le critère discriminant doit être la qualité analytique : formation des journalistes, respect de la déontologie, capacité d’enquête, valeur ajoutée de l’analyse et distinction claire entre information, opinion et communication. Le troisième est la confusion des genres. Sponsoring d’événements, achat d’espaces publicitaires, partenariat éditorial, mécénat de formation et soutien institutionnel ne relèvent pas des mêmes logiques. Les confondre dilue l’efficacité de chacun et entretient des ambiguïtés de gouvernance que les comités d’audit ont raison de surveiller.

Trois leviers pour bâtir un écosystème de presse économique robuste

Soutenir efficacement la presse économique suppose de dépasser le réflexe du chèque ponctuel. Il faut concevoir un écosystème durable, structuré autour de trois leviers complémentaires. Le premier levier est l’accès. Ouvrir aux journalistes économiques l’accès aux dirigeants, aux analystes et aux données sectorielles que les institutions produisent dans le respect strict des règles de confidentialité est sans doute le geste le plus utile et le moins coûteux. Une rédaction qui dispose d’interlocuteurs qualifiés produit une information infiniment supérieure à celle qui se nourrit de rumeurs.

Le deuxième levier est la formation. Les normes IFRS 9, la réglementation COBAC, les mécanismes du marché financier sous-régional, la lecture des comptes consolidés d’un groupe bancaire ou l’analyse des risques exigent une véritable spécialisation. Soutenir des séminaires, des bourses, des modules universitaires et des partenariats avec les écoles de journalisme élève durablement le niveau du débat public. Le troisième levier est l’incitation à l’excellence. L’institution d’un Prix du Journalisme Économique de la CEMAC, doté de manière significative et arbitré par un jury indépendant, permettrait de distinguer chaque année les meilleures enquêtes, analyses sectorielles et investigations économiques et financières. Une telle reconnaissance ferait probablement davantage pour la qualité de la presse économique que des années d’insertions publicitaires dispersées.

Un engagement cohérent avec la transformation de l’Afrique centrale

Pour Afriland First Bank, ces convictions ne sont pas théoriques. Elles s’inscrivent dans la cohérence de notre vision stratégique HORIZON 2030, qui fait de la transformation de l’Afrique centrale notre priorité et de l’écosystème africain notre cadre d’action. Présents dans les pays de la zone CEMAC et accompagnant plus des milliers de clients, nous savons d’expérience qu’il n’y aura ni marché financier profond sans presse économique forte, ni souveraineté économique sans souveraineté informationnelle et narrative.

Notre sponsoring de la Finance Week 2026 procède de cette conviction. Mais il doit ouvrir une dynamique plus large. J’appelle les autres acteurs majeurs du secteur financier de la zone : banques, marchés de capitaux, régulateurs, investisseurs institutionnels, assureurs et fintechs à inscrire le soutien à la presse économique professionnelle dans leur doctrine d’engagement institutionnel et à en faire un axe à part entière de leur responsabilité économique et sociétale.

La CEMAC mérite mieux qu’une narration d’emprunt

Dans les années à venir, la CEMAC devra relever des défis majeurs : diversification productive, financement des infrastructures, transition énergétique, transformation digitale, sécurité alimentaire, emploi des jeunes, intégration régionale, mobilisation de l’épargne locale et développement des marchés de capitaux.

Aucun de ces défis ne pourra être relevé durablement sans une opinion publique mieux informée, sans un débat économique plus mature et sans des médias capables d’éclairer, de questionner et d’accompagner la transformation de nos économies. La CEMAC n’a pas seulement besoin de plus de financement. Elle a besoin de plus de compréhension économique. Et cette compréhension passera nécessairement par une presse économique forte, respectée, indépendante et engagée dans l’intérêt général. La CEMAC mérite mieux qu’une narration d’emprunt. Elle mérite des plumes, des rédactions, des enquêtes et des analyses qui parlent depuis l’intérieur de sa propre transformation. À nous, acteurs financiers, de prendre notre part dans la construction de cette voix.

Par Célestin GUELA SIMO, Directeur Général d’Afriland First Bank

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Ministère de la Justice : Laurent Esso publie la liste des délégués du personnel

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Ministère de la Justice : Laurent Esso publie la liste des délégués du personnel
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Il s’agit des fonctionnaires de greffes aux commissions administratives paritaires à l’issue du scrutin du 19 août 2026. Ils ont été élus pour un mandat de 3 ans.

Grade d’administrateur principal des greffes

  • Ngandeu Gabriel Sylvain, en service au parquet général près la Cour d’appel de l’Est
  • René Akumbo Niyeng, chef de la section Common Law à la Chambre judiciaire de la Cour suprême
  • Wandah Tchamba Armel Edith, en service au greffe du tribunal de première instance de Douala-Ndokoti
  • Ngoe Itoe; greffier en chef du tribunal de première instance de Batibo.

Grade d’administrateur des greffes

  • Buoyinde Amos Nyoh, en service au greffe de la cour d’appel du Sud-Ouest
  • Etoundi Binzi Pierre Thibault, en service au greffe du tribunal de première instance de Bafoussam
  • Aminatou Djibrila épouse Alfaki Dodo, chef de la section de droit traditionnel au greffe de la cour d’appel de l’Adamaoua
  • Oumenguele Esseba, en service au parquet général près le Tribunal criminel spécial.

Grade de greffier principal

  • Goldai, en service au greffe du tribunal de première instance de Maroua
  • Tanyi Terence Ebini, en service au greffe des tribunaux de première et de grande instance de Mbengwi
  • Dangpel Fidèle, en service au parquet général près la cour d’appel de l’Adamaoua
  • Denis Tiaga Mihkom, chef de Bureau des affaires pénales et des affaires en transit au parquet près les tribunaux de première et de grande instance de Bangem.

Grade de greffier

  • Essono Amougou Paul Cédric, en service au parquet près le tribunal de grande instance du Mfoundi
  • Nkouangue NNkouangue Cyriaque, chef de la section du registre du commerce et du crédit mobilier au greffe des tribunaux de première et de grande instance de Bangangté
  • Ottou Mekando Jean Claude, en service au parquet près le tribunal de première instance de Tiko
  • Meliki Carold Patrick, en service au greffe des tribunaux de première et de grande instance de Nanga-Eboko.

Grade de greffier-adjoint

  • Ndokayo Gbongo Anne Georges, en service au parquet près le tribunal de grande instance du Mfoundi
  • Effoudou Paul Hervés, en service au parquet près les tribunaux de première et de grande instance de Tibati
  • Essomba Daniel Patrick, en service au parquet général près la Cour d’appel de Centre
  • Ebebe Rodrigue, en service au parquet près le tribunal de Première instance de Yaoundé-Centre administratif.

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LUTHER NDOLA : « Solar Connect Africa veut renforcer le transfert de compétences dans l’assemblage des équipements »

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LUTHER NDOLA : « Solar Connect Africa veut renforcer le transfert de compétences dans l’assemblage des équipements »
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Comment le Solar Connect Africa compte-t-il stimuler l’innovation, créer des opportunités d’affaires et rapprocher les acteurs pour développer le marché du solaire et du stockage d’énergie ?

Solar Connect Africa part d’un constat simple : les solutions existent, mais elles doivent être mieux connectées aux besoins des populations et des entreprises. Du 11 au 13 novembre 2026 à Yaoundé, le salon réunira plus de 100 exposants, 1 500 visiteurs professionnels et un large public composé de ménages, PME, grandes entreprises, industriels, investisseurs, collectivités territoriales et administrations publiques.

Un dispositif spécifique de mobilisation des visiteurs permettra d’atteindre chaque catégorie de public à travers les médias, les réseaux professionnels, les organisations sectorielles et les relais institutionnels. Merci à la CVUC et à la CCIMA pour leur soutien institutionnel, essentiel à cette mobilisation. Afin de renforcer la dimension matchmaking de l’événement, un programme structuré de rencontres B2C, B2B et B2G transformera la présence d’un public pertinent en opportunités concrètes.

Les exposants pourront présenter des solutions adaptées en matière de solaire, de stockage intelligent, de mobilité électrique et de chauffage écologique. Les porteurs de projets rencontreront des partenaires, des clients et des investisseurs capables de faire avancer leurs initiatives. Les conférences et ateliers renforceront aussi les compétences des techniciens, des entreprises et des décideurs. Notre ambition est claire : transformer chaque rencontre en partenariat, chaque projet en investissement et chaque innovation en solution utile contre la pauvreté énergétique.

Vous identifiez le coût élevé des équipements et l’accès limité au financement parmi les principaux obstacles au développement du marché. Quelles solutions de financement seront concrètement mises sur la table durant cette édition pour les PME, les collectivités et les projets solaires ruraux camerounais ?

Le financement sera au cœur de cette édition : un projet utile ne doit plus rester bloqué faute de ressources. Du 11 au 13 novembre 2026 à Yaoundé, Solar Connect Africa mettra en relation les PME, les collectivités et les porteurs de projets ruraux avec les banques, les investisseurs et les partenaires au développement. Les discussions porteront sur des solutions concrètes : prêts verts, garanties, crédit bail, paiement à l’usage et partenariats public-privé.

Les séances plénières permettront d’identifier les conditions nécessaires pour rendre les projets solaires crédibles, bancables et finançables. Comme exemple, le FEICOM interviendra sur les plateaux de discussion afin d’enrichir les échanges sur les mécanismes de financement accessibles aux collectivités territoriales décentralisées et sur les conditions de réalisation de projets solaires bancables. Les collectivités pourront ainsi structurer des projets d’éclairage public, de pompage d’eau, d’électrification des écoles et des centres de santé.

Les PME et les opérateurs ruraux pourront présenter leurs besoins, rencontrer des financeurs et construire des partenariats adaptés à leur capacité de remboursement. Nous invitons les institutions financières qui proposent déjà ces outils ou souhaitent investir dans le solaire à participer activement au salon. Ensemble, nous devons créer une dynamique performante et durable, capable de transformer les besoins énergétiques du terrain en investissements et en réalisations concrètes.

Qu’est-ce que l’agrivoltaïque, quels projets concrets sont prévus au Cameroun et une collaboration avec le ministère de l’Agriculture est-elle envisagée pour développer ces projets dans le secteur agricole ?

L’agrivoltaïque consiste à produire de l’électricité solaire au-dessus ou à proximité des cultures, tout en continuant à exploiter les terres agricoles. Les panneaux peuvent réduire l’évaporation de l’eau et alimenter l’irrigation, le pompage, le stockage et la transformation des récoltes. Au Cameroun, les projets concernés peuvent viser les périmètres maraîchers, les coopératives, les stations de pompage, les fermes d’élevage et les unités rurales de conservation et de transformation.

L’objectif est concret : réduire les coûts d’énergie, améliorer la production et limiter les pertes après récolte. Une collaboration avec le ministère de l’Agriculture et du Développement rural est envisagée pour identifier les sites adaptés, accompagner les producteurs et développer des projets pilotes. Nous invitons tous les acteurs de l’agriculture et de l’élevage — collectivités, exploitants individuels, coopératives, entreprises et techniciens — à participer au forum en présentant leurs expériences et les difficultés énergétiques rencontrées au quotidien.

Les rencontres B2C, B2B et B2G permettront de mettre directement en relation les producteurs, les fournisseurs de solutions, les investisseurs, les collectivités et les administrations. Cette thématique sera approfondie avec des experts lors d’une séance plénière le 13 novembre 2026. Venez avec vos réussites, vos besoins et vos contraintes : c’est à partir des réalités du terrain que nous construirons des solutions solaires utiles, accessibles et réplicables.

Au-delà de l’installation de panneaux importés, comment comptez-vous développer une véritable filière solaire locale au Cameroun, notamment dans l’assemblage, la maintenance, le stockage et le transfert de compétences, et quels résultats concrets attendez-vous des partenaires de Solar Connect Africa ?

Notre ambition est de transformer le potentiel considérable de la demande solaire au Cameroun en une véritable filière industrielle, professionnelle et durable. Le volume du marché est important : ménages, entreprises, collectivités, industries, agriculture et sites isolés ont besoin de solutions fiables, abordables et adaptées. Pour y parvenir, nous devons développer l’assemblage local, la maintenance, le stockage, la formation et le transfert de compétences, tout en maîtrisant les coûts pour rendre les équipements accessibles. Il est également essentiel de définir et d’appliquer des normes claires sur la qualité des matériels, l’installation, la sécurité, la performance des batteries et le service après-vente.

Une session plénière sera consacrée à l’emploi des femmes et des jeunes, afin d’identifier des actions concrètes et évolutives pour créer des emplois de qualité sur toute la chaîne de valeur, au Cameroun et dans la région. Nous remercions le MINEFOP et le MINRESI pour leur appui institutionnel à cette démarche. Nous saluons aussi le travail intense mené par le MINEE, parrain de Solar Connect Africa, ainsi que par l’ARSEL, pour encadrer le secteur solaire et contribuer à son évolution vers une filière industrielle et professionnelle. Avec plus de 100 exposants et 1 500 visiteurs professionnels, le salon doit permettre de conclure des partenariats, de lancer des projets d’assemblage pourquoi pas ? et de structurer des programmes de formation et de maintenance. Notre objectif est clair : faire du solaire un secteur créateur d’emplois, générateur de valeur locale et capable de répondre durablement aux besoins énergétiques du Cameroun.

Interview réalisée par Fabrice BELOKO

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Moulvoudaye: deux sœurs tuées par la foudre

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Moulvoudaye: deux sœurs tuées par la foudre
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Soumaïda et Ngonaï, deux sœurs jumelles , ont perdu la vie dans le village Goumlaye, arrondissement de Moulvoudaye, département du Mayo-Kani, ce 22 septembre 2026. Les deux adolescentes de 18 ans ont été fauchées par une foudre qui les a coincées au champ, les obligeant à s’abriter sous un arbre, faute de mieux.
Selon des sources concordantes sur les réseaux sociaux, l’orage n’a pas donné le temps à ces filles allées travailler au champ, de s’échapper. Les habitations étant éloignées du champ, Soumaïda et Ngonaï, ignorant le danger que représente l’abri sous un arbre en peine averse, se sont livrées au premier coin pouvant leur permettre d’échapper à la pluie. Mal leur en a pris. La différence de potentiel de la décharge électrique que reçoit l’arbre de la foudre, entre les membres d’un humain, debout auprès de l’arbre, est de nature à anéantir toute vie. Ces deux élèves du lycée technique de Moulvoudaye ne le savaient pas. Elles ne retourneront plus jamais à l’école

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