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Colfini 2 : La CEMAC cherche les clés du financement structuré des projets d’infrastructures à Yaoundé

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Colfini 2 : La CEMAC cherche les clés du financement structuré des projets d’infrastructures à Yaoundé
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« Le déficit en infrastructures constitue un lourd handicap pour la mobilité, même pour le peu que nos économies produisent, qu’il s’agisse de la mobilité interne ou de la mobilité externe. Il suffit de voir ce qu’il en coûte à notre agriculture pour assurer l’approvisionnement des marchés intérieurs, d’autant que les difficultés de communication aggravent les pertes de récoltes, du fait des problèmes de conservation. » a déclaré le Pr Bruno Bekolo Ebe, président du comité scientifique du Colfini 2.

Une déclaration qui résume, mieux que n’importe quel indicateur, ce que coûte concrètement l’absence d’infrastructures aux économies des pays d’Afrique centrale. Le constat n’est pas nouveau. Mais le Colfini 2, placé sous le patronage du ministre des Finances, Louis Paul Motaze et présidé le 23 avril 2026 en son nom par Gilbert Didier Edoa, Secrétaire général du Minfi, entendait cette fois aller plus loin que le diagnostic. Le thème retenu pour ces deux jours de travaux — « Marché financier régional et ingénierie des financements structurés pour les projets d’infrastructures dans la CEMAC » — dit clairement où se situe le verrou. Ce n’est pas le manque de projets. Ce n’est pas non plus l’absence de liquidités dans la sous-région. C’est l’ingénierie qui fait défaut.

DES RESSOURCES DISPONIBLES, MAIS MAL MOBILISÉES

Le paradoxe saute aux yeux. La CEMAC dispose d’un marché financier régional structuré, de liquidités locales et d’une base d’investisseurs institutionnels et non institutionnels. Pourtant, les projets d’infrastructures — énergie, transport, eau, télécommunications, équipements publics — peinent à se concrétiser. Faute de montages financiers adaptés, faute de projets suffisamment bancables, faute de mécanismes capables d’allouer correctement les risques entre les parties prenantes. C’est précisément cet angle mort que la première édition du Colfini, en 2025, avait mis en lumière.

La deuxième édition se voulait donc une étape de passage à l’action. Paul Onono, Directeur général de Contacturer Capital SA et porte-parole des organisateurs, l’a dit sans détour lors de la cérémonie d’ouverture : cette rencontre doit permettre « de nouer des partenariats concrets afin de concrétiser les engagements des uns et des autres ». Gilbert Didier Edoa a formulé la même attente. Il a souhaité que des conférences plénières, panels d’experts, ateliers techniques et séances de réseautage qui ont structuré les deux jours de travaux fassent émerger « des idées concrètes et applicables qui permettront de mieux structurer les ressources à mobiliser pour les infrastructures ». Et que le marché financier régional « gagne en profondeur et en innovation ».

UN MARCHÉ QUI PROGRESSE, MAIS RESTE INSUFFISANT

Sur l’état du marché financier sousrégional, Adolphe Noah Ndongo, Directeur général de la Caisse autonome d’amortissement, a livré une analyse à la fois honnête et préoccupante. « Au cours des dernières années, le marché financier de la CEMAC a montré des signes d’amélioration avec des avancées notables dans certains segments, notamment dans le cadre des émissions souveraines », a-t-il reconnu.

De nouveaux acteurs ont émergé, de nouveaux instruments ont été introduits, et le marché a « progressivement fourni aux États une liquidité croissante, permettant de financer des projets d’investissement structurants, mais également de répondre à leurs besoins de trésorerie ». Mais ce tableau encourageant a une face sombre. La pression croissante des besoins de financement publics a engendré un renchérissement du coût de l’argent, sans allongement des maturités. Or c’est précisément là que le bât blesse pour les infrastructures. « Les maturités offertes, généralement comprises entre 3 et 5 ans, restent insuffisantes pour accompagner des investissements publics dont les retours s’inscrivent sur des horizons beaucoup plus longs », a souligné Adolphe Noah Ndongo.

Résultat mécanique : une bonne partie des ressources levées sur le marché sert à refinancer la dette existante, et non à financer de nouveaux projets productifs ou sociaux. « Une telle dynamique n’est pas soutenable à long terme, ni pour les États, ni pour le secteur privé, qui fait face aux mêmes contraintes de coût et de maturité, impactant sa compétitivité », a-t-il averti.

L’INGÉNIERIE FINANCIÈRE, PARENT PAUVRE DE LA CEMAC

Derrière ces contraintes de maturité et de coût se cache un problème plus profond. Les États de la CEMAC restent largement dépendants des instruments classiques — bons et obligations du Trésor — pour financer leurs besoins. Ces outils, conçus pour des horizons courts, ne correspondent pas à la nature des projets d’infrastructures, dont les retours économiques se déploient sur quinze, vingt ou trente ans. Les mécanismes alternatifs existent pourtant. Les partenariats public-privé permettent de partager les risques et de mobiliser des capitaux privés sur le long terme. La titrisation peut transformer des actifs illiquides en instruments négociables. Le blended finance — combinaison de financements publics, concessionnels et privés — permet d’abaisser le profil de risque d’un projet pour attirer des investisseurs institutionnels.

Mais ces outils supposent une expertise technique, des cadres réglementaires adaptés et des équipes capables de monter des dossiers bancables. C’est là que la sous-région accuse son retard. La première édition du Colfini avait d’ailleurs formulé une recommandation claire en ce sens, appelant à diversifier les sources de financement pour « réduire la dépendance excessive à l’égard des créanciers traditionnels » et à explorer des « mécanismes de financement innovants, mieux adaptés aux réalités économiques et institutionnelles des pays de la sous-région ».

METTRE LA FINANCE AU SERVICE DU DÉVELOPPEMENT

Pour Adolphe Noah Ndongo, l’enjeu de ce colloque dépasse la technique financière. Il touche à la trajectoire de développement de toute la sousrégion. « Aucune économie n’a atteint un niveau de développement avancé sans s’appuyer sur un marché financier profond, liquide et structuré au service de la croissance », a-t-il rappelé. L’objectif n’est pas seulement de répondre aux besoins de financement des États, ce que le marché fait déjà partiellement. C’est de faire du marché financier sous-régional « un véritable levier de transformation économique, en adéquation avec les contraintes et les ambitions de nos économies ». Le Colfini 2 s’est fixé des résultats précis. Une compréhension approfondie des problématiques financières de la zone CEMAC.

Des recommandations concrètes pour résoudre les difficultés de financement des infrastructures des États membres. Et une valorisation des expertises locales, trop souvent tenues à l’écart des grands montages financiers au profit d’acteurs extérieurs. Sur ce dernier point, le message des organisateurs est net. La sous-région dispose de compétences. Ce qui lui manque, c’est un cadre pour les mobiliser et les mettre au service de projets structurants. C’est, en définitive, tout ce que ce colloque cherchait à construire.

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Jessica Edima choque la toile avec de nouvelles vidéos privées

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Jessica Edima choque la toile avec de nouvelles vidéos privées
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La créatrice de contenu camerounaise Jessica Edima fait l’objet de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux après une polémique survenue lors d’un direct sur TikTok. L’affaire a rapidement pris de l’ampleur, suscitant de nombreuses réactions en ligne.

Une vive controverse après un live TikTok

Tout est parti d’un échange en direct sur TikTok entre Jessica Edima et une autre créatrice de contenu. Au cours du live, cette dernière a formulé des accusations à l’encontre de Jessica Edima concernant son mode de vie.

Quelques heures plus tard, des contenus présentés sur les réseaux sociaux comme étant liés à la jeune influenceuse ont commencé à circuler. À ce stade, leur authenticité n’a pas été officiellement établie.

Jessica Edima dément les accusations

Face à la polémique, Jessica Edima a publié une vidéo pour répondre aux critiques. Elle explique que ses visites dans certains hôtels sont liées à sa passion pour la décoration intérieure.

« Si je pars dans les hôtels, c’est parce que je suis une fan de la décoration. J’y vais souvent pour copier certaines décorations, prendre certaines photos, essayer de me distraire, c’est tout. J’aime la déco, découvrir de nouveaux endroits, j’y vais pour copier ces décos, car j’ai un petit don en décoration », affirme la tiktokeuse.

Elle ajoute que sa situation financière est parfois difficile et qu’elle ne cherche pas à donner une image trompeuse de son quotidien.

« Il y a des jours où je n’ai même 25f, mais je ne montre pas cela sur Internet… Je gère et c’est tout. Ce n’est pas parce que je viens vous montrer ce que j’ai, que j’ai tout le temps. Non, Il y a des jours où je n’ai même pas 5f pour manger. Je n’ai pas besoin de ça pour mener cette vie, de base, je suis bailleresse. »

Elle évoque ses différentes sources de revenus

Jessica Edima indique qu’elle perçoit des revenus provenant d’un bien immobilier mis en location. Elle affirme également exercer une activité de vente en ligne.

« Donc chaque fin du mois, j’ai un argent qui me permet soit de régler mes factures, soit de payer mon loyer à moi, et je fais aussi la vente en ligne. Je poste tout le temps mes articles. »

L’influenceuse assure qu’elle mène une vie simple et qu’elle ne cherche pas à afficher une image de richesse sur les réseaux sociaux.

« J’ai quoi ? Je poste quoi ici qui vous impressionne ? J’ai l’argent et je suis toujours dans cette chambre ? Je n’ai rien. Je me bats à mon petit niveau et je vis à mon petit rythme. »

« Je n’ai pas besoin de faire ça », affirme Jessica Edima

Dans sa prise de parole, Jessica Edima rejette les accusations portées contre elle. Elle explique que ses relations amicales ne doivent pas être interprétées comme une preuve qu’elle partage le mode de vie de certaines personnes.

« Vous allez venir dire que la petite fille ci fait ça, ce n’est pas parce que tu marches avec des personnes qui font ça que forcément, tu le fais. Je marchais même avec des personnes qui fumaient, mais je n’ai jamais pris une cigarette pour mettre dans ma bouche. En amitié, je ne regarde pas la vie que tu mènes, je regarde juste ton fond, ton cœur et c’est tout », a déclaré la créatrice de contenu camerounaise.

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Abdul Halim al-Attar : le réfugié syrien qui vendait les stylos avec sa fille a obtenu une énorme aide financière

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Abdul Halim al-Attar : le réfugié syrien qui vendait les stylos avec sa fille a obtenu une énorme aide financière 
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Une simple image dans les rues de Beyrouth qui a bouleversé le monde entier

Une photographie prise dans les rues de Beyrouth, au Liban, a changé à jamais la destinée d’un père de famille syrien. L’image montrait Abdul Halim al-Attar, un réfugié syrien qui tentait de survivre en vendant des stylos dans la rue, avec une scène particulièrement émouvante : un plateau rempli de stylos dans une main et sa petite fille endormie, Reem, âgée de seulement quatre ans, posée sur son épaule.

Cette scène, capturée par un photographe alors qu’Abdul cherchait simplement à gagner quelques dollars pour nourrir ses enfants, est rapidement devenue un symbole de la difficulté vécue par des millions de réfugiés à travers le monde.

À cette époque, Abdul Halim al-Attar avait fui la guerre en Syrie et vivait dans des conditions extrêmement précaires au Liban. Comme beaucoup d’autres familles déplacées par le conflit syrien, il devait trouver des moyens de survivre malgré l’absence de ressources stables et les nombreuses difficultés administratives et économiques.

Mais cette photographie allait transformer son existence.

Un père syrien obligé de vendre des stylos pour nourrir ses enfants

Avant de devenir connu à travers le monde, Abdul Halim al-Attar menait une vie marquée par les épreuves. Originaire de Syrie, il avait quitté son pays en raison de la guerre qui ravageait sa région.

Installé à Beyrouth avec ses enfants, il faisait partie des nombreux réfugiés syriens qui tentaient de reconstruire leur vie loin des violences. Sans emploi stable, il arpentait quotidiennement les rues de la capitale libanaise pour vendre des stylos aux passants.

Son objectif était simple : trouver suffisamment d’argent pour offrir un minimum de confort à ses enfants.

Chaque jour, il parcourait les rues sous la chaleur avec son plateau de stylos, espérant réaliser quelques ventes. Sa situation était difficile, mais il refusait d’abandonner.

La photographie montrant sa fille Reem dormant paisiblement sur son épaule alors qu’il essayait de vendre ses produits a profondément touché les internautes. Elle représentait le combat silencieux de nombreux parents réfugiés prêts à tout pour protéger leurs enfants.

La photo qui devient virale et attire la solidarité internationale

Après sa publication sur les réseaux sociaux, l’image d’Abdul Halim al-Attar a rapidement fait le tour du monde.

Des milliers de personnes ont été touchées par cette scène montrant un père démuni mais déterminé à prendre soin de sa famille. Face à l’émotion suscitée par la photographie, une campagne de financement participatif a été lancée afin de lui venir en aide.

L’objectif initial était pourtant très modeste : récolter seulement 5 000 dollars pour permettre à Abdul d’améliorer légèrement ses conditions de vie.

Mais la mobilisation a largement dépassé toutes les attentes.

Grâce à la générosité d’inconnus venus de plusieurs pays, la campagne a finalement permis de récolter environ 191 000 dollars.

Cette somme représentait bien plus qu’une aide financière. Pour Abdul Halim al-Attar, elle constituait une véritable opportunité de reconstruire son avenir et celui de ses enfants.

Une nouvelle vie après le soutien de milliers d’inconnus

Avec l’argent récolté, Abdul Halim al-Attar a d’abord pensé à assurer la sécurité de sa famille.

Lui qui vivait auparavant dans une simple pièce a pu déménager avec ses enfants dans un logement plus adapté. Cette nouvelle habitation lui a offert des conditions de vie beaucoup plus dignes après des années marquées par la précarité.

L’une de ses grandes priorités était également l’éducation de ses enfants. Son fils, qui avait été privé d’école pendant près de trois ans à cause de la guerre et de l’exil, a pu reprendre le chemin des classes.

Pour Abdul, permettre à ses enfants d’étudier représentait une victoire essentielle. Il ne voulait pas seulement survivre au jour le jour, mais offrir à sa famille une véritable perspective d’avenir.

Le réfugié syrien transforme son aide en projets professionnels

Contrairement à ceux qui auraient pu simplement utiliser cet argent pour améliorer leur propre situation, Abdul Halim al-Attar a décidé d’investir une partie des fonds dans des activités économiques.

Avec cette nouvelle stabilité financière, il a lancé plusieurs commerces au Liban.

Il a notamment ouvert une boulangerie, un restaurant spécialisé dans les kebabs ainsi qu’un autre établissement de restauration. Ces projets lui ont permis de générer des revenus réguliers et de ne plus dépendre uniquement de l’aide extérieure.

Mais son initiative ne s’est pas arrêtée là.

Abdul a également choisi d’embaucher d’autres réfugiés syriens qui, comme lui, cherchaient désespérément une source de revenus.

Grâce à ses entreprises, il a créé des emplois pour environ 16 autres réfugiés syriens.

Son succès personnel est ainsi devenu une opportunité pour d’autres familles confrontées aux mêmes difficultés.

Un geste de solidarité envers sa communauté

L’histoire d’Abdul Halim al-Attar ne se résume pas uniquement à une réussite individuelle.

Après avoir retrouvé une certaine stabilité, il a également décidé de partager une partie de l’argent reçu avec des proches et des personnes de son entourage qui traversaient encore des moments difficiles.

Il a consacré plusieurs milliers de dollars à aider des membres de sa famille et des amis qui avaient besoin de soutien.

Ce choix illustre une autre dimension de son parcours : pour Abdul, l’aide reçue devait servir à créer un impact plus large que son propre foyer.

Il considérait cette opportunité comme une responsabilité.

Une histoire devenue un symbole d’espoir pour les réfugiés

Le parcours d’Abdul Halim al-Attar est devenu un exemple de résilience et de solidarité.

Son histoire rappelle que derrière les chiffres sur les crises migratoires se cachent des millions de destins humains, des parents, des enfants et des familles qui cherchent simplement une chance de reconstruire leur existence.

Cette photographie prise dans une rue de Beyrouth a permis au monde de découvrir le visage d’un père qui refusait d’abandonner malgré les difficultés.

Elle a aussi montré le pouvoir de la solidarité internationale lorsque des personnes décident d’agir ensemble.

Une photo, une opportunité et un nouveau départ

L’histoire d’Abdul Halim al-Attar restera comme celle d’un homme dont la vie a basculé grâce à une simple photographie.

En quelques jours, il est passé du statut de réfugié syrien vendant des stylos dans les rues de Beyrouth à celui d’entrepreneur capable de soutenir sa famille et d’aider d’autres personnes dans la même situation.

Son parcours démontre qu’une opportunité peut changer une destinée, mais aussi que la réussite prend encore plus de valeur lorsqu’elle profite aux autres.

Cette image d’un père portant sa fille endormie restera longtemps comme un symbole : celui d’un homme qui, malgré les épreuves de la guerre et de l’exil, a trouvé la force de reconstruire sa vie et d’ouvrir une nouvelle porte à toute une communauté.

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Bachelor Afrique : Les nudes de Blanche Bahoken mettent la toile en feu

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Bachelor Afrique : Les nudes de Blanche Bahoken mettent la toile en feu
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Blanche Bahoken, candidate camerounaise de Bachelor Afrique 2024, est au cœur d’un scandale qui a enflammé la toile il ya quelques jours

Une publication peut disparaître en quelques secondes, mais ses conséquences peuvent durer des années. Avec l’explosion des réseaux sociaux, les affaires liées à la diffusion non consentie de contenus privés rappellent une réalité souvent oubliée : derrière chaque image partagée se trouve une personne, une histoire et une dignité à protéger.

Le piège de la viralité sur Internet

Aujourd’hui, une vidéo ou une photo peut circuler très rapidement sur les plateformes numériques. Un simple partage, une capture d’écran ou un transfert dans un groupe de discussion peut suffire à rendre un contenu visible par des milliers de personnes.

Beaucoup d’internautes pensent qu’un clic n’a pas de conséquence. Pourtant, chaque personne qui relaie un contenu participe à sa propagation.

Sur les réseaux sociaux, la recherche du buzz prend parfois le dessus sur le respect de la vie privée. Certains utilisateurs partagent des contenus par curiosité, pour faire rire ou simplement pour obtenir des réactions. Mais derrière cette apparente légèreté, les conséquences peuvent être lourdes.

Une atteinte profonde à la vie privée

La vie privée est un droit fondamental. Chacun doit pouvoir contrôler son image, ses informations personnelles et les moments qu’il choisit de partager.

Lorsqu’un contenu intime est diffusé sans l’accord d’une personne, ce n’est pas seulement une publication en ligne. C’est une atteinte à son intimité.

La victime peut ressentir de la honte, de la colère, de l’incompréhension ou un profond sentiment d’impuissance. Certaines personnes changent leurs habitudes, évitent les lieux publics ou se coupent complètement des réseaux sociaux.

Le plus difficile, souvent, est de savoir que le contenu peut réapparaître à tout moment.

La responsabilité des internautes

Une idée revient souvent : « Je n’ai fait que partager, je ne suis pas responsable ». Pourtant, cette affirmation est trompeuse.

Partager un contenu privé contribue à son exposition. Même lorsqu’on n’est pas l’auteur initial de la diffusion, on participe à la chaîne de propagation.

Avant de publier ou de transférer une image, une question simple devrait être posée : « Est-ce que cette personne aurait accepté que ce contenu soit diffusé ? »

Si la réponse est inconnue, la prudence doit toujours l’emporter.

Les personnalités publiques ne perdent pas leurs droits

Les influenceurs, artistes, sportifs ou candidats d’émissions de télévision sont souvent très exposés. Certains internautes pensent qu’une personne connue accepte automatiquement de renoncer à sa vie privée.

C’est faux.

Avoir une présence publique ne signifie pas que tout est permis. Une personnalité publique reste une personne avec des droits, des émotions et une famille.

La popularité attire l’attention, mais elle ne donne pas une autorisation pour diffuser des contenus personnels sans consentement.

Le danger du jugement collectif

Sur Internet, les jugements arrivent souvent avant les faits. Une rumeur peut prendre une ampleur considérable en quelques heures.

Des milliers de personnes commentent une situation qu’elles ne connaissent pas toujours. Certaines insultent, accusent ou condamnent sans avoir vérifié les informations.

Cette culture du jugement instantané peut causer des dégâts importants.

Derrière un compte TikTok, Instagram ou Facebook, il y a un être humain qui doit ensuite vivre avec les conséquences des commentaires et des attaques.

Que faire lorsqu’un contenu privé circule ?

Lorsqu’une personne découvre qu’un contenu privé circule sans son accord, plusieurs réflexes peuvent aider :

  • éviter de partager davantage le contenu ;
  • signaler les publications aux plateformes concernées ;
  • conserver les preuves nécessaires (captures d’écran, liens, informations sur les comptes) ;
  • demander conseil auprès des autorités compétentes ou d’un professionnel du droit.

Réagir rapidement peut permettre de limiter la diffusion.

L’éducation numérique devient indispensable

La protection de la vie privée ne dépend pas uniquement des lois. Elle passe aussi par l’éducation des utilisateurs.

Les jeunes, notamment, doivent comprendre que ce qui est publié sur Internet peut laisser des traces pendant longtemps.

Une photo envoyée dans un moment de confiance peut être utilisée contre une personne des années plus tard. C’est pourquoi la prudence est essentielle dans les échanges numériques.

Les parents, les écoles et les acteurs du numérique ont un rôle important à jouer pour apprendre les bons réflexes.

Les réseaux sociaux doivent rester des espaces responsables

Les plateformes numériques offrent de nombreuses opportunités : créer une communauté, développer une activité, partager des idées ou découvrir de nouvelles personnes.

Mais leur utilisation demande aussi de la responsabilité.

La liberté d’expression ne donne pas le droit de violer l’intimité d’autrui. La curiosité ne justifie pas l’humiliation. Et la recherche de quelques milliers de vues ne devrait jamais se faire au prix de la souffrance d’une autre personne.

Chaque internaute peut contribuer à un environnement numérique plus respectueux en adoptant un réflexe simple : réfléchir avant de partager.

Car sur Internet, un contenu peut faire le tour du monde en quelques minutes, alors que réparer les conséquences humaines peut prendre beaucoup plus de temps.

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