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Statistiques : L’INS fête ses 25 ans et entre dans l’ère de la donnée intelligente

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Statistiques : L’INS fête ses 25 ans et entre dans l’ère de la donnée intelligente
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Le jeudi 23 avril 2026, l’Institut national de la statistique (Ins) a célébré un quart de siècle de production, de traitement et de diffusion de données sur l’économie et la société. PIB, inflation, emploi, démographie, agriculture ou encore secteur informel, l’institution revendique un rôle devenu stratégique dans la lecture des dynamiques nationales et dans l’orientation des politiques publiques. La cérémonie, organisée au Palais des Congrès de Yaoundé, a été placée sous le patronage du chef de l’État et présidée par Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, représentant Paul Biya. « La donnée statistique est un bien d’utilité publique au cœur de toute décision », a indiqué Joseph Tedou, directeur général de l’Ins.

À l’observation, un message s’impose tout au long de la célébration. L’INS affiche son ambition de s’inscrire dans la nouvelle économie de la donnée. L’institution ne parle plus seulement de collecte et de diffusion, mais aussi de big data, d’intelligence artificielle et d’analyses plus réactives, plus fines et plus territorialisées. L’objectif est de rendre la statistique « vivante et accessible », en rappelant que derrière chaque indicateur se trouvent désormais des enquêteurs, des méthodologues et des algorithmes.

Dans cette logique, l’INS mise sur une montée en gamme de son modèle de production. L’enjeu n’est plus seulement de disposer de chiffres, mais de produire une information utile, fiable et rapide pour accompagner la décision publique. C’est ce glissement qui place l’institution dans une logique de compétitivité informationnelle, au moment où les administrations, les partenaires techniques et les décideurs attendent des données de plus en plus précises et exploitables.

Une boussole pour les politiques publiques

Créé en 2001 pour centraliser et harmoniser la production des données officielles, l’INS s’est imposé comme un instrument de pilotage économique. Le ministre de l’Économie l’a rappelé en saluant un travail mené « avec rigueur et professionnalisme » au service de la production et de la diffusion de données économiques, sociales et environnementales indispensables à l’élaboration et à l’évaluation des politiques publiques. Il a souligné d’ailleurs que ces données participent à une prise de décision mieux informée et à l’information des citoyens.

L’institution occupe ainsi une place centrale dans la gouvernance publique. Ses productions permettent de lire les tendances économiques, de mesurer les progrès, d’évaluer les écarts et d’ajuster les politiques. Dans un contexte où le Cameroun affine sa stratégie de développement à l’aune des Objectifs de Développement durable, la demande de données s’élargit, notamment selon le genre, la région et le secteur informel.

Un anniversaire au seuil de nouvelles opérations

Cette célébration intervient à la veille de deux chantiers lourds pour le système statistique national, le recensement général de la population et de l’habitat, ainsi que le recensement général de l’agriculture et de l’élevage entamés le 24 avril 2026. Cette vaste campagne se déroulera sur l’ensemble du territoire national jusqu’au 29 mai, soit 35 jours, avec le concours de plus de 32.000 agents recenseurs déployés sur le terrain, selon l’Ins. Le gouvernement a indiqué que l’opération, financée à hauteur de plus de 13,5 milliards FCFA. Ces opérations mobilisent des moyens importants pour fournir des bases de lecture essentielles pour la planification économique et sociale. Elles confirment que l’information statistique n’est pas un simple produit administratif, mais une matière première de la décision publique.

Le directeur général de l’INS, Joseph Tedou, a replacé ce cap dans une lecture institutionnelle. Pour lui, célébrer 25 ans revient à « rendre compte, consolider les acquis et préparer l’avenir ». Il a insisté sur la nécessité pour un institut placé au cœur du système national d’information statistique de présenter ses résultats, ses progrès et ses limites, tout en préservant la rigueur, la neutralité, la transparence et la comparabilité des données.

Une modernisation déjà engagée

L’INS ne part pas de zéro. En 2020, l’inauguration de son siège moderne à Yaoundé a marqué une étape symbolique de sa modernisation institutionnelle et infrastructurelle. L’édifice a été présenté comme un outil au service d’un environnement de travail mieux adapté aux exigences contemporaines, avec de meilleures conditions de production et de traitement des données, un renforcement des capacités humaines et techniques, ainsi qu’une intégration progressive des outils numériques dans les processus statistiques.

Cette trajectoire donne à l’institution un socle pour la suite. L’INS dit vouloir moderniser ses outils de collecte et d’analyse, intégrer pleinement les technologies innovantes, améliorer l’accessibilité des données et contribuer à une gouvernance plus transparente et plus efficace. À l’horizon 2035, le pari est clair. Faire de la statistique un levier de transformation structurelle et un appui direct à l’ambition du Cameroun d’atteindre le statut de pays à revenu intermédiaire supérieur.

Une histoire devenue ressource stratégique

Au-delà de la commémoration, l’INS présente ses 25 ans comme une ressource stratégique. L’institution revendique une progression marquée par la structuration des cycles d’enquêtes, le renforcement de la coordination avec les administrations sectorielles, la formation des compétences et l’élévation des standards de qualité. Dans un environnement où la donnée devient un actif économique à part entière, cette évolution prend une portée qui dépasse le seul cadre administratif.

Joseph Tedou, directeur général de l’Institut national de la statistique

« L’INS doit s’adapter à l’évolution sans renoncer à la transparence et la comparabilité des données »

Pourquoi célébrer 25 ans ? La réponse tient en une formule simple : rendre compte, consolider les acquis et préparer l’avenir. Rendre compte, parce qu’un institut placé au cœur du système national d’information statistique a l’obligation de présenter ses résultats, ses progrès, mais aussi ses limites, dans un souci d’utilité et de responsabilité. Consolider les acquis, car les facteurs de risque liés à la perte de qualité demeurent élevés. Mais aussi, et surtout, dans un contexte de mutations profondes qui transforment les comportements économiques et sociaux, dont les impacts exigent une information fiable pour éclairer la décision publique. Préparer l’avenir, parce que le monde des données évolue rapidement et que l’action publique doit s’y adapter sans renoncer à ses principes fondamentaux : rigueur, neutralité, transparence et comparabilité des données.

Dès l’origine, l’Institut s’est vu confier des missions institutionnelles structurantes : assurer la coordination statistique, garantir la conservation des bases de données issues des enquêtes, contribuer au développement des sciences statistiques et de la recherche économique, et former les compétences indispensables à l’évolution du système. Ces 25 années ont été marquées par la structuration des cycles d’enquêtes et de production, le renforcement de la coordination avec les administrations sectorielles, ainsi que par l’élévation progressive des standards de qualité, en cohérence avec les exigences des systèmes de certification.

Gouvernance : L’INS s’installe au cœur de la décision économique de l’Etat

Au Cameroun, la statistique sort de son rôle descriptif pour s’installer au cœur de la décision économique. L’Institut national de la statistique accélère une mutation qui vise à ancrer une culture de la donnée dans l’action publique, le secteur privé et la société, avec des effets attendus sur la performance des politiques et l’allocation des ressources.

L’évolution est progressive mais structurante. La statistique ne se limite plus à produire des chiffres. Elle devient un instrument de pilotage du développement. En fournissant des données fiables et pertinentes, l’Institut national de la statistique oriente les choix stratégiques de l’État, améliore l’allocation des ressources publiques et permet de suivre les performances économiques et sociales. L’évaluation des politiques publiques s’appuie désormais sur des indicateurs objectivés, dans une logique de résultats.

Cette bascule marque un changement de paradigme. Les approches empiriques cèdent progressivement la place à des décisions fondées sur des données probantes, vérifiables et comparables. La statistique s’impose comme un outil central de gouvernance, avec une exigence accrue de transparence et d’efficacité.

Une culture statistique en construction

L’enjeu ne se limite pas à la production de données. Il concerne leur appropriation. L’INS cherche à diffuser une véritable culture statistique au sein de l’administration, du secteur privé et de la société civile. L’objectif consiste à faire évoluer les pratiques décisionnelles en instaurant un réflexe d’utilisation systématique des données avant toute décision stratégique.

Ce mouvement suppose un changement de comportement. Il passe par la formation des acteurs, la vulgarisation des données et leur mise à disposition dans des formats accessibles. À terme, la donnée doit devenir un bien public compréhensible et exploitable par tous les utilisateurs, au-delà du cercle des experts.

Le numérique comme accélérateur

Cette transformation s’appuie sur une modernisation technologique. L’INS intègre progressivement des outils numériques dans ses processus, avec l’utilisation de technologies mobiles pour la collecte, l’exploitation de sources innovantes comme le big data ou les données géospatiales, et le développement de plateformes de diffusion interactives.

L’institution renforce également ses capacités en analyse avancée, en mobilisant l’intelligence artificielle et la science des données. L’objectif consiste à produire des informations en temps réel et à répondre plus rapidement aux besoins des décideurs. Ce repositionnement vise à rendre le système statistique plus réactif, plus intégré et davantage orienté vers l’utilisateur.

Un enjeu de performance économique

Derrière cette évolution se joue un enjeu de performance. La capacité à produire, analyser et exploiter l’information devient un facteur déterminant de compétitivité entre les économies. La donnée s’impose comme un actif stratégique, au même titre que les infrastructures ou le capital humain.

L’INS se positionne ainsi comme un acteur clé de la transformation économique du Cameroun. En contribuant à une gouvernance éclairée, fondée sur des données fiables, il participe à la création de valeur économique et sociale, tout en renforçant la capacité du pays à anticiper les risques et à saisir les opportunités.

Modernisation et ambitions structurelles

La mutation engagée dépasse le cadre technologique. Elle implique un renforcement de la gouvernance du système statistique, une meilleure coordination entre producteurs de données et une ouverture accrue vers les utilisateurs. L’INS ambitionne également de consolider son leadership au niveau national et international, en s’alignant sur les standards globaux et en valorisant son expertise.

Cette trajectoire repose sur des investissements structurants. La mise en place d’infrastructures de données, la digitalisation des processus et le développement de capacités avancées en analyse nécessitent des financements importants. L’institution entend mobiliser des ressources et renforcer ses partenariats avec des organisations internationales, des centres de recherche et des entreprises technologiques.

Vers une économie pilotée par la donnée

À terme, l’objectif est explicite. Installer durablement une gouvernance fondée sur la donnée. Cette évolution vise à améliorer la transparence, renforcer la redevabilité des institutions et optimiser l’allocation des ressources. Elle doit aussi favoriser une meilleure anticipation des dynamiques économiques et sociales.

La statistique cesse ainsi d’être un outil technique en périphérie de l’action publique. Elle devient un levier central de transformation, au service d’un développement économique plus structuré, plus inclusif et davantage orienté vers les résultats.

Réaction

Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire

« I’INS permet d’éclairer les décisions publiques et d’orienter les investissements »

Les activités de l’INS sont pleinement intégrées dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030. L’Institut fournit les indicateurs nécessaires au suivi des objectifs stratégiques du Gouvernement, qu’il s’agisse de la transformation structurelle de l’économie, de la réduction de la pauvreté ou encore de l’inclusion sociale. En produisant des données fiables et actualisées, I’INS permet d’éclairer les décisions publiques, d’orienter les investissements et d’évaluer l’impact des politiques mises en œuvre. Il constitue ainsi un levier essentiel de la gouvernance basée sur les résultats. L’INS fait face à des défis d’ordre structurel et conjoncturel. Sur le plan structurel, il s’agit notamment du renforcement des capacités humaines, de la modernisation des outils de production statistique et de l’adaptation aux nouvelles exigences liées aux données massives. Sur le plan financier, la mobilisation de ressources suffisantes et durables demeure un enjeu majeur. Pour répondre, le Minepat œuvre à sécuriser les dotations budgétaires, tout en favorisant la mobilisation de financements extérieurs auprès des partenaires techniques et financiers. Par ailleurs, des efforts sont engagés pour renforcer la coordination du Système National d’Information Statistique et améliorer la synergie entre les différents producteurs de données.

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Election à la Société civile camerounaise des droits voisins : Deux têtes de listes affichent déjà leurs ambitions

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Election à la Société civile camerounaise des droits voisins : Deux têtes de listes affichent déjà leurs ambitions
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L’élection est prévue le 5 octobre 2026 pendant que la campagne bat déjà son plein dans les réseaux sociaux.

A deux semaines de l’élection à la Société civile camerounaise des droits voisins (SCDV) prévue le 5 octobre 2026, les candidats dévoilent leurs intentions et leurs projets. A date, deux têtes de liste affichent leurs ambitions. Il s’agit de Dr Claude Edgard Akono, connu sous le nom de «Don Compâdre» d’une part et d’Aladji Touré d’autre part, arrangeur, directeur artistique et ancien Président du conseil d’administration (PCA) de cet organisme.

Pour Don Compâdre, la liste est déjà connue. Elle est constituée de 16 membres dont lui-même comme président, 3 vice-présidents, 2 secrétaires généraux et 10 autres membres. Ils ont été présentés au cours d’un point de presse donnée le 22 septembre dernier au Centre culturel camerounais à Yaoundé.

Dans cette liste, on retrouve le réalisateur et metteur en scène Ebénézer Kepombia, la chanteuse et productrice culturelle Sissy Dipoko et David Ayem, artiste connu sous le nom de « Fozo de Prince » comme vice-président. Cameroon Triune indique que la comédienne Blanche Bilongo postule dans cette liste au poste de secrétaire général numéro 2 et les artistes musiciens Nicole Mara, Ayissi Leduc et Jo Papyto y figurent comme membres.

Expérience

Pour la candidature de Aladji Touré, c’est plus de 600 albums arrangés et une collaboration d’environ 1 500 artistes qui seront mis en exergue. Ce musicien bassiste, arrangeur, producteur, chef d’orchestre et directeur artistique n’est pas étranger au poste auquel il aspire.il a assumé ces fonctions à la création de cet organisme en 2017 pour un mandat initial de 5 ans.

Membre fondateur de la SCDV, Aladji Touré est également le premier PCA. Dans sa déclaration de candidature, il s’engage à faire avancer concrètement la mise en œuvre de la copie privée en poursuivant le dialogue avec les pouvoirs publics et les partenaires pour une rémunération juste au bénéfice des titulaires de droit.

Pour mémoire, le processus pour les élections à la Société civile des droits voisins (SCDV) est lancé depuis le 20 août 2026, après 4 années de flou sur son fonctionnement. Un groupe de travail présidé par le magistrat Augustine Cyril Bikok Mbaby, accompagné d’une dizaine de membres a déjà été mis en place le 3 septembre dernier, sur la base des textes organiques fondamentaux issus de l’assemblée constitutive de la SCDV du 15 juillet 2017.

Cette instance est chargée de piloter l’ensemble des opérations électorales. Il s’agit entre autres de : publier la liste électorale au plus tard, 2 semaines avant le scrutin ; élaboré les fiches d’identification ; recevoir et examiner les candidatures ; traiter les contentieux ; organiser et superviser le vote ; proclamer les résultats et installer les nouveaux dirigeants.

Après le nettoyage de fichier, 1498 membres ont été retenus. Sur les 558 souscriptions enregistrées dans les services déconcentrés du ministère des Arts et de la culture (Minac), 387 souscripteurs ont été authentifiés et retenus.

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Ministère de la Justice : Laurent Esso publie la liste des délégués du personnel

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Ministère de la Justice : Laurent Esso publie la liste des délégués du personnel
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Il s’agit des fonctionnaires de greffes aux commissions administratives paritaires à l’issue du scrutin du 19 août 2026. Ils ont été élus pour un mandat de 3 ans.

Grade d’administrateur principal des greffes

  • Ngandeu Gabriel Sylvain, en service au parquet général près la Cour d’appel de l’Est
  • René Akumbo Niyeng, chef de la section Common Law à la Chambre judiciaire de la Cour suprême
  • Wandah Tchamba Armel Edith, en service au greffe du tribunal de première instance de Douala-Ndokoti
  • Ngoe Itoe; greffier en chef du tribunal de première instance de Batibo.

Grade d’administrateur des greffes

  • Buoyinde Amos Nyoh, en service au greffe de la cour d’appel du Sud-Ouest
  • Etoundi Binzi Pierre Thibault, en service au greffe du tribunal de première instance de Bafoussam
  • Aminatou Djibrila épouse Alfaki Dodo, chef de la section de droit traditionnel au greffe de la cour d’appel de l’Adamaoua
  • Oumenguele Esseba, en service au parquet général près le Tribunal criminel spécial.

Grade de greffier principal

  • Goldai, en service au greffe du tribunal de première instance de Maroua
  • Tanyi Terence Ebini, en service au greffe des tribunaux de première et de grande instance de Mbengwi
  • Dangpel Fidèle, en service au parquet général près la cour d’appel de l’Adamaoua
  • Denis Tiaga Mihkom, chef de Bureau des affaires pénales et des affaires en transit au parquet près les tribunaux de première et de grande instance de Bangem.

Grade de greffier

  • Essono Amougou Paul Cédric, en service au parquet près le tribunal de grande instance du Mfoundi
  • Nkouangue NNkouangue Cyriaque, chef de la section du registre du commerce et du crédit mobilier au greffe des tribunaux de première et de grande instance de Bangangté
  • Ottou Mekando Jean Claude, en service au parquet près le tribunal de première instance de Tiko
  • Meliki Carold Patrick, en service au greffe des tribunaux de première et de grande instance de Nanga-Eboko.

Grade de greffier-adjoint

  • Ndokayo Gbongo Anne Georges, en service au parquet près le tribunal de grande instance du Mfoundi
  • Effoudou Paul Hervés, en service au parquet près les tribunaux de première et de grande instance de Tibati
  • Essomba Daniel Patrick, en service au parquet général près la Cour d’appel de Centre
  • Ebebe Rodrigue, en service au parquet près le tribunal de Première instance de Yaoundé-Centre administratif.

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LUTHER NDOLA : « Solar Connect Africa veut renforcer le transfert de compétences dans l’assemblage des équipements »

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LUTHER NDOLA : « Solar Connect Africa veut renforcer le transfert de compétences dans l’assemblage des équipements »
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Comment le Solar Connect Africa compte-t-il stimuler l’innovation, créer des opportunités d’affaires et rapprocher les acteurs pour développer le marché du solaire et du stockage d’énergie ?

Solar Connect Africa part d’un constat simple : les solutions existent, mais elles doivent être mieux connectées aux besoins des populations et des entreprises. Du 11 au 13 novembre 2026 à Yaoundé, le salon réunira plus de 100 exposants, 1 500 visiteurs professionnels et un large public composé de ménages, PME, grandes entreprises, industriels, investisseurs, collectivités territoriales et administrations publiques.

Un dispositif spécifique de mobilisation des visiteurs permettra d’atteindre chaque catégorie de public à travers les médias, les réseaux professionnels, les organisations sectorielles et les relais institutionnels. Merci à la CVUC et à la CCIMA pour leur soutien institutionnel, essentiel à cette mobilisation. Afin de renforcer la dimension matchmaking de l’événement, un programme structuré de rencontres B2C, B2B et B2G transformera la présence d’un public pertinent en opportunités concrètes.

Les exposants pourront présenter des solutions adaptées en matière de solaire, de stockage intelligent, de mobilité électrique et de chauffage écologique. Les porteurs de projets rencontreront des partenaires, des clients et des investisseurs capables de faire avancer leurs initiatives. Les conférences et ateliers renforceront aussi les compétences des techniciens, des entreprises et des décideurs. Notre ambition est claire : transformer chaque rencontre en partenariat, chaque projet en investissement et chaque innovation en solution utile contre la pauvreté énergétique.

Vous identifiez le coût élevé des équipements et l’accès limité au financement parmi les principaux obstacles au développement du marché. Quelles solutions de financement seront concrètement mises sur la table durant cette édition pour les PME, les collectivités et les projets solaires ruraux camerounais ?

Le financement sera au cœur de cette édition : un projet utile ne doit plus rester bloqué faute de ressources. Du 11 au 13 novembre 2026 à Yaoundé, Solar Connect Africa mettra en relation les PME, les collectivités et les porteurs de projets ruraux avec les banques, les investisseurs et les partenaires au développement. Les discussions porteront sur des solutions concrètes : prêts verts, garanties, crédit bail, paiement à l’usage et partenariats public-privé.

Les séances plénières permettront d’identifier les conditions nécessaires pour rendre les projets solaires crédibles, bancables et finançables. Comme exemple, le FEICOM interviendra sur les plateaux de discussion afin d’enrichir les échanges sur les mécanismes de financement accessibles aux collectivités territoriales décentralisées et sur les conditions de réalisation de projets solaires bancables. Les collectivités pourront ainsi structurer des projets d’éclairage public, de pompage d’eau, d’électrification des écoles et des centres de santé.

Les PME et les opérateurs ruraux pourront présenter leurs besoins, rencontrer des financeurs et construire des partenariats adaptés à leur capacité de remboursement. Nous invitons les institutions financières qui proposent déjà ces outils ou souhaitent investir dans le solaire à participer activement au salon. Ensemble, nous devons créer une dynamique performante et durable, capable de transformer les besoins énergétiques du terrain en investissements et en réalisations concrètes.

Qu’est-ce que l’agrivoltaïque, quels projets concrets sont prévus au Cameroun et une collaboration avec le ministère de l’Agriculture est-elle envisagée pour développer ces projets dans le secteur agricole ?

L’agrivoltaïque consiste à produire de l’électricité solaire au-dessus ou à proximité des cultures, tout en continuant à exploiter les terres agricoles. Les panneaux peuvent réduire l’évaporation de l’eau et alimenter l’irrigation, le pompage, le stockage et la transformation des récoltes. Au Cameroun, les projets concernés peuvent viser les périmètres maraîchers, les coopératives, les stations de pompage, les fermes d’élevage et les unités rurales de conservation et de transformation.

L’objectif est concret : réduire les coûts d’énergie, améliorer la production et limiter les pertes après récolte. Une collaboration avec le ministère de l’Agriculture et du Développement rural est envisagée pour identifier les sites adaptés, accompagner les producteurs et développer des projets pilotes. Nous invitons tous les acteurs de l’agriculture et de l’élevage — collectivités, exploitants individuels, coopératives, entreprises et techniciens — à participer au forum en présentant leurs expériences et les difficultés énergétiques rencontrées au quotidien.

Les rencontres B2C, B2B et B2G permettront de mettre directement en relation les producteurs, les fournisseurs de solutions, les investisseurs, les collectivités et les administrations. Cette thématique sera approfondie avec des experts lors d’une séance plénière le 13 novembre 2026. Venez avec vos réussites, vos besoins et vos contraintes : c’est à partir des réalités du terrain que nous construirons des solutions solaires utiles, accessibles et réplicables.

Au-delà de l’installation de panneaux importés, comment comptez-vous développer une véritable filière solaire locale au Cameroun, notamment dans l’assemblage, la maintenance, le stockage et le transfert de compétences, et quels résultats concrets attendez-vous des partenaires de Solar Connect Africa ?

Notre ambition est de transformer le potentiel considérable de la demande solaire au Cameroun en une véritable filière industrielle, professionnelle et durable. Le volume du marché est important : ménages, entreprises, collectivités, industries, agriculture et sites isolés ont besoin de solutions fiables, abordables et adaptées. Pour y parvenir, nous devons développer l’assemblage local, la maintenance, le stockage, la formation et le transfert de compétences, tout en maîtrisant les coûts pour rendre les équipements accessibles. Il est également essentiel de définir et d’appliquer des normes claires sur la qualité des matériels, l’installation, la sécurité, la performance des batteries et le service après-vente.

Une session plénière sera consacrée à l’emploi des femmes et des jeunes, afin d’identifier des actions concrètes et évolutives pour créer des emplois de qualité sur toute la chaîne de valeur, au Cameroun et dans la région. Nous remercions le MINEFOP et le MINRESI pour leur appui institutionnel à cette démarche. Nous saluons aussi le travail intense mené par le MINEE, parrain de Solar Connect Africa, ainsi que par l’ARSEL, pour encadrer le secteur solaire et contribuer à son évolution vers une filière industrielle et professionnelle. Avec plus de 100 exposants et 1 500 visiteurs professionnels, le salon doit permettre de conclure des partenariats, de lancer des projets d’assemblage pourquoi pas ? et de structurer des programmes de formation et de maintenance. Notre objectif est clair : faire du solaire un secteur créateur d’emplois, générateur de valeur locale et capable de répondre durablement aux besoins énergétiques du Cameroun.

Interview réalisée par Fabrice BELOKO

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