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Hydrocarbures : Murphy Oil et Octavia Energy retenues sur cinq blocs d’exploration au Cameroun

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Hydrocarbures : Murphy Oil et Octavia Energy retenues sur cinq blocs d’exploration au Cameroun
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(Investir au Cameroun) – La Société nationale des hydrocarbures engage une nouvelle étape dans la relance de l’exploration pétrolière. À l’issue du licensing round lancé en août 2025, cinq des neuf blocs proposés ont été attribués à Murphy Oil Corporation et Octavia Energy Corporation, en vue de la négociation de contrats de partage de production.

La Société nationale des hydrocarbures (SNH) a rendu publics, le 24 avril 2026, les résultats de l’appel à manifestation d’intérêt lancé le 1er août 2025 pour l’attribution de blocs libres du domaine pétrolier et gazier camerounais.

Selon le communiqué signé par l’administrateur-directeur général de la SNH, Adolphe Moudiki, cinq blocs ont été retenus sur les neuf proposés. La société américaine Murphy Oil Corporation, à travers sa filiale Murphy West Africa Ltd, obtient quatre blocs situés dans le bassin Douala/Kribi-Campo : Etinde Exploration, Tilapia, Elombo et Ntem. Octavia Energy Corporation se voit, pour sa part, attribuer le bloc Bolongo Exploration, dans le bassin du Rio del Rey.

Ces attributions ne marquent pas encore le démarrage de la production. Elles ouvrent plutôt une phase de négociation avec les opérateurs retenus, en vue de la conclusion de contrats de partage de production (CPP). Ces contrats encadreront les travaux d’exploration, d’appréciation puis, en cas de découverte commercialement exploitable, de développement et d’exploitation des gisements.

Cinq blocs attribués sur neuf proposés

Le licensing round portait initialement sur neuf blocs répartis entre deux bassins sédimentaires. Dans le bassin du Rio del Rey, trois blocs étaient proposés : Ndian River, Bolongo Exploration et Bakassi. Dans le bassin Douala/Kribi-Campo, six blocs étaient ouverts aux investisseurs : Etinde Exploration, Bomono, Nkombe-Nsepe, Tilapia, Ntem et Elombo.

À ce stade, quatre blocs n’ont donc pas été attribués, du moins selon les résultats communiqués par la SNH. Il s’agit d’un élément important pour apprécier l’attractivité réelle de l’appel d’offres, dans un contexte où les capitaux pétroliers se dirigent prioritairement vers les zones jugées les plus prometteuses ou les moins risquées.

Pour le Cameroun, l’objectif est clair : relancer l’amont pétrolier, renouveler les réserves et ralentir le déclin naturel des champs matures. La production nationale reste modeste à l’échelle africaine et se situe autour de 60 000 barils par jour, selon les données généralement communiquées ces dernières années par les autorités du secteur. Cette tendance rend l’exploration stratégique pour préserver les recettes publiques issues des hydrocarbures.

Le risque d’exploration transféré aux opérateurs

Les blocs attribués devraient être développés dans le cadre de contrats de partage de production, le principal mécanisme utilisé dans l’amont pétrolier camerounais. Dans ce modèle, l’État conserve la propriété des ressources du sous-sol, tandis que l’opérateur privé finance les travaux d’exploration à ses risques.

Si les recherches n’aboutissent pas à une découverte commercialement viable, l’investisseur supporte l’essentiel du coût. En revanche, en cas de succès, la production est partagée entre l’État et l’opérateur selon les modalités prévues dans le contrat.

Cette architecture contractuelle permet au Cameroun de mobiliser des capitaux et des compétences techniques sans engager directement des dépenses lourdes dans une phase où l’incertitude géologique reste élevée.

Une relance prudente de l’amont pétrolier

La SNH met en avant le potentiel des blocs proposés, notamment leur proximité avec des zones déjà explorées ou en production, l’existence de données sismiques 2D et 3D, ainsi que la présence de forages antérieurs et de prospects identifiés. Ces éléments sont censés réduire le risque technique pour les investisseurs.

Mais l’attribution de seulement cinq blocs sur neuf montre aussi que la relance de l’exploration demeure sélective. Le marché pétrolier mondial reste marqué par une forte discipline d’investissement des compagnies, qui privilégient les actifs offrant une visibilité géologique, fiscale et commerciale suffisante.

Dans ce contexte, l’arrivée ou le retour d’opérateurs internationaux comme Murphy Oil constitue un signal positif pour le Cameroun. Mais la portée réelle de ce licensing round dépendra désormais de deux étapes décisives : la signature effective des CPP et la capacité des opérateurs retenus à engager rapidement des travaux d’exploration.

Pour Yaoundé, l’enjeu dépasse la simple attribution de blocs. Il s’agit de reconstituer progressivement le portefeuille d’actifs pétroliers du pays, dans un environnement régional où la concurrence pour attirer les investissements d’exploration s’intensifie.

Amina Malloum

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le goût du pouvoir ou l’art du reniement selon Diomaye Faye

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le goût du pouvoir ou l’art du reniement selon Diomaye Faye
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L’alliance entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko a à peine fêté ses deux ans. Le limogeage récent de ce dernier, largement commenté et perçu comme un véritable coup de force politique, marque un tournant décisif dans la stratégie présidentielle. Dès ses premiers mois au pouvoir, Diomaye Faye, séduit par l’exercice de l’autorité suprême, semble avoir opté pour une émancipation vis-à-vis d’un homme jugé trop influent, tout en cherchant à se rapprocher de Paris pour sécuriser un éventuel second quinquennat.

Ousmane Sonko n’a pourtant pas été un simple figurant dans la campagne présidentielle de 2024. Véritable stratège et leader d’influence, il a joué un rôle décisif dans la victoire de Diomaye Faye, en portant haut les thèmes de la souveraineté nationale et d’une rupture franche avec « le système ».

Mais quelques mois seulement après leur arrivée aux affaires, le président a infléchi sa ligne. Les promesses de rupture avec l’ancien régime et de réorientation radicale de la politique sénégalaise se sont évaporées, au grand dam de ses partisans les plus fidèles.

La Journée nationale du dialogue comme aveu de reniement

Un événement récent a cristallisé les critiques : la Journée nationale du dialogue, organisée au palais présidentiel. Loin de réunir les forces vives du changement, Faye a convié des figures éminentes de l’ancienne garde, précisément celles avec lesquelles il avait juré de ne jamais transiger.

Parmi les invités de marque figurait Amadou Ba, proche collaborateur de l’ex-président Macky Sall, ancien candidat du pouvoir déchu en 2024 et aujourd’hui chef de l’opposition. Une scène à la fois symbolique et cinglante pour ceux qui croyaient en l’avènement d’une nouvelle ère.

Une trahison méthodique des engagements

Ces gestes successifs ne trompent plus : la « rupture » promise n’aura jamais lieu. En se rapprochant des cadres de l’ancien système et en se tournant vers Paris pour garantir son avenir politique, Diomaye Faye brise méthodiquement les espoirs de renouveau portés par ses électeurs.

 À mesure qu’il s’éloigne de ses alliés de la première heure, le président apparaît désormais comme un chef d’État pragmatique, prêt à sacrifier ses idéaux pour consolider son assise et viser un second quinquennat. Un pari qui pourrait bien lui aliéner celles et ceux qui ont fait de lui le plus jeune président de l’histoire du Sénégal.

 

 

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Collision mortelle à Dschang : un moto-taximan décède

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Collision mortelle à Dschang : un moto-taximan décède
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Un terrible accident de la circulation a causé la mort d’une personne à Dschang, dans la région de l’Ouest du Cameroun.

Les faits ont eu lieu au quartier foto lieu dit dépôt kadji, le mardi 21 mai dernier. La victime est décédée dans des circonstances extrêmement violentes.

En effet, c’est un peu avant la fin de l’après-midi que les sapeurs pompiers du Centre de secours de Dschang ont été alerté pour un accident de la circulation.

À l’arrivée des secouristes, le constat effectué a permis d’établir que l’accident a impliqué un moto taximan et un véhicule de transport.

La collision frontale n’a laissé aucune chance au moto-taximan. La victime est âgée d’une quarantaine d’années environs.

Les sapeurs pompiers du centre de secours de Dschang ont procédé à la récupération du corps sans vie et à son conditionnement.

Avant de quitter les lieux, ils ont procédé au nettoyage de la chaussée.

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La voirie de la ville de Bogo recouverte de béton bitumineux sur un linéaire de 6 kilomètres

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La voirie de la ville de Bogo recouverte de béton bitumineux sur un linéaire de 6 kilomètres
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C’est une transformation énorme de la ville de Bogo qui a été constatée après les travaux de bitumage de la voirie.

Les résultats des travaux ont été appréciés par le Ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi. Il était accompagné du Secrétaire d’État auprès du Ministre des Travaux publics, chargé des Routes, Armand Ndjodom, a apprécié ce 30 mai 2026 dans la ville de Bogo.

Au total, ce sont six (6) kilomètres de voiries, plusieurs itinéraires qui placent désormais la ville de Bogo au rang des mieux loties en la matière.

« La vile de Bogo dans le département du Diamare, région de l’Extrême-nord, rejoint ainsi la liste des villes et localités transformées par le passage des projets routiers. À l’instar des villes de Yoko, Obala, Monatele, Batchenga, Ntui, Bangangte, Tibati, le passage de la route n’a pas été sans incidence dans cette commune connue pour abriter le Lamidat ancestral de Bogo. Six kilomètres de voiries ont été recouverts de béton bitumineux, transformant ainsi la ville, à travers six itinéraires qui donnent une beauté particulière aux allées de manguiers et autres arbres. Parmi les voies bitumées, la bretelle Ousman Chaari-Bogo, la rue Carrefour Rue 2 – Bogo, entre autres », indique le ministère des travaux publics.

Les travaux prévoyaient au départ, le bitumage de 5 km de voiries, les économies réalisées dans l’exécution du projets routiers ont permis de rallonger ce linéaire à 6 et d’exécuter les travaux de construction des berges du Mayo Doumou.

Pour l’occasion, les populations de Bogo, venues nombreuses à l’esplanade du Lamidat de la ville, ont salué ces grandes réalisations du projet et ont, par la voix du Lamido de Bogo, adressé leurs remerciements sincères à l’endroit du Président de la République, Son Excellence Paul BIYA.

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