Actualités locales
Barrage de Kikot : dérive des coûts, retards et désaccords techniques relancent l’idée d’un plan alternatif

(Investir au Cameroun) – Dans une correspondance adressée au ministre de l’Eau et de l’Énergie après la 14e session du conseil d’administration de la Kikot-Mbebe Hydro Power Company (KHPC), tenue en septembre 2025 à Paris, le président du conseil d’administration, Ahmad Tom, alerte sur plusieurs fragilités du projet de barrage de Kikot. Le document met en avant des risques liés au coût, au calendrier, à certains choix techniques et à la gouvernance du projet, au point de recommander à l’État d’étudier des scénarios de repli.
Premier sujet d’inquiétude : le coût. À ce stade, le projet est évalué à 1 620 milliards de FCFA, soit un niveau proche du double de celui de Nachtigal, pour une puissance annoncée de 500 MW, supérieure d’environ 20 % à celle de ce dernier. Le PCA explique cette dérive par l’inflation intervenue depuis les premières estimations et par la complexité du site. Il cite aussi, à titre de comparaison, le barrage de la Renaissance en Éthiopie. Mais ce parallèle doit être manié avec prudence, les caractéristiques techniques et financières des deux ouvrages n’étant pas nécessairement comparables.
Sur ce point, un cadre du projet rappelle d’ailleurs que le coût final n’est pas encore arrêté. Selon lui, l’évaluation actuelle dépend encore de paramètres en cours de négociation entre actionnaires et de la finalisation de certaines études. Le montant du projet pourrait donc encore évoluer, à la hausse comme à la baisse. Les premières estimations situaient Kikot autour de 650 milliards de FCFA.
Le calendrier se tend également. La mise à jour du planning de développement prévoit un décalage du closing financier, désormais attendu en juillet 2027 au lieu de mai 2027, en raison notamment du retard pris dans le recrutement des entreprises EPC. Conséquence possible : une première mise en service n’interviendrait pas avant fin 2032, soit plus de deux ans après l’échéance initialement avancée.
Décalage de priorités entre l’État et EDF
Au-delà du calendrier, la correspondance fait apparaître un décalage de priorités entre l’État et EDF. Là où l’État met l’accent sur l’équilibre offre-demande et sur la soutenabilité du tarif de l’électricité, le partenaire français est décrit comme privilégiant d’abord la maîtrise de son risque d’investissement et ses exigences de rentabilité.
Des divergences techniques sont aussi apparues. Le cabinet ISL, conseil technique de l’État, a identifié deux désaccords avec EDF : le débit de crue et la puissance installée. Selon ISL, le débit de crue aurait été sous-évalué, ce qui soulève une question de sécurité dans le dimensionnement de l’ouvrage. Le cabinet estime par ailleurs que la capacité pourrait être portée à 583 MW, contre 500 MW aujourd’hui envisagés, grâce à l’installation d’une septième turbine destinée aux pointes de consommation.
EDF conteste ces observations. Son équipe technique estime qu’une remise en discussion tardive de ces paramètres pourrait affecter le dimensionnement du projet et alourdir à nouveau les délais comme les coûts. Face à ces désaccords, le PCA recommande de poursuivre les échanges entre ISL, EDF et KHPC. À défaut de convergence, il suggère un arbitrage par un panel d’experts barragistes.
Indemnisations
Le financement des indemnisations constitue un autre point de discussion. Deux options sont évoquées : une prise en charge directe par l’État via le MINEE, ou un préfinancement par KHPC remboursé ensuite par l’État. Les représentants publics penchent pour la seconde solution, jugée plus compatible avec les contraintes de trésorerie du Trésor et le calendrier du projet. EDF se montre plus réservé et demande un mécanisme de paiement progressif, dans l’attente d’une meilleure visibilité sur le financement global.
Enfin, le budget de développement alimente lui aussi les réserves. La direction générale a sollicité une nouvelle hausse, de 21,6 milliards de FCFA en 2023 à 46,2 milliards, soit +113 %. Les administrateurs ne l’ont pas approuvée. Selon une simulation du conseil financier de l’État, cette augmentation pourrait relever le tarif de l’électricité d’environ 4 %. Le conseil recommande en conséquence un audit des dépenses de KHPC à l’initiative de l’actionnaire public.
En filigrane, le message adressé à l’État est clair : le projet reste stratégique, mais son exécution apparaît plus incertaine qu’anticipé. D’où l’appel à préparer, en parallèle, des scénarios de mitigation ou une alternative, afin de ne pas fragiliser la trajectoire énergétique du pays.
Amina Malloum
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« il faut appeler la colère de DIEU sur les fraudeurs aux élections ! »

L’homme politique Abdouraman Babba pense que les Camerounais doivent récupérer leur souveraineté lors des élections législatives et municipales.
Ce lundi 2 novembre 2026, l’homme politique Abdouraman Hamadou Babba a publié une sortie avec les prochaines élections législatives et municipales. Il y dénonce ceux qui ont fraudent et pense que c’est l’occasion pour le peuple de reprendre sa souveraineté.
Retrouvez ci-dessous sa tribune.
Il faut appeler la colère de DIEU sur les fraudeurs aux élections !
Les élections législatives et municipales qui se profilent à l’horizon constituent une nouvelle occasion pour le Peuple camerounais de tenter de récupérer sa souveraineté d’abord confisquée par les colons et ensuite par leurs héritiers actuellement au pouvoir.
Si cette confiscation du pouvoir souverain du peuple camerounais de désigner ses dirigeants perdure depuis des décennies, c’est à cause de la fraude organisée lors des différents processus électoraux.
C’est donc sur les éléments de la chaîne de cette fraude, qui va des petites mains au sein du Parti-État jusqu’aux institutions chargées d’organiser et de garantir la sincérité des votes, qu’il faut appeler la malédiction divine.
L’Évangile interdit formellement la fraude sous toutes ses formes : « Celui qui se livre à la fraude n’habitera pas dans ma maison ; celui qui dit des mensonges ne subsistera pas en ma présence. » (Psaume 101, verset 7).
Dans le Coran, la sourate 83 intitulée « Al-Mutaffifin (Les Fraudeurs) » commence par une mise en garde sévère : « Malheur aux fraudeurs », avant de rappeler la réalité de la résurrection le Jour du Jugement : « Ceux-là ne pensent-ils pas qu’ils seront ressuscités, en un jour terrible, le jour où les gens se tiendront debout devant le Seigneur de l’Univers ? »
Maudits donc soient les fraudeurs aux prochaines élections législatives et municipales au Cameroun !
Toutes les partisanes et tous les partisans du changement au Cameroun sont donc invités à agir en élevant des prières, chaque jour, pour demander à DIEU de punir sévèrement, ici-bas et dans l’au-delà, tous ceux qui frauderont ou faciliteront la fraude lors des prochaines élections législatives et municipales.
Abdouraman Hamadou Babba
Citoyen Camerounais
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Joseph Dion Ngute représente Paul Biya au 28ᵉ sommet des Chefs d’Etat du Commonwealth à Antigua-et-Barbuda
Le Premier ministre Joseph Dion Ngute a quitté Yaoundé pour se rendre à Antigua-et-Barbuda pour le 28ᵉ sommet des chefs d’Etat du Commonwealth. Selon un […]
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Hiram Iyodi appelle à la vigilance face aux « grandes manœuvres » au sommet de l’État

Le président national du Mouvement patriotique pour la prospérité du peuple (MP3), Samuel Hiram Iyodi, appelle le peuple camerounais à accroitre la vigilance au cours du mois de novembre 2026, mois qui annonce le « point d’achèvement des grandes manœuvres » au sommet de l’État.
C’est comme un chant d’appel à l’éveil populaire que le président national du MP3 entonne ce 1ᵉʳ jour du mois de novembre, jour dédié à la célébration de tous les saints à l’Église catholique. Hiram Samuel Iyodi sonne la cloche d’entrée dans le dernier virage de l’année 2026, période qui commande l’évaluation du chemin parcouru, et l’action pour l’atteinte des objectifs. Moment qui nécessite aussi une plus grande vigilance dans le domaine politique. En ce que le mois de novembre est, d’après l’homme politique, le mois de tous les dangers au Cameroun.
Il marque le premier anniversaire de la prestation de serment du président Paul Biya après la réélection en octobre 2025. Il est le sixième mois après « la modification constitutionnelle illégitime » instaurant le poste de vice-président. Au début de ce mois, l’ancien candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2025 constate un « statu quo au sommet de l’exécutif ». Une situation qui annonce « le point d’achèvement des grandes manœuvres » au sommet de l’État. Sans toutefois donner d’explications.
Pour ces raisons et bien d’autres, le président du MP3 recommande, outre la vigilance, de protéger l’avenir. De se préparer à préserver la souveraineté, à défendre le pouvoir que le peuple confie. De faire le choix de se battre pour une refondation de l’Etat portée par la volonté populaire. Plutôt que de subir en silence ces grandes manœuvres en vue de la reproduction du système gouvernant. D’empêcher qu’une « décision fabriquée par de sombres officines ne soit imposée » au peuple.
Hiram Samuel Iyodi, déjà inscrit dans la perspective de la tenue des prochaines élections législatives et municipales pour lesquelles il a annoncé sa candidature, lance un autre appel en direction des décideurs. Celui de convoquer le corps en ce mois de novembre. L’appel arrive alors que cette convocation est attendue au cours de la première décade de ce mois. Le parti a hâte d’aller conquérir des sièges. Lui qui s’active de part et d’autre pour étendre son ancrage territorial et pour mobiliser l’électorat.
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