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Déclaration de candidature de Kaïs Saïed : un cadre apaisant mais un ton guerrier

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Déclaration de candidature de Kaïs Saïed : un cadre apaisant mais un ton guerrier
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Il détient tous les pouvoirs depuis le 25 juillet 2021 mais ne cesse, encore, de vouloir surprendre. Ainsi, si la candidature de Kaïs Saïed à la présidentielle était attendue, nul ne pensait qu’il irait au point le plus au Sud et le plus désertique du pays, zone sensible située au confluent de la Tunisie, de l’Algérie et de la Libye, pour faire part de sa décision. Une annonce effectuée sous plus de 40 degrés, qui a sorti Borj El Khadra de sa torpeur estivale.

Place forte sous la colonisation française, la localité est un point névralgique pour la prospection pétrolière et une étape dans les circuits touristiques du Grand Erg. Et ce vendredi 19 juillet 2024, avec les branchages toujours verts des palmiers en arrière plan filtrant la lumière d’une fin de journée estivale, l’image est belle. Et symbolique à plus d’un titre, cette couleur verte étant autant celle de l’islam hissée par les conquérants que celle du palmier dattier séculaire, qui malgré un environnement hostile, donne des fruits très appréciés dans un désert frugal.


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Dans ce cadre, loin des austères boiseries de Carthage, Kaïs Saïed entame officiellement son parcours de candidat à sa propre succession. Une démarche qu’il a initiée depuis plusieurs mois en balisant et verrouillant l’accès à la course présidentielle avec tout un dispositif de conditions légales et juridiques établies par l’Instance Indépendante Supérieure des Elections (Isie), dont il a désigné les membres.

En Tunisie, l’annonce de la date de la présidentielle rassure

En quatre minutes, le 19 juillet, Kaïs Saïed énonce donc son intention et livre l’intitulé d’un programme qui, pour lui, est celui d’une lutte nationale. Le président ne se pose pas en candidat pacificateur mais en combattant, tout en précisant que ce combat, dont les objectifs ne sont pas prédéfinis, doit fédérer le pays. Kaïs Saïed qui veut s’imposer en libérateur, avait bien préparé son rôle de chef de guerre. N’a-t-il pas en avril 2021, sans consulter qui que ce soit et sans que nul ne s’en émeuve, endossé, quatre mois avant son offensive pour s’arroger tous les pouvoirs, le titre de chef des forces armées militaires et civiles, qui ne faisait pas partie de ses fonctions initiales ?

Un guerrier qui part à l’assaut des « lobbies » dont il estime qu’ils sapent l’énergie du pays, même si certains en Tunisie jugent qu’il est surtout en lutte contre des chimères. « Comment, en ayant tous les pouvoirs sur un aussi petit territoire que la Tunisie et en ayant démantelé tout le système politique et économique, peut-il encore y avoir des lobbies ? Quel intérêt peut bien représenter pour ces lobbies un pays exsangue ? », s’interroge un ancien député qui pense que la priorité devrait plutôt être de remettre le pays au travail et de faire en sorte qu’il soit gouverné.


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Une campagne officielle du 14 septembre au 4 octobre

Bon nombre de ceux qui étaient devant leur poste pour assister à la retransmission, en différé, de la déclaration présidentielle se sont aussi interrogés sur l’utilisation des moyens de l’État lors de cette campagne, au vu de l’impressionnant cortège et de tout le déploiement qui accompagnent les déplacements du chef de l’État. L’Isie a aussitôt précisé que ces considérations seront prises en compte lors de la campagne électorale, dont elle a fixée les dates : du 14 septembre au 4 octobre.

D’ici-là, le président-candidat peut être le candidat-président sans déroger aux règles du processus électoral. Rappelons que lors des scrutins précédents, le chef du gouvernement Youssef Chahed en 2019 – et le président sortant Moncef Marzouki – en 2014 – avaient été en butte aux mêmes critiques. D’autant plus qu’ils assuraient eux aussi être en guerre contre la corruption. Le sujet est une nouvelle fois mis en avant par beaucoup d’internautes sur les réseaux sociaux, même si personne ne se fait d’illusions sur l’impact que pourront avoir ces critiques. Mohamed Abbou, ancien député du Courant démocratique, invite donc Kaïs Saïed à déléguer ses pouvoirs au Chef du gouvernement durant la campagne, afin de ne pas être juge et partie. Une suggestion qui ne sera sans doute pas prise en compte.

Le président tunisien, Kaïs Saïed, à Monastir le 6 avril 2022. © Tunisian Presidency/Anadolu Agency via AFP

En Tunisie, Kaïs Saïed plus seul que jamais

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Reste le contenu même de la déclaration prononcée le 19 juillet. Si Kaïs Saïed s’était contenté d’annoncer sa candidature sur un ton apaisant, il aurait sans doute été applaudi. Mais il n’a pas choisi cette voie. « Je ne reconnais plus l’homme qui disait être des nôtres en 2019 », note un ancien partisan du président. Celui-ci a en effet assorti ses propos de menaces envers ceux qui parrainent les candidats, en concluant : « Je les appelle aussi à n’accepter aucun centime de la part de personne, et s’ils le font je ne leur pardonnerai jamais ». Une formulation qui donne le sentiment que le président fait de cette élection une affaire personnelle, et qui laisse déjà entendre que certains de ses concurrents n’entreraient pas en compétition à la régulière. Or si des preuves de telles pratiques existent, c’est à l’Isie d’en faire état et de prendre les mesures qui s’imposent.

Déjà plus de 70 dossiers de candidature retirés

Fin octobre 2018, c’est à Jeune Afrique que le candidat sans parti avait réservé la primeur de son annonce de candidature. Il expliquait alors que « lorsque le devoir vous appelle, vous ne pouvez qu’y répondre ». À Borj El Khadra, six ans plus tard, c’est le désert qui semble faire office de lieu de révélation. La motivation, elle, reste inchangée. « Lorsque le devoir national m’appelle, je n’ai pas à choisir. Il n’y a pas de place pour l’hésitation », a ainsi souligné le candidat avec l’attitude messianique qu’on lui connait depuis le début de son mandat. Mais en six ans, le ton a changé. Il est devenu plus guerrier, le président se disant déterminé à poursuivre un « combat de libération nationale et de reconquérir les attributs de la souveraineté et de la dignité nationale. »

« La Tunisie est indépendante depuis 1957, a fait sa révolution, et Kaïs Saïed est incontestablement au pouvoir depuis 2019. Où sont les ennemis ? Qu’il les désigne clairement », s’agace un jeune de la Ouardia, quartier populaire de Tunis où les supporters du président ont été très actifs à sa première candidature. D’autres se disent désarçonnés par le choix du jour de l’annonce : « Aller à Borj El Kadhra ou ailleurs pour parler d’unité et de lutte nationale est maladroit quand le 19 juillet est le jour où a débuté la bataille de Bizerte, en 1961 », s’afflige le fils d’un martyr tombé à l’époque.

Quoi qu’il en soit, le président est maintenant officiellement candidat et la course va pouvoir démarrer. Avec quels concurrents ? Selon l’Isie plus de 70 candidats ont retiré des dossiers et il faudra en escompter bien plus à la clôture du dépôt des candidatures, le 6 août. Entre temps, cette période dite électorale donnera inévitablement de la visibilité à certains candidats, au détriment d’autres.

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Entreprises publiques : 40 milliards de FCFA perdus sous l’effet d’une gouvernance défaillante

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Entreprises publiques : 40 milliards de FCFA perdus sous l’effet d’une gouvernance défaillante
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Le chiffre est brut, sans appel. Au 31 décembre 2022, neuf entreprises publiques camerounaises affichaient un résultat net négatif pour un total de 39,5 milliards de FCFA de pertes cumulées sur un seul exercice. C’est l’une des conclusions les plus saillantes d’une publication que la Pr. Viviane Ondoua Biwolé, spécialiste de la gouvernance des organisations publiques en Afrique centrale, a consacrée aux « mandats échus » dans le périmètre public national.

Neuf années d’observation continue, croisées avec les données de la Commission technique de réhabilitation (CTR) et les décrets de nomination, ont permis d’établir un constat que les chiffres rendent difficile à contester. Pour l’experte en gouvernance des organisations, les dirigeants qui se maintiennent en poste au-delà des durées légales fixées par les lois jumelles du 12 juillet 2017, soit six ans pour les présidents de conseil d’administration et neuf ans pour les directeurs généraux, ne constituent pas seulement une irrégularité juridique. Ils représentent un coût mesurable, que la Pr Ondoua Biwolé résume en une formule qui traverse l’ensemble de son ouvrage : l’illégalité a un prix, et ce prix se lit directement dans les comptes.

Sonara, Cicam, Camair-Co : les cas les plus alarmants

Parmi les cas les plus documentés, quatre sociétés publiques présentaient des capitaux propres négatifs en 2022, signe d’une insolvabilité technique caractérisée. La Sonara affichait un déficit de fonds propres d’environ 114 milliards de FCFA, séquelle directe de l’incendie survenu en 2019, malgré un retour à l’équilibre d’exploitation la même année. La Cicam, elle, cumule des capitaux propres négatifs et des pertes récurrentes sur trois exercices consécutifs (2019, 2021 et 2022), ce qui en fait selon l’étude « la configuration la plus dégradée de l’ensemble du portefeuille public ».

La CDC et la CRTV complètent ce groupe, dans lequel une recapitalisation ou une restructuration du bilan est désormais jugée inévitable. La compagnie nationale d’aviation Camair-Co représente, pour sa part, le fardeau annuel le plus lourd et le plus persistant, avec des pertes oscillant entre 12,7 et 20,6 milliards de FCFA par exercice sur la même période. La charge pèse, en dernière instance, sur le contribuable camerounais, rappelle la chercheuse, dans un contexte budgétaire où les marges de manœuvre demeurent étroites.

Des subventions massives pour des rendements dérisoires

Face à ces déficits, l’État n’a pas réduit son soutien. En 2022, les subventions d’exploitation et d’investissement allouées aux entreprises publiques se sont élevées à 29 milliards de FCFA. Le tableau que dresse l’étude sur ce point est préoccupant. La CRTV a perçu à elle seule 23,4 milliards de FCFA de subvention publique pour dégager un résultat net de 333 millions de FCFA, soit un rendement que la Pr Ondoua Biwolé qualifie d’« extrêmement faible au regard du montant engagé ». La Midepecam, quant à elle, est demeurée en perte nette malgré la subvention reçue.

L’analyse va plus loin en établissant un lien de causalité entre l’enracinement des dirigeants et la dégradation des comptes. Sur les 89 structures examinées, 77 présidents de conseil d’administration exercent au-delà de six ans et 36 directeurs généraux au-delà de neuf ans. Parmi les cas les plus extrêmes, Camille Mouté à Bidias dirige le Fonds national de l’emploi depuis 1991, soit 35 années de direction continue, tandis qu’Adolphe Moudiki est à la tête de la Société nationale des hydrocarbures depuis 1993. Ces situations ne sont pas sans rapport avec les résultats des structures concernées, selon la chercheuse.

Un indice composite pour mesurer le risque

Pour rendre ce rapport lisible par les décideurs, la Pr Ondoua Biwolé a construit un indice composite de risque-redressement sur 100, qui agrège risque juridique, risque de gouvernance, risque financier et performance opérationnelle. Les structures classées en priorité maximale regroupent des entités comme l’Anafor, la Sopecam, la Magzi ou le Crédit foncier, qui cumulent à des degrés divers ancienneté des dirigeants et fragilité financière.

Pr Viviane Ondoua Biwolé est explicite sur le mécanisme en jeu. L’absence de sanction du dépassement de mandat crée les conditions d’un enracinement durable, qui favorise à son tour le recyclage d’un nombre restreint de personnalités sur un nombre croissant de postes, ce qui réduit le renouvellement des compétences et des approches de gestion. La dégradation des résultats financiers qui s’ensuit appelle un soutien budgétaire accru de l’État, lequel allège artificiellement la pression sur les dirigeants en place et referme le cercle. Un système qui s’alimente lui-même, en somme, sans rupture visible à court terme.

La contrainte est aussi stratégique. Le dépassement de mandat crée une insécurité juridique vis-à-vis des partenaires bancaires et des investisseurs internationaux. Il empêche également l’introduction en bourse d’entités publiques, une option que l’État camerounais a pourtant affichée parmi ses ambitions, mais qui suppose des organes sociaux régulièrement constitués, condition rarement remplie dans l’état actuel du portefeuille public.

« Nommer n’est pas prolonger » : une feuille de route en trois horizons

La feuille de route proposée en conclusion de l’étude porte trois horizons. À court terme, la régularisation des vingt entreprises où la totalité de l’attelage dirigeant est hors mandat. À moyen terme, la soumission des quatre entreprises insolvables à un plan de redressement assorti d’une conditionnalité effective des subventions publiques.

À plus long terme, la professionnalisation du processus de nomination, en réduisant la part du pouvoir discrétionnaire au profit de critères de compétence documentés. Une ambition que résume la formule centrale de l’ouvrage, « nommer n’est pas prolonger », et dont la mise en œuvre reste, à ce jour, entière.

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Finance internationale : le Minfi plaide au Forum de Paris pour une dette maîtrisée

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Finance internationale : le Minfi plaide au Forum de Paris pour une dette maîtrisée
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C’est au Centre de conférences Pierre Mendès France du ministère français de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique que s’est tenue cette édition. Pays prêteurs et emprunteurs, institutions multilatérales — dont le FMI et la Banque mondiale —, représentants de la société civile, universitaires et acteurs du secteur privé s’y sont retrouvés pour débattre autour d’un thème d’actualité brûlante : « Mieux coopérer dans un paysage de l’endettement en transformation ».

L’édition intervient dans un contexte marqué par la multiplication des situations de surendettement dans les pays en développement, qui exigent des réponses collectives plus rapides et mieux coordonnées.

LE CAMEROUN DÉFEND UNE GESTION RIGOUREUSE ET TRANSPARENTE

Conduite par Louis Paul Motaze, la délégation camerounaise a pris toute sa part dans les échanges. Le Ministre des Finances a réaffirmé la détermination de Yaoundé à poursuivre les réformes engagées en matière de gouvernance de la dette publique, insistant sur les impératifs de rigueur, de transparence et de soutenabilité à long terme. Les discussions ont notamment porté sur la compatibilité entre financement du développement et viabilité de la dette, la fiabilité des données statistiques, le renforcement des capacités institutionnelles, ainsi que les risques associés aux prêts collatéralisés.

Pour le Cameroun, dont le programme économique s’inscrit dans le cadre d’engagements avec les institutions de Bretton Woods, cette participation constitue un signal fort adressé aux partenaires financiers internationaux.

LE CLUB DE PARIS À 70 ANS, EN QUÊTE DE RÉINVENTION

Cette conférence coïncide avec le 70e anniversaire du Club de Paris, cette instance informelle de créanciers publics fondée pour apporter des solutions coordonnées aux pays en difficulté de paiement. Rééchelonnements, réductions du service de la dette, traitements concessionnels : les outils du Club ont accompagné des décennies de crises financières souveraines. Mais face à l’émergence de nouveaux créanciers bilatéraux et à la complexification du paysage financier mondial, l’institution cherche à se moderniser.

Le Forum de Paris, son pendant multilatéral et délibératif, incarne précisément cet effort de réinvention : un espace de dialogue ouvert où toutes les parties prenantes peuvent contribuer à forger les solutions de demain

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Agroalimentaire : DENKY peaufine son installation dans la région de l’Ouest Cameroun

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Agroalimentaire : DENKY peaufine son installation dans la région de l’Ouest Cameroun
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Le projet porté par Lisette Claudia Tame envisage la création de plusieurs centaines d’emplois et répondre à la désormais traditionnelle problématique de l’import substitution au Cameroun.

La région de l’Ouest Cameroun, département des Haut-plateaux dans le village Badenkop va s’enrichir d’une usine de transformation des produits alimentaires.

Le projet porté par Lisette Claudia Tame envisage la transformation du maïs et consacrera accessoirement des mini unités au développement des ressources telles que la pomme de terre, le plantain, la viande de porc, le sucre, avec l’ambition d’en faire à terme des unités autonomes, qui constitueront le complexe industriel qu’il est prévu de réaliser sur le même site.

Selon les prévisions, DENKY envisage de transformer chaque année : 500 tonnes de maïs ; 5 000 tonnes de sucre ; 300 tonnes de plantains et de pommes de terre ; 200 tonnes de fruits ; 200 tonnes de viande de porc. Le projet va générer 150 emplois directs et 200 emplois indirects. L’idée est de soutenir et de développer l’agriculture locale en encourageant des initiatives d’extension chez les agriculteurs locaux déjà actifs.

DENKY envisage également de fédérer les différents acteurs présents sur les chaines de valeurs des matières premières ciblées, pour garantir un fonctionnement régulier, et bien portant de ces différentes branches.

La cérémonie d’ouverture prévue vendredi 26 juin 2026 a pour objectif d’informer les acteurs du secteur agroindustriel de l’entrée d’une nouvelle unité dans la famille des transformations, présenter au gouvernement la réalisation d’un projet pour lequel ils ont été sollicités et présenter la vision qui fonde et accompagne cette réalisation.

Cet ouvrage vient répondre à la désormais traditionnelle problématique de l’import substitution, en proposant des produits issus des terres camerounaises, sous des aboutissements qui tutoient valablement l’offre étrangère.

Portrait

LISETTE CLAUDIA TAME SOUMEDJONG, CEO d’Africa Processing Company SA.

Lisette Claudia Tame est à la tête d’African Processing Company, la quatrième usine de transformation de cacao au Cameroun. Elle a su imposer sa marque de chocolats haut de gamme, Ca’Oly , symbole d’innovation, de qualité et de respect de l’environnement.

Son parcours est marqué par la détermination et la résilience. Après plusieurs années passées en Europe, elle fait le choix de revenir au pays pour y investir et bâtir un projet porteur de sens. Un pari réussi : son entreprise génère aujourd’hui un chiffre d’affaires de plus d’un milliard de FCFA et a permis la création de près de 200 emplois directs et indirects.

En janvier 2025, elle inaugure une usine de transformation de cacao à Okoa Maria, près de Mbankomo. Dotée d’une capacité de broyage annuelle de 4 000 tonnes, cette installation place APC SA parmi les cinq principaux acteurs nationaux du secteur, rivalisant désormais avec des poids lourds tels que Sic Cacaos et Chococam.

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