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En pleine réforme constitutionnelle, Jacques Jonathan NYEMB appelle à un « aggiornamento collectif »


Alors que le Parlement camerounais reuni en congrès extraordinaire est en cours d’adoption d’un projet de révision constitutionnelle créant un poste de vice-président nommé, l’avocat d’affaires et président du Think Do Tank The Okwelians, appelle à une refondation nationale inclusive.
Convoqué en congrès extraordinaire depuis le 2 avril, le Parlement camerounais examine le projet de loi n° 2094 PJL/P portant révision de la Constitution. Le texte, qui modifie six articles — notamment les articles 5, 6, 7, 10, 53 et 66 —, prévoit la création d’un vice-président nommé et révocable par le président de la République, Paul Biya. Ce vice-président deviendrait le successeur automatique en cas de vacance du pouvoir, qu’il s’agisse d’un décès, d’une démission ou d’un empêchement définitif, remplaçant ainsi le mécanisme actuel qui désignait le président du Sénat. Selon l’exposé des motifs, cette réforme vise à « assurer la continuité de l’État » et à adapter les institutions aux défis contemporains.
Si le RDPC et sa large majorité parlementaire paraissent en mesure d’adopter le texte avant le 5 avril, la mesure suscite une opposition croissante. Des partis d’opposition comme le MRC ou le PURS, le Barreau du Cameroun, des universitaires et même certains leaders d’opinion jusqu’ici discrets dénoncent une réforme qui permettrait au Président de la République de désigner son dauphin sans passer par le suffrage universel. Dans un pays où Paul Biya, âgé de 93 ans, gouverne depuis 1982, beaucoup y voient une opération de consolidation du pouvoir plutôt qu’une modernisation institutionnelle.
Une nouvelle voix dans le débat
C’est dans ce contexte tendu que Me Jacques Jonathan Nyemb formule une position qui tranche avec les postures habituelles. « Pour s’adapter aux défis actuels, la refondation du Cameroun devra nécessairement passer par un aggiornamento collectif. » tranche-t-il avant de poursuivre. « Nous ne pouvons éluder une transition inéluctable mais nous avons le devoir d’organiser une transition pacifique dont la société civile sera l’acteur décisif. Paix, confiance et dialogue doivent être au cœur du processus de refondation de notre pays ».
Un vocabulaire chargé de sens
En empruntant le terme « aggiornamento » celui-là même utilisé lors du Concile Vatican II pour désigner la mise à jour profonde de l’Église catholique dans les années 1960, Jacques Jonathan Nyemb élève délibérément le débat au-delà de la seule question du Vice-président nommé. Il donne à dire que toute évolution constitutionnelle doit s’inscrire dans une refondation nationale inclusive, portée par l’ensemble de la société et non par un clan ou une institution isolée.
En qualifiant la transition de « inéluctable », il rompt avec le déni qui caractérise souvent le discours officiel mais insiste sur son caractère « pacifique » et sur le rôle central de la société civile. Il se distingue également des postures de rupture radicale portées par certains segments de l’opposition.
Il faut préciser que cette prise de position rejoint les préoccupations exprimées ces derniers jours par plusieurs acteurs qui s’interrogent sur la légitimité d’une réforme conduite sans vaste consultation populaire, dans un pays traversé par de profondes fractures à l’instar de la crise anglophone ou des nombreuses tensions communautaires.
Deux lectures irréconciliables, une troisième voie
Les partisans du projet font valoir la nécessité d’une stabilité institutionnelle et d’une continuité de l’État en cas de vacance du pouvoir. Ses détracteurs y voient au contraire une tentative de verrouiller la succession en contournant l’expression démocratique du peuple.
Dans ce paysage polarisé, Jacques Jonathan NYEMB propose une troisième voie, celle d’une refondation négociée, inclusive et apaisée, où la société civile jouerait un rôle décisif. Si cette position est encore minoritaire dans le bruit des postures politiques, elle semble néanmoins refléter le sentiment d’une partie silencieuse de l’opinion camerounaise, lassée des ajustements institutionnels perçus comme cosmétiques.
Il convient de rappeler qu’au cours de la crise post-électorale qu’a connu le pays, The Okwelians avait déjà pris la parole pour appeler les différentes parties prenantes au dialogue. « Les frustrations au sein de notre société sont profondes et révèlent des tensions que notre Think Do Tank avait identifiées dans sa Note de plaidoyer datant de mars 2022, intitulée ‘’Pour un Pacte Social Renouvelé au Cameroun : notre avenir commun à réinventer’’. Nous appelions alors à la création d’une instance nationale de dialogue « Vérité & Dignité », à la mise en place d’une Commission scientifique nationale pour l’écriture du Roman National Camerounais, ainsi qu’à un aggiornamento constitutionnel pour penser une redistribution équitable des richesses nationales. » peut-on lire sur un communiqué de presse signé par le Think Do Tank The Okwelians le 30 octobre 2025.
La session du Congrès se poursuit dans un format resserré. L’adoption du texte paraît acquise au vu des rapports de force. Mais le débat sur sa légitimité, lui, ne fait que commencer. Qu’en sera-t-il alors de son efficacité ?
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Emmanuel Moungam sur le départ de Landskrona BoIS, un départ dès cet hiver se précise
L’aventure suédoise d’Emmanuel Moungam pourrait bientôt prendre fin. Sous contrat avec Landskrona BoIS jusqu’en 2028, le défenseur camerounais se dirige pourtant vers un départ anticipé, selon les informations d’Africafoot.
Évoluant en deuxième division suédoise, Moungam n’a disputé que 14 rencontres cette saison. Un temps de jeu limité qui semble traduire une place de moins en moins importante dans les plans du club à long terme. À l’approche de la fin du championnat, l’hypothèse d’un départ dès cet hiver prend de l’ampleur.
Le joueur et son entourage travaillent déjà activement sur la suite de sa carrière. De son côté, Landskrona BoIS pourrait tirer profit de cette séparation en récupérant une indemnité de transfert, même modeste, tout en libérant une place au sein de son effectif pour la prochaine saison. Les prochaines semaines devraient permettre d’en savoir davantage sur la future destination du défenseur camerounais.
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Mamadou Mota dévoile son candidat

Mamadou Mota votera pour Balbine Tiriane Noah qu’il présente comme l’audace de la vraie paix.
Une sortie pour appeler ses amis à regarder parmi les trois candidats du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), celui qu’il pense être le meilleur pour défendre leur cause. Mamadou Mota, le premier vice-président démissionnaire du MRC, présente Tiriane Balbine Noah comme l’incarnation de la vraie paix au Cameroun.
Retrouvez ci-dessous sa sortie
Mes chers amis,
La paix n’est pas simplement l’absence de bruit ou le silence des armes. Une paix imposée par la peur, maintenue par l’oppression et dictée par un régime qui dure depuis des décennies n’est pas une paix réelle. C’est une illusion. Au Cameroun, nous voyons trop souvent le concept même de paix être instrumentalisé, transformé en une arme politique par le régime de Paul Biya pour museler les voix dissidentes, emprisonner les opposants et étouffer le désir légitime de changement.
Lorsque la stabilité proclamée par l’État sert de prétexte pour justifier les injustices, traquer les journalistes et criminaliser la contestation pacifique, la paix est sapée à sa racine même. Le véritable patriotisme ne consiste pas à accepter aveuglément l’autorité, mais à exiger que le gouvernement soit au service de son peuple. On ne peut pas bâtir l’unité nationale en ignorant les souffrances des régions anglophones ou en divisant les communautés pour conserver le pouvoir.
L’histoire nous enseigne que le cynisme des autocrates finit toujours par se heurter à la dignité humaine. La paix authentique exige la justice, le respect des droits humains et le droit inaliénable pour chaque Camerounais de choisir ses dirigeants sans crainte de représailles.
Aux jeunes du Cameroun, à la société civile et à ceux qui refusent de céder au découragement : votre quête de liberté n’est pas une menace pour la paix, elle en est la condition essentielle. C’est en faisant valoir l’audace d’espérer, en choisissant le dialogue plutôt que la division, et en exigeant une gouvernance transparente que vous bâtirez le Cameroun juste et fort que vous méritez.
La présidente Tiriane est l’incarnation de cette audace de paix, de la vraie paix.
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Jean Calvin Aba’a Oyono annonce sa candidature aux élections législatives dans le Sud
Jean Calvin Aba’a Oyono, universitaire et acteur politique a annoncé son intention de se présenter aux prochaines élections législatives et municipales. Il compétira sous la bannière d’un parti de l’opposition.
Jean Calvin Aba’a Oyono se prépare pour les prochaines échéances électorales au Cameroun. Invité dimanche à l’émission «L’Arène» sur Canal 2 International, l’universitaire a indiqué qu’il envisageait de briguer un mandat électif lors des prochaines élections municipales et législatives.
Le principal enjeu reste désormais le choix de la formation politique qui porterait sa candidature. Ces derniers mois, le Pr Aba’a Oyono a notamment affiché son soutien à Maurice Kamto, puis à Issa Tchiroma Bakary. Il affirme vouloir se présenter sous la bannière du parti qu’il estimera le mieux placé au moment du scrutin.
Sur le plan géographique, le juriste publiciste envisage une implantation électorale dans le Sud, sa région d’origine. Il pourrait notamment briguer la mairie de Zoétélé pour les municipales et se présenter aux législatives dans le Dja-et-Lobo.
Les prochaines élections municipales et législatives sont attendues en 2027, après la prorogation des mandats des conseillers municipaux jusqu’au 28 février 2027 et celle des députés jusqu’à décembre 2026.
Cette entrée annoncée dans la compétition électorale marque une évolution dans le positionnement de l’universitaire, qui dit vouloir désormais porter son engagement politique sur le terrain électoral.
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