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Jean De Dieu Momo: « pourquoi la Vice-présidence est une avancée juridique et institutionnelle »


Pour Jean De Dieu Momo, la création au Cameroun d’une vice-présidence est une avancée juridique et institutionnelle majeure.
Alors que le parlement est réuni en congrès pour examiner le projet de loi constitutionnelle relative à la création d’une vice-présidence de la République, le ministre délégué en charge de la Justice se félicite d’une avancée majeure.
« La décision présidentielle de soumettre au parlement la modification de la constitution relève des réformes qu’il a annoncées à sa prestation de serment pour répondre à une demande populaire de changement. Les inquiétudes sur la continuité de l’Etat se sont exprimées ici et là au sujet de la vacances à la présidence de la République. Mais soulignons d’emblée qu’il ne s’agit pas d’un simple choix politique, mais d’une évolution juridique cohérente avec les standards constitutionnels modernes. C’est une exigence de continuité de l’État (principe fondamental du droit constitutionnel). Dans tout État, la continuité du pouvoir exécutif est essentielle. La création d’un Vice-président permet d’éviter toute vacance ou paralysie en cas d’empêchement du Président », a écrit Jean De Dieu Momo dans une réflexion.
Révision constitutionnelle au Cameroun : pourquoi la Vice-présidence est une avancée juridique et institutionnelle.
Le débat sur la création d’un poste de Vice-président de la République enflamme la toile depuis le dépôt au parlement de ce projet de loi pour modifier la constitution du Cameroun.
Le commentaire du Dr Christopher Fomunyoh et le poste de Félicité Owona Mfegue qui semble considérer la constitution de 1996 comme la propriété intellectuelle de son père Joseph Owona, m’obligent à apporter les clarifications suivantes:
La décision présidentielle de soumettre au parlement la modification de la constitution relève des réformes qu’il a annoncées à sa prestation de serment pour répondre à une demande populaire de changement. Les inquiétudes sur la continuité de l’Etat se sont exprimées ici et là au sujet de la vacances à la présidence de la République. Mais soulignons d’emblée qu’il ne s’agit pas d’un simple choix politique, mais d’une évolution juridique cohérente avec les standards constitutionnels modernes. C’est une exigence de continuité de l’État (principe fondamental du droit constitutionnel). Dans tout État, la continuité du pouvoir exécutif est essentielle. La création d’un Vice-président permet d’éviter toute vacance ou paralysie en cas d’empêchement du Président.
C’est une logique déjà consacrée dans plusieurs États comme les États-Unis où le Vice-président assure automatiquement l’intérim ou la succession du Président. Au Nigeria également, il joue un rôle clé dans la stabilité du pouvoir exécutif. Le Cameroun s’inscrit ainsi dans une tradition constitutionnelle éprouvée.
Ensuite il s’agit en n’en point douter d’un mécanisme de rationalisation de l’exécutif (et non de concentration). Contrairement aux idées reçues, le Vice-président ne renforce pas nécessairement l’hyperprésidentialisme. Il permet plutôt une meilleure organisation interne de l’exécutif. Aux États-Unis, le Vice-président participe à l’action gouvernementale tout en ayant des fonctions définies. En Angola, il assiste le Président dans la coordination des politiques publiques. Il s’agit donc d’un outil de délégation encadrée, juridiquement organisé.
L’exposé des motifs de cette loi insiste avec raison sur une capacité accrue de la représentation internationale de l’État. En droit international, la représentation de l’État est essentielle pour négocier, signer des accords, engager la responsabilité internationale. Un Vice-président constitutionnellement reconnu peut représenter l’État avec pleine légitimité juridique.
Aux États-Unis par exemple, le Vice-président représente régulièrement le pays dans des sommets internationaux. Idem pour le Ghana où il participe activement à la diplomatie d’État. Le Cameroun gagnerait en présence et en efficacité diplomatique.
Par ailleurs l’institution d’un poste de vice-président constitue un instrument indéniable de stabilité constitutionnelle. Les crises institutionnelles naissent souvent de l’incertitude sur la succession ou l’intérim.
Le Vice-président offre une solution claire, prévisible et juridiquement sécurisée. Au Nigeria, ce mécanisme a permis d’éviter des tensions majeures lors de périodes d’incertitude politique. C’est un facteur de paix institutionnelle et de sécurité juridique.
Cette réforme est donc juridiquement fondée et politiquement utile. Il ne s’agit pas de copier un modèle étranger, mais d’adapter notre Constitution aux exigences modernes de gouvernance par le renforcement de la continuité de l’État, assurer l’efficacité de l’exécutif, la crédibilité internationale, et la stabilité institutionnelle.
Cette réforme ne change pas la nature présidentialiste du régime, elle la rend plus fonctionnelle, plus sécurisée et mieux organisée pour un État fort et bien structuré.
J’entends ici et là une surenchère de violence souterraine pour le contrôle de l’institution. J’entends bien la sourdine du débats souterrain sur la revendication d’avoir un vice-président anglophone soit disant pour « réparer une erreur de 1961 ». J’entends ceux qui soutiennent qu’il faut nommer un vice-président anglophone pour mettre un terme à la guerre dans le NOSO. Mais je ne puis m’empêcher de penser s’il faut donner une prime à la délinquance politique. Je suis tenté de rappeler à notre souvenir que les Bamiléké et les Bassa aussi avaient porté les armes au début de notre indépendance dans le cadre de la lutte pour le contrôle de l’institution suprême. Faudrait il donc que chaque Région prenne des armes pour revendiquer le contrôle de telle institution ? Et dans un tel cas est-ce que nous travaillerons pour l’unité et la reconstruction territoriale de notre pays un et indivisible?
Ces arguments qui fuient la lumière du jour et qui sont murmurés de bouche à oreilles ne rassurent pas sur la construction de l’unité nationale. Les personnalités de la plus vaste Région de notre pays, l’Est, ne revendiquent pas aussi avec la même violence que celles de certaines Régions. Qu’est-ce que c’est que cette histoire où chaque Région sort les muscles et menacent notre commune quiétude et sécurité ? Le septentrion grogne, le Nord-Ouest grogne, en appelant le Sud-Ouest à la rescousse sur une base linguistique étrangère. L’ouest menace de retourner au maquis, le Sud veut garder » sa chose » ( les anglophones aussi pensent que la Vice-présidence c’est aussi leur propriété !) etc. Dans ce vacarme assourdissant des revendications politiques pour le contrôle du pouvoir suprême, la voix inaudible de l’Est tranche nette. Ne serait il pas temps que les uns et les autres se consacrent à la construction d’un état mosaïque, un et indivisible, qui s’éloigne de la vision de ceux qui croient qu’il y a deux États juxtaposés dont l’un anglophone et l’autre francophone? Il y a un seul Cameroun un et indivisible avant l’arrivée des colons Français et Anglais.
Fo’o Dzakeutonpoug 1er
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Cameroun : Sara TIMB rend hommage au député Samuel Moth

Après une consécration à l’Ambassade des États-Unis au Cameroun à travers le Prix 35 Under 35 Cameroon Excellence Youths Awards, Sara TIMB, poétesse camerounaise multi récompensée, doctorante en biotechnologies végétales, entrepreneure sociale et digne fille Banen (Indikbiakat ) au rayonnement international, s’est offert un moment fort avec celui qu’elle appelle affectueusement « Papa » : l’honorable Samuel Moth, élite de la communauté Banen, dont le parcours, l’attachement à sa terre, l’engagement pour sa communauté et la générosité ont marqué son regard.
Au-delà du festin d’honneur qu’il lui a réservé, du Mùtún, ce pagne traditionnel Banen dont il l’a personnellement revêtue. Et du soutien qu’il lui a spontanément apporté, c’est, en filigrane, le portrait d’un grand homme Banen qu’elle dessine : celui d’un bâtisseur dont les gestes, la générosité et l’exemplarité continuent de faire jaillir autour de lui des possibilités pour les autres.
Si Sara TIMB, après un rayonnement international ponctué par un échange avec le président Emmanuel Macron et une sélection parmi les « 31 voix des féminismes africains » de la Fondation de l’Innovation pour la Démocratie dirigée par le Pr Achille Mbembe, a tenu à ce que le député Samuel Moth soit le premier à la recevoir, c’est qu’au-delà de l’affection mutuelle qu’ils se vouent, elle trouve dans son parcours une véritable niche de leçons pour la jeunesse.
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Jointe par la Rédaction de Journal du Cameroun, la poétesse explique :
« Le parcours de mon père, l’Honorable Moth Samuel, est une belle et rare leçon d’excellence, d’engagement, de résilience, de solidarité, de modestie et de générosité. Il est ce beau trésor que le ciel a déposé sur les bords du Nkam, à Indikbiakat, confirmant une nouvelle fois que ce n’est pas seulement sur les rives du Wouri, du Moungo ou du Nyong que pouvaient naître des Hommes solidement attachés à la terre qui les porte, qui rougissent de ce qui est honteux, évincent la médiocrité et tiennent à distance ces tiers gêneurs et déraisonnables que sont le nombrilisme et l’individualisme, afin de s’employer inlassablement à la transformation durable et au rayonnement des leurs et de leur village.
Ses actions sont salutaires. Les valeurs qu’il incarne se lisent elles aussi et rendent témoignage à la richesse de ses préoccupations, à la grandeur et à la noblesse de sa mission de vie.
C’est forte de cette conviction, en tant que fille Banen, que j’ai tenu à ce qu’il soit le premier à me recevoir après mes belles prouesses à l’international.
Il a inauguré au sein de notre communauté une conception neuve du service des siens. La bravoure et la constante assiduité avec lesquelles il veille à inscrire dignement son empreinte salutaire dans la défense des intérêts des Banen, notamment dans le dossier de la forêt d’Ebo, nonobstant le vacarme des médisances, en sont l’illustration saisissante.
Cette soif d’œuvrer pour son village et pour les siens a souvent été pris d’assaut par de vilains esprits qui croient, à tort, pouvoir ensevelir ses actes sous le mucus gluant de faux narratifs et de billevesées. Mais que nenni ! l’Honorable Moth Samuel demeure debout comme un phare au milieu d’une mer démontée, balayant de ses faisceaux lumineux et les ténèbres traîtresses et l’écume des vagues en furie.
Son appétit pour le service des siens est bien forte, irrépressible, ancré dans sa chair à tel point qu’elle ne puisse consentir à disparaitre.
Son parcours m’apprend, comme à toute autre jeune, qu’on peut venir de loin, de si bas, et aller très loin, si haut, sans jamais se laisser rebuter par les mauvaises langues ni par les petites mains qui s’escriment à ne faire que du mal.
Sa trajectoire académique, professionnelle et politique offre une démonstration topique de ce que sont l’excellence, l’ambition, la discipline et la résilience.
C’est donc logiquement que je crois que, sans avoir jamais prétendu être un exemple, il est devenu exemplaire par ses actions, ses valeurs et son attachement à notre identité. »
Concernant le moment d’exception qu’elle a partagé avec lui, Sara TIMB raconte une rencontre émouvante : « Ce mercredi 16 septembre 2026, je suis allée présenter mon trophée du 35 Under 35 Cameroon Youth Excellence Awards à mon père, l’Honorable Moth Samuel. Je pensais venir lui présenter un prix. Je ne savais pas que j’allais, moi aussi, recevoir quelque chose de beaucoup plus grand qu’un présent.
Il m’avait préparé un festin. Un véritable festin, pensé avec cette générosité qu’on lui reconnaît et qui ne cherche pas simplement à offrir, mais à honorer.
Parmi les choses qui donnent à son action sa force et sa portée, il y a cette capacité singulière à transformer les moments fédérateurs en véritables exercices de transmission, où les réussites des uns deviennent des possibles pour les autres.
Sans que je ne m’en doute, il avait convié trois jeunes exceptionnels de notre communauté afin qu’ils soient témoins de ce moment. Son épouse, dans le même élan, avait invité ses deux nièces afin qu’elles puissent, elles aussi, s’inspirer de la petite femme que je suis.
Et que dire de ce geste fort avec le _Mùtún_ ?
De ses propres mains, il m’a revêtue du _Mùtún_ , tissu traditionnel de l’ethnie Banen, que je n’avais encore jamais porté de ma vie.
Tissé à la main, précieux dans sa sobriété et chargé de notre mémoire collective, ce tissu, qu’il m’a fait porter en l’accompagnant de paroles fortes, n’est pas qu’un vêtement. Il est un symbole.
Et la force de ce geste dépasse largement sa portée symbolique. Autant il m’honore profondément, autant il m’engage. Et je fais le pari optimiste d’être à la hauteur.

Ce moment passé avec le couple Moth et mes frères de la communauté Banen est gravé dans ma mémoire. Je voudrais terminer par une note beaucoup plus personnelle :
_Papa,_
Des tréfonds d’Iboti jusqu’à l’Assemblée Nationale du Cameroun, en passant par une vie professionnelle riche et combien remplie, il y a un chemin. Un chemin long, très long, parsemé d’embûches.
Ce chemin-là, d’aucuns l’envient sans pouvoir en parcourir le dixième ; d’autres encore l’admirent à distance, reprochant à la nature de t’avoir tant gratifié et cultivant, dans le secret de leurs cœurs, des sentiments moins nobles. Mais d’autres, heureusement, le saluent avec déférence.
Parce qu’au final, elles/ils sont nombreux.ses celles et ceux qui voudraient t’avoir pour frère ; pour ami ; ou encore pour mari.
Mais moi, je t’ai comme père. Pour cette grâce dont je n’ai point fini de mesurer la portée, j’émets le vœu que tu puisses toujours demeurer ce jaillissement continu qu’à grand-peine on aveugle.»
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« la vice-présidence est un fantôme introduit par effraction »

L’ancien président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun rejette catégoriquement le débat sur une éventuelle vice-présidence. Dans une sortie publiée ce lundi, Maurice Kamto qualifie cette démarche d’imposture institutionnelle.
Sur les réseaux sociaux comme dans les conversations au marché Mokolo à Yaoundé ou sous les hangars des mototaxis, le sujet alimente toutes les tensions. Maurice Kamto vient d’y poser un acte fort. L’homme politique affirme partager le refus des partisans du pouvoir d’évoquer la fonction de vice-président de la République, mais pour des motifs juridiques bien distincts.
Selon le spécialiste du droit international, la création de ce poste relève d’une « supercherie imposée à la hussarde par des personnes qui se rêvent en dauphin constitutionnel ». Il dénonce l’attitude des parlementaires, qualifiant le Congrès réuni pour valider ce texte de simple chambre d’enregistrement.
Pour Maurice Kamto, la présence de cette figure dans l’appareil d’État bafoue l’article 64 de la loi fondamentale du pays. Le juriste estime qu’il s’agit d’un « fantôme introduit par effraction dans notre architecture institutionnelle par violation flagrante et outrageante » du texte constitutionnel de référence.
Afin de faire barrage à ce qu’il désigne comme un changement anticonstitutionnel de gouvernement, Maurice Kamto appelle désormais à l’abandon pur et simple du débat. Il espère ainsi que la fonction de successeur nommé finira par s’éteindre d’elle-même, frappée de désuétude par le silence des citoyens et des acteurs publics.
Dans la capitale et les régions, cette mise au point relance le débat sur les règles de la transition au sommet de l’État.
Source : Africa Renaissance Tv
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Emmanuel Moungam sur le départ de Landskrona BoIS, un départ dès cet hiver se précise
L’aventure suédoise d’Emmanuel Moungam pourrait bientôt prendre fin. Sous contrat avec Landskrona BoIS jusqu’en 2028, le défenseur camerounais se dirige pourtant vers un départ anticipé, selon les informations d’Africafoot.
Évoluant en deuxième division suédoise, Moungam n’a disputé que 14 rencontres cette saison. Un temps de jeu limité qui semble traduire une place de moins en moins importante dans les plans du club à long terme. À l’approche de la fin du championnat, l’hypothèse d’un départ dès cet hiver prend de l’ampleur.
Le joueur et son entourage travaillent déjà activement sur la suite de sa carrière. De son côté, Landskrona BoIS pourrait tirer profit de cette séparation en récupérant une indemnité de transfert, même modeste, tout en libérant une place au sein de son effectif pour la prochaine saison. Les prochaines semaines devraient permettre d’en savoir davantage sur la future destination du défenseur camerounais.
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