Actualités locales
le Cameroun et les États-Unis lancent une nouvelle offensive contre les grandes maladies

Les deux pays viennent de mettre sur pied une instance de coordination dans le cadre du Mémorandum d’Entente signé entre le Gouvernement du Cameroun et celui des États-Unis d’Amérique.
Le Centre de Coordination des Opérations d’Urgences de Santé Publique (CCOUSP) a servi de cadre, ce mardi 17 mars 2026, à la tenue de la première réunion du Comité de Pilotage Conjoint de la Coopération Sanitaire (CPCCS), une instance stratégique mise en place dans le cadre du Mémorandum d’Entente signé entre le Gouvernement du Cameroun et celui des États-Unis d’Amérique.
Co-présidant les travaux avec le Chargé d’Affaires à.i de l’Ambassade des Etats Unis au Cameroun, M. John Robinson , le Ministre de la Santé Publique a salué la qualité et la longévité du partenariat entre les deux pays, soulignant l’impact significatif de l’appui américain dans le renforcement du système de santé camerounais. Cet accompagnement s’est notamment illustré dans la lutte contre des maladies majeures telles que le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme, ainsi que dans la gestion des urgences sanitaires comme la COVID-19 ou encore le choléra.
Selon un compte rendu du service de communication du ministère de la Santé publique, la mise en place de ce Comité marque une nouvelle phase dans cette coopération, désormais orientée vers une gouvernance concertée, structurée et axée sur les résultats.
Le Comité de Pilotage Conjoint aura pour missions principales d’assurer la supervision stratégique du Mémorandum d’Entente, de suivre les progrès réalisés, de coordonner les interventions des différents acteurs et de proposer des solutions face aux défis rencontrés.
Il sera appuyé par un Secrétariat Technique Conjoint, chargé de la coordination opérationnelle et du suivi quotidien des activités. Cette architecture vise à garantir une mise en œuvre efficace, transparente et cohérente des engagements pris par les deux parties.
Au cœur de cette coopération renforcée figurent plusieurs priorités majeures :
• l’amélioration de la prise en charge des personnes vivant avec le VIH ;
• la réduction de la mortalité liée au paludisme, notamment chez les enfants ;
• le renforcement de la santé maternelle et infantile ;
• l’optimisation des systèmes de surveillance épidémiologique ;
• la modernisation des laboratoires et la digitalisation du système de santé ;
• le cofinancement progressif pour assurer la durabilité des interventions.
Pour le Ministre, ces objectifs traduisent une vision claire : bâtir un système de santé résilient, autonome et capable de répondre efficacement aux besoins des populations.
Le succès de cette initiative reposera sur un leadership national affirmé, une transparence dans la gestion et une collaboration étroite entre toutes les parties prenantes. Le Gouvernement du Cameroun a réitéré son engagement à renforcer son rôle dans la conduite des politiques sanitaires, tout en consolidant les acquis du partenariat.
Cette dynamique s’inscrit dans la vision du Chef de l’État, Son Excellence Paul BIYA, en faveur de l’accès universel à des soins de santé de qualité pour tous les Camerounais. Elle traduit également la volonté des deux nations de consolider une coopération mutuellement bénéfique, orientée vers l’impact et la durabilité.
En ouvrant officiellement les travaux, le Ministre de la Santé Publique a invité les membres du Comité à faire preuve d’engagement et d’innovation afin de transformer les orientations stratégiques en actions concrètes au bénéfice des populations.
Cette première session du Comité de Pilotage Conjoint de la Coopération Sanitaire pose ainsi les bases d’un partenariat renouvelé, plus structuré et résolument tourné vers l’amélioration durable du système de santé camerounais.
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Actualités locales
« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »

Dans un éditorial consacré à l’histoire et à l’identité du Cameroun, Le Capitaine de vaisseau Serge Atonfack Guemo défend l’idée d’un peuple camerounais dont les racines socioculturelles seraient antérieures à la colonisation. Il met en garde contre les discours qui, selon lui, réduisent l’identité nationale aux héritages linguistiques et aux découpages historiques issus de la période coloniale et postcoloniale.
Atonfack Guemo prend position dans le débat sur les origines et la construction de l’identité nationale camerounaise. Dans un texte intitulé « Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1650, à 1961 et à 1972 », il appelle à reconnaître l’ancienneté des communautés et des traditions qui composent le pays.
Le chef de la Division de la Communication au ministère délégué à la présidence de la République chargé de la Défense conteste les approches qui situent la naissance du Cameroun à des dates historiques précises, notamment janvier 1960, octobre 1961 ou encore la conférence de Foumban d’avril-mai 1972. Selon lui, ces repères ne sauraient résumer l’histoire des populations qui occupaient déjà le territoire avant l’arrivée des puissances étrangères.
Dans son argumentaire, Atonfack Guemo estime que les communautés camerounaises disposaient bien avant la colonisation de leurs propres espaces de peuplement, de leurs coutumes et de leurs formes de relations sociales. Il évoque notamment les liens de voisinage, les parentés et les similitudes entre les pratiques culturelles des différentes communautés.
Lire l’éditorial de Cyril Atonfack Guemo :
Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1960, à 1961 et à 1972
Une acception communément admise présente le fondamentalisme comme étant l’ensemble des radicalités qui défendent une conception rigoriste de la religion ou de la politique, au risque d’une confrontation avec la société environnante. Le fondamentalisme renvoie ainsi à une espèce de comparaison entre un état originel et ses évolutions. Ce qui peut donner de la matière pour une discussion constructive et mutuellement enrichissante, du moins pour des personnes bien intentionnées. Sinon de prêter à polémique, le fondamentalisme devient très vite polémologique, lorsqu’il se nourrit d’intransigeance, d’affabulations et de fausses allégations.
Ainsi en est-il du fait, pour certains, d’élever des techniques administratives apprises pendant l’occupation étrangère, en éléments culturels jouissant d’une légitimité égale à celle des fondements de l’écologie sociologique héritée de nos ancêtres. Il en va de même du travestissement d’autres pans de l’histoire de notre pays, qui consiste à faire croire que cette histoire ne commencerait qu’en janvier 1960 pour les uns, en octobre 1961 pour d’autres, ou après la conférence de Foumban d’avril-mai 1972 pour une autre mouvance. Autant d’aliénantes manipulations cognitives, autant d’enivrantes élégies qui engendrent le clivage, l’ostracisme, le déracinement et, au final, la violence.
Ces discours, tout ce qu’il y a de plus inepte, finissent par transformer de paisibles jeunes gens nourrissant des rêves d’un avenir radieux au sein de la cité Cameroun en de furieux désespérés animés d’une haine viscérale de leur propre pays, car se prenant pour les descendants de chimériques héros d’autrefois, intrépides défenseurs de royaumes qui n’ont pourtant jamais existé sous nos cieux.
Mais d’une manière qui ne serait autre que délibérée, tout semble mis en œuvre pour occulter, déformer, contrefaire l’irréfragable réalité selon laquelle nos divers sites de peuplement tribaux sont antérieurs à l’arrivée du colonisateur. Nos voisinages et consanguinités, nos divers us et coutumes ancestraux, qui entre eux partagent de très nombreux points de similarité, ont depuis toujours constitué des facteurs de fraternel rapprochement, voire d’inextricable intrication entre nos tribus.
Le peuple camerounais ne saurait donc être réduit à une addition, une juxtaposition, et encore moins à une superposition de tribalités sui generis, seulement liées par une communauté de langues étrangères d’un usage purement transactionnel. Le peuple camerounais est d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriaux. L’occupation étrangère n’y aura d’ailleurs rien changé, contrairement aux malsaines intentions opportunistes qui veulent regrouper les Camerounais en fonction des langues apportées de l’extérieur, ou en rapport avec les points cardinaux. Pareille catégorisation est une source additionnelle de tracas dont on devrait résolument se passer.
Car ce qui importe avant et après tout, ce n’est ni la fidélité proclamée à tel ou tel idiome d’outre-mer, ni la tapageuse démonstration du désir de mimétisme avec tel ou tel peuple étranger. Ce qui importe avant et après tout, c’est la volonté des Camerounais de faire de cette binarité linguistique d’opportunité un précieux instrument devant servir au rapatriement des savoirs techniques et technologiques, un important atout d’attraction et de facilitation dans le contact avec d’autres peuplades de la scène planétaire. Tout en préservant, tout en pérennisant et tout en promouvant l’être et l’artefact qui fondent à la fois l’originalité et la singularité de notre personnalité. Vous parlez d’un fondamentalisme inclusif ?
Sachons rester vigilants,
Sachons rester patriotes,
Sachons aimer définitivement le Cameroun.
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