Dernières actualités
Transport maritime : GULFCAM relance le cabotage entre Kribi et Douala

La compagnie maritime GULFCAM SAS a officiellement annoncé la relance de ses opérations de transport maritime destinées à faciliter l’acheminement des conteneurs entre les ports de Kribi et de Douala. L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse tenue vendredi 6 mars 2026 au Centre des Affaires Maritimes de Bonanjo, à Douala. À cette occasion, les responsables de l’entreprise ont présenté leur projet de mise en service d’un système de cabotage maritime domestique dédié au transport de conteneurs.
Selon Jean Perrial Nyodog, président de GULFCAM SAS, cette initiative vise à proposer une alternative plus rapide, plus sûre et plus économique au transport routier actuellement utilisé entre les deux infrastructures portuaires. GULFCAM SAS est née de la fusion entre Camship–CLGG, compagnie nationale héritière de CamshipLines, et Gulfin S&T Co, entreprise spécialisée dans la distribution et le transport maritime de produits pétroliers.
Dotée d’un capital de 4,67 milliards de FCFA, la nouvelle entité a repris l’ensemble des activités des deux sociétés, notamment le transport maritime, l’agence maritime, le transit de fret ainsi que la distribution et l’import-export de produits pétroliers. Les dirigeants de l’entreprise soulignent que cette nouvelle structure s’appuie sur plus de 35 années d’expérience dans le transport maritime international, notamment dans l’acheminement de conteneurs, de marchandises diverses et de vracs solides tels que le clinker et le gypse.
RÉDUIRE LA CONGESTION ROUTIÈRE
Selon Jean Perrial Nyodog, la relance du cabotage maritime répond avant tout aux difficultés croissantes liées au transport des conteneurs par la route entre Kribi et Douala. Actuellement, plus de 60 % des conteneurs débarqués au port de Kribi sont acheminés vers Douala par camions, via les routes nationales N°7 et N°3. « Ces axes routiers n’ont pas été conçus pour supporter un tel volume de trafic de conteneurs », a-t-il expliqué, évoquant la dégradation accélérée des routes, l’allongement des délais de transit et l’augmentation des risques d’accidents. Le transfert d’une partie de ce trafic vers la mer devrait ainsi alléger la pression sur les infrastructures routières tout en améliorant l’efficacité logistique du corridor Kribi–Douala.
UN MODÈLE DE SERVICE À DEUX VOLETS
Le service, commercialisé sous la marque CAMSHIP, fonctionnera selon un modèle en deux segments. Le premier concernera le cabotage domestique, permettant de transporter vers Douala des conteneurs déjà dédouanés à Kribi ainsi que des marchandises provenant des industries locales, destinées au marché national ou aux pays voisins. Le second segment portera sur les opérations de transbordement, avec l’ambition de faire de Kribi un hub logistique pour la redistribution des conteneurs vers les ports nationaux et ceux de la sous-région. Cette stratégie devrait renforcer le positionnement du port en eau profonde de Kribi comme plateforme maritime régionale.
L’ATLANTIC RUNNER II POUR LANCER LES OPÉRATIONS
Pour inaugurer ce service, GULFCAM a mobilisé le navire porte-conteneurs Atlantic Runner II, dont l’entrée en service est annoncée dans les prochains jours. Long de 180 mètres, le bâtiment dispose d’une capacité de 1 100 EVP (équivalents vingt pieds), d’un tirant d’eau de 8,5 mètres et peut atteindre une vitesse de 18 nœuds. Le navire est équipé de quatre grues de bord et exploité par un équipage d’environ 25 marins. D’après Elvis Tchikapa Mba, directeur du transport et des opérations maritimes de la compagnie, une rotation hebdomadaire est prévue dans un premier temps, avec un objectif de trois voyages par mois durant la phase initiale. « Chaque voyage pourra transporter jusqu’à 1 100 conteneurs, soit l’équivalent de la charge d’environ 1 000 camions sur la route », a-t-il précisé.
TARIFS COMPÉTITIFS ET FORMATION DES MARINS CAMEROUNAIS
Le président de GULFCAM assure par ailleurs que ce service maritime sera proposé à un coût inférieur à celui du transport routier, tout en permettant de réduire le délai de livraison entre Kribi et Douala à seulement quelques heures. Au-delà de l’efficacité logistique, l’entreprise prévoit également de former de jeunes marins camerounais à bord de ses navires, dans la perspective de constituer progressivement des équipages majoritairement nationaux. Selon plusieurs experts du secteur, cette initiative pourrait contribuer à renforcer l’industrie maritime camerounaise, tout en améliorant la connectivité commerciale du Cameroun avec les pays de la sous-région d’Afrique centrale.
Le service de cabotage de GULFCAM est ainsi appelé à jouer un rôle stratégique dans la décongestion des axes routiers, l’amélioration de la sécurité et le développement du corridor logistique Kribi–Douala.
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Finance internationale : le Minfi plaide au Forum de Paris pour une dette maîtrisée

C’est au Centre de conférences Pierre Mendès France du ministère français de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique que s’est tenue cette édition. Pays prêteurs et emprunteurs, institutions multilatérales — dont le FMI et la Banque mondiale —, représentants de la société civile, universitaires et acteurs du secteur privé s’y sont retrouvés pour débattre autour d’un thème d’actualité brûlante : « Mieux coopérer dans un paysage de l’endettement en transformation ».
L’édition intervient dans un contexte marqué par la multiplication des situations de surendettement dans les pays en développement, qui exigent des réponses collectives plus rapides et mieux coordonnées.
LE CAMEROUN DÉFEND UNE GESTION RIGOUREUSE ET TRANSPARENTE
Conduite par Louis Paul Motaze, la délégation camerounaise a pris toute sa part dans les échanges. Le Ministre des Finances a réaffirmé la détermination de Yaoundé à poursuivre les réformes engagées en matière de gouvernance de la dette publique, insistant sur les impératifs de rigueur, de transparence et de soutenabilité à long terme. Les discussions ont notamment porté sur la compatibilité entre financement du développement et viabilité de la dette, la fiabilité des données statistiques, le renforcement des capacités institutionnelles, ainsi que les risques associés aux prêts collatéralisés.
Pour le Cameroun, dont le programme économique s’inscrit dans le cadre d’engagements avec les institutions de Bretton Woods, cette participation constitue un signal fort adressé aux partenaires financiers internationaux.
LE CLUB DE PARIS À 70 ANS, EN QUÊTE DE RÉINVENTION
Cette conférence coïncide avec le 70e anniversaire du Club de Paris, cette instance informelle de créanciers publics fondée pour apporter des solutions coordonnées aux pays en difficulté de paiement. Rééchelonnements, réductions du service de la dette, traitements concessionnels : les outils du Club ont accompagné des décennies de crises financières souveraines. Mais face à l’émergence de nouveaux créanciers bilatéraux et à la complexification du paysage financier mondial, l’institution cherche à se moderniser.
Le Forum de Paris, son pendant multilatéral et délibératif, incarne précisément cet effort de réinvention : un espace de dialogue ouvert où toutes les parties prenantes peuvent contribuer à forger les solutions de demain
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Agroalimentaire : DENKY peaufine son installation dans la région de l’Ouest Cameroun

Le projet porté par Lisette Claudia Tame envisage la création de plusieurs centaines d’emplois et répondre à la désormais traditionnelle problématique de l’import substitution au Cameroun.
La région de l’Ouest Cameroun, département des Haut-plateaux dans le village Badenkop va s’enrichir d’une usine de transformation des produits alimentaires.
Le projet porté par Lisette Claudia Tame envisage la transformation du maïs et consacrera accessoirement des mini unités au développement des ressources telles que la pomme de terre, le plantain, la viande de porc, le sucre, avec l’ambition d’en faire à terme des unités autonomes, qui constitueront le complexe industriel qu’il est prévu de réaliser sur le même site.
Selon les prévisions, DENKY envisage de transformer chaque année : 500 tonnes de maïs ; 5 000 tonnes de sucre ; 300 tonnes de plantains et de pommes de terre ; 200 tonnes de fruits ; 200 tonnes de viande de porc. Le projet va générer 150 emplois directs et 200 emplois indirects. L’idée est de soutenir et de développer l’agriculture locale en encourageant des initiatives d’extension chez les agriculteurs locaux déjà actifs.
DENKY envisage également de fédérer les différents acteurs présents sur les chaines de valeurs des matières premières ciblées, pour garantir un fonctionnement régulier, et bien portant de ces différentes branches.
La cérémonie d’ouverture prévue vendredi 26 juin 2026 a pour objectif d’informer les acteurs du secteur agroindustriel de l’entrée d’une nouvelle unité dans la famille des transformations, présenter au gouvernement la réalisation d’un projet pour lequel ils ont été sollicités et présenter la vision qui fonde et accompagne cette réalisation.
Cet ouvrage vient répondre à la désormais traditionnelle problématique de l’import substitution, en proposant des produits issus des terres camerounaises, sous des aboutissements qui tutoient valablement l’offre étrangère.
Portrait
Lisette Claudia Tame est à la tête d’African Processing Company, la quatrième usine de transformation de cacao au Cameroun. Elle a su imposer sa marque de chocolats haut de gamme, Ca’Oly , symbole d’innovation, de qualité et de respect de l’environnement.
Son parcours est marqué par la détermination et la résilience. Après plusieurs années passées en Europe, elle fait le choix de revenir au pays pour y investir et bâtir un projet porteur de sens. Un pari réussi : son entreprise génère aujourd’hui un chiffre d’affaires de plus d’un milliard de FCFA et a permis la création de près de 200 emplois directs et indirects.
En janvier 2025, elle inaugure une usine de transformation de cacao à Okoa Maria, près de Mbankomo. Dotée d’une capacité de broyage annuelle de 4 000 tonnes, cette installation place APC SA parmi les cinq principaux acteurs nationaux du secteur, rivalisant désormais avec des poids lourds tels que Sic Cacaos et Chococam.
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Commerce extérieur : les entreprises camerounaises mal préparées à l’accès sans droits de douane au marché chinois

L’ouverture totale du marché chinois aux produits africains constitue sans doute l’une des mesures commerciales les plus importantes de ces dernières années pour les économies du continent. Depuis le 1er mai 2026, la République populaire de Chine applique en effet une politique de tarif douanier zéro sur les importations en provenance des pays africains. Concrètement, les produits camerounais peuvent désormais accéder à l’un des plus vastes marchés du monde sans supporter les droits de douane qui réduisaient jusqu’ici leur compétitivité.
Une décision saluée par le gouvernement camerounais qui y voit une occasion exceptionnelle de renforcer les exportations nationales et de promouvoir le « Made in Cameroon » auprès de plus de 1,4 milliard de consommateurs. Dans un communiqué adressé aux opérateurs économiques, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a invité les entreprises concernées à accomplir les formalités nécessaires afin de bénéficier de ce nouveau régime préférentiel. Les filières du cacao, du café, du bois transformé, du coton, des fruits, des épices, des huiles végétales, des produits artisanaux ou encore des cornes séchées figurent parmi les principaux secteurs susceptibles de tirer profit de cette ouverture.
Pékin a par ailleurs mis en place des mécanismes de facilitation des exportations africaines, notamment à travers les « Corridors verts », destinés à fluidifier les échanges commerciaux et logistiques. Sur le papier, le Cameroun dispose pourtant de nombreux atouts pour profiter pleinement de cette nouvelle donne.
Le pays possède une diversité agroécologique rare en Afrique centrale, une production agricole abondante et des ressources forestières considérables. Du cacao aux fruits tropicaux, en passant par le café, le miel, les épices, le poivre de Penja, les huiles végétales ou les produits artisanaux, l’offre exportable existe bel et bien. À cela s’ajoute une position géographique stratégique qui fait du Cameroun une porte d’entrée naturelle vers les marchés de la sous-région.
Pourtant, entre le potentiel affiché et la capacité réelle des entreprises à exporter vers la Chine, le fossé demeure important. L’accès préférentiel au marché chinois ne garantit pas automatiquement une augmentation des exportations. Encore faut-il que les producteurs soient capables de satisfaire aux exigences de qualité, de traçabilité, de conditionnement et de certification imposées par les autorités chinoises. Or, sur ce terrain, beaucoup d’entreprises camerounaises restent insuffisamment préparées.
Les petites et moyennes entreprises, qui constituent l’essentiel du tissu productif national, manquent souvent des moyens techniques et financiers nécessaires pour franchir ces barrières. C’est précisément sur ce point que les limites de l’action publique apparaissent. Si l’annonce de l’ouverture du marché chinois a été largement relayée, les mesures concrètes d’accompagnement restent encore peu visibles. Les opérateurs ont besoin d’informations détaillées sur les procédures d’accès, de formations sur les normes exigées, d’un appui à la certification, d’infrastructures logistiques adaptées et surtout de mécanismes de financement dédiés à l’exportation. Sans cet écosystème d’accompagnement, seuls quelques grands groupes déjà structurés seront en mesure de saisir cette opportunité, laissant de côté une grande partie des producteurs locaux.
Cette situation est d’autant plus préoccupante que les échanges entre Yaoundé et Pékin demeurent profondément déséquilibrés. Selon les données de l’Institut national de la statistique, les exportations camerounaises vers la Chine reposent encore essentiellement sur les matières premières brutes. Le pétrole, le gaz naturel liquéfié, le bois et le coton dominent largement les flux commerciaux. Cette spécialisation maintient le pays dans une position de fournisseur de ressources peu transformées, tandis que la plus grande partie de la valeur ajoutée est créée à l’étranger. L’exonération douanière décidée par la Chine offre donc au Cameroun une occasion rare de changer de modèle.
Mais pour transformer cette ouverture en véritable levier de développement industriel, il faudra aller bien au-delà des déclarations d’intention. L’État, les banques, les organisations patronales et les investisseurs privés sont appelés à construire un dispositif cohérent permettant aux entreprises nationales de conquérir durablement ce marché. Faute d’une telle mobilisation, le risque est grand de voir cette opportunité historique profiter à une poignée d’acteurs seulement, tandis que le pays continuera d’exporter principalement des matières premières, sans parvenir à réduire le déséquilibre de sa balance commerciale avec la deuxième puissance économique mondiale.
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société1 year agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique1 year agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique1 year agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales3 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société1 year ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














