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Emprunts de l’Etat auprès de la diaspora : Crise de confiance, double nationalité : ces blocages des « diaspora bonds »

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Emprunts de l’Etat auprès de la diaspora : Crise de confiance, double nationalité : ces blocages des « diaspora bonds »
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Face à l’augmentation rapide des besoins de financement du budget et à la pression croissante sur le marché financier régional de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), le gouvernement envisage de mobiliser l’épargne de ses ressortissants établis à l’étranger à travers un emprunt obligataire dédié. L’idée consiste à émettre des titres spécifiquement destinés à la diaspora camerounaise. Les souscripteurs prêteraient directement de l’argent à l’État, en échange d’un rendement et d’un remboursement à échéance. Sur le papier, le mécanisme n’a rien d’exceptionnel.

Dans la pratique, la réussite d’une telle opération dépend d’un élément moins technique : La confiance. Lorsque Défis Actuels évoquait déjà cette piste dans un précédent article, les réactions reçues de lecteurs vivant à l’étranger donnaient le ton. « On ne prête pas à un État en qui on n’a pas confiance », écrivait l’un d’eux. Un autre allait plus loin en affirmant qu’« on ne prête pas à un État voyou ». Ces commentaires, au-delà de leur virulence, traduisent une question centrale.

Le Cameroun dispose-t-il aujourd’hui du niveau de confiance nécessaire pour convaincre sa diaspora de financer son budget ?

LA DOUBLE NATIONALITÉ, UN SYMBOLE QUI PÈSE

Parmi les revendications régulièrement exprimées par les Camerounais de l’étranger figure la question de la double nationalité. Beaucoup considèrent que l’absence de reconnaissance juridique constitue un obstacle symbolique à leur engagement économique dans le pays. Le sujet avait déjà été abordé lors du Grand Dialogue national de 2019. Parmi les premières propositions adoptées par la Commission consacrée à la diaspora figuraient notamment la double nationalité, la représentation des Camerounais de l’étranger au Parlement, la création d’un ministère dédié et la structuration institutionnelle de la diaspora.

Mais plusieurs années plus tard, la mise en œuvre de ces recommandations reste attendue. Interrogé sur cette question, le directeur général du Trésor, Moh Sylvester Taghongho reconnaît que le sujet revient régulièrement dans les échanges avec les expatriés. « La question de la double nationalité a été présentée comme un frein. La préoccupation a été soulevée à plusieurs reprises par la diaspora. Certains membres de la diaspora estiment que l’absence de reconnaissance formelle de la double nationalité crée une forme d’incertitude symbolique ou juridique », indique-t-il.

L’administration financière rappelle toutefois que, d’un point de vue strictement technique, la nationalité ne conditionne pas la participation à un investissement financier. « L’investissement financier ne dépend pas nécessairement de la nationalité. Si un Camerounais de la diaspora souscrit à un emprunt via une structure juridique ou un intermédiaire financier, la question de la double nationalité n’est pas déterminante », précise Moh Sylvester Tangongho. Un argument juridique qui ne règle pas nécessairement la dimension politique du débat.

LA CONFIANCE CE FACTEUR DÉTERMINANT

En dehors de la double nationalité, l’une des principales faiblesses réside dans l’absence d’une politique cohérente de structuration de la diaspora. Contrairement à plusieurs pays africains, les relations entre l’État et ses ressortissants à l’étranger reposent encore largement sur des initiatives ponctuelles, souvent portées par différents ministères sans véritable coordination. « Cette distance institutionnelle nourrit un sentiment d’éloignement au sein de nombreuses communautés expatriées. Pour certains membres de la diaspora, l’État camerounais apparaît avant tout comme un acteur administratif lointain, rarement engagé dans un dialogue structuré avec ses ressortissants établis hors du territoire », souligne un ressortissant de la diaspora qui a requis l’anonymat.

Dans ces conditions, la solvabilité du pays sur les marchés financiers ou la solidité de sa signature souveraine ne suffisent pas toujours à convaincre des investisseurs individuels. Le diaspora bond repose sur une logique différente de celle des marchés internationaux. « Il sollicite une relation affective et politique avec le pays d’origine. Lorsque cette relation est fragilisée, l’instrument financier perd une grande partie de son efficacité », rappelle un expert des marchés financiers.

UNE MANNE FINANCIÈRE ENCORE ORIENTÉE VERS LA CONSOMMATION

Les chiffres disponibles montrent pourtant que le potentiel financier existe. Selon les données du Trésor, les transferts des Camerounais de l’étranger ont atteint environ 650 milliards de FCFA en 2025. Sur les cinq dernières années, la moyenne annuelle se situe autour de 450 milliards de FCFA. Des montants qui dépassent certaines ressources que l’État mobilise habituellement sur les marchés financiers. Mais ces flux restent largement destinés à la consommation des ménages restés au pays. Santé, scolarité, loyers, soutien familial ou dépenses quotidiennes absorbent l’essentiel des fonds. « Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2025, les transferts de la diaspora ont atteint environ 650 milliards de FCFA. Sur les cinq dernières années, la moyenne annuelle se situe autour de 450 milliards. C’est un volume supérieur à certaines lignes de financement classiques. Cependant, ces fonds sont majoritairement orientés vers la consommation ou l’assistance sociale. Ce sont des flux utiles, mais qui n’alimentent pas suffisamment l’investissement structurant », explique Moh Sylvester Tangongho, directeur général du Trésor et de la Coopération financière et monétaire.

UNE PISTE EXPLORÉE FACE À -LA PRESSION BUDGÉTAIRE

La réflexion intervient dans un contexte budgétaire de plus en plus contraint. Le budget de l’État pour 2026 s’élève à 8 816,4 milliards de FCFA, avec un besoin de financement global estimé à plus de 3 100 milliards de FCFA pour couvrir à la fois le déficit et le service de la dette. Un an plus tôt, ces besoins atteignaient 2 326,5 milliards de FCFA, contre un peu plus de 1 500 milliards en 2024.

Dans ces conditions, les autorités cherchent à diversifier leurs sources de financement. « Notre réflexion consiste à canaliser une partie de ces ressources vers des instruments dédiés, comme les Diaspora Bonds. Des pays africains comme le Sénégal ou l’Éthiopie ont démontré qu’il existe une forte disposition des ressortissants à investir dans leur pays d’origine, à condition que les mécanismes soient clairs, transparents et attractifs », indique Moh Sylvester Tangongho. Sur le plan technique, le dispositif envisagé reste proche des émissions obligataires classiques.

Les titres seraient accessibles depuis l’étranger, avec des procédures de souscription digitalisées et des montants minimums adaptés aux particuliers. Selon un expert proche du dossier, les fonds pourraient être orientés vers des projets identifiés dans les infrastructures, l’énergie, l’aménagement urbain ou le financement des PME, avec un reporting spécifique destiné aux investisseurs.

LE CONTRASTE AVEC D’AUTRES PAYS

Plusieurs pays africains ont engagé ces dernières années une stratégie plus structurée pour mobiliser leurs diasporas. En Côte d’Ivoire, le gouvernement a signé en mars 2025 une convention entre le ministère chargé des Ivoiriens de l’extérieur et la Banque nationale d’investissement (BNI). L’objectif consiste à faciliter l’accès des expatriés à des solutions de financement pour leurs projets dans le pays.

Le dispositif prévoit notamment des produits bancaires adaptés à la diaspora, des mécanismes d’accompagnement pour les porteurs de projets ainsi que des actions d’éducation financière.

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Marché des titres publics : 98 milliards FCFA levés sur 160 milliards attendus au 1er trimestre

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Marché des titres publics : 98 milliards FCFA levés sur 160 milliards attendus au 1er trimestre
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Le Trésor camerounais a enregistré un début d’année en deçà de ses prévisions sur le marché des titres publics. Entre janvier et mars 2026, il a levé 98 milliards de FCFA contre un objectif trimestriel de 160 milliards de FCFA, soit un manque de 62 milliards de FCFA. D’après le Document de programmation économique et budgétaire (DPEB) 2027-2029, le taux de réalisation s’est établi à 61,3 %.

Les ressources mobilisées proviennent de 50,3 milliards de FCFA d’Obligations du Trésor assimilables (OTA), utilisées pour le financement à moyen et long terme, et de 47,7 milliards de FCFA de Bons du Trésor assimilables (BTA) à 52 semaines, destinés aux besoins de trésorerie de l’État. Malgré cet écart par rapport à la programmation, le montant levé reste supérieur aux 84,4 milliards de FCFA collectés au premier trimestre 2025, soit une progression de 13,6 milliards de FCFA ou 16,2 %.

DES INVESTISSEURS PLUS EXIGEANTS

Cette contre-performance s’inscrit dans un environnement moins favorable sur le marché des titres publics de la Cemac. Les États continuent d’y rechercher des ressources importantes, mais les investisseurs demandent désormais des rendements plus élevés et privilégient les échéances courtes. Cette évolution avait déjà été relevée par le ministre des Finances, Louis Paul Motazé, le 13 février 2025 à Douala.

Selon les données présentées à cette occasion, le Cameroun a levé 1 153,9 milliards de FCFA sur ce marché en 2024, en hausse de 20,4 % sur un an. Dans le même temps, le taux de rémunération des Bons du Trésor assimilables est passé de 2,67 % en 2020 à 6,33 % en 2024, tandis que le taux de couverture des besoins du Trésor est tombé de 206,9 % à 69 %.

Le Directeur général du Trésor et de la Coopération financière et monétaire, Sylvester Moh Tangongho, dresse le même constat dans un entretien accordé à Défis Actuels. « Nous faisons face au renchérissement du coût du financement de notre dette publique. Cette situation s’accompagne également d’un raccourcissement de la maturité moyenne des titres émis, les investisseurs privilégiant désormais des échéances plus courtes », explique-t-il.

Pour élargir la base des souscripteurs, le Trésor envisage d’ouvrir davantage le marché aux particuliers par l’intermédiaire des plateformes numériques. « Les fintech pourraient agréger des milliers de souscriptions de faible montant et permettre ainsi à un plus grand nombre d’épargnants de participer au financement de l’État », indique le responsable. Il évoque également la possibilité de lancer des émissions liées à des projets identifiés. « Des emprunts pourraient être lancés pour financer une infrastructure bien identifiée, comme un pont ou un équipement local. Les souscripteurs sauraient alors précisément à quoi leur contribution est affectée », précise Sylvester Moh Tangongho.

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SIARC 2026 : Le Cameroun juxtapose la tradition et la modernité pour stimuler l’innovation artisanale

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SIARC 2026 : Le Cameroun juxtapose la tradition et la modernité pour stimuler l’innovation artisanale
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Cet événement biennal prévu du 27 juillet au 05 août 2026 à Yaoundé, mettra en avant l’artisanat local par des expositions-ventes, des rencontres B2B, des ateliers de formation et des innovations.

Promouvoir et stimuler l’innovation dans le secteur de l’artisanat camerounais, en créant une plateforme d’échanges fructueux entre les savoirs-faires traditionnels et les influences contemporaines, afin d’accroître sa compétitivité. C’est l’objectif général de la 9ème édition du Salon international de l’artisanat du Cameroun (SIARC), prévu du 27 juillet au 05 août 2026 au musée national de Yaoundé.

L’événement qui aura pour pays invités d’honneur la Côte d’Ivoire et le Cameroun et l’Algérie va se tenir sous le thème : «Entre tradition et modernité : comment stimuler l’innovation artisanale? ». Comme innovation de cette 9ème édition, le SIARC 2026 ambitionne des formations des artisans sur l’appropriation du processus de normalisation et de certification des produits artisanaux, l’ouverture d’une boutique souvenir SIAR 2026 et un atelier d’initiation des jeunes vulnérables aux métiers artisanaux.

Au cours du point de presse organisé hier jeudi 23 juillet 2026 à Yaoundé en prélude à l’événement, Achille Bassilekin III, ministre en charge des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa) a expliqué que «l’artisanat demeure l’un des piliers de l’économie camerounaise. Selon les autorités, il mobilise près de 60 % de la population active, contribue significativement à la création de richesses, favorise l’insertion socio-économique et participe à la préservation de l’identité culturelle nationale».

Dans son allocution, le membre du gouvernement a rappelé que la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) fait de l’innovation, de la compétitivité et de la valorisation du secteur privé des instruments majeurs pour conduire le Cameroun vers l’émergence. L’artisanat y occupe une place de choix en tant que levier de création d’emplois, de promotion du « Made in Cameroon » et de développement des chaînes de valeur locales.

Achille Bassilekin III a indiqué que l’artisanat national dépasse le simple acte commercial. « Acheter un produit artisanal camerounais, c’est soutenir une famille, préserver un savoir-faire, contribuer à la création d’emplois et investir dans notre patrimoine culturel », a-t-il déclaré.

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Absence de Paul Biya : le SDF dénonce le black out total

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Emprunts de l’Etat auprès de la diaspora : Crise de confiance, double nationalité : ces blocages des « diaspora bonds »
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«Qui gouverne ce pays ? Le chef de l’État est absent du territoire national depuis plus de six semaines (…). La vice-présidence, créée à la hâte en avril au nom de la continuité de l’État demeure vacante. L’État fonctionne par délégation de signature qu’aucun citoyen n’a jamais vue».Le coup de gueule est de Joshua Osih hier lors de la conférence de presse qu’l a donnée à Yaoundé. Le séjour prolongé du président de la République en Europe était le sujet phare abordé par le président du Social democratic front (SDF) à cette occasion où il présentait la position de son parti sur l’état de la nation. Joignant ainsi sa voix aux millions d’autres qui s’inquiètent du « court séjour » présidentiel devenu de plus en plus élastique. Déjà 45 jours que le peuple camerounais est sans nouvelles de Paul Biya son président, parti « en Europe » début juin dernier, et qui n’a plus donné signe de vie. Lui qui a fait l’objet de vifs débats sur son état de santé à l’occasion de la célébration de la Fête nationale le 20 mai dernier. Lui dont des sources annoncent une hospitalisation en Suisse. Une information qui avait été donnée par le magazine Jeune Afrique. Le ministre de la Communication René Emmanuel Sadi, avait démenti cette information, la déclarant « non fondée ». Le porte-parole du gouvernement indiquait que Paul Biya est au travail.

Mais cela fait déjà un mois et demi que l’homme en qui le peuple camerounais a confié son destin, est toujours sans nouvelles officielles. Amplifiant les rumeurs et débats sur sa santé. Et désormais sur la vacance à la tête de l’Etat. Convoquant l’article 6, alinéa 5 de la Constitution du 18 janvier 1996 modifiée en avril dernier. Lequel dispose que «en cas de vacance de la présidence de la République pour cause de décès ou de démission, ou en cas d’empêchement définitif dûment constaté par le Conseil constitutionnel, le vice-président achève le mandat du président de la République». Faux : «Affirmer que le pouvoir (exécutif) est ‘’vacant’’ au Cameroun relève d’un barbarisme juridique, voire politique oulogique », réagi Jacques Fame Ndongo, secrétaire à la communication du Rdpc, parti au pouvoir.

« République en pilotage automatique »

Sauf que la réalité à savoir la longue absence prolongée du président de la République, impose débats et conjectures lorsqu’après sa sortie, le patron de la communication du parti au pouvoir ne peut apporter une preuve que Paul Biya continue d’être le commandant de bord du bateau Cameroun. Le SDF par la voix de son président, est monté au créneau pour joindre sa voix à celles des autres Camerounais qui refusent d’assister en victimes résignées du sevrage brusque de leur président ; mais surtout, de sortir le débat des réseaux sociaux pour l’exposer dans les espaces conventionnels de gouvernance participative de la cité. «Nous comprenons, et nous l’avons dit, que d’un point de vue constitutionnel, cette vacance n’existe pas par voie d’absence», rejoint-il Fame Ndongo. «Nous respectons cela. Nous sommes des républicains et nous respectons les lois qui nous entourent. Mais nous disons, et nous insistons, que d’un point de vue politique et tout simplement de décence, la question reste sur la table : celle qui oblige le président de la République d’informer ses concitoyens. Tout comme il le fait quand il part, il a l’obligation de nous dire ce qu’il lui arrive», s’en éloigne-t-il. Jugeant l’absence de communication officielle comme «indécente et méprisante».

Le Chairman du SDF rappelle que le chef de l’Etat«est une institution». Insistant sur le fait que «nous devons savoir ce qui se passe avec le chef de l’Etat». Et «ce n’est pas une faveur que nous demandons». Et d’insister sur la notion de « court séjour », autre pan du débat. «Si court, chez lui, veut dire 45 jours, il faudrait qu’on revoie le curriculum scolaire au Cameroun, parce que, quand moi je suis allé à l’école, 45 jours n’étaient pas considérés comme un court séjour». Le successeur de Ni John Fru Ndi ne se contente plus du bavardage : «Quand nous disons que nous allons aviser, c’est tout simplement pour savoir : qu’il nous informe, de ce qui se passe. Parce que si, après tous ces appels des Camerounais pour savoir où il est, il ne répond pas, il faudra passer à la phase suivante : comprendre pourquoi il ne peut pas nous dire où il est», menace-t-il. D’autant plus que «le Cameroun est une République en pilotage automatique et l’on ne s’en remet pas à un pilotage automatique dans la tempête». Faisant allusion aux nombreuses questions et préoccupations des Camerounais à l’heure actuelle : la vie chère, la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle d’avril 2026 qui institue la vice-présidence de la République, le problème du trafic illicite de l’or,…

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