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Cabotage maritime : Gulfcam veut acquérir six navires pour capter 50 % du fret terrestre entre Douala et Kribi

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Cabotage maritime : Gulfcam veut acquérir six navires pour capter 50 % du fret terrestre entre Douala et Kribi
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(Investir au Cameroun) – Dans le cadre du développement de son activité de cabotage, la société camerounaise Gulfcam prévoit d’acquérir six navires afin de renforcer le transport de marchandises conteneurisées entre les ports de Kribi et de Douala. L’annonce a été faite le 6 mars 2026 à Douala par Jean Perrial Nyodog (photo), président de Gulfcam. Selon l’entreprise, l’objectif est de transporter 50 % du fret entre les deux villes, qui transite actuellement à plus de 60 % sur des routes dégradées, lesquelles accroissent l’insécurité et allongent les délais de transit.

Le cabotage maritime doit permettre de contourner les contraintes routières et de desservir les grands navires incapables d’accéder au port fluvial de Douala en raison d’un tirant d’eau insuffisant. Ces navires pourront ainsi débarquer leurs marchandises à Kribi, port en eau profonde, avant leur acheminement vers Douala par des unités de plus petite taille.

Pour relancer ce service, déjà exploité entre 2020 et 2022 avant son interruption en raison du « Covid 19 », Gulfcam a affrété le navire Atlantic Runner II, d’une capacité de 1 100 conteneurs équivalent vingt pieds (EVP). Long de 180 mètres, ce cargo dispose de quatre grues embarquées, d’un équipage de 25 personnes et d’une vitesse de 18 nœuds. Stationné depuis le 27 février dernier au port de Kribi, il démarre ses activités cette semaine.

Selon Gulfcam, l’offre s’articulera autour de deux services. Le premier portera sur le cabotage domestique de conteneurs dédouanés à Kribi et des produits des industries locales destinés à Douala et à la sous-région. Le second concernera le transbordement de conteneurs via le hub de Kribi, en vue d’une redistribution nationale, régionale et internationale, avec pour objectif de dynamiser l’activité de ce port en renforçant son statut de hub sous-régional.

Cette double approche doit permettre une flexibilité opérationnelle maximale ainsi qu’une optimisation des flux de conteneurs entre Kribi et Douala, dans les deux sens. L’exploitation reposera sur une rotation de 10 jours pour un voyage aller-retour et sur une fréquence minimale de trois escales par mois, pour un volume objectivé à 2 000 EVP par voyage, incluant les flux de conteneurs pleins et vides.

En relançant le cabotage, Gulfcam entend proposer une alternative de transport sécuritaire et écologique face aux défis logistiques croissants. Née de la fusion, en 2021, de Gulfin (pétrolier) et de Camship-CLGG (caboteur), l’entreprise poursuit un double objectif financier et stratégique : créer des emplois en accroissant ses recettes ainsi que celles de l’État via les taxes, tout en renforçant sa position de première entreprise nationale opérant dans un secteur généralement dominé par des compagnies étrangères.

Frédéric Nonos

Lire aussi:

03-10-2025 – Gulfcam relance le cabotage conteneurisé entre Kribi et Douala en 2026 pour réduire les délais du fret

15-03-2021 – Limogé de Tradex, Jean Perrial Nyodog rebondit au sein du Conseil d’administration de Gulfin SA

30-09-2021 – Le pétrolier Gulfin absorbe la société Camship et augmentera son capital de 1,6 milliard de FCFA

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Cameroun : une mission du FMI examine la situation macroéconomique et budgétaire

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Une mission du Fonds monétaire international (FMI), conduite par Christine Dietrich, séjourne au Cameroun dans le cadre des consultations de l’article IV. Les échanges avec […]

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »
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Le deuxième vice-président national du Social Democratic Front (SDF), Louis Marie Kakdeu, appelle la classe politique camerounaise à recentrer le débat sur les problèmes économiques et sociaux du pays, dénonçant une vie politique qu’il estime de plus en plus dominée par les querelles sur les réseaux sociaux.

Dans une tribune publiée samedi, intitulée « Le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille », l’économiste et universitaire estime qu’une partie de l’opposition consacre désormais davantage d’énergie aux affrontements entre personnalités qu’aux propositions destinées à répondre aux difficultés quotidiennes des Camerounais.

« Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux », écrit-il.

Louis Marie Kakdeu cite notamment les difficultés liées aux infrastructures routières, aux approvisionnements en gaz, au coût de la vie et au chômage. Il déplore que ces sujets suscitent, selon lui, moins d’attention sur les réseaux sociaux que les polémiques entre responsables politiques.

Lire la tribune de Louis Marie Kakdeu :

« Cameroun : le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille

Coup de gueule : Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux. Le pouvoir n’a même plus besoin de se défendre. Les informations sur la mauvaise gouvernance du pays font beaucoup moins de bruit que la querelle de personnes. Ce n’est pas un accident. C’est un système. Et la néo-opposition dite « radicale » a pour mission d’aider le régime en place à distraire le peuple.

Une distraction regrettable

L’on met désormais 4 heures de temps en voiture entre Douala (Yassa) et Edéa (moins de 50 km), mais le citoyen qui est assis au fond d’un bus crasseux dans lequel il pleut ne se plaindra ni de la pluie qui tombe sur sa tête, ni de l’état de la route en dégradation avancée. Il cherche plutôt à sauver son téléphone et à se plaindre des problèmes de connexion internet qui l’empêchent de suivre en direct les clashes sur les réseaux sociaux : on y parle de tout sauf des milliers de Camerounais qui meurent sur les routes, de la pénurie de gaz, de la cherté du coût de la vie, du chômage massif, etc. On ne parle pas de ce qui accable le régime et qui concerne la vie quotidienne des citoyens. L’image de ce paradoxe camerounais est que les chômeurs ont voté le 12 octobre 2025 pour le ministre qui les a maintenus au chômage et qui leur a servi le bluff.

Le clash comme programme

Nous avons désormais une vie politique rythmée par des querelles, pas par des idées. Depuis la présidentielle d’octobre 2025, qu’a-t-on surtout débattu ? Des rumeurs de mœurs, des histoires d’argent, des « révélations » sans preuve et des audios « fuités ». Elles font cliquer, mais elles n’ont jamais produit un kilomètre de route ni un litre d’eau. Des procès en trahison sont le sport favori de certains. Il s’agit des débats sur la moralité des personnalités politiques comme s’il y avait un seul « saint » sur terre : « Que celui ou celle qui est saint(e) jette en premier la pierre sur l’autre ! ».

Vous voyez des gens dont les vies sont entièrement sales qui estiment que la vie des autres est sale. Un vrai paradoxe camerounais. On estime que la vie des personnalités politiques doit être « propre » comme si l’on était au ciel ou comme si l’on interdisait à certains d’être aussi « personnalités politiques » ou de le devenir pour monter le bon exemple. Une posture caractéristique d’un déficit criard d’engagement citoyen au Cameroun. Chaque jour, une part de l’énergie militante est dépensée à partager, commenter ou démentir des rumeurs.

Qui profite du bruit ?

La réponse est simple : le pouvoir en place. Un régime qui dure depuis plus de quarante ans n’a qu’un ennemi sérieux : le bilan. Tout débat sur les résultats l’oblige à répondre du délestage, du prix de l’eau, des chantiers inachevés, des budgets engloutis. Il n’a donc qu’un intérêt : que le débat porte sur autre chose. Chaque polémique entre néo-opposants lui offre ce cadeau. Avant les scrutins à venir, le régime affiche une retenue décrite comme de la discipline, pendant qu’une agitation désordonnée règne dans plusieurs camps de la néo-opposition. Le pouvoir peut se taire : la néo-opposition parle à sa place, et parle d’elle-même.

C’est le point le plus douloureux. Une partie de la néo-opposition qui se dit « radicale » a fait de la posture un projet : la dénonciation permanente, l’anathème contre ceux qui participent, le boycott érigé en principe, le « tout ou rien ». Elle vit du clash parce que le clash produit de l’audience, et l’audience passe pour une légitimité. Or, ni l’une ni l’autre ne remplacent une offre politique.

Le résultat est mécanique : Tant que « radical » signifie « celui qui hurle le plus fort », il n’y a ni programme chiffré, ni équipe prête à gouverner, ni ancrage local durable. Et le régime peut se présenter comme le seul acteur capable de gérer un État. On ne renverse pas un système avec des punchlines : on l’use par des propositions. Et c’est mon message principal aux citoyens camerounais. Je ne m’attends pas à être entendu ; je ne suis pas dupe. Mais je joue mon rôle.

À l’inverse, l’opposition authentique, celle qui fait le travail patient (élus locaux, programmes sur l’eau, l’énergie, la décentralisation, contre-budgets, contrôle de l’action gouvernementale), n’a ni les plateaux ni les partages. On dit de cette opposition qu’elle est invisible dans l’espace public qui récompense le scandale. Elle est pourtant la seule à préparer l’alternance et l’alternative pour de bon, celle qui permettra de gouverner ensuite et de gouverner utilement.

Le Cameroun n’a pas besoin d’un feuilleton de plus. Il a besoin d’eau, de courant, de routes, de caniveaux qui ne débordent pas. Tant que les acteurs politiques préféreront le buzz et le bluff, les Camerounais continueront de payer la note, et le régime dormira tranquille.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF

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Nouvelle aventure espagnole pour Raïssa Mbappé Etoundi

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Raïssa Mbappé Etoundi poursuit son aventure en Espagne. À 32 ans, l’attaquante camerounaise s’est engagée avec le CP Cacereño pour la saison 2026-2027, après une […]

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