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8 mars au Cameroun : quand les symboles de célébration menacent l’égalité et l’inclusion qu’ils prétendent célébrer

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8 mars au Cameroun : quand les symboles de célébration menacent l’égalité et l’inclusion qu’ils prétendent célébrer
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Adeline Tsopgni, leader estudiantine et citoyenne engagée s’exprime pour dénoncer le prix exorbitant du pagne de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme au Cameroun. Voici l’intégralité de sa tribune.

« Je refuse de me taire sur le prix exorbitant du pagne du 8 mars.

Originaire du 8 mars

Je refuse de me taire parce que le 8 mars n’est pas une simple date dans le calendrier festif de la République. Ce n’est pas une kermesse annuelle, ni une occasion d’exhiber des tissus flamboyants sous le soleil du Boulevard. Le 8 mars est né d’un cri. Un cri lancé par des femmes invisibles, exploitées, privées de droits, enfermées dans un système qui décidait pour elles, sans elles.
Au début du XXᵉ siècle, dans un monde dominé par des structures politiques et économiques exclusivement masculines, les femmes n’avaient ni droit de vote, ni accès équitable à l’éducation, ni protection sociale digne de ce nom. Elles travaillaient dans les usines pour des salaires dérisoires, sans sécurité, sans reconnaissance. En 1910, à Copenhague, la militante allemande Clara Zetkin proposait la création d’une journée internationale consacrée aux droits des femmes. L’idée n’était pas de célébrer une identité, mais de revendiquer une justice. En 1977, l’Organisation des Nations unies officialisait la date du 8 mars, consacrant ainsi une lutte qui avait traversé les décennies.
Cette journée symbolisait une rupture : celle d’un monde où les femmes étaient exclues des urnes, privées de droits patrimoniaux, confinées à l’espace domestique, sous tutelle juridique de leurs époux ou de leurs pères. Le 8 mars représentait l’affirmation d’une humanité pleine et entière. Il était un espace de contestation, un moment de bilan, un temps de pression politique.

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Début de célébration au Cameroun

Au Cameroun, la célébration officielle débute en 1986 sous l’égide du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille. L’ambition affichée était claire : institutionnaliser un moment de réflexion et d’action autour de la condition féminine. Il s’agissait de valoriser la femme rurale, la femme urbaine, la commerçante des marchés, l’étudiante, la fonctionnaire, l’artisane, la mère au foyer. Il s’agissait de montrer que la diversité féminine était une richesse nationale.

Célébrations contemporaine

Au fil des années, le défilé organisé sur le Boulevard du 20 Mai est devenu l’image forte de cette célébration. Des milliers de femmes, regroupées en associations, en administrations, en coopératives, marchent sous le regard des autorités. Le pagne officiel, produit par la Cotonnière Industrielle du Cameroun (CICAM), est devenu le symbole visuel de cette unité nationale.
Mais à quel moment avons-nous commencé à confondre unité et uniformité ? À quel moment le symbole est-il devenu barrière ?
Le pagne du 8 mars n’a pas toujours été un produit inaccessible. À ses débuts, à la fin des années 1980 et au début des années 1990, son prix restait relativement modeste, adapté au pouvoir d’achat moyen. Il coûtait quelques milliers de francs CFA et représentait un effort raisonnable pour la plupart des femmes salariées ou commerçantes. L’objectif était que chacune puisse s’en procurer un exemplaire pour participer à la célébration.
Aujourd’hui, la réalité est tout autre. L’an dernier, le pagne se vendait autour de 12 000 FCFA prix sur le marché. Cette année, il avoisine 15 000 FCFA à 17 000 FCFA, soit une augmentation d’environ 36 % en un an. Dans un contexte marqué par la hausse généralisée des prix des denrées alimentaires, des loyers, des frais de scolarité et du transport, cette progression rapide pose question. On invoque la cherté du coton, la hausse des coûts de production, l’inflation mondiale. Certes. Mais faut-il pour autant faire reposer l’effort financier sur celles-là mêmes que l’on prétend célébrer ?

Qui pourrait Renoncer à des jours de repas pour célébrer la journée des Droits des femmes ?

Dans de nombreux foyers, 15 000 FCFA représentent plus qu’un simple achat symbolique. C’est une part significative du budget mensuel. C’est parfois l’équivalent des provisions alimentaires de plusieurs jours. Pour une femme rurale vivant de l’agriculture de subsistance, pour une vendeuse à la sauvette, pour une jeune étudiante sans revenu stable, ce montant peut constituer un obstacle infranchissable.
Le paradoxe est douloureux : le jour censé célébrer l’inclusion risque d’accentuer l’exclusion.
Dans les quartiers populaires, certaines femmes avouent renoncer au défilé faute de moyens pour acheter le pagne et financer la couture. Car au prix du tissu s’ajoutent les frais de confection. Au final, participer pleinement à la parade peut coûter 20 000 FCFA ou plus. Pour beaucoup, c’est un luxe.
Autrefois, il n’était pas rare de voir des femmes défiler en hauts blancs, en tenues traditionnelles, en pagnes des années précédentes soigneusement conservés. L’essentiel était la présence, la solidarité, la visibilité collective. Progressivement, des règles vestimentaires implicites se sont installées. Le pagne officiel devient quasi obligatoire. Les associations exigent l’uniformité. Certaines administrations refusent la participation de celles qui ne portent pas le tissu de l’année.
On arrive parfois sur la place des fêtes et l’on observe une scène troublante : des hommes arborant fièrement le pagne officiel, tandis que des femmes, faute de moyens, restent spectatrices. La célébration de la femme devient un spectacle auquel certaines femmes ne peuvent assister qu’en marge.
Il ne s’agit pas ici d’attaquer une entreprise ni de nier les réalités économiques. Il s’agit de poser une question fondamentale : à qui profite réellement cette organisation actuelle ? Lorsque le symbole devient un produit de consommation onéreux, ne risquons-nous pas de transformer un espace de revendication en marché saisonnier ?

Est ce uniquement le pagne qui pose problème ?

Au-delà du pagne, la structuration même du 8 mars mérite interrogation. Chaque année, dès le mois de février, les délégations du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille organisent des réunions préparatoires. Les programmes se dessinent : marche sportive, conférence-débat, caravane, défilé officiel. Les activités sont souvent similaires d’une année à l’autre.
Pourtant, pendant ce temps, les drames se multiplient. Des cas de féminicides secouent régulièrement l’opinion publique. Des femmes sont tuées par leurs conjoints. D’autres subissent des violences répétées dans l’indifférence générale. Certaines, acculées par la pression sociale, la précarité ou la violence domestique, commettent l’irréparable. Ces tragédies occupent l’espace médiatique quelques jours, puis disparaissent, reléguées au rang de faits divers.
Le 8 mars devrait être le moment où ces dossiers ne sont pas classés. Il devrait être le moment d’un plaidoyer national fort, d’une interpellation publique des institutions judiciaires, d’une exigence de réformes concrètes. Pourquoi ne pas organiser des sittings devant le Parlement ? Pourquoi ne pas consacrer une édition entière à l’exigence d’une législation plus robuste contre les violences basées sur le genre ? Pourquoi ne pas publier un rapport annuel public évaluant les progrès réels accomplis ?
Au lieu de cela, la répétition des formats donne parfois le sentiment d’une célébration mécanique, déconnectée des urgences sociales.
Le 8 mars ne peut pas être uniquement une journée de danse, de gastronomie et de photos protocolaires. Il doit redevenir un espace politique au sens noble du terme : un lieu où la cité écoute ses femmes.

Quelle porte de sortie pour les prochaines années ?

8 mars au Cameroun : quand les symboles de célébration menacent l’égalité et l’inclusion qu’ils prétendent célébrer
© JDC
Adeline Tsopgni, leader estudiantine et citoyenne engagée

Il est encore temps de réorienter la trajectoire. Des solutions existent. Le Cameroun compte de grandes entreprises, des partenaires techniques et financiers, des banques, des compagnies d’assurance, des sociétés de télécommunication capables de soutenir une production massive de pagnes subventionnés. Pourquoi ne pas mettre en place un mécanisme de sponsoring transparent permettant de réduire drastiquement le prix du pagne, voire de le distribuer gratuitement aux femmes rurales et aux associations défavorisées ?
Si l’on célèbre la femme, le symbole de cette célébration ne devrait pas être un privilège.
Il est également urgent de repenser le contenu des programmes. Chaque édition devrait s’attaquer à une thématique brûlante : violences conjugales, accès au crédit pour les femmes rurales, insertion professionnelle des jeunes diplômées, santé mentale féminine, protection des travailleuses du secteur informel. Les conférences ne doivent pas être de simples formalités, mais des espaces de confrontation d’idées et de production de recommandations publiques.
La jeune femme doit être au centre de cette dynamique. Étudiantes, apprenties, jeunes entrepreneures, activistes : elles doivent participer à la conception des activités, à la définition des priorités, à l’évaluation des politiques publiques. L’avenir de la condition féminine se prépare aujourd’hui.
Réduire les coûts, assouplir les exigences vestimentaires, ouvrir des espaces de plaidoyer réel, instaurer des mécanismes d’évaluation : voilà des pistes concrètes.
Le 8 mars n’est pas un tissu. Il est un héritage. Un héritage né de luttes, de sacrifices, de résistances silencieuses. Le transformer en événement élitiste serait une trahison de son essence. »

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »

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« pendant que le pays s’enlise, la classe politique s’écharpe sur les réseaux »
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Le deuxième vice-président national du Social Democratic Front (SDF), Louis Marie Kakdeu, appelle la classe politique camerounaise à recentrer le débat sur les problèmes économiques et sociaux du pays, dénonçant une vie politique qu’il estime de plus en plus dominée par les querelles sur les réseaux sociaux.

Dans une tribune publiée samedi, intitulée « Le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille », l’économiste et universitaire estime qu’une partie de l’opposition consacre désormais davantage d’énergie aux affrontements entre personnalités qu’aux propositions destinées à répondre aux difficultés quotidiennes des Camerounais.

« Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux », écrit-il.

Louis Marie Kakdeu cite notamment les difficultés liées aux infrastructures routières, aux approvisionnements en gaz, au coût de la vie et au chômage. Il déplore que ces sujets suscitent, selon lui, moins d’attention sur les réseaux sociaux que les polémiques entre responsables politiques.

Lire la tribune de Louis Marie Kakdeu :

« Cameroun : le clash comme programme politique, ou comment le régime dort tranquille

Coup de gueule : Pendant que le pays se noie, s’éteint et s’enlise, une néo-classe politique s’écharpe sur les réseaux sociaux. Le pouvoir n’a même plus besoin de se défendre. Les informations sur la mauvaise gouvernance du pays font beaucoup moins de bruit que la querelle de personnes. Ce n’est pas un accident. C’est un système. Et la néo-opposition dite « radicale » a pour mission d’aider le régime en place à distraire le peuple.

Une distraction regrettable

L’on met désormais 4 heures de temps en voiture entre Douala (Yassa) et Edéa (moins de 50 km), mais le citoyen qui est assis au fond d’un bus crasseux dans lequel il pleut ne se plaindra ni de la pluie qui tombe sur sa tête, ni de l’état de la route en dégradation avancée. Il cherche plutôt à sauver son téléphone et à se plaindre des problèmes de connexion internet qui l’empêchent de suivre en direct les clashes sur les réseaux sociaux : on y parle de tout sauf des milliers de Camerounais qui meurent sur les routes, de la pénurie de gaz, de la cherté du coût de la vie, du chômage massif, etc. On ne parle pas de ce qui accable le régime et qui concerne la vie quotidienne des citoyens. L’image de ce paradoxe camerounais est que les chômeurs ont voté le 12 octobre 2025 pour le ministre qui les a maintenus au chômage et qui leur a servi le bluff.

Le clash comme programme

Nous avons désormais une vie politique rythmée par des querelles, pas par des idées. Depuis la présidentielle d’octobre 2025, qu’a-t-on surtout débattu ? Des rumeurs de mœurs, des histoires d’argent, des « révélations » sans preuve et des audios « fuités ». Elles font cliquer, mais elles n’ont jamais produit un kilomètre de route ni un litre d’eau. Des procès en trahison sont le sport favori de certains. Il s’agit des débats sur la moralité des personnalités politiques comme s’il y avait un seul « saint » sur terre : « Que celui ou celle qui est saint(e) jette en premier la pierre sur l’autre ! ».

Vous voyez des gens dont les vies sont entièrement sales qui estiment que la vie des autres est sale. Un vrai paradoxe camerounais. On estime que la vie des personnalités politiques doit être « propre » comme si l’on était au ciel ou comme si l’on interdisait à certains d’être aussi « personnalités politiques » ou de le devenir pour monter le bon exemple. Une posture caractéristique d’un déficit criard d’engagement citoyen au Cameroun. Chaque jour, une part de l’énergie militante est dépensée à partager, commenter ou démentir des rumeurs.

Qui profite du bruit ?

La réponse est simple : le pouvoir en place. Un régime qui dure depuis plus de quarante ans n’a qu’un ennemi sérieux : le bilan. Tout débat sur les résultats l’oblige à répondre du délestage, du prix de l’eau, des chantiers inachevés, des budgets engloutis. Il n’a donc qu’un intérêt : que le débat porte sur autre chose. Chaque polémique entre néo-opposants lui offre ce cadeau. Avant les scrutins à venir, le régime affiche une retenue décrite comme de la discipline, pendant qu’une agitation désordonnée règne dans plusieurs camps de la néo-opposition. Le pouvoir peut se taire : la néo-opposition parle à sa place, et parle d’elle-même.

C’est le point le plus douloureux. Une partie de la néo-opposition qui se dit « radicale » a fait de la posture un projet : la dénonciation permanente, l’anathème contre ceux qui participent, le boycott érigé en principe, le « tout ou rien ». Elle vit du clash parce que le clash produit de l’audience, et l’audience passe pour une légitimité. Or, ni l’une ni l’autre ne remplacent une offre politique.

Le résultat est mécanique : Tant que « radical » signifie « celui qui hurle le plus fort », il n’y a ni programme chiffré, ni équipe prête à gouverner, ni ancrage local durable. Et le régime peut se présenter comme le seul acteur capable de gérer un État. On ne renverse pas un système avec des punchlines : on l’use par des propositions. Et c’est mon message principal aux citoyens camerounais. Je ne m’attends pas à être entendu ; je ne suis pas dupe. Mais je joue mon rôle.

À l’inverse, l’opposition authentique, celle qui fait le travail patient (élus locaux, programmes sur l’eau, l’énergie, la décentralisation, contre-budgets, contrôle de l’action gouvernementale), n’a ni les plateaux ni les partages. On dit de cette opposition qu’elle est invisible dans l’espace public qui récompense le scandale. Elle est pourtant la seule à préparer l’alternance et l’alternative pour de bon, celle qui permettra de gouverner ensuite et de gouverner utilement.

Le Cameroun n’a pas besoin d’un feuilleton de plus. Il a besoin d’eau, de courant, de routes, de caniveaux qui ne débordent pas. Tant que les acteurs politiques préféreront le buzz et le bluff, les Camerounais continueront de payer la note, et le régime dormira tranquille.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF

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Nouvelle aventure espagnole pour Raïssa Mbappé Etoundi

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Raïssa Mbappé Etoundi poursuit son aventure en Espagne. À 32 ans, l’attaquante camerounaise s’est engagée avec le CP Cacereño pour la saison 2026-2027, après une […]

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le CERAC remet 16 000 tables-bancs aux écoles

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le CERAC remet 16 000 tables-bancs aux écoles
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Le Cercle des amis du Cameroun (CERAC) a remis samedi 16 000 tables-bancs aux écoles primaires publiques du département du Mayo-Louti, dans la région du Nord, ainsi que des intrants agricoles, du matériel de production et divers appuis au Centre de promotion de la femme et de la famille de Guider.

La cérémonie s’est tenue dans la cour de l’école publique de Sanguéré, en présence notamment du gouverneur de la région du Nord, Jean Abate Edi’i, du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbaïrobé, et du préfet du Mayo-Louti, Tam Likeng Richard Marcel.

La délégation du CERAC était conduite par le Dr Grace Dion Ngute, représentante personnelle de la Première Dame Chantal Biya, présidente fondatrice de l’organisation.

Au-delà des tables-bancs destinés aux établissements scolaires, l’appui comprenait notamment des intrants agricoles et du matériel de production. Des aides multiformes ont également été accordées au Centre de promotion de la femme et de la famille de Guider.

La cérémonie a été ponctuée de danses, de prestations culturelles et de sketchs présentés par les bénéficiaires. Plusieurs intervenants ont salué une initiative qui, selon eux, répond à des besoins particulièrement importants dans le département.

Les bénéficiaires ont exprimé leur gratitude à la Première Dame pour ces différents appuis, présentés comme un soutien aux communautés locales, notamment dans les domaines de l’éducation, de l’agriculture et de l’autonomisation des femmes.

La rencontre s’est déroulée en présence des autorités administratives, traditionnelles et religieuses ainsi que de plusieurs élites du Mayo-Louti.

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