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un rapport alerte sur un « code rouge » du journalisme de santé

Le journalisme de santé en Afrique traverse une crise majeure, menacé par des coupes budgétaires, un manque de ressources et une pression croissante liée aux urgences sanitaires, selon un rapport publié jeudi par FINN Partners.
Intitulé Rapport 2026 sur les tendances des médias de santé en Afrique, le document évoque un véritable « code rouge » pour l’information sanitaire sur le continent, au moment même où les défis de santé publique s’intensifient.
Basée sur les contributions de journalistes et d’éditeurs issus de onze pays africains, l’étude souligne que les rédactions doivent couvrir simultanément la progression des maladies chroniques — cancer, diabète, troubles mentaux —, les flambées d’épidémies et les conséquences sanitaires du changement climatique, souvent avec des moyens réduits.
Selon les auteurs, la réduction des financements internationaux constitue l’une des principales menaces. Les modifications des priorités des bailleurs occidentaux obligent les pays africains à repenser leur souveraineté sanitaire et leurs modèles de financement, tandis que les journalistes peinent à traduire ces changements en impacts concrets pour les populations.
« Lorsque le journalisme manque de ressources, la santé publique en pâtit », a déclaré Peter Finn, dirigeant de l’agence, soulignant le rôle central des médias dans la confiance du public et l’efficacité des systèmes de santé.
« Ce rapport est plus qu’une analyse des tendances ; c’est un appel à l’action. Il invite les agences, les ONG, les gouvernements, les entreprises et les professionnels des médias à repenser le rôle de la communication dans l’avancement de la santé mondiale. Il nous encourage à considérer les journalistes non pas simplement comme des canaux d’information, mais comme des collaborateurs essentiels pour renforcer la sensibilisation, favoriser la redevabilité et consolider la résilience », a fait savoir Peter Finn.
Malgré ce contexte difficile, le rapport met en évidence une évolution positive : l’émergence d’un journalisme de santé davantage fondé sur les données, les solutions et l’expertise africaine. Les professionnels des médias appellent notamment à un meilleur accès aux informations fiables et aux spécialistes locaux, afin de produire des récits ancrés dans les réalités du continent.
« En répondant aux besoins concrets des journalistes, depuis un meilleur accès aux données jusqu’aux ressources pour l’investigation, nous pouvons construire les partenariats stratégiques nécessaires pour garantir que les récits de santé africains soient exacts, percutants et portés par les experts qui les connaissent le mieux », plaide Sharon Quntai, spécialiste des relations médias et de la communication.
Plus largement, l’étude décrit un paysage médiatique à un tournant critique, marqué par la montée des maladies non transmissibles et la persistance des risques épidémiques, dans un contexte de ressources en baisse. Elle souligne que la qualité de l’information sanitaire peut influencer directement les décisions politiques, la perception du public et, à terme, les résultats de santé.
Selon Ben Deighton, président de la Fédération mondiale des journalistes scientifiques, « le système mondial de santé repose sur un journalisme scientifique rigoureux pour mettre en lumière les résultats de la recherche, renforcer la compréhension du public des travaux scientifiques en santé et favoriser des politiques publiques fondées sur la science. Cela crée un cercle vertueux dans lequel le public et les décideurs comprennent l’importance de la science, ce qui conduit à des investissements accrus dans les infrastructures scientifiques et, en retour, à de meilleurs résultats de recherche ».
Le rapport se conclut par un appel aux gouvernements, aux ONG et aux bailleurs à investir davantage dans le journalisme local et à renforcer la collaboration avec les médias, considérés comme des acteurs essentiels de la santé publique sur le continent.
« Les conclusions de ce rapport reflètent la réalité du terrain », a déclaré Sheriff Bojang, journaliste à The Africa Report. « Les journalistes sont désireux de raconter des histoires à fort impact, mais sont souvent freinés par un manque de ressources et d’accès à des experts locaux crédibles. Nous dépassons désormais la simple reprise d’études occidentales ; la priorité est aujourd’hui de contextualiser l’actualité mondiale de la santé pour montrer comment elle affecte nos communautés. Ce rapport fournit une feuille de route essentielle sur la manière dont les organisations de santé peuvent soutenir les médias afin que des informations exactes, potentiellement vitales, parviennent au public. »
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Blériot Nyemeck raconte comment Parfait Ayissi a perdu son poste de DG

Blériot Nyemeck est revenu sur les circonstances qui ont conduit au départ de Parfait Ayissi de la direction générale d’Info TV.
Invité de l’émission Obama Times ce dimanche 1ᵉʳ novembre 2026, diffusée sur A1 TV et présentée par Ernest Obama, il a notamment évoqué les sollicitations répétées du promoteur de la chaîne, Dieudonné Mveng, pour qu’il prenne la tête de la télévision, ainsi que l’incident survenu lors de la couverture de la Coupe André Onana à Oveng.
Selon son témoignage, Dieudonné Mveng lui aurait proposé de devenir directeur général d’Info TV environ six mois après son arrivée au sein de la chaîne. Une proposition qu’il affirme avoir refusée à plusieurs reprises, alors que Parfait Ayissi occupait déjà cette fonction.
« On est resté dans cette discussion pendant 18 mois », a déclaré Blériot Nyemeck, expliquant avoir finalement accepté après une longue période de réticence, en raison de difficultés de fonctionnement qu’il dit avoir observées au sein de la chaîne.
Cameroun Actuel vous propose cet extrait de l’interview de Blériot Nyemeck sur A1 TV :
Blériot Nyemeck : Six mois après mon arrivée à Info TV, M. Dieudonné Mveng me propose de devenir directeur général d’Info TV. Alors que Parfait Ayissi est directeur général, je lui dis non, ce n’est pas possible. Il me dit non, je lui dis ce n’est pas possible.
On est resté dans cette discussion pendant 18 mois. C’est au 18ᵉ mois, pour une raison que je vais évoquer ici, que j’ai fini par accepter.
Ernest Obama : Pourquoi vous avez accepté ?
Alors, Dieudonné Mveng décide chaque fois qu’il y a un problème, chaque fois qu’il y a un malentendu, avec Parfait Ayissi, il m’en parle et je lui dis : « Il faut en parler à Parfait. » Il me dit non, il s’en plaint, il se plaint de beaucoup de petites choses, mais notamment du fait que Parfait, dès que les émissions sont finies, il rentre directement, il quitte l’Info TV.
Ernest Obama : Mais est-ce qu’il travaille là-bas ?
Blériot Nyemeck : Non, il était directeur général.
Ernest Obama : Mais le directeur ne doit pas rester au bureau tout le temps ?
Blériot Nyemeck : Non, non, le directeur suit la télé. Je ne parle pas du CEO, à moins que… Moi, c’est mon directeur qui gère au quotidien.
Donc, Dieudonné Mveng a besoin d’un directeur général présent, opérationnel. Alors, Parfait fait cela et Dieudonné pense qu’il doit s’en séparer. Je lui dis non.
Un jour, même Parfait et moi, nous discutons, on est allé lui dire que Nyemeck est en train… Je lui dis non, il n’en est rien. Dieudonné m’a proposé, je n’ai pas accepté.
Il se produit un événement un jour, lors de la coupe André Onana, à Oveng. Aristide Manda, je cite les contemporains, vient voir Parfait Ayissi. Il lui dit : Je veux que Info TV vienne couvrir l’événement.
Ils s’entendent et puis Aristide Manda verse ce qu’il faut pour la couverture. Il lui dit : « Mais je veux aussi que Blériot et toi soyez là, à mon nom. » Il donne à Parfait son carburant et il dit à Parfait : « Bon, tu remets ceci à Blériot. »
Parfait Ayissi me remet mon carburant, on va à Oveng. Quand l’équipe d’Info TV va à Oveng et à la fin de la cérémonie, l’équipe d’Info TV a des problèmes pour rentrer parce qu’on ne leur a pas donné leur argent de transport.
Ernest Obama : Qui n’a pas donné ?
Blériot Nyemeck : Parfait Ayissi ne leur a pas donné l’argent de transport. Et l’un des beaux-frères de Parfait est de la délégation, son beau-frère, le cousin à sa femme. Donc, les gars,
Ernest Obama : Est-ce qu’il avait vraiment reçu les frais de transport ?
Blériot Nyemeck : Il les avait reçus. Peut-être qu’il n’a jamais su.
Ernest Obama : Peut-être qu’il a oublié…
Blériot Nyemeck : J’ai dit à Dieudonné, tu aurais dû lui dire pourquoi tu l’as enlevé DG. Donc, alors, les gars, finalement, Aristide leur donne 10 000. Ils rentrent.
Quand ils arrivent, Dieudonné Mveng il décide que l’élément ne va pas passer. Aristide, qui a des accords avec André Onana, se rend compte. Il essaie d’appeler Dieudonné Mveng, Dieudonné Mveng ne le prend pas au téléphone.
Il est dépité. Il me joint. Il me dit Mais voici ce qui s’est passé. Tu sais, maintenant, le PDG m’insulte. Il dit que j’ai méprisé ses collaborateurs…
Je demande au PDG d’écouter Aristide ? Aristide Manda lui explique ce qui s’est passé et Dieudonné Mveng m’appelle et il me dit : je vais licencier Parfait Ayissi et je vais le relever de ses fonctions ce soir.
J’essaie encore de faire la médiation. Rien. […] Et Dieudonné, me dit : « Tu deviens DG. » Jamais de la vie, je ne peux pas remplacer Parfait Ayissi.
Et je lui suggère quelqu’un qui devrait le remplacer, puisqu’il est déjà décidé. Je lui suggère une femme qui avait été DGA. Il me dit non. Et lui-même propose une certaine Ilouga Hermine qu’il nomme.
Alors Parfait me reproche le fait que je ne l’ai pas prévenu des échanges que j’avais eus avec Dieudonné Mveng, sachant qu’on allait le relever de ses fonctions.
Mais je lui dis non, je ne pouvais pas revenir te dire que même si je te l’avais dit, qu’est-ce que cela aurait changé ? Parfait est donc relevé de ses fonctions de DG.
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