Actualités locales
quand a eu lieu l’arrestation de Ruben Um Nyobe ?

D’aucuns situent l’arrestation de Ruben Um Nyobè à Boumnyebel dans le Centre du Cameroun, le 23 février 1957. D’autres sources contredisent cette date sans donner plus de précisions sur une qui soit plus vérifiable. Mais les gens sont unanimes que le « Mpodol », porte-parole du peuple Bassa et leader de l’Union des populations du Cameroun, UPC, trouvera la mort à Boumyébèl dans le Nyong-et-Kellé, le 13 septembre 1958.
Lire le texte du journaliste camerounais Télesphore Mba Bizo :
Aperçu biographique
Un grand guide se reconnaît à son impact. « Mpodol » est l’autre nom de Ruben Um Nyobè. C’est un terme bassa, l’une des communautés qui peuple le Cameroun dans les régions du Centre, du Littoral et du Sud. Ruben Um Nyobè est celui qui porte la parole.
Le « Mpodol »est donc celui qui connaît les usages, respecte les tabous, comprend les symboles et traduit les aspirations de la communauté dans les discours, les négociations ou les rassemblements. C’est une figure de confiance, un gardien de la mémoire collective et un médiateur entre les individus et le groupe.
Ruben Um Nyobè déchire de ses cris de naissance le ciel de Song Mpeck en 1913. « Mpodol » sait lire et écrire. Il vit une enfance difficile dans le déchirement entre les pratiques traditionnelles bassa, fondées sur la parole et la hiérarchie communautaire, et les institutions coloniales françaises. Elles imposent un nouvel ordre qu’il estime injuste. Ces expériences lui forgent un sens de la justice et le préparent à engagement futur. Une action politique exceptionnelle distingue « Mpodol » dans le Cameroun des années 1940‑1950.
Fondateur de l’UPC
C’est le fondateur et leader de l’Union des populations du Cameroun (UPC) en 1948. Il a le mérite de transformer un mouvement politique embryonnaire en une force nationale capable de mobiliser villages et campagnes autour de l’idée d’indépendance et d’unité nationale.
Son éclat réside moins dans des exploits militaires que dans sa capacité à faire de la parole un instrument de résistance. Ruben Um Nyobè se montre également courageux quand il refuse de prendre la voie de la fuite lâche face à la traque des forces françaises suite à l’interdiction de l’UPC en 1955.
« Mpodol » s’installe dans la clandestinité à l’effet de coordonner la résistance à partir des forêts et des villages. Il transforme le sujet de la lutte pour l’indépendance en une cause nationale. Elle ne se limite pas à une élite urbaine. « Mpodol » l’enracine dans les communautés locales et le tissu socio-traditionnel. Ses discours et ses lettres, parfois publiés clandestinement, restent aujourd’hui des témoignages éclatants de sa vision stratégique et de son charisme.
Réunification, indépendance immédiate et totale
« Mpodol » est l’un des premiers artisans de l’idée d’un Cameroun uni, transcendant les divisions héritées du partage colonial entre le Cameroun français et le « Southern Cameroons » britannique. Il insiste sur la nécessité de rassembler tous les Camerounais autour de la souveraineté et de l’indépendance. « Mpodol » appelle à la solidarité entre communautés francophones et anglophones dans le but de poser les bases idéologiques de la future réunification du Cameroun en 1961. « Mpodol » marque l’histoire par son usage stratégique des instances internationales, en particulier l’Organisation des Nations Unies (ONU).
« Mpodol » : le tribun
Il porter la voix du peuple camerounais face à la colonisation française. Dès la fin des années 1940, il saisit l’importance des tribunes internationales pour dénoncer les abus et exiger l’indépendance immédiate du Cameroun. Ces interventions, bien que limitées par les contraintes de la colonisation et la surveillance des autorités françaises, lui permettent de donner une visibilité mondiale à la lutte camerounaise.
La réhabilitation de « Mpodol »
« Mpodol » reste absent des récits officiels en raison de son opposition à l’administration coloniale et de l’interdiction de l’UPC. Sous la présidence de Paul Biya, à partir des années 1990, s’amorce sa réhabilitation. Elle le reconnaît comme une figure historique centrale. Des commémorations, des publications et des travaux éducatifs valorisent désormais son rôle dans la mobilisation politique, la défense des droits des Camerounais et la promotion de l’unité nationale.
Cette reconnaissance officielle permet de réinscrire sa mémoire dans le récit historique du pays, d’étudier son influence sur les générations suivantes et de considérer son parcours comme un exemple d’engagement politique dans le Cameroun d’avant et d’après l’indépendance. Le guide voit plus loin. Mais il avance au même rythme que ceux qu’il accompagne.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Manchester United au bord de l’explosion : un grand ménage se prépare, plusieurs cadres sur le départ ?
Rien ne va plus à Manchester United. Après une nouvelle contre-performance face à Chelsea (2-0), le club mancunien traverse une période particulièrement délicate. Et cette […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Coopération : Washington privilégie les projets offrant des débouchés aux entreprises américaines au Cameroun

(Investir au Cameroun) – Washington privilégie au Cameroun les projets prêts à démarrer, associant une entreprise américaine et offrant à celle-ci des débouchés directs. Sophia Lalani, conseillère principale auprès de la commission des affaires étrangères du Sénat américain, l’a expliqué le 22 octobre 2026 à Douala devant la Chambre de commerce américaine au Cameroun (AmCham), selon le compte rendu de la chambre.
Selon l’AmCham, Lalani a expliqué que les réformes de gouvernance soutenues de longue date par Washington avaient davantage profité aux entreprises d’autres pays qu’aux entreprises américaines.
Cette politique prolonge la doctrine « Trade, not aid » (« Le commerce plutôt que l’aide »), présentée le 14 mai 2025 à Abidjan par Troy Fitrell, alors responsable des affaires africaines au département d’État de Donald Trump. Objectif : accroître les exportations et investissements américains en Afrique. Selon Fitrell, les ambassadeurs sont évalués sur la défense des entreprises américaines et les contrats conclus, la diplomatie commerciale devenant prioritaire. Washington veut lever, avec les États africains, les obstacles réglementaires aux marchés publics et investissements signalés par le secteur privé.
Près de 4 000 milliards de FCFA d’opportunités
Le premier Dialogue économique et commercial bilatéral, tenu le 27 août 2026 à Yaoundé, a recensé environ 7 milliards de dollars (près de 4 000 milliards de FCFA) d’opportunités. Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, et Sarah Troutman, sous-secrétaire d’État adjointe américaine aux affaires africaines, ont coprésidé la rencontre. Selon le ministère, neuf entreprises américaines y ont exprimé des intentions de financement : barrage de Grand Eweng (3,5 milliards de dollars), aéroport moderne à Douala (2 milliards), minerais critiques et infrastructures numériques.
Ces montants ne sont pas des investissements réalisés. Études, financements et accords restent, selon les projets, à finaliser. Les deux pays ont convenu d’échanger sur la fiscalité, les infrastructures logistiques et la réglementation minière avant un nouveau dialogue prévu aux États-Unis en 2027.
Santé : l’aide doit aussi ouvrir des marchés aux fournisseurs américains
Dans « America First Global Health Strategy » (septembre 2025), le département d’État veut utiliser l’aide sanitaire pour ouvrir des marchés aux produits et technologies américains. Pendant l’exercice budgétaire 2024, Washington a acheté plus de 120 millions de dollars de tests diagnostiques à des entreprises américaines, dont Abbott, Cepheid et Hologic. Ce chiffre est mondial, non camerounais. La stratégie favorise les partenariats entre fabricants et laboratoires publics ou privés des pays aidés.
À Douala, selon l’AmCham, un groupe pharmaceutique a présenté un modèle associant équipements de diagnostic, contrats de service avec les ministères de la Santé, formation du personnel et transport des échantillons. Ces plateformes servent notamment au dépistage du VIH, de la tuberculose, des hépatites et du cancer du col de l’utérus. Ce modèle fonctionnerait déjà dans plusieurs pays africains avec l’appui du PEPFAR et du Fonds mondial.
Ce partenariat reste à négocier au Cameroun. L’AmCham envisage des échanges avec les équipes locales du PEPFAR et des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Aucun financement, contrat ou calendrier de déploiement n’a été précisé.
La priorité commerciale n’exclut pas les dons. Le 1er octobre 2026, les deux pays ont signé un accord de don relatif aux objectifs stratégiques de leur coopération sanitaire jusqu’en 2030. Selon le ministère de l’Économie, près de 510 milliards de FCFA pourraient être mobilisés de 2026 à 2030 : environ 240 milliards de contribution américaine et jusqu’à 270 milliards de ressources camerounaises. Il vise les laboratoires, la surveillance épidémiologique et l’approvisionnement pharmaceutique, sans financement établi pour le projet présenté à l’AmCham.
Fiscalité, formalités et visas : les obstacles
Le 22 octobre, des participants ont évalué à 15 000-20 000 dollars l’installation d’un investisseur étranger, sans détailler les coûts. Ils ont aussi signalé les déclarations trimestrielles obligatoires, même sans activité, et des lois difficiles à appliquer faute de textes réglementaires. Le guide du département américain du Commerce (10 avril 2026) cite, au Cameroun, fiscalité complexe, lenteurs administratives, marchés publics difficiles d’accès et retards de paiement de l’État.
Les difficultés d’obtention de visas américains ont été soulevées ; l’ambassade a rappelé les règles migratoires américaines. L’AmCham recommande une expertise locale dès la préparation des projets. Restent à définir pour le projet pharmaceutique : partenaires publics, contrats, financement des équipements et organisation des diagnostics.
Ludovic Amara
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
« Il n’était plus au niveau » : Erik ten Hag lance une nouvelle pique à Cristiano Ronaldo
La rivalité entre Erik ten Hag et Cristiano Ronaldo est loin d’être oubliée. Plus de trois ans après leur séparation à Manchester United, l’ancien entraîneur […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Sports2 years agoA. Song ⁚ >

Actualités locales8 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !

Sports2 years agoCameroun ⁚ les clubs déjà sous pression
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun















