Connect with us

Actualités locales

Lettre ouverte du collectif des Docteurs/Ph.d indignés sans emploi de la région du Nord

Published

on

Lettre ouverte du collectif des Docteurs/Ph.d indignés sans emploi de la région du Nord
Spread the love

Objet : Dénonciation de l’insouciance de l’ensemble des élites de la région du Nord face à la marginalisation des filles et des fils de la région dans les recrutements des Assistants à l’Université de Garoua et appel à la mobilisation pour l’équité et la justice sociale.

Aux Honorables Députés, Sénateurs, Autorités Régionales, Municipales, Communales Traditionnelles, et à l’ensemble des élites originaires de la région du Nord,

Messieurs,

Nous, membres du Collectif des Docteurs/Ph.D indignés sans emploi de la région du Nord, venons par la présente, dans un élan républicain et citoyen, attirer votre attention sur une situation qui interpelle notre conscience collective et compromet dangereusement l’avenir de notre jeunesse et l’équilibre de notre région.

Notre démarche, loin de toute velléité de confrontation, se veut un cri de cœur, un appel à la prise de conscience et une invite à l’action responsable.

Vu le préambule de la Constitution du 18 janvier 1996, qui garantit à tous les citoyens la protection de leurs droits fondamentaux et consacre le principe d’égalité devant la loi et les opportunités, sans discrimination.

Vu le Décret No 2000/696/PM du 13 septembre 2000, instituant la politique de l’équilibre régional, socle de notre vivre-ensemble et gage d’une intégration nationale harmonieuse.

Considérant la politique constante du Chef de l’État, Son Excellence Paul BIYA, visant la promotion de l’emploi des jeunes, la réduction du chômage et la lutte contre toutes les formes d’exclusion.

Considérant les résultats éloquents des dernières vagues de recrutement spécial dans les trois nouvelles Universités d’Etat (Bertoua, Ebolowa, Garoua) ; et des deux derniers remplacements numériques à l’Université de Garoua.

Force est de constater, avec une profonde amertume, que la région du Nord, notre région, est systématiquement reléguée au second plan lors des différentes phases de recrutement des Assistants à l’Université de Garoua.

Les chiffres sont, comme vous le savez, implacables et éloquents :

Lors de la dernière vague de recrutement spécial dans les trois nouvelles Universités d’Etat (Bertoua, Ebolowa, Garoua), les régions voisines de l’Adamaoua et de l’Extrême-Nord ont littéralement « damé le pion » à la région du Nord, en termes de représentation et de nombre de postes obtenus.

Les phases de recrutement se succèdent et se ressemblent, laissant sur le carreau une multitude de nos filles et fils, pourtant hautement qualifiés (Docteurs/Ph.D), compétents et légitimes à occuper ces postes, notamment ceux d’Assistants.

La cible de notre indignation c’est l’insouciance et l’indifférence de nos propres élus.

Messieurs, c’est avec un profond sentiment d’injustice et de désarroi que nous pointons du doigt l’insouciance, l’indifférence, l’inertie et le laxisme de l’ensemble des élites originaires de la région du Nord.

Où sont nos députés lorsque les listes d’aptitude sont dressées ?

Où sont nos sénateurs lorsque les quotas sont discutés et attribués ?

Où sont nos autorités traditionnelles, municipales et communales pour interpeller, suggérer, et exiger que les filles et fils de la région bénéficient non pas d’un traitement de faveur, mais de la défense de l’intérêt général de la région.

Ce silence collectif est assourdissant et préjudiciable. Il est perçu comme une caution tacite à la marginalisation de notre jeunesse savante.

Si cette situation perdure, le scénario est hélas prévisible :

L’Université de Garoua, fonctionnera dans les prochaines années sans ses propres filles et ses propres fils.

Nos cadets, les étudiants actuellement en thèse ou aspirant à s’y inscrire, seront privés de modèles et d’encadrement endogènes. Les prochaines inscriptions en thèse risquent de se faire sans que les candidatures de nos enfants ne soient valablement défendues et prises en compte.

Ce constat est tout simplement inacceptable et contraire aux idéaux de justice, d’équité et d’équilibre régional chers à notre Nation.

Par conséquent, le collectif demande et sollicite une mobilisation citoyenne et républicaine

Chers élites, nous ne sommes pas vos concurrents. Nous sommes vos filles, vos fils, les fruits des efforts éducatifs de notre région. Nous vous tendons la main, non pour un rapport de force, mais pour un sursaut collectif.

Nous vous demandons solennellement, dans un esprit républicain et respectueux :

De prendre conscience de l’urgence et de la gravité de la situation.

De vous mobiliser activement pour défendre valablement l’intérêt général de notre région, en usant de vos prérogatives et de votre influence pour que le principe d’équité soit effectivement respecté dans les processus de recrutement à l’Université de Garoua.

De veiller attentivement à ce que, lors des prochaines inscriptions en thèse et des futurs recrutements des Assistants, les candidatures des filles et fils compétents de la région du Nord soient examinées avec la bienveillance et l’attention qu’elles méritent.

Nous vous appelons à cesser d’être des spectateurs passifs pour devenir les acteurs proactifs du développement et de la promotion de notre région.

Nous comptons sur votre sagesse, votre patriotisme et votre attachement pour que les choses changent enfin en faveur de la région du Nord.

Le temps n’est plus aux discours et aux promesses fallacieuses. Il est aux actes. Nous attendons de vous une prise de position claire, publique et responsable. Nous restons disponibles pour échanger avec vous et contribuer, par notre expertise, à toute initiative visant à corriger durablement cette situation. Nous espérons que cette interpellation trouvera un écho favorable dans vos consciences et vos actions.

Fait à Garoua, le 20 février 2026.

Pour le Collectif des Docteurs/Ph.D indignés sans emploi de la région du Nord,

Contacts : (00237) 690999729/688564666

Collectif des Docteurs/Ph.DCollectif des Docteurs/Ph.D Collectif des Docteurs/Ph.DCollectif des Docteurs/Ph.D Collectif des Docteurs/Ph.DCollectif des Docteurs/Ph.D

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Actualités locales

« il faut appeler la colère de DIEU sur les fraudeurs aux élections ! »

Published

on

« il faut appeler la colère de DIEU sur les fraudeurs aux élections ! »
Spread the love

L’homme politique Abdouraman Babba pense que les Camerounais doivent récupérer leur souveraineté lors des élections législatives et municipales.

Ce lundi 2 novembre 2026, l’homme politique Abdouraman Hamadou Babba a publié une sortie avec les prochaines élections législatives et municipales. Il y dénonce ceux qui ont fraudent et pense que c’est l’occasion pour le peuple de reprendre sa souveraineté.

Retrouvez ci-dessous sa tribune.

Il faut appeler la colère de DIEU sur les fraudeurs aux élections !

Les élections législatives et municipales qui se profilent à l’horizon constituent une nouvelle occasion pour le Peuple camerounais de tenter de récupérer sa souveraineté d’abord confisquée par les colons et ensuite par leurs héritiers actuellement au pouvoir.
Si cette confiscation du pouvoir souverain du peuple camerounais de désigner ses dirigeants perdure depuis des décennies, c’est à cause de la fraude organisée lors des différents processus électoraux.

C’est donc sur les éléments de la chaîne de cette fraude, qui va des petites mains au sein du Parti-État jusqu’aux institutions chargées d’organiser et de garantir la sincérité des votes, qu’il faut appeler la malédiction divine.

L’Évangile interdit formellement la fraude sous toutes ses formes : « Celui qui se livre à la fraude n’habitera pas dans ma maison ; celui qui dit des mensonges ne subsistera pas en ma présence. » (Psaume 101, verset 7).

Dans le Coran, la sourate 83 intitulée « Al-Mutaffifin (Les Fraudeurs) » commence par une mise en garde sévère : « Malheur aux fraudeurs », avant de rappeler la réalité de la résurrection le Jour du Jugement : « Ceux-là ne pensent-ils pas qu’ils seront ressuscités, en un jour terrible, le jour où les gens se tiendront debout devant le Seigneur de l’Univers ? »

Maudits donc soient les fraudeurs aux prochaines élections législatives et municipales au Cameroun !

Toutes les partisanes et tous les partisans du changement au Cameroun sont donc invités à agir en élevant des prières, chaque jour, pour demander à DIEU de punir sévèrement, ici-bas et dans l’au-delà, tous ceux qui frauderont ou faciliteront la fraude lors des prochaines élections législatives et municipales.
Abdouraman Hamadou Babba
Citoyen Camerounais

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Actualités locales

Joseph Dion Ngute représente Paul Biya au 28ᵉ sommet des Chefs d’Etat du Commonwealth à Antigua-et-Barbuda

Published

on

Spread the love

Le Premier ministre Joseph Dion Ngute a quitté Yaoundé pour se rendre à Antigua-et-Barbuda pour le 28ᵉ sommet des chefs d’Etat du Commonwealth. Selon un […]

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

Hiram Iyodi appelle à la vigilance face aux « grandes manœuvres » au sommet de l’État

Published

on

Hiram Iyodi appelle à la vigilance face aux « grandes manœuvres » au sommet de l’État
Spread the love

Le président national du Mouvement patriotique pour la prospérité du peuple (MP3), Samuel Hiram Iyodi, appelle le peuple camerounais à accroitre la vigilance au cours du mois de novembre 2026, mois qui annonce le « point d’achèvement des grandes manœuvres » au sommet de l’État.

C’est comme un chant d’appel à l’éveil populaire que le président national du MP3 entonne ce 1ᵉʳ jour du mois de novembre, jour dédié à la célébration de tous les saints à l’Église catholique. Hiram Samuel Iyodi sonne la cloche d’entrée dans le dernier virage de l’année 2026, période qui commande l’évaluation du chemin parcouru, et l’action pour l’atteinte des objectifs. Moment qui nécessite aussi une plus grande vigilance dans le domaine politique. En ce que le mois de novembre est, d’après l’homme politique, le mois de tous les dangers au Cameroun.

Il marque le premier anniversaire de la prestation de serment du président Paul Biya après la réélection en octobre 2025. Il est le sixième mois après « la modification constitutionnelle illégitime » instaurant le poste de vice-président. Au début de ce mois, l’ancien candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2025 constate un « statu quo au sommet de l’exécutif ». Une situation qui annonce « le point d’achèvement des grandes manœuvres » au sommet de l’État. Sans toutefois donner d’explications.

Pour ces raisons et bien d’autres, le président du MP3 recommande, outre la vigilance, de protéger l’avenir. De se préparer à préserver la souveraineté, à défendre le pouvoir que le peuple confie. De faire le choix de se battre pour une refondation de l’Etat portée par la volonté populaire. Plutôt que de subir en silence ces grandes manœuvres en vue de la reproduction du système gouvernant. D’empêcher qu’une « décision fabriquée par de sombres officines ne soit imposée » au peuple.

Hiram Samuel Iyodi, déjà inscrit dans la perspective de la tenue des prochaines élections législatives et municipales pour lesquelles il a annoncé sa candidature, lance un autre appel en direction des décideurs. Celui de convoquer le corps en ce mois de novembre. L’appel arrive alors que cette convocation est attendue au cours de la première décade de ce mois. Le parti a hâte d’aller conquérir des sièges. Lui qui s’active de part et d’autre pour étendre son ancrage territorial et pour mobiliser l’électorat.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici