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« Les “humanités” d’Achille Mbembe ne sont que l’instrument de l’endormissement du Noir » : Ousmanou Magadji

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« Les “humanités” d’Achille Mbembe ne sont que l’instrument de l’endormissement du Noir » : Ousmanou Magadji
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Selon cet observateur de notre landerneau, quand Achille Mbembe parle des « humanités », il fait allusion à une humanité ordonnée, égalitaire et juste, où le Noir serait enfin accepté.

Lire ici sa sortie :

CE QUE JE PENSE DU CONCEPT DES HUMANITÉS DE Achille Mbembe

​Laïndé-Garoua, dimanche 16 avril 2023

​Les intellectuels africains, francophones surtout, vouent un intérêt désarmant au culte de l’histoire, de la morale, de la culpabilisation et de la dette existentielle, bref, à la charité morale. Or, il n’y a pas de meilleure façon de tuer la vie chez les esprits faibles que de procéder de la sorte. En les montant sur les grands chevaux d’une humanité conforme, ces vaines exaltations les élèvent si haut qu’ils en viennent à perdre le sens de la vie elle-même.

​On dit que je fais dans l’exagération. Bien entendu, je pratique une exagération utilitaire et à dessein : je cherche à susciter par tous les moyens un éveil de conscience collective fondé sur des concepts nouveaux, capables de nous sortir de notre dépendance. Un éveil de conscience novateur et primordial pour les Africains. Un éveil qui ne doit plus dépendre de la morale ni des « humanités », ni de ces discours soporifiques puisés à outrance dans nos contrariétés passées, dont nous ne parvenons jamais à tirer les bienfaits.

​Au moins, je ne suis pas un mégalomane. Contrairement à ce « surinspiré » d’Achille Mbembe, dissolu dans des causes moralistes et universalistes dont la finalité n’est que l’avènement d’un monde idéalisé, un monde sans racisme ni discrimination. Bref, un monde merveilleux qui risque de ne pas arriver demain.

​Quand Achille Mbembe parle des « humanités », il fait allusion à une humanité ordonnée, égalitaire et juste, où le Noir serait enfin accepté. Mais il attend d’être respecté par ceux qui, en Occident, se battent pour rendre leurs propres sociétés meilleures. Ces penseurs ont pour ambition de rendre le monde meilleur, mais pas l’Afrique meilleure pour les Africains eux-mêmes. Dans ce domaine, ils brillent de mille feux, illuminant les nations occidentales de leur érudition, tandis que chez eux, leurs peuples croupissent dans les noirceurs de la misère mentale et existentielle.

​Utiliser la morale pour assouvir le désir malsain de dominer le Blanc, en s’adjugeant une supériorité morale tirée de l’esclavage et de la colonisation, est une démarche malhonnête et une calamité pour l’humanité. C’est de la filouterie intellectuelle, une profanation de l’université et un piétinement éhonté des souffrances de nos ancêtres. C’est une escroquerie mue par l’oisiveté de nos esprits les plus brillants. C’est cette supercherie que je combats. Leur manque de pragmatisme tue la volonté des Africains d’exister dignement par eux-mêmes, sans cette contribution dérisoire du passé.

​La morale est un luxe, une possibilité superfétatoire pour esprits repus. Elle n’est pas une nécessité vitale pour le faible ; en abuser l’amoindrit davantage, le rendant dépendant d’une règle que le plus fort s’empresse d’ignorer dès que l’urgence existentielle l’impose. La Chine, dans un esprit confucéen, a ignoré cette morale occidentale. Israël, avec habileté, a transformé la victimisation en un outil redoutable de progrès.

​Les intellectuels africains semblent avoir vendu leur âme aux débauches moralistes. L’esclavage et la colonisation sont pour eux des mines d’or au service de leur confort matériel. Ils exercent avec une application démoniaque l’art de la rhétorique, culpabilisant le Blanc comme si la vie de l’Afrique en dépendait entièrement. Leur morale nous a perdus.

​Nietzsche disait de l’intellect qu’il est un moyen de conservation pour les individus les plus faibles, ceux qui ne peuvent lutter « à coups de cornes ». C’est chez eux que l’art du travestissement, des masques et de la vanité atteint son sommet. Je souscris à cette réflexion : ce travestissement est total chez l’intellectuel africain francophone. Il porte en lui le « mal français », cette exaltation du monopole de l’universel, alors que ses congénères meurent de faim. Il n’y a pas plus Français qu’un intellectuel francophone.

​L’âme africaine est altérée par cette dépendance. L’intellectuel porte la responsabilité de rendre l’Africain robuste face à l’évolution darwinienne qui ne se soucie guère du faible. Nos penseurs ont transformé nos douleurs passées en rentes qu’ils exploitent à la manière des colons. Pour eux, la morale est l’Alpha et l’Oméga. Ils croient que la morale a fait l’homme, alors que c’est l’homme qui a inventé la morale, comme il a inventé la roue ou la bombe atomique.

​S’armer de la morale pour exister, c’est s’exposer techniquement à être dominé. C’est pourquoi nous avons la « supériorité morale » tandis que les autres ont la supériorité existentielle. Il est temps de nous libérer de ce carcan pour retrouver nos instincts de survie et nos forces animales d’exister. Pour cela, nous n’avons plus besoin de nos intellectuels.

​Ma devise pour cette morale de la survie est simple :

TRAVAIL – DISCIPLINE – COLLECTIVITÉ.

​Les « humanités » d’Achille Mbembe ne sont que l’instrument de l’endormissement du Noir. Je préfère la rigueur de la philosophie allemande, celle de Hegel et de Nietzsche, pour innover. Comme le disait Nietzsche, la libre pensée est une expédition dangereuse au milieu des glaciers ; ceux qui n’ont pas les jambes assez fortes se sentent offensés par sa simple mention.

​Je ne cherche pas à plaire. On m’invectivera, on me haïra. Sans nul doute que la génération actuelle d’Africains n’a pas le recul nécessaire ni la sagacité intellectuelle pour me comprendre. Seule la postérité aura la lucidité de me juger. Je ne me suis jamais senti aussi fort que dans l’adversité et l’isolement.

​Ousmanou Magadji

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Hiram Iyodi appelle à la vigilance face aux « grandes manœuvres » au sommet de l’État

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Hiram Iyodi appelle à la vigilance face aux « grandes manœuvres » au sommet de l’État
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Le président national du Mouvement patriotique pour la prospérité du peuple (MP3), Samuel Hiram Iyodi, appelle le peuple camerounais à accroitre la vigilance au cours du mois de novembre 2026, mois qui annonce le « point d’achèvement des grandes manœuvres » au sommet de l’État.

C’est comme un chant d’appel à l’éveil populaire que le président national du MP3 entonne ce 1ᵉʳ jour du mois de novembre, jour dédié à la célébration de tous les saints à l’Église catholique. Hiram Samuel Iyodi sonne la cloche d’entrée dans le dernier virage de l’année 2026, période qui commande l’évaluation du chemin parcouru, et l’action pour l’atteinte des objectifs. Moment qui nécessite aussi une plus grande vigilance dans le domaine politique. En ce que le mois de novembre est, d’après l’homme politique, le mois de tous les dangers au Cameroun.

Il marque le premier anniversaire de la prestation de serment du président Paul Biya après la réélection en octobre 2025. Il est le sixième mois après « la modification constitutionnelle illégitime » instaurant le poste de vice-président. Au début de ce mois, l’ancien candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2025 constate un « statu quo au sommet de l’exécutif ». Une situation qui annonce « le point d’achèvement des grandes manœuvres » au sommet de l’État. Sans toutefois donner d’explications.

Pour ces raisons et bien d’autres, le président du MP3 recommande, outre la vigilance, de protéger l’avenir. De se préparer à préserver la souveraineté, à défendre le pouvoir que le peuple confie. De faire le choix de se battre pour une refondation de l’Etat portée par la volonté populaire. Plutôt que de subir en silence ces grandes manœuvres en vue de la reproduction du système gouvernant. D’empêcher qu’une « décision fabriquée par de sombres officines ne soit imposée » au peuple.

Hiram Samuel Iyodi, déjà inscrit dans la perspective de la tenue des prochaines élections législatives et municipales pour lesquelles il a annoncé sa candidature, lance un autre appel en direction des décideurs. Celui de convoquer le corps en ce mois de novembre. L’appel arrive alors que cette convocation est attendue au cours de la première décade de ce mois. Le parti a hâte d’aller conquérir des sièges. Lui qui s’active de part et d’autre pour étendre son ancrage territorial et pour mobiliser l’électorat.

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Incendie à l’usine Metafrique Steel à Douala : 16 personnes grièvement brûlées !

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À Douala, un violent incendie s’est déclaré au petit matin de ce lundi 2 novembre 2026 dans les installations de l’entreprise Metafrique Steel, située dans […]

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l’Indice Ibrahim 2026 révèle une faible progression de 0,8 point en dix ans

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l’Indice Ibrahim 2026 révèle une faible progression de 0,8 point en dix ans
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L’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG) 2026, publié le 31 octobre par la Fondation Mo Ibrahim, révèle un paradoxe : les opportunités économiques et le développement humain progressent, mais la gouvernance globale n’a gagné que 0,8 point en dix ans.

La gouvernance en Afrique n’a progressé que de 0,8 point en dix ans, pour atteindre un score moyen de 50,1 sur 100 en 2025. C’est ce que révèle l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG) 2026, publié le samedi 31 octobre par la Fondation Mo Ibrahim.

Un résultat qui illustre un contraste frappant. Les fondements des opportunités économiques (+3,7 points) et le développement humain (+2,5 points) s’améliorent nettement, tandis que la sécurité et l’État de droit (-1,7 point), ainsi que la participation, les droits et l’inclusion (-1 point) reculent.

Autrement dit, l’Afrique crée davantage de richesse et améliore les conditions de vie, mais sans que cela se traduise par un renforcement équivalent de ses institutions, de sa sécurité et de sa démocratie.

Publié tous les deux ans, l’indice évalue la gouvernance dans les 54 pays africains à partir de 96 indicateurs issus de 51 sources de données. Regroupés en quatre grandes catégories, ils couvrent les dimensions politiques, économiques, sociales et sécuritaires de la gouvernance. Chaque pays reçoit une note sur 100.

Au classement 2025, les Seychelles arrivent en tête avec 78,6 points, devant Maurice (75) et le Cap-Vert (70,3). Le Maroc entre dans le Top 10, tandis que la Tunisie le quitte.

Plus inquiétant, sur la décennie, 23 pays ont enregistré un recul de leur gouvernance globale. Un signal fort pour les décideurs : sans État de droit, sans sécurité et sans inclusion, les progrès économiques risquent de rester fragiles et inégalement partagés.

Pour les investisseurs comme pour les citoyens, le message de l’IIAG 2026 est clair : la performance économique ne suffit plus. La qualité de la gouvernance est désormais la condition de la durabilité de la croissance africaine.

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