Actualités locales
BRT de Douala : 14 entreprises en lice pour les voies de rabattement, premières attributions attendues fin février

(Investir au Cameroun) – Dans le cadre du projet de Bus Rapid Transit (BRT) de Douala, 14 entreprises ont effectivement déposé des offres pour l’aménagement des voies de rabattement, selon une source au sein du Projet de mobilité urbaine de Douala (PMUD). Sur les 21 entreprises ayant acheté le dossier d’appel d’offres, sept ont soumissionné pour la construction des routes et sept pour le contrôle des travaux. Les soumissionnaires sont camerounais et internationaux, mais leur identité n’a pas été rendue publique, pour des raisons de confidentialité liées au processus de sélection prescrit par la Banque mondiale.
Les appels d’offres ont été lancés le 1er octobre 2025 et les résultats sont annoncés pour la fin du mois de février 2026, selon les informations disponibles. Les entreprises retenues devront exécuter un premier linéaire de 12,5 km, pour un montant de 4,7 milliards de FCFA. Le linéaire exact n’est toutefois pas encore arrêté. Il porte sur des voies de rabattement, c’est-à-dire un réseau de voiries urbaines connectées au système BRT, destiné à acheminer les usagers depuis les quartiers vers les stations et terminus, et inversement.
Un périmètre couvrant quatre arrondissements
Les travaux ciblent des tronçons situés dans les arrondissements de Douala 1er, 2e, 3e et 5e. Le cahier des charges prévoit des interventions multiples : réhabilitation de la chaussée, drainage, assainissement du réseau de collecte des eaux, amélioration de l’éclairage public, installation de systèmes de gestion du trafic, et relocalisation de réseaux (électricité, eau, téléphone). L’objectif est d’aligner ces voiries d’accès sur les standards d’un système de transport structurant, en réduisant les points de congestion autour des stations.
Concernant le corridor principal du BRT, les travaux sont programmés pour la fin d’année 2026. Le contrat de l’opérateur chargé d’assurer le transport devrait, lui, être signé en 2027. Le projet BRT de Douala est conçu autour de quatre lignes totalisant 27 km, 44 stations et quatre terminaux. Il intègre également environ 80 km de voies urbaines de rabattement.
L’ensemble du programme est estimé à 335,3 milliards de FCFA, dont 261 milliards financés par un prêt de la Banque mondiale. Le BRT est présenté comme un levier de transformation de la mobilité urbaine dans la capitale économique, avec une ambition affichée : améliorer durablement la fluidité du trafic.
Frédéric Nonos
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Hiram Iyodi appelle à la vigilance face aux « grandes manœuvres » au sommet de l’État

Le président national du Mouvement patriotique pour la prospérité du peuple (MP3), Samuel Hiram Iyodi, appelle le peuple camerounais à accroitre la vigilance au cours du mois de novembre 2026, mois qui annonce le « point d’achèvement des grandes manœuvres » au sommet de l’État.
C’est comme un chant d’appel à l’éveil populaire que le président national du MP3 entonne ce 1ᵉʳ jour du mois de novembre, jour dédié à la célébration de tous les saints à l’Église catholique. Hiram Samuel Iyodi sonne la cloche d’entrée dans le dernier virage de l’année 2026, période qui commande l’évaluation du chemin parcouru, et l’action pour l’atteinte des objectifs. Moment qui nécessite aussi une plus grande vigilance dans le domaine politique. En ce que le mois de novembre est, d’après l’homme politique, le mois de tous les dangers au Cameroun.
Il marque le premier anniversaire de la prestation de serment du président Paul Biya après la réélection en octobre 2025. Il est le sixième mois après « la modification constitutionnelle illégitime » instaurant le poste de vice-président. Au début de ce mois, l’ancien candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2025 constate un « statu quo au sommet de l’exécutif ». Une situation qui annonce « le point d’achèvement des grandes manœuvres » au sommet de l’État. Sans toutefois donner d’explications.
Pour ces raisons et bien d’autres, le président du MP3 recommande, outre la vigilance, de protéger l’avenir. De se préparer à préserver la souveraineté, à défendre le pouvoir que le peuple confie. De faire le choix de se battre pour une refondation de l’Etat portée par la volonté populaire. Plutôt que de subir en silence ces grandes manœuvres en vue de la reproduction du système gouvernant. D’empêcher qu’une « décision fabriquée par de sombres officines ne soit imposée » au peuple.
Hiram Samuel Iyodi, déjà inscrit dans la perspective de la tenue des prochaines élections législatives et municipales pour lesquelles il a annoncé sa candidature, lance un autre appel en direction des décideurs. Celui de convoquer le corps en ce mois de novembre. L’appel arrive alors que cette convocation est attendue au cours de la première décade de ce mois. Le parti a hâte d’aller conquérir des sièges. Lui qui s’active de part et d’autre pour étendre son ancrage territorial et pour mobiliser l’électorat.
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Incendie à l’usine Metafrique Steel à Douala : 16 personnes grièvement brûlées !
À Douala, un violent incendie s’est déclaré au petit matin de ce lundi 2 novembre 2026 dans les installations de l’entreprise Metafrique Steel, située dans […]
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l’Indice Ibrahim 2026 révèle une faible progression de 0,8 point en dix ans

L’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG) 2026, publié le 31 octobre par la Fondation Mo Ibrahim, révèle un paradoxe : les opportunités économiques et le développement humain progressent, mais la gouvernance globale n’a gagné que 0,8 point en dix ans.
La gouvernance en Afrique n’a progressé que de 0,8 point en dix ans, pour atteindre un score moyen de 50,1 sur 100 en 2025. C’est ce que révèle l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG) 2026, publié le samedi 31 octobre par la Fondation Mo Ibrahim.
Un résultat qui illustre un contraste frappant. Les fondements des opportunités économiques (+3,7 points) et le développement humain (+2,5 points) s’améliorent nettement, tandis que la sécurité et l’État de droit (-1,7 point), ainsi que la participation, les droits et l’inclusion (-1 point) reculent.
Autrement dit, l’Afrique crée davantage de richesse et améliore les conditions de vie, mais sans que cela se traduise par un renforcement équivalent de ses institutions, de sa sécurité et de sa démocratie.
Publié tous les deux ans, l’indice évalue la gouvernance dans les 54 pays africains à partir de 96 indicateurs issus de 51 sources de données. Regroupés en quatre grandes catégories, ils couvrent les dimensions politiques, économiques, sociales et sécuritaires de la gouvernance. Chaque pays reçoit une note sur 100.
Au classement 2025, les Seychelles arrivent en tête avec 78,6 points, devant Maurice (75) et le Cap-Vert (70,3). Le Maroc entre dans le Top 10, tandis que la Tunisie le quitte.
Plus inquiétant, sur la décennie, 23 pays ont enregistré un recul de leur gouvernance globale. Un signal fort pour les décideurs : sans État de droit, sans sécurité et sans inclusion, les progrès économiques risquent de rester fragiles et inégalement partagés.
Pour les investisseurs comme pour les citoyens, le message de l’IIAG 2026 est clair : la performance économique ne suffit plus. La qualité de la gouvernance est désormais la condition de la durabilité de la croissance africaine.
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