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l’ascension fulgurante d’un champion camerounais du cacao

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l’ascension fulgurante d’un champion camerounais du cacao
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Dans un Cameroun classé parmi les leaders mondiaux de production de fèves de cacao, la bataille ne se joue plus seulement dans les plantations, mais dans les usines de transformation. Et dans ce paysage industriel en pleine mutation, Africa Processing Company s’impose désormais comme un acteur incontournable.

Lire le texte de Shance Lion :

Classée dans le Top 5 des broyeurs industriels de cacao au Cameroun, aux côtés de SIC Cacaos et Chococam, l’entreprise doit son essor à la vision stratégique de sa promotrice, Lisette Claudia Tame NJAMBE.

D’une structure modeste à une industrie prospère

Sous sa direction, Africa Processing Company S.A. a connu une transformation spectaculaire. Partie d’une base modeste, l’entreprise réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires annuel supérieur à 1,7 milliard de FCFA, avec des revenus à dix chiffres enregistrés dès 2024.

Plus qu’une performance financière, c’est une véritable dynamique industrielle qui s’est installée, générant plus de 500 emplois directs et indirects, et contribuant activement à la valorisation locale du cacao camerounais.

Une stratégie industrielle assumée

En janvier 2025, l’entreprise inaugure une première usine de transformation à Okoa Maria, près de Mbankomo, dans la région du Centre. Cette unité, capable de broyer 4 000 tonnes de fèves par an et de produire un volume équivalent de produits transformés (beurre, poudre, masse de cacao), marque un tournant stratégique : passer du simple négoce à la transformation industrielle. Mais l’ambition ne s’arrête pas là.

Le 28 novembre 2025, Africa Processing Company inaugure une nouvelle usine dans la région de l’Est, à Dimako, l’un des bassins cacaoyers les plus dynamiques du pays. Installer l’outil industriel au plus près des plantations n’est pas un hasard : c’est une stratégie visionnaire visant à réduire les coûts logistiques, sécuriser l’approvisionnement et renforcer l’intégration locale de la chaîne de valeur.

Cap sur 2028 : une nouvelle dimension

L’entreprise prépare déjà l’ouverture d’une seconde unité plus grande à l’horizon 2028, confirmant son ambition de s’imposer durablement dans la transformation agro-industrielle.

Dans un secteur longtemps dominé par des multinationales et des acteurs historiques, Africa Processing Company joue désormais dans la cour des grands. La compétition l’oppose directement aux leaders du marché, mais elle incarne aussi une nouvelle génération d’industriels africains misant sur la transformation locale plutôt que sur l’exportation brute des matières premières.

Transformer au Cameroun, créer de la valeur au Cameroun

Dans un pays où le cacao représente une richesse stratégique, la montée en puissance d’acteurs nationaux comme Africa Processing Company illustre une évolution majeure : produire ne suffit plus, il faut transformer. Et sous la conduite de Lisette Claudia Tame Njambe, Africa Processing Company démontre qu’une vision entrepreneuriale audacieuse peut faire émerger un champion industriel capable de rivaliser avec les plus grands.

La performance de Africa Processing Company s’impose comme une réussite industrielle majeure, symbole d’une nouvelle génération de champions économiques nationaux, illustrant un parcours exemplaire d’industrialisation locale, constituant une contribution décisive à la souveraineté économique, un puissant levier d’industrialisation endogène, une démonstration éclatante du potentiel industriel camerounais et une percée remarquable dans un secteur longtemps dominé par les multinationales. Le cacao camerounais ne se contente plus d’être exporté. Il est désormais transformé sur place, créant richesse, emplois et souveraineté économique.

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Nasser al-Khelaïfi visé par une enquête préliminaire à Paris

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Nasser al-Khelaïfi se retrouve au cœur d’une enquête préliminaire à Paris pour une possible prise illégale d’intérêts. Le parquet de Paris a saisi la Brigade […]

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Cameroun – Comores : un quatuor nigérian désigné pour le choc de Garoua

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La rencontre entre le Cameroun et les Comores, comptant pour les éliminatoires de la CAN 2027, sera dirigée par un quatuor arbitral venu du Nigeria. […]

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Me Félicité Esther Zeifman ressuscite l’affaire du téléphone distrait de l’une des épouses du patron du Groupe L’Anecdote (Première partie)

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Me Félicité Esther Zeifman ressuscite l’affaire du téléphone distrait de l’une des épouses du patron du Groupe L’Anecdote (Première partie)
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Au cours de l’audience criminelle spéciale consacrée à l’examination in chief et à la cross-examination du 35ᵉ témoin, le lieutenant-colonel Dieudonné Bialo, chef du service central des recherches judiciaires (Scrj) de la gendarmerie nationale, les avocats des parties civiles ont fait ressurgir, ce mardi 15 septembre 2026, l’affaire des terminaux numériques manquants, dans lesquels seraient contenus des éléments liés à l’assassinat de l’ancien chef de chaîne d’Amplitude FM.

C’est Me Félicité Esther Zeifman qui, après avoir obtenu du 35ᵉ témoin du ministère public la définition de l’enquête environnementale contenue dans sa grille méthodologique, a posé au lieutenant-colonel Dieudonné Bialo la question de savoir s’il est au courant que Melissa Amougou Belinga avait distrait un iPhone lors du déroulement de l’enquête préliminaire.

L’officier supérieur de la gendarmerie nationale a répondu à cette question par l’affirmative, tout en indiquant que c’est grâce au tracking des terminaux numériques que les enquêteurs se sont rendu compte de l’incorporation du numéro de téléphone de la puce et du numéro IMEI de l’appareil de la concernée.

À la question de l’avocate des ayants droit de Martinez Zogo de savoir quelles sont les dispositions prises par la commission mixte d’enquête police/gendarmerie nationale pour retrouver ce téléphone distrait par l’épouse de Jean-Pierre Amougou Belinga, D. Bialo fait savoir au tribunal que la commission avait interpellé deux personnes, dont une dame qui s’est présentée comme une femme de ménage du couple de l’homme d’affaires et, avant elle, un monsieur qui avait été interpellé.

Ce dernier s’est présenté comme proche de cette femme de ménage, dont la puce téléphonique avait rayonné dans le téléphone recherché. Selon l’officier supérieur de la gendarmerie nationale, c’est l’audition de cet homme proche de l’agent domestique du couple Amougou Belinga qui a conduit à la découverte de la disparition de cet iPhone.

S’agissant des dispositions prises pour auditionner Melissa Amougou Belinga, indexée par sa femme de ménage, la commission mixte, en son temps, explique D. Bialo, avait sollicité sa présence via les conseils du patron du groupe L’Anecdote.

Lorsque Me Félicité Esther Zeifman demande au témoin du ministère public si ce téléphone distrait sciemment n’aurait pas pu participer à la manifestation de la vérité, le lieutenant-colonel Bialo répond : « Le téléphone est recherché parce que le lieutenant-colonel Justin Danwe communique, dans une de ces auditions, un numéro de téléphone appartenant et utilisé par M. Amougou Belinga. Les divers trackings ont révélé des rayonnements correspondant aux divers lieux fréquentés par son utilisateur ».

Aussi le lieutenant-colonel Danwe avait-il affirmé avoir transmis une vidéo de la victime à Amougou Belinga via cet iPhone. Mais durant la cross-examination du 35ᵉ témoin faite par l’avocat du lieutenant-colonel Justin Danwe, Me Jacques Mbuny, ce dernier a rappelé au lieutenant-colonel Bialo que relativement au transfert de cette vidéo à l’homme d’affaires, l’expert Georges Bell Bitjocka avait déclaré que cette vidéo avait été extraite d’un téléphone d’un membre du commando, Vincent Godje, qui avait été nommément cité. Cependant, D. Bialo a réagi : « En tant que membre de la commission d’enquête mixte, nous avons écouté ces extraits de vidéo courts ».

Sur le champ, Me Mbuny pose la question à Bialo : « Vous avez extrait les vidéos du téléphone de Danwe ou vous avez ouï dire qu’il y avait des vidéos dans son téléphone ? Et l’officier supérieur de la gendarmerie nationale de répondre, de façon laconique : « C’était un ouï-dire! »

En suivant le prolongement du questionnement de Me Zeifman, l’avocate juge qu’il était nécessaire que ce téléphone soit mis à la disposition de l’enquête pour contribuer à la manifestation de la vérité. Les (ces éléments) avez-vous consignés et adressés au commissaire du gouvernement ?, s’interroge l’avocate des ayants droit de Martinez Zogo.

Et Bialo de répondre : « Je pense ». « Que faisons-nous en ce moment ? Comment rattraper cet impair ? », s’interroge, in fine, Me Zeifman. C’est sur ces entrefaites qu’une objection a été formulée par Me Tchudjo, un des avocats de Jean-Pierre Amougou Belinga, qui a demandé au tribunal de rejeter cette question qui, explique-t-il, est une question d’opinion. Au bout du compte, le président du tribunal a retenu cette objection et a invité le témoin à apporter des réponses techniques aux questions de fait et de connaissance s’inscrivant en droite ligne du contenu de l’enquête.

À titre informatif, le Service central de recherches judiciaires (Scrj) de la gendarmerie nationale, dont le lieutenant-colonel Dieudonné Bialo est le responsable, s’est auto saisi à la suite de l’information liée à la disparition d’Arsène Mbani Zogo et après la découverte de sa dépouille. L’officier supérieur de la gendarmerie nationale reconnaît, dans le cadre de ses recherches, n’avoir pas fait de constatations.

En revanche, s’agissant des observations, le Service central des recherches judiciaires (Scrj) s’est déployé dans une enquête environnementale (recherche de tout indice non enregistré devant contribuer à la manifestation de la vérité) auprès des citoyens. La vidéo surveillance a été aussi mise à contribution tant elle était gérée, indique D. Bialo, par la Délégation générale à la sûreté nationale (DGSN), en appui avec la légion de gendarmerie du Centre.

De plus, ajoute Bialo, le Service central des recherches judiciaires n’a pas posé d’acte d’enquête ; il assistait le commandant de la légion de gendarmerie du Centre et utilisait le matériel pour faire le tracking de tout ce que l’on pouvait avoir comme numéro de téléphone des intervenants.

Serge Aimé BIKOI

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