Actualités locales
“il y a péril en la demeure”, alerte Michel Ange Angouing

Pour l’ancien ministre, la situation extrêmement grave qui prévaut au PAD pourrait opportunément être le fait déclencheur d’une véritable mutation au sein du RDPC.
Dans une tribune, l’ancien ministre Michel Ange Angouing explique que pour analyse les enjeux autour du scanning au port de Douala, il est judicieux et indiqué de nous éloigner quelque peu des problèmes de personnes, de clans ou de politique politicienne.
Pour lui, « toutes leurs compétences et intelligences, mises en musique, peuvent trouver des solutions sans avoir à recourir nécessairement à l’arbitrage du Premier ministre ou…du Président de la République ! »
NOTRE PETITE OPINION SUR LE PROBLÈME DU SCANNING DES MARCHANDISES AU PORT AUTONOME DE DOUALA-BONABERI (PAD).
Le port autonome de Douala, hier, aujourd’hui et demain pourrait constituer un bon sujet de thèse ou de mémoire pour nos étudiants et autres chercheurs.
C’est aussi un sujet de grande inquiétude pour notre Pays.
Le très compétent Cyrus Ngo’o est il arrivé au bon endroit au mauvais moment ?
La question de madame la ministre Ketcha Courtes (pour qui j’ai beaucoup d’estime, de respect et d’amitié), « Il y’avait quoi avant ? », trouve ici toute sa pertinence.
Au moment où le Président de la République, nouvellement élu, a besoin de sérénité, de tranquillité et de paix pour prendre les grandes décisions que la nation toute entière attend patiemment, l’actualité est secouée par les bruits de casseroles et autres scandales.
Nous n’avons pas encore fini avec la crise post-électorale et les questions de discipline au sein du Rdpc à la suite des élections régionales, que le port autonome de Douala, jadis calme, entre dans la tourmente de vagues violentes.
Le moment, nous semble-t-il, est certainement venu pour faire UNE ÉVALUATION DE LA SOLIDARITÉ GOUVERNEMENTALE (instruite à maintes reprises par le Président de la République)mise à rude épreuve.
Le moment est certainement venu aussi pour LE RDPC DE FAIRE SA MUE.
La situation extrêmement grave, qui prévaut au PAD pourrait opportunément en être le fait déclencheur.
QUI FAIT QUOI ?
QUI DOIT FAIRE QUOI ?
ET AVEC QUI DOIT IL LE FAIRE ?
Les différents commentaires et analyses, plus ou moins pertinents, faits sur la question lancinante du scanning des marchandises au PAD, ont, pour la plupart, de notre point de vue, la faiblesse de défendre les acteurs ou les clans.
Le débat tend vers un débat de personnes alors que le peuple, le pauvre peuple, attend des solutions urgentes et pérennes pour sauver notre économie véritablement en danger. Douala, principale porte d’entrée du Cameroun, est, à travers son port, le poumon économique du Pays. Nous le savons tous et bien.
Les spécialistes en droit maritime et des questions liées à l’activité portuaire ont là une belle occasion de se rendre davantage utiles à la nation. Il s’agit des questions techniques qui demandent des solutions techniques.
C’est donc d’abord une affaire d’experts si l’on veut sortir efficacement de la crise.
Il nous semble par conséquent judicieux et indiqué de nous éloigner quelque peu des problèmes de personnes, de clans ou de politique politicienne.
Notre pays accumule tellement de crises que l’on est en droit de se demander si ces crises là sont des cas fortuits ou des cas de force majeure, c’est à dire, imprévisibles, incontournables et insurmontables.
N’avons nous pas mis en place des structures pour prévenir les crises ou alors nous préférons gérer les crises plutôt que de les prévenir. Les cadres permanents de dialogue et de concertation nous manquent ils ?
Des structures de contrôle et de discipline pour donner l’alerte sont elles si difficile s à mettre en place ou à activer ?
Tout cela suppose, bien entendu, que les acteurs concernés, dans un élan patriotique, regardent tous dans la même direction.
Toutes leurs compétences et intelligences, mises en musique, peuvent trouver des solutions sans avoir à recourir nécessairement à l’arbitrage du Premier ministre ou…du Président de la République !
Nous ne manquons pas dans nos différentes structures des experts pour lire, interpréter ou comprendre les clauses d’un contrat ou d’une convention !
Nous devons prendre nos responsabilités et les assumer. Le Président de la République prendra les siennes en son temps.
Mais nous sommes tous supposés savoir que LE TEMPS EST UNE DENREE NON RENOUVELABLE.
Le PAD SUFFOQUE
L’ÉCONOMIE DE NOTRE PAYS S’EMBALLE
IL Y’A PERIL EN LA DEMEURE.
Nous ne sommes pas un expert des questions maritimes ou portuaires.
Nous sommes magistrat, un vieux magistrat au crépuscule de la carrière.
Les enseignements reçus et l’expérience accumulée nous ont donné quelques petites astuces avant toute prise de décision par un responsable quelque soit le corps de métier.
Toujours se poser les questions suivantes au préalable lorsque vous avez un dossier ou une affaire sur la table.
1/Suis-je compétent ?
2/Ai-je qualité ?
Si la réponse à l’une des questions est négative, il vaut mieux s’abstenir ou se déporter et adresser le problème à la personne ou à la structure compétente plutôt que de franchir les frontières.
Nous avons également appris et retenu que les dossiers ou les affaires que nous avons sur nos tables appartiennent à l’état. Il faut les traiter avec détachement.
Enfin un aîné nous a conseillé, au début de notre carrière qu’il ne faut pas être allergique aux interventions et aux pressions. Elles sont inévitables.
Mais au moment de prendre votre décision, souvenez-vous qu’il n’y a que la loi et la loi seule qui vous protègera.
La crise au port autonome de Douala est une urgence nationale dont les solutions ne sauraient attendre.
Les personnes ou les structures compétentes plutôt que de s’affronter doivent agir ensemble pour une sortie de crise.
C’est un devoir citoyen qui se situe au dessus de nos egos et de nos intérêts personnels.
Nous avons tous besoin, riches ou pauvres, de vivre dans un pays développé, démocratique et en paix.
La transition générationnelle devrait se faire dans un environnement apaisée pour que nos enfants héritent d’un pays dont ils sont fiers.
Union de prières pour la santé et pour la paix.
Michel ange Angouing
Magistrat hors hiérarchie
Conseiller technique MINJUSTICE
Ancien ministre.
N.B Les enfants nés d’une même mère n’ont pas tous le même caractère.
YAOUNDÉ le 14 Février 2026.
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les chaînes nationales resteront accessibles gratuitement après l’expiration des abonnements Canal+, StarTimes et autres

À compter de ce 4 novembre 2026, les abonnés aux réseaux de télédistribution payante au Cameroun devraient bénéficier d’un changement majeur : l’accès aux chaînes nationales publiques et privées d’intérêt général sera maintenu, même après l’expiration de leur abonnement.
Une mesure qui concerne notamment les abonnés de Canal+ Cameroun, Orange Cameroun, SWECOM Plc, StarTimes Cameroun, TVCAM Sarl et Creolink Communications. Cette évolution fait suite à l’annonce du ministre de la Communication relative à la signature d’un protocole d’entente destiné à garantir la continuité de la réception des chaînes nationales, indépendamment du renouvellement des forfaits commerciaux. Jusqu’ici, le fonctionnement des réseaux de télédistribution payante reposait sur un principe contraignant pour les consommateurs : à l’expiration de leur abonnement, l’ensemble des chaînes accessibles à travers leur décodeur était généralement interrompu.
Cette coupure concernait également les chaînes nationales, y compris la Cameroon Radio Television (CRTV) et les autres médias audiovisuels camerounais. Une situation qui soulevait régulièrement la question du droit des citoyens à accéder à l’information nationale, notamment aux communications officielles, aux alertes d’urgence et aux programmes consacrés à l’actualité et à la culture camerounaises.
Sur le plan juridique, cette problématique renvoie notamment au principe du « Must Carry », qui impose aux distributeurs de services audiovisuels de transporter certaines chaînes d’intérêt général. La loi n° 2015/007 du 20 avril 2015 régissant l’activité audiovisuelle au Cameroun constitue l’un des principaux textes de référence en la matière. Toutefois, la question de la continuité de réception des chaînes nationales après l’expiration d’un abonnement commercial demeurait au cœur des préoccupations des consommateurs.
Cette avancée est également présentée comme l’aboutissement d’une mobilisation menée par des acteurs de la société civile et des associations de défense des droits des consommateurs. En juillet 2026, face aux interruptions de signal et à ce qu’ils considéraient comme une insuffisance de réponse des opérateurs, un collectif avait adressé un ultimatum de quinze jours aux autorités compétentes. Cette démarche avait notamment été accompagnée du dépôt de 21 mémorandums auprès des institutions de la République.
À travers ces documents, les initiateurs de la mobilisation mettaient en avant plusieurs préoccupations : la souveraineté audiovisuelle du Cameroun, la protection du pouvoir d’achat des ménages et la nécessité de garantir aux populations un accès permanent à l’information d’intérêt général. La mise en œuvre de ce protocole d’entente pourrait modifier durablement les pratiques de la télédistribution au Cameroun.
Pour les consommateurs, l’enjeu est de ne plus perdre totalement l’accès aux chaînes nationales lorsque leur abonnement arrive à expiration. Pour les éditeurs audiovisuels locaux, cette disposition représente également une opportunité de préserver leur audience et leur visibilité, y compris auprès des ménages dont les abonnements payants ne sont plus actifs. Quant aux opérateurs de télédistribution, ils devront intégrer cette exigence de continuité dans leurs modalités de fonctionnement, selon les dispositions retenues dans le protocole.
Au-delà de son incidence sur le secteur audiovisuel, cette évolution pose une question fondamentale : l’accès à l’information d’intérêt général peut-il être entièrement subordonné à la capacité d’un ménage à renouveler chaque mois un abonnement télévisuel ? En plaçant la continuité de réception des chaînes nationales au cœur du dispositif, le Cameroun entend apporter une réponse à cette préoccupation. Le décodeur ne serait ainsi plus uniquement un équipement permettant d’accéder à des bouquets commerciaux, mais également un vecteur de diffusion de l’information nationale.
Source : Esbi Media
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