Actualités locales
Le coût caché : comment le Cameroun paie le prix du non-respect des contrats

Selon l’avocat au barreau du Cameroun et défenseur des droits de l’homme, en signant certains contrats, le Cameroun accepte de limiter une partie de sa souveraineté.
« Au Cameroun, les autorités publiques se comportent souvent comme si les contrats étaient des documents facultatifs — que l’on peut suspendre, modifier ou résilier à volonté, selon les convenances politiques ou les changements de responsables.
À l’intérieur du pays, ces décisions semblent sans conséquence. Les responsables se sentent intouchables, protégés par des institutions faibles, des réseaux d’influence et une culture de l’impunité.
Mais au-delà des frontières camerounaises existe une autre réalité : un système juridique international où les contrats sont exécutoires, où les États sont responsables, et où les violations se paient non par des discours, mais par des milliards en indemnisations.
Chaque fois que le Cameroun viole un contrat ou l’abroge sans procédure régulière, il s’expose à des arbitrages internationaux, des contentieux coûteux, des condamnations financières massives, une atteinte à sa réputation et des pertes économiques durables. Et la facture n’est jamais payée par les ministres mais par les citoyens.
Le Système International Inévitable
La plupart des grands contrats publics — notamment dans les domaines des infrastructures, des mines, de l’énergie, des télécommunications, de l’aviation et des partenariats public-privé — comportent des clauses de règlement des différends à l’international.
Ces clauses renvoient généralement aux institutions suivantes : le Centre International pour le Règlement des Différends relatifs aux Investissements (ICSID), la Chambre de Commerce Internationale (ICC), la Cour Permanente d’Arbitrage (PCA), et la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage de l’OHADA (CCJA).
En signant ces contrats, le Cameroun accepte de limiter une partie de sa souveraineté. Il reconnaît que ses litiges seront tranchés par des juridictions étrangères. Il n’y a pas de protection politique devant ces juridictions. Pas de décret présidentiel. Pas de « très hautes instructions ». Il n’y a que le droit. Les preuves. Et les conséquences. Exemples Camerounais Concrets : Quand l’État Paie
L’Affaire Antonio Conceição – Plus d’un Milliard FCFA
L’exemple le plus récent est celui de l’ancien sélectionneur national Antonio Conceição. Après avoir conduit les Lions Indomptables à la troisième place de la CAN 2021, il a été licencié sans respect des procédures contractuelles. Saisi, la FIFA puis le Tribunal fédéral suisse ont donné raison à l’entraîneur.
Le Cameroun a été condamné à payer plus de 1,6 million d’euros, soit plus d’un milliard de francs CFA. L’État a finalement dû intervenir pour éviter des sanctions sportives internationales. Ce n’était pas une affaire de football. C’était un échec juridique et contractuel payé par les finances publiques.
Le Stade d’Olembe et Magil – Plus de 15 Milliards FCFA Bloqués
Le complexe sportif d’Olembe à Yaoundé est devenu un symbole de la dérive contractuelle dans les grands projets d’infrastructure.
À la suite de différends avec l’entreprise Magil Construction, l’affaire a été portée devant une juridiction arbitrale internationale à Paris.
Le Cameroun a été contraint de déposer plus de 15 milliards FCFA dans un compte séquestre en attendant la décision finale.
Quinze milliards immobilisés — non pour construire des hôpitaux, des écoles ou des routes — mais enfermés dans un contentieux juridique.
L’Affaire SGS – Une Crise Actuelle à Haut Risque
Le Cameroun fait aujourd’hui face à une crise contractuelle sérieuse impliquant SGS, multinationale suisse chargée depuis des années de services d’inspection et de vérification liés au commerce et aux douanes.
SGS opère au cœur même du système de recettes de l’État.
Les tentatives récentes de suspendre ou modifier ce contrat par voie administrative, sans processus juridique clair et transparent, exposent le Cameroun à un risque réel d’arbitrage international.
Si cette affaire aboutit devant une juridiction internationale, le Cameroun pourrait faire face à :
- des indemnisations pour rupture abusive,
- des réclamations pour pertes de profits futurs,
- des intérêts cumulés sur plusieurs années,
- des frais d’arbitrage et d’avocats de plusieurs millions de dollars,
- et éventuellement la saisie d’actifs de l’État à l’étranger.
L’intervention du Premier ministre pour rechercher une solution institutionnelle est salutaire et nécessaire. Mais l’affaire SGS révèle un problème plus profond : au Cameroun, les différends contractuels sont souvent traités politiquement d’abord — juridiquement ensuite. Or, à l’international, SGS ne traite pas avec un ministère. Elle traite avec la République du Cameroun.
Et la République ne peut pas se cacher derrière des circulaires.
L’Illusion Dangereuse du Pouvoir Interne De nombreux responsables camerounais agissent comme si : « Ce qui se passe à Yaoundé reste à Yaoundé. » C’est une illusion. Un contrat signé à Yaoundé est exécutoire à Paris, Londres, Washington et La Haye.
Un ministre peut se sentir puissant localement. Mais à l’international, le Cameroun est simplement un débiteur. Le Droit Coûte Moins Cher que l’Arbitrage. La bonne gouvernance coûte moins cher que le contentieux. Le dialogue coûte moins cher que les indemnisations. Le respect des procédures coûte moins cher que les saisies. Le paradoxe est cruel : le Cameroun dépense plus d’argent à violer ses contrats qu’à les respecter. Conclusion : Une Souveraineté Sans Droit Est une Pauvreté. Les contrats ne menacent pas la souveraineté.
Ils fondent la crédibilité. Un État qui ne respecte pas sa parole ne peut pas se développer. Un État qui gouverne par impulsion sera toujours gouverné par les tribunaux. Les juridictions internationales ne posent qu’une seule question : L’État a-t-il respecté ses engagements ? Et de plus en plus souvent, le Cameroun est contraint de répondre : Non. Agbor Balla»
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Barça prêt pour une offensive XXL

Le feuilleton Julian Alvarez prend une tournure spectaculaire. Alors que le FC Barcelone suivait avec attention l’évolution du dossier depuis plusieurs semaines, le club catalan a reçu un soutien de poids : celui du principal intéressé.
Hier soir, l’attaquant argentin a publiquement affiché son désir de quitter l’Atlético de Madrid afin de rejoindre le FC Barcelone, un club qu’il considère comme sa destination de rêve. Une sortie médiatique qui a provoqué une vive irritation du côté des Colchoneros, où l’on digère difficilement cette prise de position.
Selon plusieurs sources espagnoles, les dirigeants madrilènes envisageraient même de porter plainte contre le Barça, qu’ils soupçonnent d’avoir entretenu des contacts avec le joueur sans leur accord. Une menace qui ne semble toutefois pas refroidir les ardeurs des Blaugranas.
D’après Marca, le FC Barcelone, après avoir déjà transmis une première offre estimée à 100 millions d’euros, prépare désormais une nouvelle proposition revue à la hausse. Celle-ci pourrait atteindre jusqu’à 120 millions d’euros, sans toutefois franchir ce seuil. La direction catalane refuse en effet de s’aligner sur les 150 millions d’euros qu’aurait proposés le Real Madrid ces derniers jours.
De son côté, Sport assure qu’une offre avoisinant les 130 millions d’euros est actuellement à l’étude dans les bureaux du Camp Nou. Une somme considérable, mais qui pourrait malgré tout s’avérer insuffisante pour convaincre l’Atlético de Madrid de céder son attaquant vedette.
Entre la volonté affichée du joueur, la fermeté des dirigeants madrilènes et la détermination du Barça à conclure l’opération, le dossier Julian Alvarez s’annonce comme l’un des plus explosifs du mercato estival. Une chose est certaine : malgré les tensions grandissantes entre les deux clubs, les Catalans ne comptent pas abandonner leur cible prioritaire.
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Elysée le Sneiper arrêté en Côte d’Ivoire

L’arrestation de l’influenceur camerounais Elysée le Sneiper en Côte d’Ivoire suscite une vague de réactions au Cameroun. Dans une publication sur Meta, l’humoriste Moustik le Karismatik a interpellé le gouvernement du président Paul Biya.
L’influenceur camerounais Elysée le Sneiper a été interpellé en Côte d’Ivoire. Selon les informations disponibles, il serait poursuivi pour offense au chef de l’État. Et pour cause, une vidéo de l’influenceur datant de 2023 a refait surface. À ce moment-là, il y avait un clash entre la Côte d’Ivoire et le Cameroun.
Il s’agit donc d’une vidéo sortie de son contexte. Dans une vidéo sur sa page Meta, Elysée le Sneiper s’est expliqué et a présenté ses excuses aux Ivoiriens, vu l’ampleur prise par l’affaire.
Après l’interpellation de l’influenceur, Moustik le Karismatik a interpellé les autorités camerounaises. D’abord l’ambassade du Cameroun en Côte d’Ivoire, puis le président de la République, Paul Biya. Il a exprimé sa préoccupation concernant la situation de son compatriote et a cherché à s’enquérir des dispositions prises pour garantir sa protection, son assistance consulaire ainsi que le respect de ses droits en territoire étranger.
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Décrets fictifs à la CRTV : L’homme identifié

L’affaire a été d’abord ébruitée par le journaliste Polycarpe Essomba qui raconte la mystérieuse démarche d’un homme, se présentant à la CRTV comme portant un courrier supposé de la Présidence de la République.
Le plus grave est le contenu de l’enveloppe. Il était sensé porté à la CRTV des décrets portant nomination du vice-président et de la nouvelle équipe gouvernementale. Les documents en questions étaient estampillés avec des sceaux officiels et une signature qui serait celle du président Paul Biya.
Sans la grande prudence des responsables de la CRTV, la catastrophe se serait produit. Une lecture des documents en question, qui se sont révélés d’authentiques faux, auraient plongé le pays dans une incompréhension terrible.
Les responsables de la CRTV, le directeur général, Charles Ndongo en tête, ont entendu d’avoir des confirmations formelles du Cabinet civil, en déplacement actuellement en Europe avec le chef de l’État.
Ce qui était soupçonné, c’est révélé exact. Les documents (décrets de nomination) sont des faux.
Le porteur de courrier sera arrêté plus tard. Il s’agit de John Kuate. Son image a été captée par les caméras de vidéosurveillance de la CRTV.
Selon les dernières nouvelles, le suspect est toujours en exploitation. Devant la gravité du fait, il risque de lourdes de peines devant les tribunaux.
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