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la polémique des sorties précoces de nouveau-nés

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À Buea, une mère accuse le personnel médical de l’hôpital régional de l’avoir renvoyée chez elle, elle et son nouveau-né, trop tôt après l’accouchement. Selon elle, cette décision a entraîné de graves complications de santé pour son enfant et des difficultés financières et médicales à long terme pour sa famille.

S’exprimant auprès de MMI News sous couvert d’anonymat pour des raisons de sécurité, la mère a déclaré avoir été renvoyée chez elle seulement huit heures après avoir donné naissance à son premier enfant, malgré ses supplications aux médecins pour que son bébé reste en observation.

« J’ai dit au médecin de ne pas me laisser sortir car mon bébé n’avait que quelques heures et n’avait pas encore été examiné correctement », a-t-elle déclaré. « J’ai supplié de rester quelques jours pour que mon fils puisse être examiné correctement, mais ils ont refusé. »

Elle a ajouté que le médecin l’avait avertie que si elle insistait pour rester, elle serait obligée de dormir par terre, alors même qu’elle avait été admise dans une chambre particulière et qu’elle était prête à prendre en charge tous les frais médicaux.

« Je lui ai dit que je n’avais aucun problème avec les factures, je voulais juste que mon bébé soit examiné correctement », s’est-elle souvenue. « Il a dit non, il devait signer ma sortie. »

« Le traitement aurait dû commencer immédiatement après la naissance. »

Selon la mère, son bébé a été renvoyé chez lui sans avoir reçu le traitement qui aurait dû lui être administré peu après l’accouchement.

« Le médecin m’a renvoyée chez moi sans savoir que mon fils aurait dû être mis sous traitement immédiatement après sa naissance », a-t-elle déclaré.

Quatre jours plus tard, son enfant a fait une forte fièvre et a commencé à convulser. Inquiète, elle est retournée en urgence à l’hôpital, où les médecins ont diagnostiqué chez le bébé une jaunisse néonatale sévère, une affection liée à des taux de bilirubine dangereusement élevés.

« C’est alors qu’ils m’ont annoncé que mon fils avait un taux d’hémoglobine élevé et une jaunisse », a-t-elle expliqué. « Le traitement qui aurait dû être administré immédiatement après la naissance n’a été mis en place que lorsque la maladie s’était déjà propagée profondément dans son organisme. »

Des années de traitement, des millions dépensés

La mère affirme que ce retard de traitement a eu des conséquences durables. Depuis le diagnostic, elle et son mari ont enchaîné les allers-retours entre hôpitaux et centres de soins pour trouver une solution pour leur enfant.

« Mon mari et moi avons dépensé des millions », a-t-elle conclu. « D’un hôpital à l’autre, d’un centre de réadaptation à l’autre. »

Elle est convaincue que cette situation aurait pu être évitée si son bébé avait été gardé en observation après sa naissance.

« Cette simple décision – refuser que mon fils reste pour une observation adéquate – nous a coûté très cher », a-t-elle déclaré. « Physiquement, émotionnellement et financièrement. »

Des allégations d’un problème plus général

Au-delà de son expérience personnelle, la mère affirme que les sorties précoces de nouveau-nés sont courantes dans l’établissement et que de nombreuses familles reviennent quelques jours plus tard avec des bébés gravement malades.

« Si vous allez au service de pédiatrie où sont admis les nouveau-nés, vous verrez que la plupart de ces bébés sont sortis le jour même de leur naissance », a-t-elle déclaré. « Après deux ou trois jours à la maison, les parents reviennent en trombe. »

Elle a ajouté que certains bébés ne survivent pas, tandis que d’autres gardent des séquelles permanentes.

« Certains de ces enfants finissent par mourir. D’autres restent handicapés », a-t-elle conclu.

Appel à un changement de politique, pas à une punition

La mère a déclaré ne pas rechercher justice pour elle-même à ce stade, mais souhaite un changement systémique afin de protéger les autres familles.

« Pour l’instant, je ne veux pas de justice », a-t-elle déclaré à MMI News. « Je veux simplement que la vie des enfants innocents soit en sécurité. »

Elle demande aux hôpitaux d’adopter une politique interdisant la sortie des nouveau-nés moins de 72 heures après la naissance, en particulier pour les bébés nés par voie basse.

« Je supplie qu’on change cette politique de sortie des nouveau-nés le jour même de leur naissance », a-t-elle déclaré. « Je vous en prie, utilisez votre influence pour militer en faveur de la sécurité des nouveau-nés. »

Réponse de l’hôpital

MMI News n’a pas encore reçu de réponse de l’hôpital régional de Buea concernant les allégations formulées dans ce reportage. Le média reste disposé à publier toute clarification ou réponse des autorités hospitalières.

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Théodore Datouo recensé lors du recensement national

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Théodore Datouo recensé lors du recensement national
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Le président de l’Assemblée nationale du Cameroun Théodore Datouo a été recensé, chez lui, ce mercredi 24 juin 2026, dans le cadre des opérations du recensement national.

En effet, le 4e Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH), couplé au Recensement général de l’agriculture et de l’élevage (RGAE), a été Lancé le 24 avril 2026.

Elle se poursuit sur l’ensemble du territoire national après sa prolongation décidée le 1er juin dernier.

Le président de l’Assemblée nationale Théodore Datouo a profité de son enrôlement au cours de ce Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) pour lancer un appel aux populations à une mobilisation citoyenne.

Le recensement du président de l’Assemblée nationale Théodore Datouo s’est fait en présence de Bernadette Mbarga, la Directrice Générale du Bureau Central des Recensements et des Études sur la Population.

Cette opération d’envergure vise à actualiser les données démographiques, agricoles et urbaines nécessaires à la planification du développement du pays.

Le Premier ministre a prorogé par décret, le 1er juin 2026, de deux mois les opérations de collecte de données du recensement général. Ce quatrième recensement depuis l’indépendance du pays en 1960, après ceux de 1976, 1987 et 2005, ne concerne pas uniquement la population, mais aussi l’habitat, l’agriculture et l’élevage.

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Laurent Esso aux obsèques d’Alexis Dipanda Mouelle

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Laurent Esso aux obsèques d’Alexis Dipanda Mouelle
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C’est une correspondance de Samuel Mvondo Ayolo, le directeur du Cabinet civil de la présidence de la République au ministre d’Etat, ministre de la Justice garde des Sceaux datant du 10 juin 2026 qui donne la nouvelle.

Paul Biya, le président de la République désigne Laurent Esso, le ministre de la Justice comme son « représentant personnel » aux obsèques d’Alexis Dipanda Mouelle, le tout premier président de la Cour Suprême. C’est une correspondance de Samuel Mvondo Ayolo, le directeur du Cabinet civil de la présidence de la République au ministre d’Etat, ministre de la Justice garde des Sceaux datant du 10 juin 2026 qui donne la nouvelle.

C’est depuis le lundi 22 au samedi qu’a commencé le déroulé du programme des obsèques d’Alexis Dipenda Mouelle. Ainsi, du 22 au mercredi 24 juin 2026, il y a eu recueillement et prières de 18h à 19h au domicile familial au carrefour Bastos à Yaoundé, la capitale politique du Cameroun. Ce jeudi 25 juin 2026, à 10h, la levée de corps aura lieu à la morgue de l’hôpital général de Yaoundé. Suivra par la suite les hommages judiciaires à la Cour suprême.

Bonakou Bwapaki

À 15 heures, une messe aura lieu à la Basilique Marie Reine des apôtres de Mvolye. Cette journée se clôture par une veillée au domicile familial. La journée du vendredi 26 juin 2026, prévoit le départ du cortège funèbre pour le village Bonakou-Bwapaki. Dans ce cheminement, un arrêt est prévu à la concession familiale à Bonakouamouang par Akwa à Douala, puis suivra une veillée dans son village natal. L’inhumation est pour le samedi 27 juin 2026.

Alexis Dipanda Mouelle était un haut magistrat camerounais qui a marqué l’histoire judiciaire et politique du pays en dirigeant la Cour suprême en tant que Premier président de 1990 à 2014. Né le 25 mars 1942 à Bonakou Bwapaki (région du Littoral), il est décédé le 4 mai 2026 à l’âge de 84 ans.

Daniel Mekobe Sone

Formé à l’Université de Paris, il intègre la magistrature camerounaise en 1965. Il gravit méthodiquement les échelons et devient Secrétaire général du ministère de la Justice en 1975. Il est nommé à la tête de la Cour suprême en 1986 (qui prendra plus tard la dénomination formelle de Premier président). Il y restera pendant 24 ans jusqu’à sa retraite le 31 décembre 2014, date à laquelle il est remplacé par Daniel Mekobe Sone.

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Éloge et Critique des Psittacidés

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Éloge et Critique des Psittacidés
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L’observateur politique de notre landerneau questionne la bipolarité de certains fanatiques, soutiens de l’actuel président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot).

Lire ici son texte :

Hier, certains psittacidés de la République encensaient MEON, politologue mineur dans l’espace camerounais, le parant des attributs d’un démiurge capable d’enseigner le droit à Maurice Kamto, l’un des plus grands juristes au monde, et l’histoire à Mbambe, figure éminente de notre temps. Dans leur volière criarde, ces oiseaux mimétiques répétaient mécaniquement les mêmes refrains, confondant le vacarme avec la pensée.

Le Cameroun, fidèle à son penchant pour la transgression des lois et de la Constitution, leur donna raison : chaque violation de la loi semblait remettre en cause non pas l’ordre normatif, mais les compétences de Kamto. Ainsi, l’être — état de non-droit — se substitua au devoir-être, consacrant paradoxalement la violation de la loi comme loi elle-même. De cette inversion naquit l’illusion que le politologue mineur surpassait le juriste mondialement reconnu en droit.

Dans ses récentes déclarations, MEON a désigné trois responsables de la non-qualification des Lions : le Minsep, les joueurs et surtout la Fecafoot. Ses laudateurs d’hier, qui l’érigeaient au rang des « dieux » lorsqu’il prétendait donner des leçons de droit à Kamto, l’ont aussitôt pris en étau. Les psittacidés, hier en extase, se sont mués en corbeaux, le jetant en pâture. On l’accuse d’avoir insulté Eto’o — ce qui est faux. On lui impute d’avoir déclaré que la fédération était seule responsable, ou encore de nourrir une jalousie visant la tête de Samuel Eto’o. D’autres, à l’instar de Serge Tamba et de quelques militants égarés d’un certain parti politique, l’ont même voué à l’injure en le traitant d’homme stérile.

Pourtant, MEON a toujours défendu la Fecafoot et son président, n’hésitant pas à dénigrer Onana, Ngadeu et Kamto. Pourquoi donc ceux qui l’applaudissaient hier l’accusent-ils aujourd’hui de propos qu’il n’a pas tenus ? La réponse est simple : ces volatiles bavards ne comprennent rien à ce qu’il dit. Hier, ils l’applaudissaient parce qu’il attaquait Kamto, qu’ils haïssent sans rien comprendre au droit; aujourd’hui, ils le crucifient parce qu’il a osé parler de Samuel Eto’o sans se contenter de le louer et le vénérer.

Hier, ces automates vocaux l’érigeaient en maître du droit et en prophète de la pensée, aujourd’hui ils le traitent de cancre et vont jusqu’à proclamer que Samuel Eto’o serait plus politologue que lui, plus juriste que le Pr Joseph Owona, son défunt père. Leur logique n’est pas celle du logos mais celle du pathos : une volière du non-savoir où l’on sacre tour à tour un faux prophète ou un bouc émissaire selon les humeurs du moment.

OSCAR NJIKI

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