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Hôtellerie/Cameroun : 1 450 établissements classés, une offre de 35 000 chambres et 72 % d’occupation en 2024

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Hôtellerie/Cameroun : 1 450 établissements classés, une offre de 35 000 chambres et 72 % d’occupation en 2024
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(Investir au Cameroun) – Le parc hôtelier camerounais a nettement progressé en 2024, avec 1 450 établissements d’hébergement classés, contre 1 281 en 2022, selon le rapport d’évaluation à mi-parcours de la SND-30. Cette montée en puissance s’accompagne d’une géographie très marquée : la majorité des infrastructures se concentre dans les régions du Centre (380 établissements) et du Littoral (310), devant l’Ouest (230) et le Sud (125).

En volume, le nombre total de chambres disponibles atteint 35 000, soit une hausse de 10 % par rapport à 2022. L’utilisation des capacités progresse également : le taux moyen d’occupation ressort à 72 % en 2024, en hausse de 4 points sur deux ans. Un signal d’attractivité accrue des infrastructures d’accueil, dans un contexte où l’offre se densifie et se diversifie.

Une branche en accélération, portée par la diversification et la promotion

Au-delà des capacités, la branche hébergement et restauration affiche une croissance de 5,8 % en 2024, contre 4,6 % en 2022, selon le même rapport. Cette progression est attribuée à la diversification de l’offre touristique, à l’amélioration de la qualité des services et à l’intensification des actions de promotion de la destination Cameroun, sur les marchés national et international.

La combinaison de ces facteurs soutient à la fois la dynamique d’investissement et la montée du taux d’occupation, avec un effet potentiel sur l’emploi dans les services, la formation et les chaînes d’approvisionnement locales.

Luxe : compétition accrue à Yaoundé

Dans ce contexte, le segment de l’hôtellerie de luxe connaît une accélération visible, en particulier dans les grandes villes. À Yaoundé, la concurrence s’organise autour d’acteurs établis comme Hilton ou Mont Fébé, désormais challengés par une nouvelle vague de projets.

Parmi les principaux chantiers cités figurent le Radisson Serviced Apartments (220 unités, attendu à l’horizon 2026), le Concord International Hotel (déjà inauguré), l’Hôtel du Lac — tour hôtelière de 30 étages portée par le groupe belge IIDG — ainsi qu’un Méridien annoncé pour les prochaines années. Les montants engagés sont annoncés entre 50 et 90 milliards de FCFA par projet, soulignant le niveau d’exposition financière requis pour monter en gamme.

Douala suit le mouvement, sur un marché à risque

La même dynamique est observée à Douala, avec une offre qui mêle établissements plus récents et acteurs historiques : Krytal Palace, K Hotel, mais aussi Sawa Hôtel et Akwa Palace. Le positionnement haut de gamme impose toutefois des contraintes de rentabilité et de standardisation des services.

« L’hôtellerie de luxe est un secteur à forte intensité capitalistique, mais aussi à haut risque », analyse un consultant basé à Douala, qui souligne la nécessité d’« une stratégie marketing claire, d’une gestion performante et d’un personnel répondant aux standards internationaux ». Un rappel que la montée en capacité ne se traduit pas mécaniquement en rentabilité, surtout dans un segment où le coût fixe et la qualité d’exécution déterminent l’occupation et la réputation.

L’État veut structurer l’offre et renforcer les partenariats

Le gouvernement dit vouloir consolider l’offre touristique et encourager les partenariats public-privé pour développer les services touristiques, artisanaux et culturels. Les priorités affichées portent aussi sur la structuration des acteurs, la promotion des normes dans les services hôteliers et l’éducation des populations à la culture touristique, afin de renforcer durablement l’attractivité du pays.

Amina Malloum

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Zambo Anguissa et Naples tombent face à la Juventus

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Soirée difficile pour Naples et son international camerounais André-Frank Zambo Anguissa. En déplacement sur la pelouse de la Juventus, dimanche, à l’occasion d’une nouvelle journée […]

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le policier, le gendarme ou le soldat qui brutalise un citoyen aux mains nues s’est trompé de métier

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le policier, le gendarme ou le soldat qui brutalise un citoyen aux mains nues s’est trompé de métier
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Dans une déclaration consacrée au rôle des forces de défense et de sécurité, l’opposant Maurice Kamto dénonce les violences exercées contre des citoyens sans défense. Il rappelle que policiers, gendarmes et militaires appartiennent à la population qu’ils ont pour mission de protéger et les invite à ne pas perdre de vue leur responsabilité envers elle.

Maurice Kamto adresse un message aux personnels des forces de défense et de sécurité au Cameroun. Dans sa traditionnelle sortie du lundi baptisée La Pensée de MK, l’opposant met en garde contre les brutalités commises par des policiers, des gendarmes ou des soldats à l’encontre de citoyens sans armes.

« Le policier, le gendarme ou le soldat qui brutalise un citoyen aux mains nues s’est trompé de métier », affirme-t-il. Selon lui, la mission des forces de sécurité consiste avant tout à rassurer la population et à gagner sa confiance, plutôt qu’à transformer les citoyens en adversaires potentiels.

L’ancien candidat à l’élection présidentielle insiste sur la dimension humaine de l’action des forces de l’ordre. Il rappelle que les citoyens sont des personnes concrètes, susceptibles d’être blessées ou tuées lors d’interventions violentes.

Lire la déclaration de Maurice Kamto :

« Le policier, le gendarme ou le soldat qui brutalise un citoyen aux mains nues s’est trompé de métier. Il doit rassurer le citoyen afin d’en faire un allié pour l’accomplissement de sa mission, au lieu d’en faire un ennemi potentiel. L’État est une abstraction. Seuls les citoyens sont des êtres concrets, vivants. Quand vous tirez sur eux, ils saignent, souffrent, meurent. Ce n’est pas le cas de l’État.

Ce dernier est un bouclier pour les usurpateurs, un monstre dont ils se servent pour semer la terreur afin de confisquer ce qui appartient à l’ensemble des citoyens et de la collectivité, en faisant croire aux agents des forces de sécurité qu’ils sont le rempart qui protège le bien commun. Les personnels de sécurité et de défense nationale font partie intégrante du peuple. L’écrasante majorité d’entre eux sont d’extraction populaire. Malheur à eux s’ils l’oublient », écrit Maurice Kamto.

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Monnaie : la BEAC veut faire passer le nombre de pièces par habitant de 23 à 30 dans la Cemac d’ici 2030

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Monnaie : la BEAC veut faire passer le nombre de pièces par habitant de 23 à 30 dans la Cemac d’ici 2030
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(Investir au Cameroun) – Le nombre moyen de pièces de monnaie par habitant dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) est passé de 16, avant l’introduction de la gamme 2024, à 23 au 31 mai 2026. Soit une progression de près de 44 %, selon les chiffres présentés le 28 octobre 2026 à Yaoundé par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). L’institut d’émission prévoit de porter ce ratio à 30 pièces par habitant d’ici 2030, ce qui représente une hausse supplémentaire d’environ 30 % par rapport au niveau enregistré fin mai.

Cette progression intervient après la mise en circulation, le 2 avril 2025, de la nouvelle gamme de pièces de monnaie de type 2024. Selon Emmanuel Asafor Cho, premier adjoint au directeur national de la BEAC pour le Cameroun, 265 millions de pièces de cette gamme ont été injectées dans l’économie sous-régionale depuis son lancement.

La banque centrale présente cette augmentation de l’approvisionnement en monnaie métallique comme l’une des conditions ayant permis d’engager le retrait des anciennes pièces. Celles-ci avaient été maintenues en circulation pendant plusieurs décennies, notamment en raison des difficultés d’approvisionnement en petite monnaie. Elles avaient ainsi continué à être utilisées après l’introduction de la gamme 2006, puis de celle de 2024.

Le 7 octobre 2026, le Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC), réuni à N’Djaména, a décidé de démonétiser les pièces des gammes 1958, 1959, 1971, 1976 et 1985. Cette décision est entrée en vigueur le 1er novembre 2026 dans les six pays de la Cemac : Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine et Tchad.

Depuis cette date, les pièces concernées ont perdu leur cours légal et ne peuvent plus être utilisées pour régler des achats ou des dettes. La BEAC justifie également leur retrait par la nécessité de limiter les risques de contrefaçon et de mettre fin à la coexistence de plusieurs générations de pièces présentant des dimensions, des graphismes et des alliages différents.

Les détenteurs disposent cependant d’un délai d’un an pour échanger gratuitement ces anciennes pièces contre celles des gammes 2006 ou 2024. Du 1er novembre 2026 au 31 juillet 2027, les échanges sont possibles auprès des guichets de la BEAC, des banques et des établissements de microfinance (EMF). Entre le 1er août et le 31 octobre 2027, ils seront exclusivement assurés par la banque centrale. À compter du 1er novembre 2027, les anciennes pièces ne pourront plus être échangées.

Selon les précisions apportées par la BEAC lors de sa conférence de presse du 28 octobre, les banques et les EMF doivent accueillir les détenteurs, même lorsqu’ils ne sont pas leurs clients, sans exiger l’ouverture d’un compte. Une identification reste néanmoins nécessaire pour assurer la traçabilité des opérations.

Les pièces des gammes 2006 et 2024 conservent leur cours légal. Elles doivent continuer à être acceptées pour les paiements dans les six pays de la Cemac.

Ludovic Amara

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