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Port de Kribi : 35 milliards de FCFA de recettes douanières en janvier 2026

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Port de Kribi : 35 milliards de FCFA de recettes douanières en janvier 2026
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(Investir au Cameroun) – Le Port autonome de Kribi (PAK) ouvre l’exercice 2026 sur un rythme soutenu. Selon des chiffres rendus publics le 2 février 2026 à Kribi, 35 milliards de FCFA de recettes douanières ont été mobilisées sur le seul mois de janvier. Les données ont été présentées à l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux au directeur général du PAK.

Au-delà de ce démarrage, le directeur général a également dressé le bilan de l’exercice 2025 : le port de Kribi a généré 350 milliards de FCFA de recettes douanières sur l’ensemble de l’année. Un niveau qui confirme la montée en puissance de la plateforme dans la collecte des ressources publiques, mais aussi dans le dispositif logistique national, à mesure que les capacités portuaires s’élargissent et que les flux commerciaux s’intensifient.

Ces performances interviennent dans un contexte de fortes attentes budgétaires. Pour l’exercice 2026, l’administration des douanes est appelée à mobiliser plus de 1 200 milliards de FCFA de recettes, soit une hausse de 7,97 % par rapport à l’objectif 2025, évalué à environ 1 144 milliards de FCFA. Dans cette trajectoire, la contribution de Kribi — en progression — devient un levier de plus en plus visible pour sécuriser les objectifs de recettes.

Amina Malloum

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Kappa Pay lève 20 millions de dollars pour accélérer le déploiement de son infrastructure de paiements transfrontaliers en Afrique

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Kappa Pay lève 20 millions de dollars pour accélérer le déploiement de son infrastructure de paiements transfrontaliers en Afrique
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(KAPPA PAY) – Ce capital de croissance soutiendra l’expansion de Kappa Pay, le renforcement de ses partenariats bancaires et le développement de son infrastructure de paiement à travers le continent.

Kappa Pay, plateforme de paiements transfrontaliers au service des entreprises en Afrique subsaharienne, a obtenu un financement de croissance de 20 millions de dollars auprès d’un fonds européen de capital-risque afin d’accélérer sa prochaine phase d’expansion.

Chaque année, les entreprises africaines importent plus de 700 milliards de dollars de biens et de services. Pourtant, le règlement des fournisseurs internationaux demeure un défi majeur. Les entreprises sont souvent contraintes de recourir à des virements internationaux lents et coûteux, avec des délais de traitement imprévisibles, ou à des intermédiaires opérant sur des marchés parallèles, exposant ainsi leurs activités à d’importants risques de liquidité et de contrepartie.

Kappa Pay répond à cette problématique structurelle en mettant à la disposition des PME et des grandes entreprises une plateforme réglementée et technologiquement avancée dédiée aux paiements transfrontaliers. Grâce à des délais de règlement plus rapides, une tarification transparente et un accès à la liquidité mondiale, la plateforme permet aux entreprises d’optimiser la gestion de leur trésorerie, de renforcer leur crédibilité auprès de leurs partenaires internationaux et de développer davantage leurs activités commerciales.

L’entreprise évolue sur un marché B2B des paiements de grande envergure encore largement sous-desservi, où la demande reste considérable à travers l’Afrique subsaharienne. Cet investissement permettra à Kappa Pay de soutenir sa prochaine phase de croissance en renforçant ses capacités financières pour répondre à une demande croissante, en développant ses partenariats avec des institutions financières internationales et en poursuivant le déploiement de son infrastructure de paiement sur des marchés stratégiques du continent.

Cette levée de fonds marque une étape importante dans l’évolution de Kappa Pay et témoigne de la confiance croissante des investisseurs internationaux envers l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest, désormais perçus comme des destinations d’investissement à fort potentiel.

Blaise Buma, Directeur Général de Kappa Pay, déclare : «Ce financement reflète la confiance croissante des investisseurs internationaux dans l’émergence de l’Afrique centrale et de l’Afrique de l’Ouest comme pôles d’investissement stratégiques. Il confirme notre conviction que la mise en place d’infrastructures de paiements transfrontaliers réglementées, conformes aux standards institutionnels et développées en étroite collaboration avec les banques centrales et nos partenaires bancaires, constitue un levier essentiel pour renforcer l’intégration de l’Afrique dans le commerce mondial. Ces ressources nous permettront d’approfondir nos partenariats institutionnels, de renforcer nos dispositifs de conformité et nos infrastructures technologiques, tout en continuant à offrir aux entreprises des solutions de paiement plus rapides, plus transparentes et pleinement conformes aux exigences réglementaires. »

À propos de Kappa Pay

Kappa Pay est une plateforme réglementée de paiements transfrontaliers qui facilite les transactions en temps réel et contribue à la croissance des PME africaines. L’entreprise accompagne les PME et les grandes organisations à travers l’Afrique subsaharienne grâce à des solutions offrant des règlements rapides, une tarification transparente et un accès à la liquidité internationale.

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de fortes pluies à Abidjan font plus d’une dizaine de morts

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De violentes pluies ont frappé Abidjan ce week-end, provoquant des inondations et des glissements de terrain meurtriers. Les communes d’Attécoubé et de Yopougon sont les plus durement touchées, avec plus d’une dizaine de décès enregistrés.

Les fortes pluies qui se sont abattues sur Abidjan ce week-end ont causé la mort de plus d’une dizaine de personnes, selon la ministre de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, Myss Belmonde Dogo. Les communes d’Attécoubé et de Yopougon figurent parmi les zones les plus affectées.

Le drame le plus lourd est survenu dans le quartier précaire de Mossikro, à Attécoubé, où un glissement de terrain a enseveli une habitation, faisant neuf victimes issues d’une même concession. Plusieurs autres quartiers de la capitale économique ivoirienne ont également été inondés, entraînant d’importants dégâts matériels.

Face à la persistance de la saison des pluies, les autorités appellent les populations à éviter les zones à risque. Le gouvernement a placé les communes de Cocody, Songon, Yopougon et Bingerville en vigilance orange afin de prévenir de nouveaux drames.

Chaque année, les intempéries causent d’importants dégâts en Côte d’Ivoire. En 2025, l’Office national de la protection civile (ONPC) avait recensé 18 décès, 79 habitations inondées et 47 infrastructures publiques endommagées à la suite des pluies diluviennes.

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le Tchad saura-t-il tirer les leçons de cette rupture ?

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Le différend entre le Burkina Faso et la France n’est plus une simple crise diplomatique. Il s’est transformé en une rupture totale, après que Ouagadougou ait annoncé la fin de ses relations diplomatiques avec Paris à compter du 26 juin 2026. Selon Le Monde, les autorités burkinabè ont accordé à la France un délai de sept jours pour fermer son ambassade à Ouagadougou, illustrant l’ampleur de la dégradation des relations entre les deux pays, analyse Ibrahim Nabolsigue.

Le gouvernement burkinabè justifie cette décision en accusant la France de poursuivre un « nouvel agenda colonial » et de soutenir des réseaux subversifs et terroristes visant à déstabiliser le Burkina Faso et l’ensemble du Sahel. La rupture intervient également après la vive réaction de Ouagadougou à une résolution du Parlement européen critiquant la situation des libertés dans le pays, une initiative que les autorités burkinabè associent notamment au rôle joué par Christophe Gomart, ancien directeur du renseignement militaire français, aujourd’hui député au Parlement européen et vice-président de la commission de la sécurité et de la défense.

Ouagadougou continue par ailleurs d’accuser Paris d’apporter son soutien à l’ancien président de la transition, Paul-Henri Sandaogo Damiba, qu’elle soupçonne de préparer des activités visant à déstabiliser le régime actuel. En rejoignant le Mali et le Niger, qui formulent depuis plusieurs années des accusations similaires contre Paris, le Burkina Faso renforce, selon l’expert et l’analyste politique Mohammad N’golo, l’impression que les trois États de l’Alliance des États du Sahel partagent désormais une même lecture stratégique : la présence française est perçue comme une atteinte à leur souveraineté nationale.

Le Tchad, le seul maillon dont la position demeure incertaine

Pour N’golo, l’évolution la plus importante ne concerne toutefois pas uniquement le Burkina Faso, mais également le Tchad. Alors qu’un des principaux États du Sahel rompt définitivement avec Paris, plusieurs médias français et tchadiens évoquent des négociations en cours entre Paris et N’Djamena concernant un éventuel retour des forces françaises sur le territoire tchadien, dans le cadre d’un nouveau dispositif reposant sur une présence limitée, axée principalement sur le renseignement, la formation et l’assistance technique.

Des informations de presse ont également fait état de l’arrivée d’un nombre restreint d’officiers français au Tchad à la mi-avril dernier, ce que certains observateurs considèrent comme le début de la mise en œuvre de cette nouvelle orientation, en l’absence toutefois d’une confirmation officielle. L’analyste estime que la véritable question n’est pas tant celle du retour de militaires français que celle de l’évolution de la stratégie de Paris : la politique française a-t-elle réellement changé, ou seuls les modes d’action ont-ils évolué ?

Ce qu’a vécu le Burkina Faso, le Tchad l’a déjà connu

Selon le même expert, plusieurs des moyens de pression dénoncés aujourd’hui par le Burkina Faso avaient déjà été observés au Tchad ces dernières années. A ses yeux, les dossiers concernant certains opposants tchadiens, notamment ceux de Succès Masra et de l’affaire de la mort de Yaya Dillo, ont été utilisés à plusieurs reprises comme leviers de pression contre le régime du président Déby, aussi bien par des organisations internationales de défense des droits humains que lors de débats au Parlement européen auxquels ont participé des députés français.

Il considère également que les attaques terroristes ayant frappé le Mali le 25 avril dernier, et que les autorités maliennes ont imputées à un soutien français, montrent qu’un scénario similaire pourrait théoriquement se reproduire au Tchad si des conditions comparables, notamment un appui logistique ou de renseignement extérieur, venaient à être réunies.

Il convient également de rappeler que, le 25 octobre dernier, la France a accueilli à Nantes une série de réunions réunissant l’opposition tchadienne, avec la participation de plus d’une vingtaine d’organisations politiques et militaires, dans le but de coordonner leurs efforts en vue de renverser le régime.

Le rapport de Jeune Afrique, des éléments qui méritent attention

Ces interrogations prennent une dimension supplémentaire à la lumière d’un récent rapport publié par ‘’Jeune Afrique’’. Celui-ci évoque des témoignages et des documents faisant état de l’implication de personnalités françaises se présentant comme proches des services de renseignement dans la coordination entre des opposants maliens installés à Paris et des responsables sécuritaires et militaires ukrainiens.

L’objectif aurait été de faciliter la fourniture de drones militaires ukrainiens, la mise en place de formations en Ukraine, le déploiement d’instructeurs militaires ainsi que la recherche de financements européens destinés à l’acquisition de nouveaux drones.

Commentant enfin les révélations publiées par ‘’Jeune Afrique’’, l’analyste estime que, elles étaient confirmées, elles illustreraient l’émergence d’un mode d’action privilégiant le soutien indirect aux interventions militaires classiques. Cette évolution, selon lui, soulève inévitablement la question du rôle que pourrait jouer la France si elle retrouvait une implantation militaire ou de renseignement au Tchad.

Mali, du Niger et du Burkina Faso…

Cette interrogation prend une résonance particulière au regard des informations publiées par le média français ‘’Le diplomate’’, selon lesquelles Paris envisagerait de faire du Tchad le principal centre de ses opérations de renseignement au Sahel et en Afrique de l’Ouest, en raison de sa position géostratégique, après son retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso.

Dans une telle hypothèse, l’analyste Mohammad N’golo ajoute que les conséquences pourraient dépasser le seul cadre intérieur tchadien. Les États de l’Alliance des États du Sahel, qui accusent depuis plusieurs années la France de chercher à déstabiliser leurs régimes et à soutenir leurs adversaires, pourraient considérer toute présence française dans le domaine du renseignement au Tchad comme une plateforme susceptible d’être utilisée contre leurs intérêts sécuritaires. Une telle perception risquerait d’alimenter une nouvelle phase de tensions entre N’Djamena et ses voisins, à un moment où la région a plus que jamais besoin de coopération et de confiance mutuelle pour faire face aux défis sécuritaires communs.

Ibrahim Nabolsigue

NB :Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale d’Actu Cameroun.

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