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Café : l’Italie, l’Algérie et la Belgique se disputent le robusta camerounais

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Café : l’Italie, l’Algérie et la Belgique se disputent le robusta camerounais
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(Investir au Cameroun) – Au cours de la saison caféière 2024-2025, la variété de café robusta produite au Cameroun a été principalement exportée vers trois pays : l’Italie, l’Algérie et la Belgique. Selon l’Office national du cacao et du café (ONCC), qui livre cette information dans son bilan de campagne, ces trois pays ont capté 60,47% des exportations du robusta camerounais lors de la saison 2024-2025.

L’Italie a une nouvelle fois tenu son rang de première destination du robusta produit au Cameroun depuis quelques années. Ce pays européen à capté, tout seul, 25,54% des exportations de cette variété au cours de la campagne, selon les pointages de l’ONCC. L’Algerie a été le 2è marché du café robusta camerounais sur la même saison, avec 21,12% des exportations, contre 13,8% pour la Belgique, 3è destination du robusta camerounais sur la même période.

Variété de café la plus répandue au Cameroun, le robusta porte l’essentiel de la filière dans le pays. A en croire les données de l’ONCC, sa production s’est établie à 10 377 tonnes sur la saison 2024-2025, en progression de 287 tonnes par rapport à la campagne précédente.

Les régions du Littoral et de l’Ouest restent les principaux bassins de production, avec 71,6% des volumes de cerises mis sur le marché.« Les régions de l’Est et de l’Adamaoua ont enregistré une nette progression des volumes de production et de commercialisation du café »robusta au cours de la dernière campagne, souligne l’ONCC.

Baisse drastique de la production nationale

A l’inverse, en raison des contraintes climatiques qui lui sont propres, le café arabica reste peu produit au Cameroun. Sur la campagne 2024-2025, la production nationale a atteint 1 260 tonnes, en hausse de 758 tonnes en glissement annuel. L’offre demeure concentrée dans les régions du Nord-Ouest et de l’Ouest, dont le climat est jugé plus adapté à sa culture.

Au demeurant, l’on peut observer qu’en dépit de la relative embellie observée dans la production de ces deux variétés de café lors de la dernière saison, la filière camerounaise tarde à reprendre du poil de la bête. En effet, malgré les projets et programmes de promotion engagés par le gouvernement et l’interprofession cacao-café (CICC), le pays n’atteint toujours pas l’objectif annuel de 125 000 tonnes de robusta et 35 000 tonnes d’arabica attendu depuis 2020, conformément au plan de relance des filières cacao et café adopté en 2014 par le gouvernement et les acteurs du secteur.

Les professionnels invoquent une combinaison de facteurs : effets des changements climatiques et désintérêt des producteurs, refroidis par des prix d’achat jugés trop bas. Cette situation pèse directement sur l’offre nationale. Illustration : alors que le Cameroun produisait 130 000 tonnes de café dans les années 1990, il affiche moins d’un dixième de ce volume sur la campagne 2024-2025.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

16-01-2026 - Café : la production camerounaise bondit de près de 10% au cours de la saison 2024-2025, à 11 637 tonnes

27-01-2026 - Café : l’arabica du Cameroun s’offre de nouveaux débouchés à Taiwan, au Japon, au Soudan et en Turquie

29-01-2026 - Café : les recettes d’exportation triplent à 3,5 milliards de FCFA, portées par la hausse des volumes et des prix

31-05-2025 - Café : la production plonge dans le Littoral depuis 5 ans, en dépit de l’augmentation de la superficie des plantations

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Malabo menace Paris : crise diplomatique en cours

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Malabo menace Paris : crise diplomatique en cours
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Les autorités équato-guinéennes rejettent fermement cette procédure, dénonçant une violation du droit international et une atteinte à l’immunité diplomatique de leurs locaux. Le vice-président Teodorin Obiang brandit la menace d’expulser l’ambassadeur de France sous 24 heures si le personnel diplomatique était délogé.

Malabo menace Paris d’une rupture totale de ses relations diplomatiques. Cette crise fait suite à la publication d’un appel d’offres pour la mise aux enchères de l’immeuble du 42 avenue Foch à Paris, qui sert de représentation diplomatique à la Guinée équatoriale.

Les autorités équato-guinéennes rejettent fermement cette procédure, dénonçant une violation du droit international et une atteinte à l’immunité diplomatique de leurs locaux. Dans un message publié sur le réseau social X, le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue a dénoncé une décision « unilatérale et hostile », incompatible avec les principes qui doivent régir les relations entre États souverains.

La réciprocité et le droit international

Le vice-président Teodorin Obiang brandit la menace d’expulser l’ambassadeur de France sous 24 heures si le personnel diplomatique était délogé. Le gouvernement équato-guinéen affirme ne reconnaître ni la légalité ni les effets de cette vente et rappelle que les relations diplomatiques doivent reposer sur le respect mutuel, la réciprocité et le droit international, et non sur des décisions administratives imposées par un État au détriment d’un autre.

L’État français a enclenché la mise aux enchères de ce somptueux hôtel particulier. La première phase (clôture des offres) a été lancée pour évaluer la solidité financière des candidats, la seconde phase étant prévue pour la rentrée.

La justice française

Cet actif immobilier est au cœur de l’affaire dite des « biens mal acquis ». La justice française a définitivement confisqué ce bâtiment lié à la famille Obiang, et une loi française de 2021 prévoit que les avoirs confisqués dans ce type de dossier servent à financer des projets d’intérêt général pour la population locale.

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Biya et ses fils en lice

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Biya et ses fils en lice
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C’est une révélation du journal dit panafricain basé à Paris, Jeune Afrique, datant du 22 juin 2026 : après Franck, un autre « fils » du président tisse sa toile et se prépare depuis des années à la succession de son père.

​Louis Paul Motaze est le cousin de Franck Biya, fils adoptif du président de la République. A en croire Albin Njilo, il « profiterait du volte-face » des élites du Sud qui, selon Jeune Afrique citant ses sources, ont fait remonter l’information au chef de l’État selon «laquelle elles n’étaient pas favorables à la candidature de Franck Biya». «Nul n’ignore le poids des élites du Sud dans l’administration publique camerounaise», clarifie le journaliste de Construire Ensemble.

​Directeur Général de la CNPS, puis ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire au sortir des ajustements, en passant par le Secrétariat Général de la Présidence de la République (SGPR) jusqu’aux Finances, il est, selon plusieurs observateurs, l’homme le plus puissant après le président Paul Biya en termes de réseau.

Batoufam

​«Il contrôle la presse — pour preuve, citez un seul média qui le critique —, il contrôle les médias télévisés et il est fortement connecté au milieu des affaires dans toutes les régions du pays, principalement à l’Ouest. Ses rapports avec les chefs traditionnels de l’Ouest sont stratégiques. Parmi ses pions figure le très charismatique Nayang Toukam Innocent, dont le leadership lui aura permis d’organiser sur son sol les rencontres des chefs traditionnels d’Afrique ; il reçoit d’ailleurs constamment des réunions sectorielles du gouverneur de la région de l’Ouest. Louis Paul Motaze l’a rencontré personnellement dans le palais royal de Batoufam il y a 5 ans, accompagné d’une délégation au sein de laquelle se trouvait l’homme d’affaires et patron de Biopharma. Ce chef a fait de Batoufam la 20 e destination d’eco tourisme au monde par l’Organisation Internationale du Tourisme Social», analyse Albin Njilo.

​Véritable stratège, les révélations de Jeune Afrique ne sont guère surprenantes : «il a su s’éloigner de l’homme d’affaires Amougou Belinga après le scandale lié à l’assassinat de Martinez Zogo. Le grand bien que l’on dit de lui, c’est qu’il n’est pas attaché au tribalisme, même dans son entourage intime. Il reste juste à questionner son bilan depuis 2007, date de son entrée dans le cockpit de l’avion Cameroun à travers le MINEPAT. Louis Paul Motaze a donc face à lui son cousin Franck Biya, le protégé de la première dame Oswald Baboke, si on s’en tient aux informations de Jeune Afrique, et Ferdinand Ngoh Ngoh qui, malgré ses bons points, est très peu généreux, contrairement à ce que laisse entendre l’entourage de Motaze. Quant à Franck Biya, il inspire, selon Jeune Afrique, une certaine froideur auprès de la jeunesse du Sud», conclut le journaliste de Construire Ensemble.

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Le Cameroun et la Turquie scellent un accord militaire et financier historique

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Sur très haute instruction du President Paul Biya, Chef de l’État et Chef Suprême des Forces Armées Camerounaises, le Ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, vient de poser un acte majeur dans le renforcement de la puissance militaire du Cameroun.

Le Cameroun et la Turquie ont officiellement signé un accord de coopération financière militaire historique à Ankara. Cet accord, paraphé par le ministre camerounais de la Défense, Joseph Beti Assomo, et son homologue turc, Yaşar Güler, marque un tournant stratégique majeur dans les relations bilatérales entre les deux nations.

Le vice-ministre turc Musa Heybet a également pris part aux discussions. Selon la note officielle, ces textes visent à renforcer les mécanismes de collaboration financière et militaire, et à approfondir les principes de coopération entre Ankara et Yaoundé dans les domaines d’intérêt commun.

Au-delà de la cérémonie de signature, le ministre Beti Assomo a effectué une visite officielle à la Milli Savunma Üniversitesi (MSÜ) l’Université Nationale de Défense de Turquie, établissement de référence dans la formation des élites militaires. Les discussions ont porté sur trois axes stratégiques : Le développement de la coopération militaire bilatérale, la formation des cadres des Forces Armées Camerounaises, l’approfondissement des relations stratégiques entre les deux pays.

Cette visite s’inscrit dans la continuité d’un partenariat déjà bien ancré. La Turquie forme en effet des militaires camerounais au sein des établissements de la MSÜ depuis plusieurs années. Lors de la visite du ministre turc Yaşar Güler à Yaoundé en mai 2025, Joseph Beti Assomo avait d’ailleurs publiquement remercié Ankara pour la formation gratuite de cadets et de sous-officiers camerounais dans les académies militaires turques.

L’accord signé ce 3 juin 2026 vient donc consolider et élever cette coopération à un niveau supérieur tant sur le plan financier qu’opérationnel. Le Cameroun diversifie et renforce ses alliances stratégiques. Après la France, les États-Unis et Israël, c’est désormais la Turquie qui s’impose comme un partenaire militaire de premier plan pour Yaoundé avec une approche fondée sur la formation, le financement et la coopération opérationnelle, commente Shance Lion.

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