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Ept Camcis : Déjà un an que le Cameroun a mis en place deux réformes Camcis !

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Ept Camcis : Déjà un an que le Cameroun a mis en place deux réformes Camcis !
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Pour les autorités, le système CAMCIS a été conçu pour répondre aux besoins spécifiques des douanes camerounaises, avec une infrastructure technologique robuste et des objectifs clairs visant à moderniser et optimiser les opérations douanières. Les objectifs incluent la simplification des procédures, la réduction des délais de traitement, l’amélioration de la transparence et la lutte contre la fraude et la contrebande​.

Les réformes de CAMCIS, DUS

En octobre 2023, deux innovations déterminantes ont été introduites : le Document unique de sortie (DUS) et la quittance dématérialisée. Le DUS regroupe plusieurs éléments essentiels (16 précisément) sur un seul document, tandis que la quittance dématérialisée est générée automatiquement par le système informatique de la douane, intégrant des informations détaillées et une signature électronique.

Quelques informations regroupées par le DUS :

  • Le timbre de service
  • Le numéro de déclaration
  • Le numéro de série de quittance
  • Le nom ou la raison sociale de l’opérateur
  • Son numéro d’identifiant unique
  • Les références du ou des conteneurs
  • Etc.

Quelques informations contenus dans la quittance dématérialisée :

  • La date et l’heure de délivrance
  • Le numéro de l’avis de paiement
  • Le RIB de la recette des douanes assignataires
  • La signature électronique
  • Etc.

Cette dématérialisation visait, toujours selon les autorités, à réduire les coûts et les délais de passage des marchandises, à lutter contre la fraude documentaire et à sécuriser les recettes douanières​. Elles avaient été institués par une circulaire du le 4 juin 2023 du ministère des Finances.

Les résultats de Camcis et ses réformes

Sans risque de se tromper, l’on peut affirmer que la mise en place de CAMCIS a eu un impact important sur les recettes douanières si on se fie aux chiffres communiquées. En 2020, la douane a collecté 750 milliards de FCFA, dépassant les prévisions initiales de 650 milliards de FCFA. En 2023, l’objectif de collecte était de 973,7 milliards de FCFA. La digitalisation des procédures a également amélioré la précision des informations commerciales et facilité les contrôles grâce à l’utilisation de QR codes. Ces réformes ont renforcé la transparence et l’efficacité des opérations douanières, contribuant à la sécurité des recettes et à la lutte contre les faux documents​.

Depuis octobre 2019, CAMCIS a été testé sur plusieurs sites pilotes, incluant Kribi, Douala-Youpwé, Yaoundé-Nsimalen, Kousséri et Ngaoundéré. Une plateforme dédiée, ept.camcis.cm, permet aux usagers de s’enregistrer et de poursuivre leurs opérations de dédouanement. La Direction Générale des Douanes (DGD) collabore étroitement avec divers partenaires, y compris les professions maritimes, les banques, les assurances et les compagnies aériennes, pour assurer une transition fluide vers ce nouveau système​.

Comparaison Internationale (Kenya, Ghana …)

En comparaison avec d’autres pays ayant adopté des systèmes similaires, tels que le Kenya avec son système Simba et le Ghana avec GCNet, le Cameroun veut s’aligner dans cette dynamique avec Camcis. Ces pays ont également constaté des améliorations significatives en termes de collecte de recettes douanières, de réduction des délais de traitement et de lutte contre la fraude. La coopération internationale, notamment avec la Corée du Sud pour le développement de CAMCIS, a été importante pour son succès.

Par exemple, le Ghana a vu une augmentation de 40% de ses recettes douanières après l’adoption de GCNet, et le Kenya a rapporté une amélioration de la conformité douanière et une réduction des coûts de transaction grâce à Simba.

Malgré ces succès, plusieurs challenges sont encore à relever. La formation continue des agents douaniers et des utilisateurs du système est essentielle pour maximiser les avantages de CAMCIS. De plus, l’intégration complète avec d’autres systèmes nationaux et régionaux de gestion des douanes et du commerce demeure une priorité pour garantir une fluidité totale des échanges. La lutte contre la fraude et la contrebande nécessite également des améliorations constantes des mécanismes de sécurité et de vérification.

Les avantages de CAMCIS pour l’économie camerounaise sont multiples. En facilitant le commerce international, en réduisant les coûts et les délais de traitement des marchandises, et en sécurisant les recettes douanières, CAMCIS contribue à renforcer la compétitivité du Cameroun sur la scène internationale. La transparence et l’efficacité accrues des opérations douanières favorisent également un climat des affaires plus attractif pour les investisseurs étrangers​.

Un an après l’implémentation de CAMCIS, la digitalisation des procédures douanières montre des résultats prometteurs en termes de collecte de revenus, réduction des délais et sécurisation des transactions. Si de nombreux utilisateurs de la plateforme se plaignent encore des difficultés d’usage de l’ensemble de ce nouveau système, les autorités douanières ne sont pas prêts à faire volte-face. Les réformes en cours continueront à améliorer l’efficacité et la transparence du système douanier camerounais, positionnant le pays comme un acteur clé dans la facilitation du commerce international. Avec la poursuite des efforts de formation, d’intégration et de lutte contre la fraude, CAMCIS est bien placé pour soutenir la croissance économique du Cameroun à long terme​.

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Écrans Noirs 2026 : 30 ans au service d’une industrie cinématographique régionale

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Écrans Noirs 2026 : 30 ans au service d’une industrie cinématographique régionale
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Avec 38 œuvres retenues sur 423 films soumis par 18 pays, la 30e édition d’Écrans Noirs dépasse le simple rendez-vous cinématographique. À Cameroun » style= »color:#cc0000;text-decoration:none;border-bottom:1px solid #cc0000; » title= »ville du Cameroun »>Yaoundé, le festival met en circulation des œuvres, des producteurs, des diffuseurs et des capitaux. Une mécanique qui peut ouvrir de nouveaux débouchés au cinéma camerounais et renforcer les échanges entre les industries audiovisuelles africaines.

Le cinéma africain ne se joue plus seulement devant les caméras. Il se négocie aussi dans les salles de réunion, les marchés du film et les rencontres entre producteurs et diffuseurs. La 30e édition du festival Écrans Noirs, prévue du 21 au 28 novembre 2026 à Yaoundé, entend jouer sur ces deux tableaux. La sélection officielle dévoilée le 29 septembre à l’Institut Goethe de Yaoundé donne déjà une idée de cette dimension régionale. Sur 423 films reçus de 18 pays, 38 ont été retenus. La compétition rassemble notamment sept courts métrages, cinq documentaires, cinq séries et plusieurs longs métrages africains et camerounais.

Pour Patricia Moune Mbede, coordonnatrice générale de cette édition, le dévoilement de la sélection doit désormais devenir « un événement majeur » du festival. Il permet, selon elle, de mieux communiquer sur les œuvres qui seront présentées au public. Mais derrière les projections se joue une autre bataille. Celle de la circulation des films et de leur capacité à trouver des marchés.

Des œuvres qui franchissent les frontières

La programmation rapproche des cinématographies qui évoluent souvent sur des marchés nationaux étroits. Burkina Faso, Tunisie, Maroc, Nigeria, Gabon, Congo, RDC, Madagascar, Sénégal, Côte d’Ivoire et Cameroun figurent dans la sélection. Dans la catégorie des longs métrages internationaux, six films sont déjà retenus. « Angele » d’Oumar Dagnon vient du Burkina Faso. « Mon ami » est signé par le Tunisien Mohamed Zran. Le Maroc est représenté par « Calle Malaga » de Maryam Touzani. Le Nigeria arrive avec « Lady » d’Olive Nwosu. Le Gabon avec « Afrotopia » de David Mboussou. Le Cameroun complète cette sélection avec « Lights Out » d’Enah Johnscott. Deux autres films doivent encore intégrer cette catégorie.

Cette diversité crée un marché potentiel. Un producteur peut chercher un diffuseur dans un autre pays. Un réalisateur peut identifier un partenaire pour une prochaine production. Une chaîne de télévision peut repérer un contenu susceptible d’être exploité sur son territoire. Un investisseur peut, lui, mesurer la capacité d’un projet à circuler au-delà de son marché d’origine. Le festival devient ainsi un lieu de rencontre entre des économies audiovisuelles qui ont encore peu d’occasions de travailler ensemble.

La coproduction comme relais de croissance

Les passerelles existent déjà dans les œuvres sélectionnées. « Pouvoirs et lois », de M’bro Lath Armand, associe la Côte d’Ivoire et le Cameroun. « Castes, les amours interdits » vient de Côte d’Ivoire. « Cœur de femme » et « L’Univers de Moyo » représentent le Congo. « Marié et seul » vient de la RDC. La même logique apparaît dans les longs métrages d’Afrique centrale. À côté des productions camerounaises, « Afrotopia » du Gabon et « Engrenage » du Congo participent à la compétition.

Ces rapprochements peuvent déboucher sur des coproductions. Ils permettent de partager les coûts de production, les compétences techniques et les réseaux de distribution. Ils peuvent également faciliter l’accès à plusieurs marchés lorsqu’un film est conçu dès le départ pour circuler dans plusieurs pays. Pour le Cameroun, l’enjeu est important. Ses producteurs disposent d’un vivier de créations, mais restent confrontés à la question de la taille du marché intérieur. Une œuvre capable de trouver des débouchés en RDC, au Congo, au Gabon, en Côte d’Ivoire ou au Sénégal élargit mécaniquement son potentiel commercial.

Le financement reste le principal verrou

La question ne se limite toutefois pas à produire davantage de films. Il faut pouvoir les financer. Lors d’un panel à la 29e édition des Ecrans noirs, consacré à l’industrie cinématographique camerounaise, la Société Commerciale de Banque a rappelé que la passion ne suffit pas pour obtenir un crédit. « Ce que nous attendons, ce sont des projets financièrement viables, avec des échéanciers de remboursement et des délais de rentabilité », a expliqué un représentant de la banque.

L’exemple donné est celui d’un film dont le budget atteint 300 millions de FCFA, soit environ 480 000 dollars. Pour convaincre une banque, le producteur doit présenter un plan d’affaires précis. Celui-ci doit notamment identifier les sources de revenus, le calendrier de récupération de l’investissement et les modalités de remboursement.

Le problème est structurel. Le Cameroun ne dispose pas d’un fonds national consacré à la production cinématographique. Les producteurs s’appuient encore largement sur des subventions, des bailleurs ou leurs ressources personnelles. Les banques commerciales restent prudentes face aux risques liés à la piraterie, au manque de garanties et à la difficulté de tracer les revenus générés par les films. Cette situation limite les capacités d’investissement d’une industrie qui cherche pourtant à changer d’échelle.

Le marché du film au cœur du dispositif

Écrans Noirs entend précisément agir sur cette équation. Le festival ne se limite pas aux compétitions. Son colloque international constitue un espace de réflexion sur les défis et les perspectives du cinéma africain. Universitaires, chercheurs, critiques, journalistes, professionnels, bailleurs de fonds et acteurs du secteur y échangent autour des enjeux de l’industrie. Le marché du film constitue un autre maillon. Diffuseurs, producteurs, chaînes de télévision et réalisateurs, notamment d’Afrique centrale, peuvent s’y rencontrer.

Cette fonction économique correspond à la vision défendue par son fondateur, Bassek Ba Kobhio, décédé le 12 mai 2026 à Yaoundé. Pour lui, le festival devait également servir de cadre à la réflexion et à la structuration du cinéma africain. « Écrans Noirs agit comme un pont entre créateurs et financiers. Le dialogue entre les deux secteurs est nécessaire pour que le cinéma soit financé comme n’importe quelle autre industrie », avait-il déclaré.

Transformer un film en actif commercial

Pour accéder au financement, les producteurs doivent désormais présenter leurs œuvres comme de véritables projets économiques. Les banques demandent notamment l’enregistrement des droits de propriété intellectuelle, des accords de distribution et des états financiers audités.

Cette évolution change la relation entre création et finance. Le film n’est plus seulement considéré comme une œuvre culturelle. Il devient aussi un actif dont il faut identifier les revenus potentiels, les marchés, les risques et le calendrier de rentabilité. Certains prêteurs commencent d’ailleurs à former leurs équipes pour mieux comprendre les cycles de production et les risques propres à l’audiovisuel.

À l’échelle africaine, de nouveaux mécanismes apparaissent. Afreximbank a lancé en 2025 le programme Creative Africa Nexus, CANEX, avec une enveloppe annoncée d’un milliard de dollars sous forme de prêts, d’investissements en capital et de garanties destinés notamment aux projets cinématographiques et audiovisuels. L’objectif est de réduire le risque supporté par les financeurs et de faciliter l’accès des entreprises créatives au crédit.

Le Nigeria montre déjà le potentiel d’un marché structuré. Son industrie cinématographique, portée par Nollywood, attire des capitaux privés et bénéficie de mécanismes publics. Elle est estimée à plusieurs milliards de dollars.

Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 02/10/2026

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Digitalisation de l’agriculture : Le Centre mondial de l’agroforesterie va présenter 27 300 échantillons

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Digitalisation de l’agriculture : Le Centre mondial de l’agroforesterie va présenter 27 300 échantillons
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Une opération de collecte, d’analyse et d’interprétation sera effectuée dans 5 régions du pays afin de cartographier 1,4 millions d’hectares de terre.

Le Cameroun envisage de passer progressivement d’une agriculture fondée principalement sur l’expérience et l’observation, à une agriculture davantage éclairée par les données, la connaissance scientifique et les outils numériques. A travers cette digitalisation de l’agriculture, le pays voudrait se mettre au niveau des standards internationaux.

C’est dans ce contexte que le pays vient de lancer grâce au ministère en charge de l’Agriculture et celui en charge des Postes et télécommunications, une opération de collecte, d’analyse et d’interprétation des échantillons de sols géoréférencés afin d’alimenter la plateforme interactive sur la cartographie et la fertilité des sols cultivables à travers le pays. Ceci se passe dans le cadre du Projet d’accélération de la transformation numérique au Cameroun (Patnuc).

En effet, il s’agit pour le gouvernement du Cameroun de répondre aux questions : quand produire ? où produire ? quoi produire ? comment produire ? et surtout pour quel rendement ? Le journal Cameroon Tribune informe que, si tout se passe bien, dans 5 mois, les 91 personnes commises à la tâche et conduites par le Centre mondial de l’agroforesterie (ICRAF) vont livrer les 27 300 échantillons de sols cultivables dans les régions de l’Adamaoua, du Nord, de l’Extrême-Nord, du Sud-Ouest et du Nord-Ouest.

Lors de la cérémonie tenue hier jeudi 1er octobre 2026 à Yaoundé, Minette Libom Li Likeng, ministre en charge des Postes et télécommunications (Minpostel) a expliqué que le secteur agropastoral est celui qui a le plus intégré le numérique dans ses activités jusqu’ici. «Le secteur agricole occupe une place essentielle dans notre économie et dans la vie de nos populations. Mais pour produire davantage et mieux, il faut d’abord mieux connaitre nos sol» a expliqué la Minpostel.

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Modernisation du marché sous-régional : Douala va abriter le premier forum de notation financière

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Digitalisation de l’agriculture : Le Centre mondial de l’agroforesterie va présenter 27 300 échantillons
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Les travaux organisas par Geneva Investment Corporation visent à créer un cadre de dialogue entre le régulateur, les investisseurs, les institutions financières, les entreprises et les experts du marché financier.

Du 28 au 29 octobre 2026, la ville de Douala, capitale économique du Cameroun va abriter va abriter le premier forum régional de notation financière. L’évènement sera organisé par Geneva Investment Corporation (GIC Rating), première agence de notation financière agréée par la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique Centrale (COSUMAF).

L’objectif du forum qui a pour thème : « La notation financière : un levier de transparence et d’attractivité pour les Etats et les entreprises de la zone CEMAC» est de faire de la notation financière, un levier central de transparence, de confiance et d’attractivité pour les émetteurs publics et privés de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC).

Il s’agit pour GIC Rating de créer un cadre de dialogue entre le régulateur, les investisseurs, les institutions financières, les entreprises et les experts du marché financier. Dans le cadre du Projet d’appui au marché financier unifié d’Afrique Centrale (PAMFUAC), la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) a mis en place des dispositifs pour encourager les entreprises et institutions financières à s’introduire à la Bource des valeurs mobilières d’Afrique Centrale (BVMAC).

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