Actualités locales
Manaouda Malachie parle au nom de 47 pays africains à l’OMS

À l’ouverture de cette 158ᵉ session du Conseil exécutif de l’OMS, un message se dégage avec netteté : l’Afrique ne veut plus être en marge des décisions qui engagent sa santé et son avenir. À travers le Dr Manaouda Malachie, le Cameroun incarne cette ambition continentale : participer pleinement, proposer, influencer et construire, avec ses partenaires, une santé mondiale plus équitable et plus solidaire.
Dès l’ouverture solennelle de la 158ᵉ session du Conseil exécutif de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Cameroun s’affirme au cœur des décisions. Le Dr Manaouda Malachie, Ministre de la Santé Publique, y prend une part active en sa qualité de 3ᵉ Vice-Président du Conseil exécutif, avec la lourde responsabilité de porter la voix des 47 pays de la Région africaine de l’OMS.
Selon un compte rendu des services de communication du ministère de la Santé publique, c’est dans une enceinte où se dessinent les grandes orientations de la santé mondiale que le Ministre camerounais s’exprime avec assurance, mesurant la portée de chaque mot. Plus qu’une présence protocolaire, c’est un engagement assumé au nom d’un continent confronté à des défis sanitaires majeurs.
« Le Cameroun a l’honneur de prendre la parole au nom des 47 États membres de la Région africaine ». Cette entrée en matière donne le ton. À Genève, le Dr Manaouda Malachie ne parle pas pour un seul pays, mais pour une région entière, riche de sa diversité et unie par des priorités communes.
Sa démarche se veut à la fois politique et pragmatique : faire entendre les réalités africaines, sans complaisance, mais avec le souci constant de la coopération et de la solidarité internationale.
Intervenant sur le rapport des Comités régionaux, le Ministre salue le leadership du Directeur général de l’OMS ainsi que celui des six Comités régionaux. Il met en lumière les travaux du Comité régional Afrique, tenu à Lusaka en août 2025, marqués par un appel à l’unité et à la mobilisation politique face aux menaces sanitaires émergentes.
Transition épidémiologique, changements climatiques, instabilité géopolitique et baisse des financements : autant de défis qui exigent, selon lui, une réponse coordonnée. Il plaide pour le renforcement de la multisectorialité et pour une solidarité mondiale accrue autour de l’approche One Health, considérée comme essentielle pour la durabilité des systèmes de santé et l’atteinte des Objectifs de développement durable à l’horizon 2030 .
Autre moment fort de la participation camerounaise : l’examen du point consacré aux maladies transmissibles. Vaccination, maladies tropicales négligées et tuberculose constituent le cœur du plaidoyer africain porté par le Dr MANAOUDA Malachie.
Avec gravité, il rappelle que si des progrès ont été enregistrés, ils demeurent fragiles. La pandémie de Covid-19, les crises humanitaires et les contraintes économiques ont durablement éprouvé les systèmes de santé. Pour la Région africaine, l’urgence est désormais de réengager la communauté internationale autour de l’Agenda de la vaccination 2030, de renforcer la surveillance post-élimination des maladies tropicales négligées et d’accroître les capacités de diagnostic et de financement face à une tuberculose qui représente encore près de 25 % de la charge mondiale .
Au-delà des discours, la présence du Dr MANAOUDA Malachie à ce niveau stratégique traduit la reconnaissance du leadership du Cameroun dans la gouvernance sanitaire régionale. Il est accompagné par S.E. Salomon EHETH, Ambassadeur, Représentant permanent du Cameroun auprès de l’ONU, de l’OMC et des autres Organisations internationales à Genève, symbole d’une diplomatie sanitaire cohérente et proactive.
Dans les échanges formels comme dans les discussions de couloir, le tandem œuvre à consolider les positions africaines et à renforcer la crédibilité du continent dans les décisions globales.
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Laurent Esso aux obsèques d’Alexis Dipanda Mouelle

C’est une correspondance de Samuel Mvondo Ayolo, le directeur du Cabinet civil de la présidence de la République au ministre d’Etat, ministre de la Justice garde des Sceaux datant du 10 juin 2026 qui donne la nouvelle.
Paul Biya, le président de la République désigne Laurent Esso, le ministre de la Justice comme son « représentant personnel » aux obsèques d’Alexis Dipanda Mouelle, le tout premier président de la Cour Suprême. C’est une correspondance de Samuel Mvondo Ayolo, le directeur du Cabinet civil de la présidence de la République au ministre d’Etat, ministre de la Justice garde des Sceaux datant du 10 juin 2026 qui donne la nouvelle.
C’est depuis le lundi 22 au samedi qu’a commencé le déroulé du programme des obsèques d’Alexis Dipenda Mouelle. Ainsi, du 22 au mercredi 24 juin 2026, il y a eu recueillement et prières de 18h à 19h au domicile familial au carrefour Bastos à Yaoundé, la capitale politique du Cameroun. Ce jeudi 25 juin 2026, à 10h, la levée de corps aura lieu à la morgue de l’hôpital général de Yaoundé. Suivra par la suite les hommages judiciaires à la Cour suprême.
Bonakou Bwapaki
À 15 heures, une messe aura lieu à la Basilique Marie Reine des apôtres de Mvolye. Cette journée se clôture par une veillée au domicile familial. La journée du vendredi 26 juin 2026, prévoit le départ du cortège funèbre pour le village Bonakou-Bwapaki. Dans ce cheminement, un arrêt est prévu à la concession familiale à Bonakouamouang par Akwa à Douala, puis suivra une veillée dans son village natal. L’inhumation est pour le samedi 27 juin 2026.
Alexis Dipanda Mouelle était un haut magistrat camerounais qui a marqué l’histoire judiciaire et politique du pays en dirigeant la Cour suprême en tant que Premier président de 1990 à 2014. Né le 25 mars 1942 à Bonakou Bwapaki (région du Littoral), il est décédé le 4 mai 2026 à l’âge de 84 ans.
Daniel Mekobe Sone
Formé à l’Université de Paris, il intègre la magistrature camerounaise en 1965. Il gravit méthodiquement les échelons et devient Secrétaire général du ministère de la Justice en 1975. Il est nommé à la tête de la Cour suprême en 1986 (qui prendra plus tard la dénomination formelle de Premier président). Il y restera pendant 24 ans jusqu’à sa retraite le 31 décembre 2014, date à laquelle il est remplacé par Daniel Mekobe Sone.
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Éloge et Critique des Psittacidés

L’observateur politique de notre landerneau questionne la bipolarité de certains fanatiques, soutiens de l’actuel président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot).
Lire ici son texte :
Hier, certains psittacidés de la République encensaient MEON, politologue mineur dans l’espace camerounais, le parant des attributs d’un démiurge capable d’enseigner le droit à Maurice Kamto, l’un des plus grands juristes au monde, et l’histoire à Mbambe, figure éminente de notre temps. Dans leur volière criarde, ces oiseaux mimétiques répétaient mécaniquement les mêmes refrains, confondant le vacarme avec la pensée.
Le Cameroun, fidèle à son penchant pour la transgression des lois et de la Constitution, leur donna raison : chaque violation de la loi semblait remettre en cause non pas l’ordre normatif, mais les compétences de Kamto. Ainsi, l’être — état de non-droit — se substitua au devoir-être, consacrant paradoxalement la violation de la loi comme loi elle-même. De cette inversion naquit l’illusion que le politologue mineur surpassait le juriste mondialement reconnu en droit.
Dans ses récentes déclarations, MEON a désigné trois responsables de la non-qualification des Lions : le Minsep, les joueurs et surtout la Fecafoot. Ses laudateurs d’hier, qui l’érigeaient au rang des « dieux » lorsqu’il prétendait donner des leçons de droit à Kamto, l’ont aussitôt pris en étau. Les psittacidés, hier en extase, se sont mués en corbeaux, le jetant en pâture. On l’accuse d’avoir insulté Eto’o — ce qui est faux. On lui impute d’avoir déclaré que la fédération était seule responsable, ou encore de nourrir une jalousie visant la tête de Samuel Eto’o. D’autres, à l’instar de Serge Tamba et de quelques militants égarés d’un certain parti politique, l’ont même voué à l’injure en le traitant d’homme stérile.
Pourtant, MEON a toujours défendu la Fecafoot et son président, n’hésitant pas à dénigrer Onana, Ngadeu et Kamto. Pourquoi donc ceux qui l’applaudissaient hier l’accusent-ils aujourd’hui de propos qu’il n’a pas tenus ? La réponse est simple : ces volatiles bavards ne comprennent rien à ce qu’il dit. Hier, ils l’applaudissaient parce qu’il attaquait Kamto, qu’ils haïssent sans rien comprendre au droit; aujourd’hui, ils le crucifient parce qu’il a osé parler de Samuel Eto’o sans se contenter de le louer et le vénérer.
Hier, ces automates vocaux l’érigeaient en maître du droit et en prophète de la pensée, aujourd’hui ils le traitent de cancre et vont jusqu’à proclamer que Samuel Eto’o serait plus politologue que lui, plus juriste que le Pr Joseph Owona, son défunt père. Leur logique n’est pas celle du logos mais celle du pathos : une volière du non-savoir où l’on sacre tour à tour un faux prophète ou un bouc émissaire selon les humeurs du moment.
OSCAR NJIKI
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Hommage à Bassek Ba Kobhio au musée national

Figure emblématique de la culture camerounaise, le cinéaste Bassek Ba Kobhio a reçu ce 24 juin 2026 à l’esplanade du musée national, des hommages artistiques et culturels au cours d’une cérémonie organisée en sa mémoire.
Une occasion pour ceux qui l’ont connu ou pas de célébrer le parcours exceptionnel du fondateur du festival Écrans Noirs, dont l’engagement a largement contribué au rayonnement du cinéma africain sur la scène internationale, rapporte le média public la Crtv.
À travers des témoignages, des cérémonies traditionnelles et des animations artistiques, les garants de la culture et de la tradition, tout comme les jeunes talents du cinéma camerounais et africain ont eu l’occasion de saluer l’héritage d’un pionnier qui a consacré sa vie à la promotion de l’art cinématographique et à la formation des nouvelles générations de créateurs.
La sociologie et la philosophie
Pour rappel, Bassek Ba Kobhio était un éminent écrivain, réalisateur et producteur de cinéma camerounais. Figure de proue de la culture africaine, il est décédé le 12 mai 2026 à Yaoundé, à l’âge de 69 ans. Il reste mondialement reconnu pour avoir fondé le célèbre festival de cinéma africain Écrans Noirs.
Né le 1er janvier 1957 à Nindjé, il étudie d’abord la sociologie et la philosophie avant de se tourner vers le septième art. Il commence sa carrière comme assistant-réalisateur, notamment aux côtés de Claire Denis sur le film Chocolat en 1987.
Le Grand Blanc de Lambaréné (1995) : Une œuvre marquante…
Parmi ses réalisations majeures en tant que cinéaste, on retient :Sango Malo (1991), son premier long métrage, adapté de son propre roman, qui remporte le Prix du public au Festival du cinéma africain de Milan. Le Grand Blanc de Lambaréné (1995) : Une œuvre marquante qui revisite de manière critique la figure d’Albert Schweitzer. Le Silence de la forêt (2003) : Un film qu’il co-réalise et produit via sa société Les Films Terre Africaine.
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