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à qui profite la guerre contre la gestion de Samuel Eto’o ?

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à qui profite la guerre contre la gestion de Samuel Eto’o ?
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Depuis plusieurs mois, la Fédération camerounaise de football vit au rythme des polémiques, des rumeurs et des procès d’intention. La dernière en date concerne la prétendue “précarité contractuelle” de David Pagou, actuel sélectionneur des Lions indomptables. Une affirmation largement relayée dans l’espace médiatique, mais qui ne résiste pas à l’examen des faits.

Derrière cette désinformation persistante se pose alors une question essentielle : qui a réellement intérêt à salir la gestion de Samuel Eto’o à la tête de la FECAFOOT ?

Des faits pourtant clairs et vérifiables

Contrairement aux rumeurs entretenues dans certains cercles, David Pagou est bel et bien sous contrat officiel avec la Fédération camerounaise de football depuis le 9 août 2025.
Ce contrat, signé alors que Marc Brys était encore sélectionneur, engageait directement la FECAFOOT à assurer la rémunération de plusieurs membres du staff technique, notamment :

  • David Pagou
  • Martin Ntdoungou
  • Idriss Carlos Kameni

Cette décision faisait suite à une crise institutionnelle née de la nomination de Marc Brys, marquée par de fortes tensions entre la FECAFOOT et le ministère des Sports sur la composition du staff technique des Lions indomptables.

Un bras de fer institutionnel à l’origine du chaos

Le cœur du problème ne résidait pas dans l’absence de contrats, mais dans un conflit de compétence.

La convention en vigueur stipule clairement que :

  • les techniciens désignés par le ministère sont payés par l’État ;
  • ceux choisis par la Fédération relèvent financièrement de la FECAFOOT.

Or, lorsque Samuel Eto’o a introduit ses propres choix dans l’encadrement technique — notamment David Pagou et Martin Ntdoungou — le ministère des Sports a refusé d’en assurer la prise en charge financière.

Face à cette impasse, le président de la FECAFOOT a pris une décision forte :
assumer entièrement les salaires via la Fédération, en contractualisant officiellement les techniciens concernés le 9 août 2025.

Une démarche qui visait justement à mettre fin à toute ambiguïté.

Décembre : une réorganisation qui dérange

En début décembre, Samuel Eto’o met fin à la collaboration avec Marc Brys et procède à une nouvelle réorganisation du staff technique :

  • David Pagou, ancien adjoint n°2, est promu sélectionneur principal ;
  • Martin Ntdoungou, ex-adjoint n°1, devient superviseur.

Les deux hommes continuent d’exercer sur la base des contrats signés en août, preuve supplémentaire de la continuité administrative.

Dès lors, affirmer aujourd’hui que David Pagou travaille sans contrat relève soit de l’ignorance, soit de la manipulation.

Alors, qui a intérêt à entretenir le flou ?

La persistance de ces rumeurs interroge. Car les documents existent. Les dates sont connues. Les décisions sont traçables.

Plusieurs acteurs peuvent trouver un intérêt à cette confusion :

  1. Les adversaires internes de la réforme FECAFOOT

La gestion Eto’o a profondément bouleversé les habitudes : fin de certains privilèges, reprise du contrôle fédéral, volonté d’autonomie financière.
Pour ceux qui prospéraient dans l’opacité, chaque crise est une opportunité de discrédit.

  1. Les courants hostiles à l’indépendance de la Fédération

Le bras de fer avec le ministère a révélé un enjeu central :
qui doit réellement contrôler le football camerounais ?
Saluer l’échec supposé de la FECAFOOT permettrait de justifier une reprise en main politique.

  1. Une partie de l’écosystème médiatique

La polémique fait plus d’audience que la nuance.
Parler de “sélectionneur sans contrat” choque davantage que d’expliquer un conflit administratif complexe.

Une critique sélective et à géométrie variable

Il est pourtant légitime de poser des questions sur la situation contractuelle actuelle de certains membres du staff nommés en décembre :

  • Alexandre Belinga, adjoint de David Pagou
  • Clément Assimba, entraîneur des gardiens ayant remplacé Carlos Kameni
  • et d’autres techniciens récemment intégrés

Mais mélanger ces zones d’ombre avec un dossier déjà clarifié relève d’une stratégie d’amalgame.

Car dans le cas précis de David Pagou, les faits sont établis :
il est sous contrat depuis le 9 août 2025.

Une bataille qui dépasse le terrain

La campagne de dénigrement contre la gestion de Samuel Eto’o ne concerne plus seulement les résultats sportifs. Elle touche désormais à la légitimité institutionnelle, à la gouvernance et au pouvoir.

En réalité, ce n’est pas David Pagou qui est visé, mais le symbole qu’il incarne :
celui d’une FECAFOOT qui assume ses choix, finance ses décisions et revendique son autonomie.

Dès lors, la question n’est plus de savoir si les rumeurs sont vraies — elles ne le sont pas —
mais à qui profite leur diffusion.

Et sur ce terrain-là, les adversaires de la réforme savent exactement pourquoi ils parlent si fort.

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« des attaques contre ma personne »

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« des attaques contre ma personne »
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La députée du Wouri-Est Nourane Fotsing, ancienne militante du Mouvement pour la renaissance du Cameroun et engagée au sein du Pacte social pour la gouvernance (PSG), a précisé les raisons de son départ du parti sous la bannière duquel elle a été élue députée en 2020.

Entre le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) et la députée Nourane Moluh Hassana épouse Fotsing, la relation se conjugue au passé. Après sa démission le 26 septembre dernier, qui n’a pas surpris grand monde, en raison de la distance qui la séparait déjà du parti, des questionnements demeuraient. L’une des questions était de savoir pourquoi l’élue de la nation a quitté le PCRN.

Alors que Nourane a commencé à y apporter des réponses dans sa lettre de démission du 26 septembre, elle y ajoute des précisions. Invitée de l’émission Obama Time sur la chaîne de télévision A1 le 25 octobre 2026, la femme politique et femme d’affaires laisse entendre que ce sont des attaques contre sa personne qui l’ont poussée à claquer la porte. D’après elle, depuis son élection comme députée en 2020, elle n’a pas cessé de recevoir des attaques venant du directoire du parti.

Ces attaques se présentaient sous la forme de stigmatisations, de propos tribalistes, haineux, d’insultes à son endroit et à l’endroit de sa communauté. Espérant pouvoir recevoir un certain soutien de la part du directoire du parti, ce dernier n’a procédé à aucun recadrage de ses détracteurs. Aucune sanction n’a été prononcée contre ces derniers. Nourane Fotsing a ainsi trouvé que « quand on touche à l’essentiel de la personne, il faut savoir dégager ».

L’une « des gouttes d’eau » qui aurait fait déborder le vase est cette sortie du président du parti fait au lendemain de la présentation des vœux par la députée à Mme Chantal Biya. Il lui était reproché d’être allé à la présidence sans informer le parti et sans l’autorisation de ce dernier. La concernée qui se défend en mettant en avant le fait que le président du parti lui-même était présenter les vœux au chef de l’Etat dénonce la justice de « deux poids deux mesures ».

Nourane Fotsing déclare par ailleurs n’avoir rien reçu du parti politique. Ni pour sa campagne électorale en 2020, ni pendant l’exercice de son mandat depuis 2020. Elle présente son élection comme étant le fruit de ses propres efforts. Étant déjà connue comme entrepreneuse montante, elle a su saisir l’opportunité en politique.

Au contraire, elle dit avoir dépensé des dizaines de millions de FCFA depuis son intégration au PCRN. Dire qu’elle est une fabrication du PCRN relève de « l’hypocrisie », c’est « ridicule », affirme-t-elle. Mais, la députée ne dit pas que du mal pour son ancien parti. Il couvre d’éloges le président Cabral Libii. Elle reconnait en lui un homme « extrêmement brillant, ambitieux et ayant une très bonne vision pour la jeunesse ». Néanmoins, elle préfère poursuivre son engagement politique avec le PSG.

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Carburants : KC Trade veut obtenir de BGN des cargaisons à crédit pour approvisionner le Cameroun

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Carburants : KC Trade veut obtenir de BGN des cargaisons à crédit pour approvisionner le Cameroun
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(Investir au Cameroun) – KC Trade International veut développer, avec les négociants internationaux BGN et Zyron Energy, un mécanisme permettant d’importer des produits pétroliers au Cameroun sans régler immédiatement la totalité de leur valeur. Présentée le 20 octobre 2026 à Yaoundé au ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, cette formule repose sur un paiement différé des cargaisons. Aucun montant, délai de remboursement ou engagement contractuel précis n’a toutefois été rendu public.

Selon Cédric Ketchanga, administrateur général de KC Trade International, l’objectif est de faire acheminer des cargaisons par navires grâce à des crédits « Open account 100 % ». Le dirigeant entend mobiliser BGN et Zyron Energy pour soutenir ce dispositif, conçu pour permettre aux opérateurs locaux de maintenir leurs approvisionnements malgré les tensions sur les marchés internationaux.

Dans le commerce international, l’« open account », ou paiement en compte ouvert, désigne une opération dans laquelle les marchandises sont expédiées et livrées avant leur règlement. Le fournisseur accorde ainsi un crédit commercial à l’acheteur. Ce dernier bénéficie d’un délai pour réunir les ressources nécessaires au paiement.

Appliqué aux importations pétrolières, ce mécanisme pourrait permettre aux opérateurs bénéficiaires de recevoir des cargaisons sans mobiliser immédiatement l’intégralité de leur prix. Ils disposeraient alors de davantage de temps pour commercialiser les produits et reconstituer leur trésorerie avant l’échéance convenue.

La formule annoncée reste cependant insuffisamment documentée. La mention « 100 % » suggère que le paiement de la totalité de la cargaison pourrait être différé, sans établir que les fournisseurs accepteraient de supporter ce risque sans garanties. Les conditions de crédit, les frais éventuels et les modalités de remboursement n’ont pas été précisés.

L’intérêt économique du dispositif tient à la réduction des besoins immédiats de trésorerie. Lorsque les prix internationaux augmentent, les importateurs doivent mobiliser davantage de fonds pour acheter les mêmes quantités. Un délai de paiement pourrait leur éviter de reporter certaines commandes faute de liquidités. Son efficacité dépendrait néanmoins des volumes concernés et de la capacité des acheteurs à respecter leurs échéances.

Cette question intervient dans un marché fortement dépendant des importations. Depuis l’incendie qui a interrompu les activités de raffinage de la Sonara en mai 2019, le Cameroun doit s’approvisionner à l’extérieur pour les produits pétroliers qu’il ne raffine plus localement.

Selon les chiffres présentés par le ministère de l’Eau et de l’Énergie devant l’Assemblée nationale, le pays a importé 1,58 million de tonnes de produits blancs liquides entre janvier et octobre 2025, auxquelles se sont ajoutées 208 216 tonnes de gaz de pétrole liquéfié. Au total, les importations de ces deux catégories ont approché 1,79 million de tonnes sur dix mois.

Le crédit fournisseur pourrait contribuer à faciliter le financement de certaines cargaisons. Il ne suffirait toutefois pas à éliminer les risques de rupture d’approvisionnement, également liés aux capacités de déchargement, de stockage et de distribution.

Pour accompagner KC Trade International, BGN met en avant son activité internationale de négoce, de stockage et de transport de produits énergétiques. Le groupe, qui dispose notamment d’une implantation à Genève, est dirigé par Rüya Bayegan. Cette dernière a déclaré, à l’issue de la rencontre du 20 octobre, que BGN commençait à approvisionner le Cameroun avec ses partenaires et envisageait d’y investir davantage.

L’autre partenaire, Zyron Energy, est une plateforme de négoce établie aux Émirats arabes unis, spécialisée dans l’approvisionnement en pétrole brut, produits raffinés et gaz de pétrole liquéfié, notamment sur les marchés d’Afrique de l’Ouest et centrale.

Au cours de leurs échanges avec les autorités camerounaises, les partenaires ont également évoqué des contrats de fourniture à long terme, la commercialisation du pétrole brut camerounais et de possibles investissements conjoints dans les navires et les infrastructures portuaires et pétrolières.

Reste à déterminer quels volumes de carburants pourraient effectivement bénéficier du paiement différé, quels opérateurs y auraient accès et à quelles conditions financières. Ces informations permettront d’évaluer la portée réelle du dispositif sur les approvisionnements du marché camerounais.

Ludovic Amara

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Victoire de Lula da Silva à la présidentielle brésilienne : Flavio Bolsonaro demande l’annulation du scrutin

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Au Brésil, Flavio Bolsonaro, candidat d’extrême-droite à la présidentielle du 25 octobre 2026, a appelé à l’annulation du scrutin, officiellement remporté par le président sortant, […]

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