Connect with us

Actualités locales

Voici la feuille de route issue des Etats généraux sur la gestion des ressources en déchets urbains

Published

on

Voici la feuille de route issue des Etats généraux sur la gestion des ressources en déchets urbains
Spread the love

8 mois après la tenue des états généraux sur la gestion des ordures, aucune ligne ne semble avoir bougé dans la gestion des ordures en milieu urbain.

Au lendemain d’une réunion de crise tenu au ministère de l’Administration territoriale dans le but, selon Paul Atanga Nji, d’impliquer l’autorité administrative dans la gestion des déchets en milieu urbain, le ministère de l’Habitat et du développement urbain a publié la feuille de route issue des Etats généraux sur la gestion des ressources en déchets urbains sur ses canaux de communication.

RAPPEL DE LA FEUILLE DE ROUTE AU TERME DES ÉTATS GÉNÉRAUX SUR LA GESTION DES RESSOURCES EN DÉCHETS URBAINS. A COURT ET A MOYEN TERMES,

Le financement :

1. Création d’un Compte d’affection spéciale pour cantonner les ressources issues des droits d’accises et de la subvention directe de l’Etat, en vue du paiement des décomptes des opérateurs.

2. Refonte du dispositif de financement du service pour le mettre en cohérence avec le service des déchets en ciblant mieux les sources de production : un Groupe de travail (MINFI, MINHDU, MINDDEVEL, MINEPAT, MINMAP, CAA, FEICOM, Représentants des Maires) devra faire des propositions au Gouvernement dans un délai de trois mois.

3. Mise à contribution des Guichets de financement Climat (crédit carbone, Fonds Vert Climat, FEICOM, partenaires au développement) pour soutenir les projets de valorisation portés par l’Etat et les Communes.

4. Augmentation de la part des Communes et des Communautés urbaines dans les opérations de pré-collecte et collecte, dans leur budget.

5. Concernant la contractualisation, préparation par les Communautés urbaines des contrats en année n-1, et le cas échéant, recours aux Accords-Cadres prévus par l’article 65 du Code des marchés publics.

6. Maitriser le besoin en financement du service de la collecte des déchets et la structure des coûts.

7. Participation des sectoriels concernés (MINHDU, MINFI, MINDDEVEL) à la maturation des contrats pour éviter des rejets au niveau des Commissions de passation.

8. Implication des Maires d’Arrondissement dans l’élaboration et le suivi des contrats d’enlèvement des déchets
La gouvernance :

1. Plusieurs mesures de révision indispensable des textes encadrant le secteur, parmi lesquelles :

• la révision des articles 157 et 241 du code de la décentralisation en vue de l’attribution aux Communes d’arrondissement des compétences en matière de collecte, de tri et de valorisation.
• le renforcement des sanctions en matière d’hygiène et de salubrité dans le code pénal, en portant les contraventions de moins de 5000 à 25 000 FCFA

2. La mise en place dès 2026, et à travers la convention MINHDU-INS, d’un système statistique sur les ressources en déchets urbains pour guider les stratégies et donner une base plus fiable à l’élaboration des contrats des opérateurs de la collecte.

3. Inscription dans le BIP 2026 des crédits à transférer aux CTD pour des projets d’élaboration ou de révision des Plans communaux de Gestion des déchets solides municipaux.

4. Plusieurs mesures de renforcement d’une part de la coordination sectorielle du secteur et, d’autre part, du cadre organique de la gestion des déchets dans les CTD, par exemple les Brigades Municipales d’hygiène et de salubrité.

5. Ré-orientation du projet d’élaboration de la loi sur l’hygiène et la salubrité en cours au MINHDU pour proposer au Gouvernement à l’horizon de mars 2026 un « Code sur les ressources en déchets urbains » pour traiter la problématique des déchets aussi bien sous l’angle environnemental qu’urbanistique et économique (encadrement de l’économie circulaire).

Les infrastructures:

1. Démarrage en 2025 de la construction des Plateformes de regroupement des déchets dans les villes de Douala et Yaoundé

2. Élimination à terme des bacs à ordures le long des axes.

3. Face au déficit en infrastructures qui a une incidence sur le coût d’enlèvement, mise en œuvre, avec l’appui des bailleurs, d’un Programme de construction des infrastructures telles que les Centres de transfert et les Centres de traitement.

4. Intégration d’un volet déchets solides dans les programmes d’assainissement urbain.

5. Identification et sécurisation des réserves foncières pour les sites de construction des infrastructures de gestion des déchets.

L’économie circulaire :

1. Transformation de la Feuille de route en cours d’élaboration en un Document de politique nationale sur les ressources en déchets au Cameroun.

2. Appui de l’Etat sur le budget 2026 aux initiatives présentées lors de l’exposition sur l’économie circulaire.

3. Ouverture des filières de formation en économie circulaire dans les universités et grandes écoles (Masters, BTS) et lycées techniques.

4. Incitation des Communes au tri sélectif dans les ménages et à la création des unités (boutiques) de récupération de certains déchets dont le plastique, en vue d’alimenter la filière de recyclage qui se met place.

5. Augmentation de l’utilisation des matériaux issus du recyclage dans les projets urbains.

L’organisation de la pré-collecte et participation citoyenne :

1. Le découpage des Communes d’arrondissement en zones de pré-collecte confiées chacune à une association de pré-collecte.

2. La professionnalisation de la filière de pré-collecte à travers d’une part, les agréments et conventions signés avec les Communes pour encadrer les opérations de pré-collecte, notamment le déversement des ordures, et d’autre part, l’appui de l’Etat en matériels aux communes, dont des tricycles.

3. L’organisation des journées de propreté générale encadrées par les Comités de quartier sous la supervision des Maires et des autorités administratives.

4. Préparation des contrats d’enlèvement en année n-1 et le recours aux Accords plan prévus par l’article 67 du Code des marchés publics.

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Actualités locales

les Douanes saisissent 40 kits Starlink, un Ford Expedition 2025 et des marchandises de contrebande

Published

on

les Douanes saisissent 40 kits Starlink, un Ford Expedition 2025 et des marchandises de contrebande
Spread the love

Un véhicule de luxe de dernière génération, des montagnes de marchandises contrefaites et un arsenal de terminaux internet clandestins, le week-end a été particulièrement prolifique pour les gabelous de la Zone I de l’Opération HALCOMI IV à Douala. Ces saisies rappellent la tolérance zéro des Douanes camerounaises face au commerce illicite et les menaces à la sécurité nationale.

Le fait le plus marquant du week-end est la confiscation de 40 kits Starlink. Au Cameroun, la position des autorités est désormais sans équivoque : l’utilisation et l’importation des terminaux Starlink sont strictement interdites à défaut d’un titre d’exploitation officiel. Le cadre juridique est d’ailleurs implacable.

L’article 69 de la loi n° 2010/013 du 21 décembre 2010 régissant les communications électroniques prévoit des pénalités financières colossales, allant de 100 à 550 millions de Francs CFA pour toute entité qui établit ou exploite un réseau sans autorisation. En coupant ces canaux de communication clandestins, la Zone I de l’Opération HALCOMI IV protège la souveraineté numérique du pays et assainit le secteur des télécommunications.

L’œil de COSMOS frappe encore

Les contrebandiers pensaient tromper la vigilance des Douanes en introduisant clandestinement un rutilant véhicule Ford Expedition, modèle 2025. C’était sans compter sur la puissance technologique du système COSMOS. Cet outil d’appui numérique de l’administration douanière a permis de détecter instantanément l’anomalie et de bloquer le véhicule de luxe de dernière génération. Les procès-verbaux ont été immédiatement rédigés et remis aux usagers contrevenants, marquant le début des procédures contentieuses.

Couches jetables : la bouffée d’air pour l’économie locale

La saisie d’un important stock de 1 176 couches jetables de contrebande vient, quant à elle, donner un signal fort pour l’économie nationale. La lutte acharnée contre ces importateurs illicites génère des impacts profondément positifs pour le Cameroun. Elle préserve les entreprises camerounaises de la concurrence déloyale. Elle stoppe l’entrée de produits de qualité douteuse qui menacent la santé des nourrissons. Elle garantit que chaque marchandise entrant sur le territoire national contribue équitablement aux recettes publiques.

La surveillance douanière demeure active aux frontières et à l’intérieur du territoire national en ce début de semaine.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Actualités locales

Metafrique : 4 morts et 16 blessés graves dans un nouvel incendie, le gouverneur veut l’arrêt de l’usine

Published

on

Metafrique : 4 morts et 16 blessés graves dans un nouvel incendie, le gouverneur veut l’arrêt de l’usine
Spread the love

(Investir au Cameroun) – Un nouvel incendie survenu le 2 novembre 2026 dans l’usine Metafrique Steel, située dans la zone industrielle de Bassa à Douala, a fait quatre morts et seize blessés graves, selon le bilan provisoire communiqué par les autorités. Après ce nouveau drame, le gouverneur du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, a préconisé l’arrêt des activités de l’entreprise, à laquelle il reproche de ne pas avoir appliqué les mesures de sécurité prescrites à la suite de précédents incendies.

« Nous pensons véritablement qu’il est de bon ton que cette entreprise s’arrête », a déclaré l’autorité administrative, dénonçant « un certain amateurisme » dans la gestion de la sécurité du site. Le gouverneur a annoncé l’ouverture d’une enquête pour déterminer les circonstances du sinistre. À ce stade, aucun acte administratif formalisant la fermeture de l’usine n’a pu être vérifié.

L’incendie, précédé selon les premières informations d’une explosion, s’est déclaré dans la matinée du 2 novembre. Les sapeurs-pompiers ont découvert quatre corps calcinés dans les installations. Seize autres personnes, grièvement brûlées, ont été évacuées à l’Hôpital général de Douala. Leur état suscite de fortes inquiétudes. Le gouverneur n’exclut pas une aggravation du bilan, alors que les opérations de secours et de déblayage se poursuivaient.

Dans un communiqué publié le même jour, Metafrique Steel évoque un incident « d’origine externe et dont les causes restent à déterminer ». L’entreprise reconnaît des dégâts humains et matériels et annonce des dispositions pour accompagner les familles des victimes. Les enquêtes devront établir les causes de l’incendie et les éventuelles responsabilités.

Un précédent incendie six mois plus tôt

Ce nouveau sinistre intervient six mois après celui survenu dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2026, qui avait déjà ravagé une partie des installations. Les premières informations communiquées à l’époque faisaient état de dix blessés, dont neuf Camerounais et un Indien. Plusieurs victimes se trouvaient dans un état critique. Le 5 mai,Cameroon Tribunerapportait déjà des décès, sans que leur nombre définitif puisse être établi à partir des informations consultées.

Après cet accident, la direction de Metafrique Steel avait décidé de suspendre provisoirement sa production, dans l’attente des résultats des enquêtes annoncées. L’entreprise avait ensuite repris ses activités. Selon le gouverneur du Littoral, les mesures de prévention et de protection prescrites à la suite des précédents sinistres n’ont pas été appliquées. Il estime que leur mise en œuvre aurait dû permettre de réduire les risques.

Metafrique Steel avait également connu, en avril 2022, un incendie partiel ayant endommagé des stocks de matières premières, sans faire de victimes.

Filiale du groupe indien Metafrique, l’entreprise est implantée au Cameroun depuis une quinzaine d’années. Elle recycle des déchets ferreux pour produire notamment du fer à béton et de l’acier. Selon les estimations publiées en mai 2026, elle emploie près de 500 personnes pour une production annuelle d’environ 36 000 tonnes. Un arrêt prolongé de ses installations pourrait donc affecter sa production et ses salariés, même si la durée d’une éventuelle suspension reste inconnue.

Metafrique Steel fait partie de l’Organisation camerounaise des industries de transformation des métaux (Ocitram), aux côtés des Aciéries du Cameroun, de Prometal, d’Alucam et de Proalu. Selon cette organisation professionnelle, ses cinq membres représentent environ 95 % du marché national de la transformation des métaux, génèrent près de 500 milliards de FCFA de chiffre d’affaires annuel et emploient plus de 4 000 personnes.

En novembre 2022, Metafrique Steel a également élargi ses activités en reprenant Airgaz Cameroun, spécialisée dans la production de gaz industriels et médicaux. Les informations disponibles ne permettent pas de déterminer si cette activité a été affectée par le nouvel incendie.

Frédéric Nonos

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

Abou Lopez, le jeune gardien camerounais qui s’apprête à conquérir la Turquie

Published

on

Spread the love

À seulement 18 ans, Abou Lopez est sur le point de donner un nouvel élan à sa carrière. Le jeune gardien camerounais va s’engager avec […]

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici