Actualités locales
les Douanes saisissent 40 kits Starlink, un Ford Expedition 2025 et des marchandises de contrebande

Un véhicule de luxe de dernière génération, des montagnes de marchandises contrefaites et un arsenal de terminaux internet clandestins, le week-end a été particulièrement prolifique pour les gabelous de la Zone I de l’Opération HALCOMI IV à Douala. Ces saisies rappellent la tolérance zéro des Douanes camerounaises face au commerce illicite et les menaces à la sécurité nationale.
Le fait le plus marquant du week-end est la confiscation de 40 kits Starlink. Au Cameroun, la position des autorités est désormais sans équivoque : l’utilisation et l’importation des terminaux Starlink sont strictement interdites à défaut d’un titre d’exploitation officiel. Le cadre juridique est d’ailleurs implacable.
L’article 69 de la loi n° 2010/013 du 21 décembre 2010 régissant les communications électroniques prévoit des pénalités financières colossales, allant de 100 à 550 millions de Francs CFA pour toute entité qui établit ou exploite un réseau sans autorisation. En coupant ces canaux de communication clandestins, la Zone I de l’Opération HALCOMI IV protège la souveraineté numérique du pays et assainit le secteur des télécommunications.
L’œil de COSMOS frappe encore
Les contrebandiers pensaient tromper la vigilance des Douanes en introduisant clandestinement un rutilant véhicule Ford Expedition, modèle 2025. C’était sans compter sur la puissance technologique du système COSMOS. Cet outil d’appui numérique de l’administration douanière a permis de détecter instantanément l’anomalie et de bloquer le véhicule de luxe de dernière génération. Les procès-verbaux ont été immédiatement rédigés et remis aux usagers contrevenants, marquant le début des procédures contentieuses.
Couches jetables : la bouffée d’air pour l’économie locale
La saisie d’un important stock de 1 176 couches jetables de contrebande vient, quant à elle, donner un signal fort pour l’économie nationale. La lutte acharnée contre ces importateurs illicites génère des impacts profondément positifs pour le Cameroun. Elle préserve les entreprises camerounaises de la concurrence déloyale. Elle stoppe l’entrée de produits de qualité douteuse qui menacent la santé des nourrissons. Elle garantit que chaque marchandise entrant sur le territoire national contribue équitablement aux recettes publiques.
La surveillance douanière demeure active aux frontières et à l’intérieur du territoire national en ce début de semaine.
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Actualités locales
Metafrique : 4 morts et 16 blessés graves dans un nouvel incendie, le gouverneur veut l’arrêt de l’usine

(Investir au Cameroun) – Un nouvel incendie survenu le 2 novembre 2026 dans l’usine Metafrique Steel, située dans la zone industrielle de Bassa à Douala, a fait quatre morts et seize blessés graves, selon le bilan provisoire communiqué par les autorités. Après ce nouveau drame, le gouverneur du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, a préconisé l’arrêt des activités de l’entreprise, à laquelle il reproche de ne pas avoir appliqué les mesures de sécurité prescrites à la suite de précédents incendies.
« Nous pensons véritablement qu’il est de bon ton que cette entreprise s’arrête », a déclaré l’autorité administrative, dénonçant « un certain amateurisme » dans la gestion de la sécurité du site. Le gouverneur a annoncé l’ouverture d’une enquête pour déterminer les circonstances du sinistre. À ce stade, aucun acte administratif formalisant la fermeture de l’usine n’a pu être vérifié.
L’incendie, précédé selon les premières informations d’une explosion, s’est déclaré dans la matinée du 2 novembre. Les sapeurs-pompiers ont découvert quatre corps calcinés dans les installations. Seize autres personnes, grièvement brûlées, ont été évacuées à l’Hôpital général de Douala. Leur état suscite de fortes inquiétudes. Le gouverneur n’exclut pas une aggravation du bilan, alors que les opérations de secours et de déblayage se poursuivaient.
Dans un communiqué publié le même jour, Metafrique Steel évoque un incident « d’origine externe et dont les causes restent à déterminer ». L’entreprise reconnaît des dégâts humains et matériels et annonce des dispositions pour accompagner les familles des victimes. Les enquêtes devront établir les causes de l’incendie et les éventuelles responsabilités.
Un précédent incendie six mois plus tôt
Ce nouveau sinistre intervient six mois après celui survenu dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2026, qui avait déjà ravagé une partie des installations. Les premières informations communiquées à l’époque faisaient état de dix blessés, dont neuf Camerounais et un Indien. Plusieurs victimes se trouvaient dans un état critique. Le 5 mai,Cameroon Tribunerapportait déjà des décès, sans que leur nombre définitif puisse être établi à partir des informations consultées.
Après cet accident, la direction de Metafrique Steel avait décidé de suspendre provisoirement sa production, dans l’attente des résultats des enquêtes annoncées. L’entreprise avait ensuite repris ses activités. Selon le gouverneur du Littoral, les mesures de prévention et de protection prescrites à la suite des précédents sinistres n’ont pas été appliquées. Il estime que leur mise en œuvre aurait dû permettre de réduire les risques.
Metafrique Steel avait également connu, en avril 2022, un incendie partiel ayant endommagé des stocks de matières premières, sans faire de victimes.
Filiale du groupe indien Metafrique, l’entreprise est implantée au Cameroun depuis une quinzaine d’années. Elle recycle des déchets ferreux pour produire notamment du fer à béton et de l’acier. Selon les estimations publiées en mai 2026, elle emploie près de 500 personnes pour une production annuelle d’environ 36 000 tonnes. Un arrêt prolongé de ses installations pourrait donc affecter sa production et ses salariés, même si la durée d’une éventuelle suspension reste inconnue.
Metafrique Steel fait partie de l’Organisation camerounaise des industries de transformation des métaux (Ocitram), aux côtés des Aciéries du Cameroun, de Prometal, d’Alucam et de Proalu. Selon cette organisation professionnelle, ses cinq membres représentent environ 95 % du marché national de la transformation des métaux, génèrent près de 500 milliards de FCFA de chiffre d’affaires annuel et emploient plus de 4 000 personnes.
En novembre 2022, Metafrique Steel a également élargi ses activités en reprenant Airgaz Cameroun, spécialisée dans la production de gaz industriels et médicaux. Les informations disponibles ne permettent pas de déterminer si cette activité a été affectée par le nouvel incendie.
Frédéric Nonos
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Alain Dexter conteste le système de vote après l’absence de trophée pour Blanche Bailly

L’absence de trophée pour la chanteuse Blanche Bailly lors de la cérémonie des Canal 2’Or, organisée le 31 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, relance le débat sur la place du vote du public dans les récompenses artistiques au Cameroun.
Dans une tribune, l’acteur culturel Alain Dexter dénonce un système qui, selon lui, favoriserait davantage les moyens financiers et la mobilisation des fans que la qualité artistique.
Pour Alain Dexter, le résultat concernant Blanche Bailly illustre les limites d’un dispositif qui ne garantirait pas, à ses yeux, une reconnaissance équitable du mérite artistique. Il estime que la chanteuse disposait d’atouts importants dans sa catégorie, notamment en matière d’écriture, de direction artistique et de présence internationale.
Ces appréciations relèvent toutefois de son analyse personnelle. La tribune ne fournit pas de données comparatives sur les candidats en lice ni d’éléments permettant de vérifier les modalités précises du vote lors de cette édition.
Lire la dénonciation d’Alain Dexter :
CANAL D’OR : QUAND LE TALENT SE FAIT VOLER PAR LES VOTES DES INTERNAUTES
« Le vote du public a tué la méritocratie artistique au Cameroun. »
Le 31 octobre 2026 aux Canal d’Or, Blanche Bailly est repartie sans trophée. Sans rien. Alors qu’elle était, de loin, objectivement, la meilleure de sa catégorie. Meilleure plume, meilleure direction artistique, meilleure présence internationale. Nous le savons tous dans le milieu artistique.
Cette scène n’est plus une exception, c’est devenu la norme au Cameroun. Dans les concours de beauté, aux awards de musique et autres cérémonies de récompense, le scénario est le même : ce n’est plus le talent qui gagne, c’est le porte-monnaie.
UN PROCESSUS DÉSORMAIS POURRI À LA BASE
On nous a vendu le « vote des internautes » comme de la démocratie culturelle. En réalité, c’est la pire des arnaques :
Premièrement parce que c’est subjectif et incompétent. Depuis quand un follower de 15 ans, aussi passionné soit-il, a-t-il les compétences pour juger de la pertinence d’une œuvre, de la technique vocale, d’un scénario, d’une mise en scène ? On demande à des gens qui ne savent pas faire la différence entre autotune et performance live de décider qui est le « meilleur artiste ».
Deuxièmement, c’est truqué par la quantité. Un seul fan peut voter 100, 200, 500 fois. Il suffit d’avoir plusieurs puces MTN, Orange à sa disposition. Le concours ne mesure plus la popularité réelle d’un artiste, il mesure l’obsession de 20 fans prêts à passer la nuit à cliquer.
Et le pire de tout ça ,c’est surtout que les votes sont payants, et donc une vraie niche financière pour les organisateurs. Aujourd’hui, un vote coûte 100, 200, 500 francs. Pour gagner, il faut débourser donc des millions. Qui finance ? Les candidats eux-mêmes et leur entourage. On a transformé des cérémonies artistiques en vente aux enchères.
L’artiste qui n’a pas d’argent mais qui a du talent est donc « mort d’avance ». L’artiste qui a un parrain, un sponsor, un petit copain homme d’affaires qui paie 2 millions de votes, gagne. Même avec une chanson médiocre.
Combien de chanteurs immenses, de Miss d’une intelligence et d’une beauté remarquables, de comédiens formés pendant 10 ans, avons-nous vu se faire battre par des profils vides mais bien financés ?
Ce qui est arrivé à Blanche hier, c’est ce qui arrive à tous nos vrais talents. On les humilie publiquement parce qu’ils ont refusé de payer pour leur propre trophée.
À mon avis, il est temps de rendre le pouvoir aux jurys.
Dans tous les grands prix sérieux au monde – aux Grammy Awards, aux Victoires de la musique, à Cannes, aux César –, le public ne vote pas. Ou alors son vote compte pour 10 %. Le pouvoir est à 90 % entre les mains d’un jury de professionnels : producteurs, ingénieurs du son, journalistes culturels, réalisateurs, anciens lauréats. Des gens dont c’est le métier de juger une œuvre.
C’est à eux de décider. Pas à des followers.
Hier, on a volé le CANAL D’OR de Blanche Bailly !!!
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