Actualités locales
L’aura ne suffit plus, le Cameroun veut des trophées

Quatre ans après son arrivée à la tête du football camerounais, le président de la FECAFOOT Samuel Eto’o fait face à un constat amer : malgré une visibilité médiatique exceptionnelle, les résultats tardent à suivre. Entre tensions internes et ambitions déçues, l’heure est au bilan.
Lorsque Samuel Eto’o a pris les rênes de la Fédération Camerounaise de Football en décembre 2021, c’était l’euphorie. L’icône des Lions Indomptables, quadruple vainqueur de la Coupe d’Afrique des Nations en tant que joueur, double champion d’Europe avec le FC Barcelone, promettait de révolutionner le football camerounais. Son nom résonnait dans les stades du monde entier. Sa simple présence garantissait une exposition médiatique sans précédent.
Et sur ce plan, force est de reconnaître que la mission est accomplie. Le football camerounais n’a sans doute jamais bénéficié d’une telle vitrine internationale. L’aura d’Eto’o ouvre des portes, attire l’attention des médias étrangers et donne au Cameroun une place de choix dans les instances du football africain et mondial.
Mais où sont les trophées ?
Pourtant, derrière le clinquant et les apparitions prestigieuses, un vide inquiétant subsiste : celui du palmarès. En quatre années de mandat, aucun titre majeur n’est venu garnir les vitrines de la FECAFOOT. Les Lions Indomptables masculins et féminins semblent s’être installés dans une zone de confort dangereuse, celle des quarts de finale, comme si cette étape était devenue un plafond de verre infranchissable.
Or, le Cameroun n’est pas n’importe quelle nation footballistique. Avec cinq titres continentaux au compteur, le pays a une tradition de conquête, pas de participation. Les supporters camerounais ne se contentent pas d’admirer leur président à la une des journaux internationaux. Ils veulent vibrer, célébrer, brandir des coupes. Ils veulent que leurs équipes fassent trembler l’Afrique et le monde, comme elles l’ont fait par le passé.
Un climat de tensions préoccupant
Au-delà des résultats sportifs décevants, la gestion d’Eto’o soulève des interrogations sur le plan relationnel. Plusieurs conflits ont éclaté au grand jour, fragilisant l’unité dont le football camerounais a tant besoin.
La relation houleuse avec Marc Brys, le sélectionneur belge des Lions Indomptables, a défrayé la chronique. Les tensions entre les deux hommes ont alimenté les rumeurs et créé un climat d’incertitude peu propice à la performance. Comment construire un projet sportif cohérent quand l’entraîneur et le président de la fédération ne semblent pas sur la même longueur d’onde ?
Les frictions ne s’arrêtent pas là. Le Ministère des Sports et de l’Éducation Physique, censé être un partenaire naturel, entretient des rapports parfois tendus avec la FECAFOOT. De nombreux présidents de clubs et acteurs locaux du football se plaignent également d’un manque de dialogue et d’écoute. Ils réclament davantage de considération, un partage plus équitable des ressources et une gouvernance plus inclusive.
L’heure du réveil
Samuel Eto’o possède indéniablement des atouts précieux : son réseau international, sa notoriété, sa passion pour son pays. Personne ne conteste ses mérites ni son amour pour le football camerounais. Mais diriger une fédération exige plus que du charisme et une belle carte de visite. Cela demande du pragmatisme, de l’humilité, une capacité à fédérer et à construire des ponts plutôt qu’à les brûler.
Le football camerounais ne peut se satisfaire d’être une vitrine vide. Il doit retrouver sa substance, son âme conquérante, sa capacité à faire rêver son peuple. Pour cela, Eto’o doit réviser sa méthode de gestion, apaiser les tensions, renforcer la cohésion avec tous les acteurs du football national et, surtout, mettre en place une stratégie claire orientée vers un seul objectif : gagner.
Car au final, c’est bien de victoires dont les Camerounais ont soif. Des victoires qui les feront descendre dans les rues, qui uniront le pays dans la liesse, qui rappelleront au monde entier que le Cameroun est et restera une grande nation du football.
L’aura d’Eto’o a ouvert la porte. Maintenant, il doit la franchir avec des trophées.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Émile Bassek ba Kobhio inhumé dans son village natal de Nindjé

La dépouille du cinéaste et Délégué général du festival Écrans Noirs, Émile Bassek ba Kobhio, est portée en terre ce samedi 27 juin 2026 à Nindjé, dans la commune de Ndom. La cérémonie rassemble autorités, acteurs du monde culturel et proches du défunt.
La terre de Nindjé, dans la commune de Ndom, département de la Sanaga-Maritime, région du Littoral, accueille ce samedi 27 juin 2026 la dépouille d’Émile Bassek ba Kobhio. Cinéaste camerounais et africain, le cinéaste et Délégué général du festival Écrans Noirs est inhumé dans son village natal, en présence de nombreuses personnalités.
Représentant personnel du Chef de l’État, le ministre des Arts et de la Culture, Ismaël Bidoung Kpwatt, a pris part aux cérémonies funéraires. À ses côtés, de nombreux cinéastes, hommes et femmes de culture, autorités administratives, traditionnelles et religieuses, ainsi que des amis, collaborateurs et connaissances, sont venus rendre un dernier hommage à celui qui a consacré sa vie à la promotion du septième art.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
La marine française arraisonne un pétrolier sous sanctions de Yaoundé
La Marine nationale française a arraisonné le pétrolier Deliver, un navire battant illégallement pavillon camerounais, parce qu’il est sanctionné par Yaoundé.
Après les navires Tagor et Smyrtos interceptés début juin dans la Manche alors qu’ils battaient illégalement pavillon camerounais, la Marine française a intercepté mardi 23 juin, le pétrolier Deliver qui a arboré un faux pavillon camerounais. «L’examen des documents a confirmé les doutes quant à la régularité» du pavillon camerounais arboré.
Battant pavillon camerounais, ce navire a été sanctionné par Yaoundé suite aux incidents survenus avec Tagor et Smyrtos. Pour le président français Emmanuel Macron, ce pétrolier appartiendrait à la flotte fantôme russe.
«La Marine Nationale a arraisonné mardi le pétrolier Deliver alors qu’il transitait au large de la Sicile en infraction avec le droit de la mer. Cette nouvelle action contre la flotte fantôme, conduite quelques jours après une opération similaire par le Royaume-Uni illustre la détermination des Européens« , a écrit Emmanuel Macron.
«Nous ne laisserons pas la flotte fantôme contourner les sanctions et financer l’effort de guerre russe« , a-t-il poursuivi. Ces dernières semaines, le ministère camerounais des transports a sanctionné et radié 39 navires du pavillon camerounais.
Pour Yaoundé, ces mesures permettront de mener des opérations de recensement physique et de numérisation pour de mieux contrôler la flotte inscrite et protéger le label camerounais.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Au Nigeria, un membre de Boko Haram condamné à la peine de mort !
La Haute Cour fédérale d’Abuja a condamné à la peine capitale Alkali Yarima, membre de Boko Haram détenu depuis 2015. Reconnu coupable de terrorisme et de plusieurs autres infractions, il écope également de lourdes peines de prison.
La justice nigériane a condamné, vendredi 26 juin, Alkali Yarima à la peine de mort pour son implication dans des activités terroristes au sein de Boko Haram. Détenu depuis 2015, il a été reconnu coupable de sept chefs d’accusation, dont le terrorisme, par la Haute Cour fédérale d’Abuja.
Selon le ministère public, l’accusé a rejoint Boko Haram en 2009 après avoir prêté allégeance à son fondateur, Mohammed Yusuf. Originaire de Mafa, dans l’État de Borno, il était connu sous le pseudonyme de « La’ari ».
Le juge James Omotosho l’a reconnu responsable de sa participation aux attentats perpétrés à Maiduguri en 2015. Il a également été condamné à la réclusion à perpétuité pour avoir reçu des armes et suivi un entraînement militaire en vue de commettre des actes terroristes. Cinq autres chefs d’accusation lui ont valu des peines allant de dix à trente-cinq ans de prison.
Le procureur général et ministre de la Justice, Lateef Fagbemi, qui dirigeait l’équipe de l’accusation, a réaffirmé la détermination des autorités nigérianes à poursuivre sans relâche la lutte contre le terrorisme. Bien que la peine de mort soit toujours en vigueur au Nigeria, aucune exécution n’a été enregistrée depuis 2016.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société1 year agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique1 year agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique1 year agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales3 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société1 year ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














