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Vincent Sosthène Fouda répond à Shanda Tonme

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Vincent Sosthène Fouda répond à Shanda Tonme
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L’universitaire répond au Médiateur Universel qui dans une lettre publiée par Actu Cameroun dénonçait les « accusations très graves » que ce dernier a tenu à l’encontre du sénateur de la République.

Lire ici sa réponse :

Shanda Tonme,

Cher compatriote,

J’ai été informé de votre lettre ouverte. Je me demande pourquoi elle est ouverte pour ma modeste personne d’autant plus que vous avez mon adresse. J’ai donc pris le temps de vous lire avec l’attention que l’on accorde aux textes qui prétendent éclairer le débat public, même lorsqu’ils s’appuient davantage sur des impressions personnelles que sur des faits vérifiables. Votre inquiétude est respectable. Votre raisonnement, lui, appelle quelques rectifications.

  1. Le droit n’est pas une opinion, encore moins une émotion

Vous m’attribuez des intentions que ni mes écrits ni mes propos ne contiennent.

Le droit camerounais — comme tout droit moderne — distingue clairement l’interrogation légitime de l’accusation diffamatoire.

Je me situe dans le premier registre.

Vous m’attribuez le second.

Cette confusion, que vous présentez comme une certitude, relève davantage de la projection que de l’analyse juridique.

  1. Poser des questions n’est pas accuser : c’est un droit constitutionnel

Vous affirmez que j’aurais « monté une histoire ».

Je vous invite, en juriste que vous êtes possiblement, à citer un seul passage où j’accuse nommément qui que ce soit.

Un seul.

À défaut, votre affirmation relève de ce que le droit appelle une allégation gratuite, et ce que la rhétorique appelle une approximation commode.

Dans une affaire où une femme perd la vie dans des circonstances non élucidées, interroger les faits n’est pas un acte de déstabilisation : c’est un devoir citoyen.

Le silence, lui, peut l’être.

  1. La confiance en la justice n’exclut pas le contrôle citoyen : elle l’exige. Dans cette exigence nous des interrogations.

Vous invoquez la nécessité de faire confiance aux institutions.

Je partage ce principe.

Mais vous semblez oublier que la confiance, en démocratie, repose sur la transparence, non sur l’injonction au silence.

Le citoyen qui questionne renforce la justice.

Celui qui lui demande de se taire, lui, la fragilise.

  1. Votre défense personnelle d’un individu n’a aucune valeur juridique

Vous affirmez connaître le sénateur Ngouchinghe et vous portez garant de sa moralité. C’est votre droit le plus strict.

Mais en droit, cela s’appelle un témoignage de moralité, et cela n’a jamais suffi à clore une procédure, ni à écarter des interrogations légitimes. Le dossiers Mballa contre le senateur est volumineux devant les tribunaux et les intimidations et autres menaces légions.

La justice ne se rend pas sur la base des amitiés, des réseaux ou des impressions.

Elle se rend sur la base des faits.

Je n’ai mis en cause ni l’homme, ni sa famille, ni son honneur.

J’ai interrogé une situation.

Vous semblez confondre les deux.

  1. La paix sociale ne se construit pas sur l’intimidation rhétorique

Vous évoquez les risques de tensions ethniques, les années de braise, les blessures de notre histoire.

Je vous remercie de ce rappel historique, même si je peine à voir en quoi il s’applique à une demande de clarification dans une affaire individuelle.

L’argument de la peur est rarement un argument juridique.

C’est souvent un aveu d’impuissance.

  1. Je ne recherche ni polémique, ni publicité : seulement la vérité

Si j’avais voulu la polémique, j’aurais répondu sur votre ton.

Si j’avais voulu la facilité, j’aurais choisi le silence.

Si j’avais voulu la haine, j’aurais choisi l’invective.

Je choisis autre chose :

la rigueur, la mesure, et le respect dû à une défunte et à sa famille

Je demeure ouvert au débat, mais je resterai fidèle à une ligne simple :

la vérité n’a jamais mis un pays en danger.

Ce sont les approximations, les intimidations et les silences imposés qui le font.

Pour la mémoire de notre compatriote, pour la dignité de sa famille, et pour la crédibilité de nos institutions, je continuerai à demander que toute la lumière soit faite.

Recevez, cher compatriote, l’expression de ma considération républicaine

(e)Vincent Sosthène Fouda

Voici la lettre de Shanda Tonme:

LETTRE OUVERTE AU DOCTEUR VINCENT SOSTHENE FOUDA

A propos des insinuations infondées, malveillantes, diffamatoires et calomnieuses assimilables à l’incitation à la haine tribale puis au trouble de l’ordre public, utilisant, usant et abusant un événement malheureux que constitue la mort dans des conditions non élucidées à ce jour d’une compatriote.

Monsieur le Docteur et cher compatriote,

Depuis que j’ai découvert à travers les réseaux sociaux, les accusations très graves que vous développez de façon directe, précise et ostentatoire contre le Sénateur Sylvestre Ngouchinghe, par ailleurs patron de la société CONGELCAM, mon sang a fait plusieurs tours, et j’ai eu l’impression que mes veines allaient s’éclater. J’ai revu ces moments des années de braise, j’ai revu notre histoire tourmentée et traversée de batailles inutiles, de travers ethno-tribales attisés et instrumentés par des élites dangereuses. J’ai revu ces moments où toutes les réussites étaient assimilées à de la sorcellerie.

Mon cher compatriote,

J’ai toujours eu une immense estime pour vous, parce qu’à certains moments importants, vous avez pu, voulu et eu le courage de la parole haute, même si cela n’a pas toujours été dans le bon sens. Aujourd’hui, je commence à m’interroger réellement, face à la volonté de certains de nos compatriotes de plonger le pays dans la haine, le désordre. Quand ce ne sont pas à travers des querelles électorales sans fin, c’est à travers des dénonciations purement calomnieuses savamment articulées et attisées par quelques cercles méchants.

Voyons, il m’aura fallu juste l’instant de quelques recoupements, témoignages et sondages, pour mesurer combien vous avez décidé de monter une histoire sur le dos du Sénateur. Je veux croire que vous avez des preuves, des faits incontestables, une connaissance du droit des enquêtes et des procédures criminelles. Je veux croire que vous avez suffisamment de raisons et d’arguments, pour affronter un procès en dénonciation calomnieuse. On ne se lève pas un matin et on commence à salir, à souiller et à essayer d’branler la réputation, l’image, la crédibilité et la moralité d’un père de famille, d’un élu de la nation, d’un grand chef d’entreprise.

Cher compatriote, Monsieur le Docteur, ce que vous faites est trop grave. Imaginez un seul instant ce que vous créé dans l’opinion publique nationale et internationale, ce que vous faites dans la morale de cet homme, un chef d’entreprise et un capitaine des affaires qui emploie directement et indirectement plus de vingt mille Camerounaises et Camerounais, et qui compte de multiples partenaires hors du pays.

C’est quoi le problème vraiment ? Pourquoi voulez-vous insinuer qu’on a tué une jeune femme pour voler le terrain familial ? Voulez-vous envoyer un message, le genre de message qui met le feu aux poudres entre les communautés et fomente la division et la guerre civile ? Ce genre d’histoire où toutes les réussites sont assimilables au vol et à la fraude, à la tricherie et au crime, ne nous avance pas. C’est indigne d’un intellectuel.

Le Cameroun aspire à être une nation forte, unie et prospère, fière de ses fils et filles et fière de ses travailleurs, de ses débrouillards, de ses chefs d’entreprise. Je connais personnellement le Sénateur Ngounchighe depuis des années, et jamais je ne croiserai les bras face à une telle ignominie. Les justes et les innocents souffrent et meurent de diffamations, parce que les honnêtes gens capables de se lever pour prendre leur défense sont rares. Je réfute catégoriquement vos allégations et vous recommande l’élégance et la sagesse des gens qui savent avoir honte, avoir peur de la vérité, et qui savent se taire. Si c’est la publicité que vous recherchez, c’est la pire des stratégies.

Je commence à avoir des raisons de croire, que quelque part, quelqu’un planifie des mauvaises choses contre le Patron de CONGELCAM, sinon comment expliquer qu’en l’espace de deux ou trois mois, on pille ses camions de poissons, impunément, puis on lui colle une sale histoire comme la vôtre. Ma déception serait forte, si jamais au bout du compte, c’est à ce jeu que vous vous livrez.

Pour la mémoire de notre compatriote morte dans des conditions vexantes et troubles, inclinons-nous tous, et faisons confiance à notre police, à nos enquêteurs, à notre justice. Ils nous diront tôt ou tard la vérité car je les connais compétents, sérieux et très professionnels. Mais je suis d’ores et déjà convaincu, que cette vérité ne sera pas la vôtre./.

Yaoundé, le 12 janvier 2026

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Entretien routier : les 47 milliards FCFA prévus pour 2026 couvrent à peine un tiers des besoins

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Entretien routier : les 47 milliards FCFA prévus pour 2026 couvrent à peine un tiers des besoins
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun reste confronté à un déficit massif de financement pour l’entretien de son réseau routier. Selon les données récemment présentées au Sénat par le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, les ressources mobilisées par le Fonds routier en 2026 s’élèvent à 47,784 milliards de FCFA. Cette enveloppe ne couvre que 31,7 % des besoins réels en entretien courant.

Autrement dit, les besoins annuels peuvent être estimés à environ 150 milliards de FCFA, laissant apparaître un gap de plus de 100 milliards de FCFA. Ce déficit explique en partie la dégradation récurrente du réseau, en particulier sur les routes en terre, qui représentent l’écrasante majorité du linéaire national.

Le réseau routier camerounais s’étend sur 121 873 km. Au 31 décembre 2025, il ne comptait que 10 939,92 km de routes bitumées, soit moins de 9 % du total. À l’inverse, plus de 110 000 km demeurent en terre, donc particulièrement exposés aux intempéries, à l’érosion et aux ruptures de trafic pendant les saisons pluvieuses.

Le ministre des Travaux publics reconnaît lui-même la vulnérabilité de ce réseau. Les routes en terre, a-t-il rappelé,« connaissent de fréquentes dégradations en raison de la nature du revêtement de la chaussée, qui ne résiste pas aux pluies ». Cette fragilité structurelle est aggravée par l’insuffisance des moyens consacrés à l’entretien préventif.

Un programme 2026 loin de couvrir l’ensemble du réseau

Pour l’année 2026, le Programme annuel d’entretien routier prévoit le financement de 263 projets. Ces interventions doivent permettre d’entretenir 5 215,41 km de routes et 2 620,89 mètres linéaires d’ouvrages d’art.

Mais rapporté à l’ampleur du réseau national, cet effort reste limité. Les interventions prévues ne couvrent qu’une fraction des routes en terre, alors même que celles-ci concentrent l’essentiel des besoins d’entretien. Le sous-financement se traduit donc par une logique de priorisation permanente : les pouvoirs publics interviennent d’abord sur les axes jugés les plus stratégiques, au détriment d’une couverture régulière de l’ensemble du réseau.

Selon Emmanuel Nganou Djoumessi,« les ressources budgétaires de 47,7 milliards de FCFA du Fonds routier couvrent à peine 31,7 % des besoins en interventions ». Cette déclaration illustre l’écart entre les ambitions d’entretien et les capacités financières réellement disponibles.

Le ministère indique par ailleurs que 488 contrats de construction, de réhabilitation ou d’entretien sont en cours d’exécution ou en préparation. Ils couvrent globalement 13 445,11 km de routes. L’objectif est de concentrer les moyens sur les axes structurants, notamment ceux qui relient les bassins de production, les grands corridors économiques et les zones de forte circulation.

Les routes communales et régionales tirent le réseau vers le bas

Le ministre reconnaît toutefois que l’impact de ces interventions reste limité. Selon lui,« la qualité du réseau routier est tirée vers le bas par les routes régionales et surtout communales, largement en terre, ou alors par les routes bitumées ayant déjà atteint leur durée de vie ».

Cette situation met en lumière l’un des angles morts de la politique routière : la décentralisation de l’entretien. Une part importante du réseau relève désormais des collectivités territoriales décentralisées, mais celles-ci ne disposent pas toujours des moyens financiers, techniques et humains nécessaires pour assurer une maintenance régulière.

En 2026, les ressources transférées aux collectivités s’élèvent à 8 milliards de FCFA pour les régions et 41 milliards de FCFA pour les communes. Ces dotations doivent permettre d’intervenir sur 3 683 km de routes et 3 243 mètres linéaires d’ouvrages d’art. Mais là encore, l’écart demeure considérable entre les besoins du terrain et les enveloppes disponibles.

Le défi est donc double. Il faut, d’une part, accroître les ressources dédiées à l’entretien courant afin d’éviter la dégradation prématurée des infrastructures. Il faut, d’autre part, améliorer la programmation, le contrôle et l’exécution des travaux, afin que les crédits disponibles produisent un effet visible sur la praticabilité des routes.

Le ministère des Travaux publics a d’ailleurs lancé, en avril 2026, une étude visant à élaborer une stratégie nationale d’entretien du patrimoine routier. L’objectif est de passer d’une logique principalement curative, souvent coûteuse et tardive, à une approche plus préventive et mieux planifiée.

Pour le Cameroun, l’enjeu dépasse le confort des usagers. L’état du réseau routier conditionne l’accès aux bassins agricoles, la compétitivité des corridors logistiques, le coût du transport intérieur et l’intégration des territoires. Tant que l’entretien courant restera financé à moins d’un tiers des besoins, la dégradation du réseau continuera de peser sur l’activité économique et sur la qualité des services publics.

Ludovic Amara

Lire aussi :

13-02-2026-Entretien routier : le Fonds routier plafonne à 30–35 milliards de FCFA par an, loin des 60 milliards budgétés

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China holds concert to celebrate 105th founding anniversary of CPC

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BEIJING, June 29 (Xinhua) — A concert was held in Beijing on Monday evening in celebration of the 105th anniversary of the founding of the Communist Party of China (CPC).

Party and state leaders Xi Jinping, Li Qiang, Zhao Leji, Wang Huning, Cai Qi, Ding Xuexiang, Li Xi, and Han Zheng joined about 3,000 people to watch the performance, titled « Putting the People First. »

Held at the Great Hall of the People in central Beijing, the concert featured five segments, honoring revolutionary martyrs, recalling military-civilian solidarity during the years of the revolutionary wars, and depicting development during the years of socialist revolution and construction.

Performers also showcased China’s transformations since reform and opening-up, and highlighted the country’s achievements in the new era.

As the performance drew to a close, the audience rose to chorus the song « Without the Communist Party, There Would Be No New China. »

Representatives of foreign experts working in China were also invited to the event. ■

A concert is held in celebration of the 105th anniversary of the founding of the Communist Party of China (CPC) in Beijing, capital of China, June 29, 2026. Party and state leaders Xi Jinping, Li Qiang, Zhao Leji, Wang Huning, Cai Qi, Ding Xuexiang, Li Xi, and Han Zheng joined about 3,000 people to watch the performance, titled « Putting the People First. » (Xinhua/Xie Huanchi)
A concert is held in celebration of the 105th anniversary of the founding of the Communist Party of China (CPC) in Beijing, capital of China, June 29, 2026. Party and state leaders Xi Jinping, Li Qiang, Zhao Leji, Wang Huning, Cai Qi, Ding Xuexiang, Li Xi, and Han Zheng joined about 3,000 people to watch the performance, titled « Putting the People First. » (Xinhua/Yan Yan)
A concert titled « Putting the People First » is held in celebration of the 105th anniversary of the founding of the Communist Party of China (CPC) in Beijing, capital of China, June 29, 2026. (Xinhua/Yin Bogu)
A concert titled « Putting the People First » is held in celebration of the 105th anniversary of the founding of the Communist Party of China (CPC) in Beijing, capital of China, June 29, 2026. (Xinhua/Yin Bogu)
A concert titled « Putting the People First » is held in celebration of the 105th anniversary of the founding of the Communist Party of China (CPC) in Beijing, capital of China, June 29, 2026. (Xinhua/Ding Lin)

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la Cour suprême bloque la remise en cause du droit du sol voulue par Donald Trump

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La Cour suprême des États-Unis a invalidé mardi 30 juin, le décret de Donald Trump visant à supprimer le droit du sol pour les enfants d’immigrés en situation irrégulière.

La Cour suprême des États-Unis a infligé un revers judiciaire au président Donald Trump en rejetant sa tentative de remettre en cause le droit du sol, l’un des principes fondateurs de la citoyenneté américaine.

Dans une décision rendue le 30 juin, une majorité de six juges, composée de trois magistrats conservateurs, dont le président de la Cour, et des trois juges progressistes, a annulé un décret signé par Donald Trump à son retour à la Maison Blanche. Ce texte prévoyait de supprimer la citoyenneté automatique accordée à la naissance aux enfants d’immigrés en situation irrégulière.

En effet, ce décret figurait parmi les mesures les plus controversées du second mandat du président américain. En le rejetant, la plus haute juridiction du pays réaffirme la portée du droit du sol, consacré par le 14ᵉ amendement de la Constitution et considéré comme un pilier de l’identité américaine.

Cette décision constitue un revers majeur pour l’administration Trump et relance le débat sur la politique migratoire aux États-Unis.

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