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Hubert OTELE ESSOMBA: « Et maintenant, le Gouvernement au travail : 3 500 milliards FCFA à trouver ! »

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Hubert OTELE ESSOMBA: « Et maintenant, le Gouvernement au travail : 3 500 milliards FCFA à trouver ! »
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Après sa prestation de serment le 6 novembre 2025 à l’assemblée nationale, le Président de la République doit engager un chantier économique et financier colossal avec le nouveau gouvernement : mobiliser plus de 3 500 milliards de FCFA pour concrétiser ses promesses électorales formulées à Maroua le 07/10/2025. Le défi n’est absolument pas politique, il est essentiellement économique et financier et il a commencé dès le lendemain de sa prestation de serment.

LE POIDS DU RÊVE : FCFA 3 500 MILLIARDS POUR UN NOUVEAU DÉPART ÉCONOMIQUE

À Maroua, le Président de la république avait dessiné un plan de développement particulièrement ambitieux que j’ai analysé en confrontant les coûts inhérents à la réalité du terrain et aux projets semblables déjà réalisés ici ou ailleurs. Il en ressort qu’il faudrait mobiliser les sommes suivantes :

  • 1 200 milliards pour les infrastructures (routes, ports, énergie) ;
  • 800 milliards pour l’agriculture et la sécurité alimentaire ;
  • 600 milliards pour l’emploi et la formation des jeunes ;
  • 500 milliards pour la santé et l’éducation ;
  • 400 milliards pour l’industrialisation régionale et la transition énergétique.

Ces montants, s’ils sont concrétisés par des levées de fonds, représentent près de 18 % du PIB national et plus du double du budget d’investissement public annuel actuel, évalué à FCFA 1 600 milliards en 2025. Autrement dit, le Cameroun devra mobiliser l’équivalent de deux budgets d’investissement supplémentaires en cinq ans pour tenir le cap fixé à Maroua. Cela est-il possible ? De mon point de vue, c’est facile sans véritablement alourdir la dette ni faire un dérapage budgétaire.

LA MARGE DE MANŒUVRE BUDGÉTAIRE EST ÉTROITE

Au 30 septembre 2025, la dette publique du Cameroun s’élevait à environ 14 591 milliards de FCFA, soit environ 43,9 % du PIB. Cette dette est majoritairement détenue par l’administration centrale (93,3 %), mais elle inclut aussi des entreprises publiques et des collectivités territoriales. Les restes à payer, bien qu’en réduction, restent un problème à gérer. Le service de la dette a absorbé à lui seul FCFA 1 450 milliards cette année 2025, pendant que la masse salariale frôle FCFA 1 800 milliards, soit près de 60 % des recettes internes. Dans ces conditions, recourir massivement à l’emprunt reviendrait à hypothéquer la stabilité macroéconomique, même si nous sommes loin de la norme communautaire qui n’a aucun caractère scientifique de 70% de la dette/PIB. Le gouvernement doit donc innover financièrement, sans aggraver l’endettement et sans compromettre les engagements pris vis-à-vis du FMI et de la BM. Plusieurs techniques relevant de l’ingénierie financière existent à cet effet et doivent être utilisées.

TROIS LEVIERS RÉALISTES POUR FINANCER SANS S’ENDETTER

a) Mobiliser l’épargne nationale : Le Cameroun dispose d’une épargne financière estimée à plus de FCFA 8 000 milliards logée dans les banques et les institutions de microfinance. Une politique de titres publics ciblés (emprunts thématiques, bons du Trésor verts, obligations pour infrastructures régionales) pourrait canaliser FCFA 300 à 500 milliards par an vers des projets spécifiques.

b) Dynamiser les Partenariats Public-Privé (PPP): Sur la période 2021-2024, moins de 10 % des projets inscrits en PPP ont été exécutés. Un cadre plus crédible et des garanties de paiement plus solides pourraient attirer entre FCFA 600 et 800 milliards d’investissements privés dans les infrastructures, les zones industrielles et l’énergie.

c) Valoriser le patrimoine public : Les actifs dormants de l’État (foncier, participations dans des entreprises publiques, concessions minières) représentent potentiellement FCFA 1 000 milliards de valeur économique. Une bonne stratégie de monétisation et de cession partielle d’actifs permettrait de transformer ce capital en ressources liquides sans alourdir la dette.

LE DÉFI DE LA CRÉDIBILITÉ FINANCIÈRE

Mais aucun modèle de financement ne tiendra sans crédibilité budgétaire. L’étude sur la perception des investisseurs, conduite par le ministère des Finances dont le patron est l’un des dirigeants les plus diligents et affûtés du pays, doit servir de boussole : le risque Cameroun reste perçu comme « moyen à élevé », du fait des retards de paiement et de la lenteur des procédures. Chaque point de confiance gagné à nouveau peut réduire de 50 à 100 points de base le coût de financement des emprunts souverains. Il nous faut donc de la transparence financière.

UNE ÉCONOMIE À RECONSTRUIRE DE L’INTÉRIEUR

La clé du succès de notre pays réside aussi dans la capacité à créer de la richesse sur le plan domestique, ce qui doit impliquer :

  • Une fiscalité intelligente ciblant la valeur ajoutée réelle et non la simple importation ;
  • Une économie locale de substitution réduisant la dépendance aux importations (estimées à FCFA 6 500 milliards par an) ;
  • Une lutte sans relâche contre les surfacturations, la corruption et les détournements qui engloutissent entre FCFA 200 et 300 milliards chaque année selon les rapports officiels.

Ces montants, bien gérés, représentent déjà un quart du financement des promesses de Maroua. Trouver FCFA 3 500 milliards, ce n’est donc pas seulement une question de chiffres, c’est aussi et surtout une question de discipline, de transparence, d’ingénierie financière et de leadership. Chaque projet devra désormais être adossé à une source claire de financement et à un mécanisme de suivi public. Le temps des annonces est révolu ; celui de la concrétisation et des réalisations commence.

Le Président a prêté serment devant la Nation ; désormais, c’est à l’économie de prêter serment devant les chiffres. La réussite du mandat tiendra à la capacité du Cameroun à prouver qu’il peut se financer lui-même, par la rigueur, l’innovation et la confiance. L’histoire retiendra moins les discours de Maroua que la manière dont le pays aura trouvé et bien utilisé FCFA 3 500 milliards de promesses.

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Lutte contre le blanchiment des capitaux : Ces mesures préconisées par Cyrano Tchekouo

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Lutte contre le blanchiment des capitaux : Ces mesures préconisées par Cyrano Tchekouo
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Le juriste/écrivain pense que le Cameroun doit exiger davantage aux professionnels de la finance et des professions libérales (banques, notaires, comptables) de signaler toute transaction suspecte aux autorités compétentes.

Depuis le 23 juin 2023, le Cameroun est inscrit sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI). Malgré la batterie de mesures prises pour en sortir, le pays a toujours du mal à mettre en œuvre un dispositif institutionnel et légal efficace de lutte contre le blanchiment de financements du terrorisme et la prolifération des armes pour satisfaire aux exigences du GAFI.

Après l’inscription du pays sur ladite liste, les pouvoirs publics ont créé en octobre 2023, le Comité de coordination regroupant en son sein, des représentants de l’Etat et des ordres professionnels (banques, notaires, avocats, assureurs) et chargé de piloter les politiques nationales de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes.

Malheureusement, toutes ces mesures se sont avérées insuffisantes pour sortir le pays de cette liste. Dans une tribune récemment publiée, Cyrano Tchekouo, juriste/écrivain donne quelques pistes de solutions pour aider le Cameroun.

Le juriste précise tout d’abord que le GAFI n’étant pas une juridiction, aucune sanction officielle n’est infligée aux pays inscrits sur cette liste grise du GAFI. Toutefois rappelle l’écrivain, le fait d’être publié peur avoir des conséquences tant politiques qu’économiques.

Comme solutions, Cyrano Tchekouo propose aux gouvernement de renforcer les pouvoirs de l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF) et de la Commission nationale anticorruption (CONAC) en leur permettant de prononcer des sanctions financières ne serait-ce qu’à titre conservatoire, afin de ne pas se limiter uniquement aux simples déclarations de soupçons.

Le juriste préconise également de promouvoir davantage la culture de ka digitalisation afin de limiter la circulation de l’argent liquide et contrôler les transferts de fonds internationaux. En outre, il faut exiger davantage aux professionnels de la finance et des professions libérales (banques, notaires, comptables) de signaler toute transaction suspecte aux autorités compétentes. A ces mesures s’ajoute le renforcement de la surveillance des frontières afin de limiter le flux de transactions suspectes et douteuses.

Pour mémoire, le GAFI publie trois fois par an, un document intitulé «Déclaration publique du GAFI», dans lequel il présente les Etats considérés comme étant à haut risque et/ou non coopératifs en raison des lacunes stratégiques dans leur dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

Ainsi, de nouveaux pays sont ajoutés, tandis que d’autres sont retirés une fois leur plan d’action achevé. Il s’agit en effet des pays considérés comme « juridictions sous surveillance » c’est-à-dire qu’après analyse des mesures prises par le pays, le GAFI conclut à l’existence de carences stratégiques dans la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme.

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Secteur bancaire : Le bilan de General Bank of Cameroon progresse de 10% au premier semestre 2026

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Secteur bancaire : Le bilan de General Bank of Cameroon progresse de 10% au premier semestre 2026
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Depuis le 15 juillet dernier, l’entreprise est guidée par trois valeurs fondamentales impulsées par son nouveau directeur général, Victor Noumoue.

Depuis la mi-juillet 2026, General Bank of Cameroon a un nouveau directeur général, Victor Noumoue. Il a été nommé le 15 juillet dernier, à la suite de la clôture du rachat de Société générale par l’Etat du Cameroun. Dans une interview accordée au journal l’Economie, le banquier évoque trois valeurs fondamentales qui vont diriger son action.

D’abord, l’intégrité et la transparence. Pour le nouveau directeur général de General Bank of Cameroon, la conformité rigoureuse, l’éthique et la probité ne sont pas négociables parce qu’elles garantissent selon lui, la sécurité de l’institution et la confiance des parties prenantes de la banque.

Ensuite, la banque entend renforcer la proximité, l’écoute avec sa clientèle et ses partenaires, afin de construire des relations durables. Enfin, il est question pour l’actuel staff de mettre l’accent sur l’orientation de sa clientèle et la culture du résultat. «Nous devons cultiver une agilité de tous les instants pour anticiper les besoins du marché, innover et viser l’excellence opérationnelle au quotidien» indique Victor Noumoue dans les colonnes du journal l’Economie.

Performances

Au premier semestre 2026, le bilan de General Bank of Cameroon affichait une progression de 10% par rapport à fin décembre 2025 avec un produit net bancaire en hausse de 7,2%, tandis que le résultat net affiche une croissance de 6,8% par rapport à juin 2025. Les fonds nets de l’entreprise atteignent le chiffre de 138 milliards FCFA au 31 mars 2026.

«Ce niveau exceptionnel de capitalisation n’est pas qu’un simple chiffre, il est le témoignage d’une gestion financière, d’une rigueur absolue et le reflet indéniable d’une institution en très grande forme financière. De plus, sur le plan réglementaire, les ratios prudentiels de SG Cameroon ne se contentent pas de respecter les normes COBAC (Commission bancaire de l’Afrique Centrale Ndlr). Ils les surpassent, démontrant une prudence et une solidité bien au-delà des attentes» se targue Victor Noumoue.

La feuille de route de l’entreprise s’articule autour de plusieurs axes prioritaires. L’intensification du dynamisme commercial avec pour objectif de se positionner comme acteur majeur de financement en accompagnant les projets à valeur.

«Nous continuerons également à assurer une qualité de service irréprochable à nos clients. Nous sommes dans un marché bancaire en mutation, la différence se fera par la satisfaction et la proximité que nous avons avec nos clients à travers des parcours plus simples, plus rapides et davantage digitalisés» indique le directeur général de General Bank of Cameroon.

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Miss Cameroun 2026: Maellys NGO Mboui succède à Audrey Moutongo

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Miss Cameroun 2026: Maellys NGO Mboui succède à Audrey Moutongo
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La femme la plus belle du Cameroun est connue depuis cette nuit. Il s’agit de Maellys Ngo Mboui. Âgée de 20 ans, celle qui succède à Audrey Moutongo (il s’agit de l’ex première dauphine qui avait succédé à Josiane Golonga, élue en mai et destituée après une brouille avec le Comité Miss Cameroon (Comica), le 25 février 2025. C’est une confirmation pour celle qui avait déjà été élue Miss Cameroon diaspora en mars dernier. Franco-Camerounaise, Maellys Ngo Mboui est originaire de la région du Nord-Ouest.

Maellys Ngo Mboui est étudiante en Économie-gestion et Mathématiques-Informatiques, en France. Le jury est donc allé trouver la plus belle femme du Cameroun hors du territoire national.

Miss Cameroon 2026 est porteuse d’un projet baptisé Cameroonian girls in stem. Lequel vise à encourager et former les jeunes filles à devenir des leaders dans l’innovation et la cyberdéfense, des actrices de la transformation sociale et des ambassadrices culturelles du Cameroun.

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