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Discours : Paul Biya en déphasage avec les réalités de son pays

Comme il est presque de tradition, Paul Biya dans son discours de fin d’année à la nation, a vanté les avancées réalisées par le pays, en relevant l’environnement international qui ne facilite pas toujours la réalisation des objectifs internes : «il est incontestable que des progrès remarquables ont été réalisés dans différents domaines cette année, en dépit de nombreuses contraintes internes et externes», a-t-il déclaré. Mais Paul Biya a prononcé un discours parfois éloigné des réalités de son pays. Et l’un des premiers aspects cités par le chef de l’Etat, est la politique qui a animé une bonne partie de l’année 2025, avec la présidentielle et les régionales. Pour Paul Biya, «l’organisation réussie de l’élection présidentielle, comme celle des régionales, confirme que la démocratie s’est véritablement enracinée dans notre pays». En soulignant «les soubresauts qui ont suivi l’élection présidentielle», Paul Biya les met au compte «de certains leaders politiques irresponsables», sans les citer. Pour un processus électoral qui aura été émaillé de nombreuses entorses au droit et à l’éthique. Comme l’exclusion de Maurice Kamto et Hilaire Dzipan de la course présidentielle, le jeu trouble du conseil constitutionnel et d’Elecam lors des contentieux électoraux.
L’opposition vilipendée
Se refusant comme à son habitude de reconnaître les défaillances de l’appareil institutionnel, et surtout les multiples cas de violation des droits de l’homme, y compris des morts d’homme dans des situations engageant la responsabilité de l’Etat comme la mort en détention d’Anicet Ekane, les émeutes de Meiganga,… Paul Biya estime qu’«ensemble, nous avons su préserver ce que nous avons de plus précieux : l’unité nationale, la paix et la stabilité ». Au moment même où cette unité nationale et la paix sont troublées par de multiples événements déclenchées parfois par les démembrements de l’Etat. D’ailleurs, aucune compassion pour ses concitoyens morts du fait des services de l’Etat.
L’homme aux coups de gueule n’a pas loupé l’occasion de tancer ses opposants qu’il qualifie de «marchands d’illusions» dont «certains ont soutenu que rien, absolument rien, n’a été fait par le gouvernement en place. Ils vous ont parallèlement promis monts et merveilles et ont prétendu résoudre d’un coup de baguette magique, tous les problèmes auxquels vous êtes confrontés». Avant de s’accrocher sur des facteurs externes pour justifier son échec à pouvoir le faire, lui qui est en poste depuis 1982. «Pour ma part, depuis mon accession à la magistrature suprême, j’ai fait le choix de vous dire la vérité. Je n’ai jamais essayé e dissimuler les difficultés auxquelles nous sommes confrontés du fait principalement d’un contexte international de plus en plus complexe», a-t-il martelé. Affirmant que «ces difficultés entravent la mise en œuvre des projets dédiés à l’amélioration de votre bien-être».
Les jeunes et les femmes
Un des secteurs où Paul Biya se montre en déphasage avec la réalité, c’est le secteur énergétique, notamment celui de l’électricité. Ici, le chef de l’Etat, sans en donner les chiffres, déclare que «l’offre en énergie électrique a continué de s’accroitre, avec l’entrée en service du barrage de Nachtigal et de nombreuses centrales solaires, principalement dans les régions septentrionales», tout en oubliant le barrage de Bini à arak dont le projet semble définitivement mort, en ignorant le retour en force des délestages. En vantant «la reprise de la société Eneo ce qui constitue une étape décisive dans la restauration de notre souveraineté énergétique et la maitrise de la réforme d’un secteur névralgique, qui nécessite d’importants investissements», Biya ignore le fait que le Cameroun a racheté plus cher l’entreprise chez Actis, alors même que le concessionnaire britannique n’a pas rempli son cahier de charges, notamment en termes d’investissements.
A l’occasion, l’homme qui vient d’être réélu à la tête de l’Etat, renouvelle sa promesse de campagne électorale, d’accorder plus de place désormais, aux jeunes et aux femmes. Sauf que, quelques semaines après sa prestation de serment, Paul Biya n’a pas donné des suites lors des élections des conseillers régionaux. Le Rdpc, son parti, a raflé les dix conseils régionaux, et n’a concédé aucun poste de président de conseil régional à ces catégories sociales jusqu’ici lésées dans la gestion des affaires publiques. Et d’ailleurs, au sein de son propre parti, des rebellions sont nées du fait de la volonté du comité central de dicter les choix à la base. Ainsi, les conseillers ont parfois dit non au sommet du parti, pour élire leurs candidats.
Pour une rare fois, le président n’a pas insisté sur le secteur névralgique des travaux publics, en ce qui concerne les routes qui ont fait jaser l’année dernière. Se contentant d’indiquer que cette question «est au centre de mes préoccupations, comme les vôtres».
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Lutte contre le blanchiment des capitaux : Ces mesures préconisées par Cyrano Tchekouo

Le juriste/écrivain pense que le Cameroun doit exiger davantage aux professionnels de la finance et des professions libérales (banques, notaires, comptables) de signaler toute transaction suspecte aux autorités compétentes.
Depuis le 23 juin 2023, le Cameroun est inscrit sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI). Malgré la batterie de mesures prises pour en sortir, le pays a toujours du mal à mettre en œuvre un dispositif institutionnel et légal efficace de lutte contre le blanchiment de financements du terrorisme et la prolifération des armes pour satisfaire aux exigences du GAFI.
Après l’inscription du pays sur ladite liste, les pouvoirs publics ont créé en octobre 2023, le Comité de coordination regroupant en son sein, des représentants de l’Etat et des ordres professionnels (banques, notaires, avocats, assureurs) et chargé de piloter les politiques nationales de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes.
Malheureusement, toutes ces mesures se sont avérées insuffisantes pour sortir le pays de cette liste. Dans une tribune récemment publiée, Cyrano Tchekouo, juriste/écrivain donne quelques pistes de solutions pour aider le Cameroun.
Le juriste précise tout d’abord que le GAFI n’étant pas une juridiction, aucune sanction officielle n’est infligée aux pays inscrits sur cette liste grise du GAFI. Toutefois rappelle l’écrivain, le fait d’être publié peur avoir des conséquences tant politiques qu’économiques.
Comme solutions, Cyrano Tchekouo propose aux gouvernement de renforcer les pouvoirs de l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF) et de la Commission nationale anticorruption (CONAC) en leur permettant de prononcer des sanctions financières ne serait-ce qu’à titre conservatoire, afin de ne pas se limiter uniquement aux simples déclarations de soupçons.
Le juriste préconise également de promouvoir davantage la culture de ka digitalisation afin de limiter la circulation de l’argent liquide et contrôler les transferts de fonds internationaux. En outre, il faut exiger davantage aux professionnels de la finance et des professions libérales (banques, notaires, comptables) de signaler toute transaction suspecte aux autorités compétentes. A ces mesures s’ajoute le renforcement de la surveillance des frontières afin de limiter le flux de transactions suspectes et douteuses.
Pour mémoire, le GAFI publie trois fois par an, un document intitulé «Déclaration publique du GAFI», dans lequel il présente les Etats considérés comme étant à haut risque et/ou non coopératifs en raison des lacunes stratégiques dans leur dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
Ainsi, de nouveaux pays sont ajoutés, tandis que d’autres sont retirés une fois leur plan d’action achevé. Il s’agit en effet des pays considérés comme « juridictions sous surveillance » c’est-à-dire qu’après analyse des mesures prises par le pays, le GAFI conclut à l’existence de carences stratégiques dans la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme.
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Secteur bancaire : Le bilan de General Bank of Cameroon progresse de 10% au premier semestre 2026

Depuis le 15 juillet dernier, l’entreprise est guidée par trois valeurs fondamentales impulsées par son nouveau directeur général, Victor Noumoue.
Depuis la mi-juillet 2026, General Bank of Cameroon a un nouveau directeur général, Victor Noumoue. Il a été nommé le 15 juillet dernier, à la suite de la clôture du rachat de Société générale par l’Etat du Cameroun. Dans une interview accordée au journal l’Economie, le banquier évoque trois valeurs fondamentales qui vont diriger son action.
D’abord, l’intégrité et la transparence. Pour le nouveau directeur général de General Bank of Cameroon, la conformité rigoureuse, l’éthique et la probité ne sont pas négociables parce qu’elles garantissent selon lui, la sécurité de l’institution et la confiance des parties prenantes de la banque.
Ensuite, la banque entend renforcer la proximité, l’écoute avec sa clientèle et ses partenaires, afin de construire des relations durables. Enfin, il est question pour l’actuel staff de mettre l’accent sur l’orientation de sa clientèle et la culture du résultat. «Nous devons cultiver une agilité de tous les instants pour anticiper les besoins du marché, innover et viser l’excellence opérationnelle au quotidien» indique Victor Noumoue dans les colonnes du journal l’Economie.
Performances
Au premier semestre 2026, le bilan de General Bank of Cameroon affichait une progression de 10% par rapport à fin décembre 2025 avec un produit net bancaire en hausse de 7,2%, tandis que le résultat net affiche une croissance de 6,8% par rapport à juin 2025. Les fonds nets de l’entreprise atteignent le chiffre de 138 milliards FCFA au 31 mars 2026.
«Ce niveau exceptionnel de capitalisation n’est pas qu’un simple chiffre, il est le témoignage d’une gestion financière, d’une rigueur absolue et le reflet indéniable d’une institution en très grande forme financière. De plus, sur le plan réglementaire, les ratios prudentiels de SG Cameroon ne se contentent pas de respecter les normes COBAC (Commission bancaire de l’Afrique Centrale Ndlr). Ils les surpassent, démontrant une prudence et une solidité bien au-delà des attentes» se targue Victor Noumoue.
La feuille de route de l’entreprise s’articule autour de plusieurs axes prioritaires. L’intensification du dynamisme commercial avec pour objectif de se positionner comme acteur majeur de financement en accompagnant les projets à valeur.
«Nous continuerons également à assurer une qualité de service irréprochable à nos clients. Nous sommes dans un marché bancaire en mutation, la différence se fera par la satisfaction et la proximité que nous avons avec nos clients à travers des parcours plus simples, plus rapides et davantage digitalisés» indique le directeur général de General Bank of Cameroon.
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Miss Cameroun 2026: Maellys NGO Mboui succède à Audrey Moutongo

La femme la plus belle du Cameroun est connue depuis cette nuit. Il s’agit de Maellys Ngo Mboui. Âgée de 20 ans, celle qui succède à Audrey Moutongo (il s’agit de l’ex première dauphine qui avait succédé à Josiane Golonga, élue en mai et destituée après une brouille avec le Comité Miss Cameroon (Comica), le 25 février 2025. C’est une confirmation pour celle qui avait déjà été élue Miss Cameroon diaspora en mars dernier. Franco-Camerounaise, Maellys Ngo Mboui est originaire de la région du Nord-Ouest.
Maellys Ngo Mboui est étudiante en Économie-gestion et Mathématiques-Informatiques, en France. Le jury est donc allé trouver la plus belle femme du Cameroun hors du territoire national.
Miss Cameroon 2026 est porteuse d’un projet baptisé Cameroonian girls in stem. Lequel vise à encourager et former les jeunes filles à devenir des leaders dans l’innovation et la cyberdéfense, des actrices de la transformation sociale et des ambassadrices culturelles du Cameroun.
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