Actualités locales
Paul Biya n’organisera jamais d’élection pour voir quelqu’un d’autre être déclaré vainqueur
Dans son message de fin d’année adressé aux « En-bas d’en-bas », Dr Aristide Mona a dressé un constant alarmant : le système Biya nous a donné une raison de ne plus croire aux urnes sous sa gouvernance.
« Tant que Paul Biya aura à sa solde les forces de défense et de sécurité, la justice, ELECAM, le Conseil constitutionnel, les sous-préfet, préfets et gouverneurs, il n’organisera jamais d’élection pour voir quelqu’un d’autre être déclaré vainqueur », affirme Dr Aristide Mono.
MESSAGE DE FIN D’ANNÉE, 30 décembre 2025
Chers compatriotes, chers « En-bas d’en-bas »,
Au moment où l’année 2025 tire sa révérence, je tiens à m’adresser directement à vous. Je le fais avec une émotion profonde, car cette année fut dense, marquée par un engagement citoyen sans précédent, mais aussi par des douleurs que nous ne saurions oublier.
Mon premier devoir, en ce jour de bilan, est de m’incliner devant la mémoire de nos dizaines de compatriotes tombés sous les balles de l’Ordre de 82. Des fils et des filles du pays, abattus à bout portant par ceux-là mêmes qui ont reçu pour mission de les protéger, sur ordre d’un régime qui, après 43 ans de confiscation du pouvoir, de pillages et de détournements de nos ressources, semble ne concevoir sa survie que dans le sang et la menace de guerres civiles. Portons dans nos prières ces frères « En-bas d’en-bas » dont le seul crime fut de croire qu’après quatre décennies de parodies électorales, la Rue demeurait l’ultime recours face à des institutions verrouillées par la dictature.
Que nos pensées accompagnent également les victimes de la crise anglophone. Ce conflit, que l’on aurait pu étouffer dès 2016, perdure par la faute de l’Ordre de 82 qui sacrifie des milliers de vies sur l’autel d’une forme d’État jacobiniste qui lui facilite la captivité du peuple et le pillage incontrôlé de nos richesses. N’oublions pas non plus nos morts de l’Extrême-Nord, victimes de Boko Haram, conséquence directe de l’incapacité d’un État défaillant à sécuriser ses frontières et d’une politique délibérée de misère, qui livre nos populations aux mains des marchands d’illusions, qu’ils soient terroristes ou dignitaires d’un régime sans pitié qui nous tient en otage depuis 1982.
Chers « En-bas d’en-bas »,
En 2025, nous avons fait le choix de la dignité et de la résilience démocratique. Malgré nos doutes légitimes sur la « démocratie » version Paul Biya, nous avons choisi de mettre de côté ces appréhensions pour lui donner la chance de nous montrer enfin qu’il est humain. Hélas, le dénouement de cette année politique, marqué par une répression post-électorale d’une violence inouïe, nous donne raison : nous faisons face à l’une des dictatures les plus cyniques de l’histoire contemporaine. Cela inspire un profond dégoût.
Alors que certains avaient déjà pris la ferme résolution de ne plus participer à une élection sous le règne de Biya, pensant parfois que le coup d’État ou l’insurrection restent les seules options, nous sommes descendus dans les coins les plus reculés du pays, nous avons envahis les médias pour prêcher la voie des urnes. Nous étions alors convaincus que face à l’innovation qu’était la surveillance et la défense massives des votes, l’Ordre de 82 ne se donnerait plus la liberté de bourrer les urnes, de falsifier des procès-verbaux ou de tuer à bout portant devant les caméras du monde entier. Nous avions cru qu’il aurait froid aux yeux devant la vigilance assidue du peuple.
C’est avec cette foi que nous avons mené la campagne « Inscrivons-nous d’abord », entamée en 2024. Nous avons parcouru les dix régions, bravant les menaces terroristes et les autres formes d’insécurité. Après les inscriptions, nous avons apporté un soutien bénévole et sans contrepartie au candidat le mieux placé pour battre Paul Biya dans les urnes. Suite à la disqualification arbitraire de Maurice Kamto, nous avons jeté notre dévolu sur le « guerrier » Issa Tchiroma. À travers l’initiative la « Marée Jaune » et son « Bon diable », notre objectif était clair : La défaite du régime de Paul Biya en 2025, quitte à devoir soutenir le diable en personne.
Malheureusement, à ce jour, le constat est triste : tant que Paul Biya aura à sa solde les forces de défense et de sécurité, la justice, ELECAM, le Conseil constitutionnel, les sous-préfet, préfets et gouverneurs, il n’organisera jamais d’élection pour voir quelqu’un d’autre être déclaré vainqueur. Le système Biya nous a donné une raison de ne plus croire aux urnes sous sa gouvernance.
Chers « En-bas d’en-bas »,
Si l’amertume est réelle face au système, notre satisfaction interne reste tout de même immense.
D’abord, nous avons prouvé que nous pouvions mener une lutte politique autonome, sans l’aide financière et logistique d’ONGs, de chancelleries étrangères ou de partis politiques. C’est l’essence même de la « Troisième Voix », une nouvelle philosophie des sociétés civiles des dictatures africaines consignée dans notre dernier ouvrage.
Ensuite, nous avons démontré que notre combat dépasse les individus, les partis ou les ethnies. Notre cause est commune : le départ sans concession du régime de Yaoundé. Nous avons su dépasser la frustration de l’éviction de Maurice Kamto pour nous aligner derrière Issa Tchiroma, qui a rempli son contrat de rival principal. En moins de trois semaines, il s’est transformé en principal opposant réalisant ce qu’on attendait de lui, à savoir : « taper » Paul Biya dans les urnes et revendiquer la victoire du peuple. Le reste nous revenait, nous le peuple. Nous avons mis de côté les considérations partisanes, ethniques, régionalistes et ethnolinguistiques pour mettre en avant la défaite de Paul Biya et de son clan en 2025. Concernant le départ de Tchiroma en exil, posons-nous la question suivante : Etions-nous prêts à sacrifier nos vies pour lui éviter une mort similaire à celle infligée à Anicet Ekané ou une prison à perpétuité sans incidence minimale sur la lutte ?
Arrêtons de sacrifier nos « Généraux » !
Enfin, nous avons fait preuve d’une résilience exceptionnelle. Certes, ils ont tué certains d’entre nous, jeté d’autres en prison, mais notre moral est resté inébranlé : Biya et ses gens doivent d’abord partir, après on verra !
Chers « En-bas d’en-bas »,
Une nouvelle année appelle de nouvelles méthodes. Si le régime est encore en place, c’est que nos objectifs n’ont pas été atteints. En soldats de la liberté, faisons notre introspection. Prenons le temps de tirer les leçons de 2025 et revoyons nos stratégies de lutte en 2026.
Merci à tous ceux qui nous soutiennent. Merci à ma Team. Que Dieu et nos ancêtres veillent.
Bonne et heureuse année 2026 !
Vive les « En-bas d’en-bas » !
Vive la nation camerounaise !
Aristide Mono
Le Père des En-bas d’en-bas
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l’artiste Longue Longue en situation irrégulière en France
L’artiste camerounais Longue Longue se trouve actuellement en rétention administrative en France (au Centre de Rétention Administrative de Geispolsheim, près de Strasbourg), sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF).
Une mobilisation est en cours pour tenter de bloquer son expulsion imminente vers le Cameroun. Selon plusieurs observateurs, il s’agit d’une situation critique. Les autorités françaises ont procédé à son interpellation, ce qui le place dans une procédure d’éloignement. Ses avocats tentent de faire valoir le droit d’asile en s’appuyant sur les actes de torture dont l’artiste a été victime au Cameroun.
Les images de ces violences, largement partagées, servent d’argument principal pour prouver qu’un retour forcé l’exposerait à des traitements inhumains ou dégradants. Le sort de l’artiste dépend de l’examen de son recours par les juridictions administratives françaises et de la décision d’un juge.
Lire le Focus de Christian Ntimbane Bomo :
LONGUE LONGUE, VICTIME !
La détention administrative en vue de son éloignement de France de l’artiste LONGUE LONGUE révèle une fois de plus l’état des libertés et droits d’expression et d’opinion au Cameroun.
Elle permet de se poser la seule question : » Pourquoi LONGUE LONGUE a peur de retourner au Cameroun ? »
La réponse coule de source. Il a peur d’être arrêté, torturé ou embastillé à cause de ses prises de position contre le régime, comme André Blaise Essama, Patrick Mengue ( pour une simple blague jugée de mauvais goût),Anicet Ekane, Parfait Mbvoum, Djeukam Tchameni, Bibou Nissack, Alain Fogue , Aladji Louckman, ….
Un artiste camerounais de renommée mondiale, ambassadeur de la diplomatie culturelle de notre pays , humilié à l’étranger, parce qu’il veut se battre pour ne pas revenir dans son pays où, tout peut lui arriver.
Voilà à quoi , ces camerounais libres sont réduits : Fuir , fuir ou chanter les louanges ou se taire !
Christian Ntimbane Bomo
Président Exécutif du Parti HÉRITAGE
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le goût du pouvoir ou l’art du reniement selon Diomaye Faye
L’alliance entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko a à peine fêté ses deux ans. Le limogeage récent de ce dernier, largement commenté et perçu comme un véritable coup de force politique, marque un tournant décisif dans la stratégie présidentielle. Dès ses premiers mois au pouvoir, Diomaye Faye, séduit par l’exercice de l’autorité suprême, semble avoir opté pour une émancipation vis-à-vis d’un homme jugé trop influent, tout en cherchant à se rapprocher de Paris pour sécuriser un éventuel second quinquennat.
Ousmane Sonko n’a pourtant pas été un simple figurant dans la campagne présidentielle de 2024. Véritable stratège et leader d’influence, il a joué un rôle décisif dans la victoire de Diomaye Faye, en portant haut les thèmes de la souveraineté nationale et d’une rupture franche avec « le système ».
Mais quelques mois seulement après leur arrivée aux affaires, le président a infléchi sa ligne. Les promesses de rupture avec l’ancien régime et de réorientation radicale de la politique sénégalaise se sont évaporées, au grand dam de ses partisans les plus fidèles.
La Journée nationale du dialogue comme aveu de reniement
Un événement récent a cristallisé les critiques : la Journée nationale du dialogue, organisée au palais présidentiel. Loin de réunir les forces vives du changement, Faye a convié des figures éminentes de l’ancienne garde, précisément celles avec lesquelles il avait juré de ne jamais transiger.
Parmi les invités de marque figurait Amadou Ba, proche collaborateur de l’ex-président Macky Sall, ancien candidat du pouvoir déchu en 2024 et aujourd’hui chef de l’opposition. Une scène à la fois symbolique et cinglante pour ceux qui croyaient en l’avènement d’une nouvelle ère.
Une trahison méthodique des engagements
Ces gestes successifs ne trompent plus : la « rupture » promise n’aura jamais lieu. En se rapprochant des cadres de l’ancien système et en se tournant vers Paris pour garantir son avenir politique, Diomaye Faye brise méthodiquement les espoirs de renouveau portés par ses électeurs.
À mesure qu’il s’éloigne de ses alliés de la première heure, le président apparaît désormais comme un chef d’État pragmatique, prêt à sacrifier ses idéaux pour consolider son assise et viser un second quinquennat. Un pari qui pourrait bien lui aliéner celles et ceux qui ont fait de lui le plus jeune président de l’histoire du Sénégal.
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Collision mortelle à Dschang : un moto-taximan décède
Un terrible accident de la circulation a causé la mort d’une personne à Dschang, dans la région de l’Ouest du Cameroun.
Les faits ont eu lieu au quartier foto lieu dit dépôt kadji, le mardi 21 mai dernier. La victime est décédée dans des circonstances extrêmement violentes.
En effet, c’est un peu avant la fin de l’après-midi que les sapeurs pompiers du Centre de secours de Dschang ont été alerté pour un accident de la circulation.
À l’arrivée des secouristes, le constat effectué a permis d’établir que l’accident a impliqué un moto taximan et un véhicule de transport.
La collision frontale n’a laissé aucune chance au moto-taximan. La victime est âgée d’une quarantaine d’années environs.
Les sapeurs pompiers du centre de secours de Dschang ont procédé à la récupération du corps sans vie et à son conditionnement.
Avant de quitter les lieux, ils ont procédé au nettoyage de la chaussée.
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