Actualités locales
« le Cameroun est un cadavre »
Selon le cinéaste camerounais, notre pays est dans un « coma » profond depuis la dernière élection présidentielle du 12 octobre 2025 dans notre pays.
Lire ici son analyse :
LES VAMPIRES
Le Cameroun est un cadavre. Après chaque élection, ce pays ressemble à un homme vidé de son sang par une sangsue géante. On organise des scrutins comme des opérations de guerre, on mobilise tout, on achète, on menace, on divise les ethnies, on corrompt la jeunesse, on dépense l’argent des routes et des hôpitaux dans des campagnes d’achats des esprits et des consciences.
Et puis après rien… le vide. Ce vide n’est rien d’autre que du vampirisme celui d’un corps qu’on vide de son sang, d’un peuple qu’on vide de sa sève. Depuis que le vainqueur a été proclamé, il a donné à manger dans son palais rien… depuis, le Cameroun est un pays dans le coma. Même l’attente des nominations est un acte dé vampirisme. Pendant ce temps les routes sont des plaies ouvertes, les ordures sont des montagnes, les gens marchent comme des zombies sans un sou dans la poche … la misère.
Les valeurs ? Écrasées. On a appris aux jeunes que le héros, c’est le tricheur. Que la réussite, c’est la corruption. Que la loyauté, c’est le tribalisme.
Et dans ce grand vide, cette immense fosse à ciel ouvert qu’est devenu le pays, quelques convocations à la gendarmerie circulent en catimini, on a oublié ceux qui ont disparu de peur de disparaître aussi… Un ministre sort, prend un micro, et il ose parler, il fait un discours sur « la paix », « l’unité », « le développement ». Il utilise les grands mots et concepts qui lui semblent à lui-même étrangers, des phrases d’une administration qui ne sait plus quoi administrer. Mais à qui parle-t-il ? Il parle à des morts. À Anicet Ekane? Il parle à un pays qui n’existe plus, à un pays qu’ils ont déjà tué.
C’est ça, la vraie horreur. Ce n’est pas la répression , c’est ce silence qui vient après le grand bruit de ces 7 ans d’avant plus ces 7 ans de campagne de 2025 qui après laisse les camerounais dans le vide…. Pour 7 ans encore? Nous parlons de 7×3= 21 ans! Le plus douloureux c’est de voir que la machine de l’État tourne toujours, mais pour rien. Elle produit du papier, des communiqués, des inaugurations de projets fantômes. Et surtout donne 5 milliards au football et oublie de payer 2 milliards à l’Union Africaine pour continuer à avoir une voix dans le concert des nations. Elle organise des cérémonies où la seule chose qu’on fait c’est qu’on danse … la première dame danse, les ministres dansent, les affamés aussi dansent …avec eux. La danse des vampires.
Ils ont vampirisés le passé dont on ne sait plus rien, ils vampirisent le présent. Ils ont déjà vampirisé l’avenir. Ils ont aspiré l’espoir, l’énergie, la fierté. Tout.
Le Cameroun aujourd’hui, c’est cela : une grande maison pillée, dont les voleurs sont restés à l’intérieur et font semblant d’être les propriétaires.
Ce qui se joue ici, c’est la persistance d’une machinerie gouvernementale qui fonctionne en roue libre, sans prise sur le réel, et sans prise sur elle-même, mais dont les textes et les protocoles continuent à être émis, comme des messages lancés dans le vide. L’autorité, la quelle ? Celle des hautes instructions étant morte, la signature scannée qui a désormais plusieurs versions et dont chaque clan semble être en possession d’une… on ne signe plus pour décréter, ni même pour gouverner, mais simplement pour affirmer sa propre existence, pour combler par le bruit administratif le silence d’un contrat social brisé.
Le Cameroun est dans un état de post-gouvernance : les structures sont là, les titres et les signatures aussi, mais elles ne recouvrent plus qu’un désert social, économique et moral. Chaque allocution officielle dans ce contexte sonne comme une parodie – non par intention, mais par déconnexion radicale. Le pouvoir administre des fantômes, légifère sur des ruines, et félicite une nation qui n’est plus qu’un souvenir.
Cette situation produit une violence particulière : celle de nier l’effondrement vécu par la population, de traiter la détresse comme un désordre passager, et d’imposer le langage de la normalité à l’anormalité devenue quotidienne. C’est un pays qui est sommé de jouer le rôle du pays, alors qu’il n’en a plus les moyens ni l’âme.
Ainsi, le Cameroun contemporain pourrait être décrit comme un État-spectre qui hante ses propres citoyens, un système qui continue à mimer la souveraineté alors que sa légitimité s’est évaporée dans les épreuves répétées, les promesses non tenues et l’épuisement généralisé. La vie continue, mais quelle vie ? Atanga Nji aboie les camerounais passent. Nous vivons une tragédie, celle du vide, celle du décalage entre le rituel du pouvoir et l’effondrement d’une administration sans nation et d’un pouvoir sans peuple. Les vampires !
NB : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale d’Actu Cameroun.
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Actualités locales
les Lionnes du Cameroun tombent aux portes du rêve face au Sénégal
Le rêve mondial s’est brutalement arrêté pour les Lionnes Indomptables U17. Opposées au Sénégal lors du match retour du deuxième tour des éliminatoires de la Coupe du Monde féminine U17 2026, les Camerounaises ont été éliminées au terme d’une séance de tirs au but irrespirable (0-0, 4-5 tab).
C’est une immense désillusion pour le football féminin camerounais. Après avoir obtenu un résultat encourageant à Dakar lors de la manche aller (0-0), les jeunes Lionnes espéraient faire la différence devant leur public et décrocher leur billet pour le tour suivant. Mais malgré leur détermination et plusieurs tentatives offensives, elles n’ont jamais réussi à trouver la faille dans la défense sénégalaise.
Durant les 90 minutes, les deux sélections se sont livrées une bataille intense, marquée par une grande discipline tactique et une forte solidarité défensive. Les occasions franches se sont faites rares et le suspense est resté entier jusqu’au coup de sifflet final.
La qualification s’est finalement jouée lors de la redoutable séance des tirs au but. Plus réalistes et plus sereines dans cet exercice, les Sénégalaises ont pris le dessus en s’imposant 5 tirs au but à 4, plongeant les Camerounaises dans une profonde déception.
Cette élimination prive le Cameroun d’une participation à la Coupe du Monde féminine U17 2026 qui se disputera au Maroc. Un coup dur pour une génération prometteuse qui nourrissait de grandes ambitions sur la scène continentale et mondiale.
De son côté, le Sénégal poursuit son remarquable parcours et se rapproche un peu plus d’une qualification historique pour le rendez-vous planétaire. Les Lioncelles de la Teranga peuvent désormais rêver plus grand, tandis que le Cameroun devra rapidement tirer les enseignements de cette campagne frustrante pour préparer l’avenir.
Au terme d’un duel équilibré et indécis jusqu’au bout, le sort a choisi son camp. Cruelle pour les Lionnes Indomptables, cette élimination laissera longtemps des regrets tant la qualification semblait à leur portée.
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la réhabilitation de la station de Japoma entre dans sa phase finale
La Camwater annonce une avancée significative des travaux de réhabilitation et d’extension de la station de production d’eau potable de Japoma à Douala. Prévue pour être livrée avant la fin de l’année 2026, cette infrastructure stratégique devrait permettre d’améliorer durablement l’approvisionnement en eau potable de plus d’un million d’habitants.
Les travaux de réhabilitation et d’extension de la station de production d’eau potable de Japoma progressent à un rythme jugé satisfaisant par la Camwater. Mené sous la maîtrise d’ouvrage de l’entreprise publique, avec l’appui du ministère de l’Eau et de l’Énergie et le concours de partenaires financiers internationaux, notamment la banque norvégienne Export Finance Norway (Eksfin), le projet s’inscrit dans les priorités nationales de développement des infrastructures hydrauliques.
L’opération vise à renforcer les capacités de production et de distribution d’eau potable dans la ville de Douala et ses environs. À terme, la capacité de l’usine passera de 55 000 à 123 000 mètres cubes d’eau par jour, permettant d’améliorer sensiblement la desserte des populations.
Le projet comprend notamment la réhabilitation des prises d’eau et des stations de pompage du chenal Massoumbou-Japoma et du fleuve Dibamba, la construction d’une nouvelle unité de traitement utilisant la technologie de filtration membranaire, l’édification de réservoirs d’eau traitée, ainsi que la modernisation des systèmes électriques et de supervision.
Inscrit dans le Programme prioritaire quinquennal d’investissement 2023-2027 et le Plan stratégique de développement 2026-2030 de la Camwater, ce chantier ambitionne d’accroître l’accès à l’eau potable, de réduire les maladies hydriques et de soutenir le développement socio-économique de la capitale économique. Plus d’un million de personnes devraient bénéficier de cette amélioration, avec un taux de desserte estimé à 65 % dès la mise en service de l’ouvrage prévue en 2026.
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1 000 nouveaux diplômés à la Gendarmerie nationale
Ils ont été formés, notamment en Police Judiciaire, Maintien de l’Ordre et Lutte Anti-terroriste.
Le vendredi 29 mai 2026, la Cour d’Honneur du Commandement des Ecoles et Centres d’Instruction de la Gendarmerie (COMECIG), a accueilli la cérémonie de clôture du 20e CAT3 option Service Général et du 12e Brevet d’Armes (BA1) option Gendarmerie Territoriale.
Présidée par Monsieur le Secrétaire d’État à la Défense chargé de la Gendarmerie Nationale (SED/CGN), Galax Etoga, en présence du Ministre des Enseignements Secondaires et les Généraux, cette cérémonie a consacré la fin de plusieurs mois de formation intensive, marqués par l’exigence, la discipline et le renforcement des capacités opérationnelles et techniques des stagiaires.
Le BA1 a enregistré 50 stagiaires, avec un taux de réussite de 100 %. L’Adjudant Nsoga Nsoga s’est illustré comme major de promotion avec une moyenne de 16,88.
Le 20e CAT3, quant à lui, a réuni 986 stagiaires dont 966 retenus pour un taux de reussite de 97,97%. Ils ont été formés, notamment en Police Judiciaire, Maintien de l’Ordre et Lutte Anti-terroriste. Le Major de promotion est le MDL/C ZIWA Abel Steve avec une moyenne de 16,89.
Dans son allocution, le SED/CGN a exhorté les stagiaires du BA1 à contribuer activement à la redynamisation de la Gendarmerie Territoriale. Il a également invité l’ensemble des récipiendaires à incarner les valeurs de discipline, de probité, de professionnalisme et de dévouement dans l’exercice quotidien de leurs fonctions.
Dans le but de valoriser l’excellence et l’effort, le patron de la Gendarmerie a donné l’opportunité aux meilleurs lauréats des deux stages de choisir la formation où il souhaiterait mettre en pratique les riches connaissances acquises.
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