Actualités locales
Voici le communiqué final sanctionnant les travaux de la Convention extraordinaire du Mrc

La Convention extraordinaire du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) s’est finalement tenue en mode visio-conférence avec à la clé, le retour de Maurice Kamto à la présidence du parti.
Dans un communiqué, le Secrétaire général du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) revient dans les détails, à travers un communiqué, sur les décisions issues de cette convention extraordinaire.
COMMUNIQUÉ SUR LA CONVENTION EXTRAORDINAIRE DU MRC
DU 21 DÉCEMBRE 2025
Le 16 octobre 2025, le Président national par intérim du MRC, M. Mamadou Yakouba, a signé un communiqué convoquant une convention extraordinaire du parti le samedi 29 novembre 2025. Toutefois, par un ‘arrêté’ daté du 27 novembre, le Sous-préfet de l’Arrondissement de Yaoundé 4 avait interdit arbitrairement arbitraire la tenue de cette Convention extraordinaire au siège national du parti, qui fut pris d’assaut par les forces de sécurité. Le MRC avait alors demandé aux délégués de rester calmes face à cette provocation.
Le 2 décembre 2025, le Directoire du parti a adopté plusieurs résolutions dont celle permettant de tenir une Convention du parti en ligne. Le 5 décembre 2025, le SG du parti, Me. NDONG Christopher NVEH a déposé les amendements portés à ce sujet au Règlement intérieur auprès des services du Gouverneur de la Région du Centre et du Ministère de l’Administration Territoriale (MINAT).
Dimanche 21 décembre 2025, plus 2.300 délégués, pré-enregistrés dans les 17 Féderations du MRC à travers tout le pays et dans la diaspora ont pris part à la première Convention en ligne de notre parti. Il s’agit d’une première dans l’histoire politique dont nous nous réjouissons du bon déroulement tant sur le plan technique au regard de l’esprit constructif qui a animé les délégués.
Au terme des travaux, cette première Convention extraordinaire de notre parti à laquelle ont pris part plus de 2300 délégués, la Convention a :
1) Adopté les amendements des Statuts et du Règlement intérieur présentés par le Directoire.
2) Élu les responsables nationaux du parti élus au scrutin de liste et comprenant le Président national, les 5 Vice-Présidents, le Secrétaire Général et le Trésorier national. La liste unique, conduite par le Professeur Maurice KAMTO a obtenu 95, 44% des voix valablement exprimées. Le Professeur Maurice KAMTO retrouve ainsi ses fonctions de Président National du MRC.
3) Pris acte des comptes de campagne du Professeur KAMTO, candidat écarté à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025.
Fait à Yaoundé, le 22 décembre 2025
Me NDONG Christopher NVEH
Secrétaire général
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« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »

Dans un éditorial consacré à l’histoire et à l’identité du Cameroun, Le Capitaine de vaisseau Serge Atonfack Guemo défend l’idée d’un peuple camerounais dont les racines socioculturelles seraient antérieures à la colonisation. Il met en garde contre les discours qui, selon lui, réduisent l’identité nationale aux héritages linguistiques et aux découpages historiques issus de la période coloniale et postcoloniale.
Atonfack Guemo prend position dans le débat sur les origines et la construction de l’identité nationale camerounaise. Dans un texte intitulé « Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1650, à 1961 et à 1972 », il appelle à reconnaître l’ancienneté des communautés et des traditions qui composent le pays.
Le chef de la Division de la Communication au ministère délégué à la présidence de la République chargé de la Défense conteste les approches qui situent la naissance du Cameroun à des dates historiques précises, notamment janvier 1960, octobre 1961 ou encore la conférence de Foumban d’avril-mai 1972. Selon lui, ces repères ne sauraient résumer l’histoire des populations qui occupaient déjà le territoire avant l’arrivée des puissances étrangères.
Dans son argumentaire, Atonfack Guemo estime que les communautés camerounaises disposaient bien avant la colonisation de leurs propres espaces de peuplement, de leurs coutumes et de leurs formes de relations sociales. Il évoque notamment les liens de voisinage, les parentés et les similitudes entre les pratiques culturelles des différentes communautés.
Lire l’éditorial de Cyril Atonfack Guemo :
Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1960, à 1961 et à 1972
Une acception communément admise présente le fondamentalisme comme étant l’ensemble des radicalités qui défendent une conception rigoriste de la religion ou de la politique, au risque d’une confrontation avec la société environnante. Le fondamentalisme renvoie ainsi à une espèce de comparaison entre un état originel et ses évolutions. Ce qui peut donner de la matière pour une discussion constructive et mutuellement enrichissante, du moins pour des personnes bien intentionnées. Sinon de prêter à polémique, le fondamentalisme devient très vite polémologique, lorsqu’il se nourrit d’intransigeance, d’affabulations et de fausses allégations.
Ainsi en est-il du fait, pour certains, d’élever des techniques administratives apprises pendant l’occupation étrangère, en éléments culturels jouissant d’une légitimité égale à celle des fondements de l’écologie sociologique héritée de nos ancêtres. Il en va de même du travestissement d’autres pans de l’histoire de notre pays, qui consiste à faire croire que cette histoire ne commencerait qu’en janvier 1960 pour les uns, en octobre 1961 pour d’autres, ou après la conférence de Foumban d’avril-mai 1972 pour une autre mouvance. Autant d’aliénantes manipulations cognitives, autant d’enivrantes élégies qui engendrent le clivage, l’ostracisme, le déracinement et, au final, la violence.
Ces discours, tout ce qu’il y a de plus inepte, finissent par transformer de paisibles jeunes gens nourrissant des rêves d’un avenir radieux au sein de la cité Cameroun en de furieux désespérés animés d’une haine viscérale de leur propre pays, car se prenant pour les descendants de chimériques héros d’autrefois, intrépides défenseurs de royaumes qui n’ont pourtant jamais existé sous nos cieux.
Mais d’une manière qui ne serait autre que délibérée, tout semble mis en œuvre pour occulter, déformer, contrefaire l’irréfragable réalité selon laquelle nos divers sites de peuplement tribaux sont antérieurs à l’arrivée du colonisateur. Nos voisinages et consanguinités, nos divers us et coutumes ancestraux, qui entre eux partagent de très nombreux points de similarité, ont depuis toujours constitué des facteurs de fraternel rapprochement, voire d’inextricable intrication entre nos tribus.
Le peuple camerounais ne saurait donc être réduit à une addition, une juxtaposition, et encore moins à une superposition de tribalités sui generis, seulement liées par une communauté de langues étrangères d’un usage purement transactionnel. Le peuple camerounais est d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriaux. L’occupation étrangère n’y aura d’ailleurs rien changé, contrairement aux malsaines intentions opportunistes qui veulent regrouper les Camerounais en fonction des langues apportées de l’extérieur, ou en rapport avec les points cardinaux. Pareille catégorisation est une source additionnelle de tracas dont on devrait résolument se passer.
Car ce qui importe avant et après tout, ce n’est ni la fidélité proclamée à tel ou tel idiome d’outre-mer, ni la tapageuse démonstration du désir de mimétisme avec tel ou tel peuple étranger. Ce qui importe avant et après tout, c’est la volonté des Camerounais de faire de cette binarité linguistique d’opportunité un précieux instrument devant servir au rapatriement des savoirs techniques et technologiques, un important atout d’attraction et de facilitation dans le contact avec d’autres peuplades de la scène planétaire. Tout en préservant, tout en pérennisant et tout en promouvant l’être et l’artefact qui fondent à la fois l’originalité et la singularité de notre personnalité. Vous parlez d’un fondamentalisme inclusif ?
Sachons rester vigilants,
Sachons rester patriotes,
Sachons aimer définitivement le Cameroun.
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