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le Communiqué de la Communauté Urbaine de Douala après l’arrêté préfectoral

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le Communiqué de la Communauté Urbaine de Douala après l’arrêté préfectoral
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La Communauté Urbaine de Douala (CUD) a rendu public un nouveau communiqué en réaction de l’arrêté préfectoral remettant en cause une décision municipale.

En effet, c’est l’acte administratif a constaté « la nullité absolue de la décision municipale n° 140/DM/CUD/CAB-M/2025 du 06 décembre 2025 portant suspension du Directeur du Parcours Vita de Douala. »

Une mesure que la Communauté urbaine de Douala ne semble pas comprendre, se référant notamment aux compétences exercées par les collectivités territoriales.

« Le Maire de la Ville de Douala a pris connaissance de l’arrêté préfectoral n° 307/AP/C19/SAAJP pris le mardi 23 décembre 2025 par Monsieur le Préfet du Département du Wouri, constatant la nullité absolue de la décision municipale n° 140/DM/CUD/CAB-M/2025 du 06 décembre 2025 portant suspension du Directeur du Parcours Vita de Douala. Attaché au respect des institutions et de l’autorité de l’État, le Maire de la Ville prend acte dudit arrêté préfectoral et avisera. Toutefois, d’ores et déjà, il tient à réitérer que la position de la Communauté Urbaine de Douala s’inscrit dans l’exercice normal des compétences reconnues à l’exécutif communautaire par les lois et règlements applicables aux collectivités territoriales décentralisées, notamment en matière d’organisation et de fonctionnement des services places sous son autorité », lit-on dans le communiqué de la Communauté urbaine de Douala.

Les équipes du maire Roger Mbassa Ndine souligne « que le Parcours Vita de Douala a été régulièrement transféré à la Communauté Urbaine de Douala en vertu d’un Protocole d’accord signé le 05 juin 1993 par le Ministre de la Jeunesse et des Sports monsieur Bernard MASSOUA Il, représentant le Gouvernement de la République du Cameroun. Ce transfert a été confirmé et consolidé le 27 mars 2013 par une cérémonie officielle de rétrocession présidée par le Ministre des Sports et de l’Éducation Physique, monsieur ADOUM GAROUA. »

« Par ailleurs, dans le cadre de la décentralisation, le Décret n° 2012/0881/PM du 27 mars 2012, pris par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a procédé au transfert de certaines compétences relatives au sport et à l’éducation physique aux Collectivités Territoriales Décentralisées, notamment en ce qui concerne la création et la gestion des infrastructures sportives d’intérêt communal, au rang desquelles figurent les Parcours Vita. En application dudit décret, l’Arrêté n° 001/A/MINSEP du 09 avril 2012 a fixé les modalités de ce transfert et dispose expressément, en son article 20, que la gestion, l’exploitation et l’entretien des Parcours Vita existant à la date dudit décret sont dévolus aux Collectivités Territoriales Décentralisées territorialement compétentes. Au regard de l’ensemble de ces textes, la Communauté Urbaine de Douala maintient sa position et ses droits patrimoniaux sur le Parcours Vita de Douala, tout en se conformant à toute décision qui serait prise par le Gouvernement, dont le Chef a été formellement saisi de la question. »

Communiqué : Affaire parcours Vita

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Joseph Antoine Bell en vedette aux États-Unis

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Joseph Antoine Bell en vedette aux États-Unis
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Entre transmission, culture et diaspora, le  gardien de but mythique des Lions Indomptables met fin ce dimanche 31 mai 2026 à une série d’activités entamée il y a quelques jours au pays de Donald Trump.

 

Ce dimanche 31 mai 2026, Joseph Antoine Bell, ancienne gloire des Lions Indomptables, clôture aux États-Unis d’Amérique une série d’activités entamée deux jours plus tôt.

À l’invitation de la diaspora camerounaise d’Amérique, le double champion d’Afrique, chef traditionnel et conférencier réputé, a lancé sa tournée le 29 mai. Il a pris part à plusieurs temps forts du Festival culturel camerounais d’Amérique du Nord, organisé autour du thème « Cameroonian culture and living together”.

Au cours de son séjour, l’ancienne star du football mondial a rencontré plusieurs personnalités, dont l’ambassadeur du Cameroun aux États-Unis, Henri Etoundi Essomba, informe le journaliste camerounais Nana Paul Sabin. .

 

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les paradoxes d’une décentralisation sous tutelle

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les paradoxes d’une décentralisation sous tutelle
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Dans les normes, la décentralisation doit être exercée par la base. Mais, le modèle camerounais consacre plutôt une décentralisation administrée par le sommet. C’est l’objet de ce regard critique dont le prétexte est la signature ce 15 mai 2026 de l’Arrêté Conjoint N°0043/AC/MINDDEVEL/MINFI fixant les modalités de création et d’organisation des Unités de Suivi de la Fiscalité Locale (USFL) au sein des CTD, clame Louis Marie Kakdeu.

 

 

 Ce texte s’inscrit dans la chaîne normative ouverte par la loi n°2024/020 du 23 décembre 2024 portant fiscalité locale, dont la circulaire conjointe FILOC du 4 juillet 2025 avait déjà précisé les modalités d’application.

 Pendant la session parlementaire de Novembre 2024, le Social Democratic Front (SDF) avait porté ce débat à l’Assemblée nationale lors des débats sur la loi des finances 2025 mais, le parti avait été inaudible parce que le débat identitaire dominait l’actualité politique du pays reléguant au second plan les préoccupations réelles du citoyen et les enjeux de développement du pays. Aujourd’hui, le réveil est brutal et l’ensemble de la communauté nationale découvre comme si c’était un nouveau sujet que le processus de décentralisation a été dévoyé sous nos yeux. De quoi est-il question ?

Lutte contre la mauvaise gouvernance locale

Le cœur de la réforme porte en gros sur l’article 13 qui consacre explicitement le dessaisissement des ordonnateurs et comptables municipaux de leurs prérogatives liées à l’émission des recettes fiscales et au recouvrement des impôts, taxes et redevances communales. En langage facile, le gouvernement veut sanctionner les maires qui excellent dans le détournement des recettes fiscales. En effet, la collecte de la fiscalité locale était un objet d’enrichissement personnel des maires.

Alors que ces derniers se remplissaient les poches, le gouvernement était sollicité pour payer les frais de fonctionnement des mairies, ce qui représentait pour l’Etat une double perte. C’est le cas des arriérés de salaire dans les CTD qui entrent dans la dette flottante devant être payée par l’Etat.

La DGI projette à près de FCFA 600 milliards les recettes attendues de la fiscalité locale en 2026, somme qui s’était toujours volatilisée jusqu’ici. Par exemple, les banderoles et autres affiches pullulent dans nos villes sans que l’on ne voie suffisamment les entrées dans les recettes des mairies. Le fisc entend donc instaurer un principe de la gouvernance, celui de la transparence, afin d’instituer la traçabilité des recettes fiscales locales. Du point de vue du gouvernement, cette réforme ne toucherait pas les engagements financiers de l’Etat vis-à-vis des CTD ; elle viserait plutôt à mieux collecter les ressources pour mieux servir les CTD dans l’intérêt général.

Une mauvaise solution à un réel problème de gouvernance

On apprend à forger en forgeant. Au lieu de poursuivre la mise en œuvre du processus de la décentralisation, le gouvernement ne peut pas choisir de reculer et de compromettre les enjeux de développement parce qu’’il y a détournement des deniers publics. La solution au vol n’est pas le recul, le contournement ou le retrait des compétences, mais la sanction. Le fisc ne veut plus attendre les résultats d’audit pour avoir une idée des recettes locales. Le fisc veut la traçabilité en temps réel.

Toutefois, en s’abstenant de sévir face aux résultats d’audit qui accablent les maires, le gouvernement montre son incapacité à gouverner. La loi sur la fiscalité locale de 2024, la lettre circulaire de 2025 et l’arrêté de 2026 sont des voies de contournement des barons du régime et du RDPC qui ont pris en otage les mairies et qui ont fait main-basse sur la fiscalité locale. A défaut de les faire passer devant les lois de la République, le régime en place doit tout au moins faire preuve de courage politique pour renouveler son personnel politique et conduire le pays vers le développement.

Un gage de non-fonctionnalité

L’Arrêté consacre lui-même que les USFL au sein des CTD ne seront pas fonctionnelles. Il ne dit pas d’où viendront leurs moyens de fonctionnement. Il impose aux communes des obligations précises (transmission des fichiers contribuables avant le 31 janvier, participation aux enquêtes cadastrales, délibérations conformes, etc.) qui supposent une administration municipale structurée, informatisée et compétente. L’article 11 exige que le chef de l’USFL soit un agent public contractuel de catégorie 8 minimum ou un fonctionnaire en détachement de catégorie B minimum, avec une expérience en fiscalité. Or, une grande majorité des 374 communes camerounaises dispose de ressources humaines limitées et de systèmes d’information rudimentaires.

La création d’une USFL dans chaque CTD suppose des investissements massifs dans les infrastructures informatiques, un recrutement massif de nouveaux profils, ou des détachements de fonctionnaires, trois options qui impliquent des coûts budgétaires que les communes, précisément faute de ressources suffisantes, auront du mal à supporter. La création des Centres de Fiscalité Locale et des Particuliers (CFLP) est évoquée comme solution d’avenir, mais la circulaire elle-même reconnaît, dans ses dispositions transitoires, que ces centres ne sont pas encore déployés. Dans l’intervalle, le droit commun s’applique, c’est-à-dire l’administration centrale des impôts.

La critique de la centralisation des recettes a toujours été la longueur du circuit de la collecte jusqu’au transfert des ressources aux CTD. Le plus souvent, ces ressources retournent au niveau des CTD vers la fin d’année, paralysant le fonctionnement des mairies en début d’année. Pour résoudre ce problème, l’on pourrait maintenir au niveau des Centres divisionnaires des impôts (CDI), les ressources de la fiscalité locale. Ce serait en ce moment-là un simple transfert du pôle de détournement des deniers publics des maires vers les chefs de CDI. On ne serait donc pas sorti de l’auberge et aucun problème de gouvernance n’aurait été résolu.

Une décentralisation de façade

En dessaisissant les ordonnateurs locaux, en soumettant la création de l’USFL à l’approbation étatique, en confiant l’essentiel des pouvoirs fiscaux aux CFLP de la DGI, le système construit autour de la loi de 2024 consacre une décentralisation de façade : les communes ont des structures, des attributions formelles, des obligations de reporting, mais pas de pouvoir réel.

À l’heure où le Cameroun ambitionne de parachever sa décentralisation et où le SDF ambitionne d’aller plus loin vers le fédéralisme, notamment à travers le transfert effectif des compétences et des ressources prévu par le Code Général des CTD de 2019, cet arrêté confirme que la trajectoire choisie par le gouvernement camerounais reste celle d’une décentralisation administrée par le sommet plutôt qu’exercée par la base.

Pour les enjeux de développement local, notamment le financement des infrastructures, l’amélioration des services de base, la responsabilisation des élus locaux devant leurs populations, cette trajectoire présente des limites que ni la meilleure circulaire ni le meilleur arrêté organisationnel ne pourront surmonter tant que le transfert réel des compétences n’aura pas été accompli. La constitutionnalité de ces textes est donc engagée et il est à espérer que le débat politique camerounais commencera à s’intéresser aux sujets de fonds touchant les enjeux de développement du pays.

 

Louis-Marie KAKDEU, MPA, PhD & HDR

Deuxième Vice-Président National SDF

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l’artiste Longue Longue en situation irrégulière en France

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L’artiste camerounais Longue Longue se trouve actuellement en rétention administrative en France (au Centre de Rétention Administrative de Geispolsheim, près de Strasbourg), sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF).

Une mobilisation est en cours pour tenter de bloquer son expulsion imminente vers le Cameroun. Selon plusieurs observateurs, il s’agit d’une situation critique.  Les autorités françaises ont procédé à son interpellation, ce qui le place dans une procédure d’éloignement. Ses avocats tentent de faire valoir le droit d’asile en s’appuyant sur les actes de torture dont l’artiste a été victime au Cameroun.

 Les images de ces violences, largement partagées, servent d’argument principal pour prouver qu’un retour forcé l’exposerait à des traitements inhumains ou dégradants. Le sort de l’artiste dépend de l’examen de son recours par les juridictions administratives françaises et de la décision d’un juge.

 

Lire le Focus de Christian Ntimbane Bomo :

 

 

LONGUE LONGUE, VICTIME !

La détention administrative en vue de son éloignement de France de l’artiste LONGUE LONGUE révèle une fois de plus l’état des libertés et droits d’expression et d’opinion au Cameroun.

Elle permet de se poser la seule question : » Pourquoi LONGUE LONGUE a peur de retourner au Cameroun ? »

La réponse coule de source. Il a peur d’être arrêté, torturé ou  embastillé à  cause de ses prises de position contre le régime, comme André Blaise Essama, Patrick Mengue ( pour une simple blague jugée de mauvais goût),Anicet Ekane, Parfait Mbvoum, Djeukam Tchameni, Bibou Nissack, Alain Fogue , Aladji Louckman, ….

Un artiste camerounais de renommée mondiale, ambassadeur de la diplomatie culturelle de notre  pays , humilié à  l’étranger, parce qu’il  veut se battre pour ne pas revenir dans son pays où, tout peut lui arriver.

Voilà à quoi , ces camerounais libres sont  réduits : Fuir , fuir ou  chanter les louanges ou se taire !

Christian Ntimbane Bomo

Président Exécutif du Parti HÉRITAGE

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