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Affaire Bestinver : la CDEC suspend le recouvrement forcé sur les fonds Mobile Money de MTN chez Afriland

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Affaire Bestinver : la CDEC suspend le recouvrement forcé sur les fonds Mobile Money de MTN chez Afriland
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(Investir au Cameroun) – La Caisse des dépôts et consignations du Cameroun (CDEC) a décidé de suspendre les mesures de recouvrement forcé visant les comptes de MTN Cameroon logés dans les livres d’Afriland First Bank, dans le cadre de l’« affaire Bestinver ». Cette décision fait suite à une réunion tripartite tenue le 12 novembre 2025 entre la CDEC, MTN Cameroon et Afriland First Bank, à laquelle a personnellement pris part le directeur général de l’opérateur de télécommunications, Wanda Matandela.

Dans un courrier adressé au parties, le directeur général de la CDEC, Richard Evina Obam, indique : « J’ai l’honneur de vous informer, à la lumière des éléments opérationnels et juridiques présentés par l’ensemble des parties, que je marque mon accord pour la suspension totale des mesures de recouvrement forcées émises par la CDEC et visant le compte Mobile Money Pool Account enregistré dans les livres d’Afriland First Bank ». Ces fonds s’élèvent à environ 120 milliards de FCFA.

La CDEC conditionne toutefois cette suspension à la coopération des établissements de crédit impliqués, en particulier Afriland First Bank. La banque dispose d’un délai de sept jours pour transmettre une déclaration « complète et sincère » des fonds saisis ou placés sous séquestre dans le cadre des opérations de MTN. À l’issue de cette étape, la CDEC émettra de nouveaux avis de recouvrement excluant le Mobile Money Pool Account, afin de permettre le transfert effectif des sommes vers son propre compte.

En parallèle, la CDEC rappelle aux établissements concernés que « les fonds transférés à la CDEC au titre des consignations judiciaires [leur] seront restitués à première demande conformément aux dispositions de l’article 6 alinéa 1er du décret n° 2023/08500/PM du 1er décembre 2023 fixant les modalités de transfert des fonds et valeurs dévolus à la Caisse des dépôts et consignations ».

Un dossier qui trouve son origine dans le litige Danpullo – MTN

L’implication de la CDEC trouve son origine dans le conflit opposant l’homme d’affaires Baba Danpullo à MTN Cameroon. L’institution a été assignée par l’opérateur de téléphonie mobile, qui conteste les ordonnances de référé ayant désigné le greffier en chef du tribunal de Douala-Bonanjo comme séquestre des fonds saisis.

Pour MTN, ces ordonnances contreviennent au cadre légal des dépôts et consignations au Cameroun. En vertu des articles 3(1), 5(2) et 6 de la loi du 14 avril 2008, la gestion des dépôts, consignations et séquestres judiciaires relève exclusivement de la CDEC, à laquelle la loi reconnaît un monopole en la matière. En contestant l’ordonnance du 9 juin 2023, rendue par la juge Nicole Eyango Dibobé Epoupa, MTN a sollicité l’intervention de la CDEC pour faire reconnaître que seul cet établissement public est habilité à recevoir et à gérer les sommes saisies dans ce dossier.

Dans ses conclusions datées du 22 juin 2023 et adressées à la Chambre des défenses à exécution de la Cour d’appel du Littoral, la structure dirigée par Richard Evina Obam apporte un soutien explicite à MTN Cameroon. « L’ordonnance de référé dont défenses en exécution est sollicitée viole manifestement la loi », affirme l’avocat de la CDEC, qui conteste la désignation du greffier en chef du tribunal de première instance (TPI) comme séquestre.

La CDEC s’oppose ainsi à la mise sous séquestre, hors de son contrôle, de près de 144 milliards FCFA saisis dans plusieurs banques, dont 120 milliards FCFA provenant du Mobile Money Pool Account de MTN, un compte présenté comme réputé insaisissable. Elle demande à la Cour d’appel du Littoral d’ordonner des défenses à exécution de l’ordonnance attaquée et de réaffirmer son monopole légal sur les consignations judiciaires.

Dans une correspondance datée du 28 novembre 2025 et adressée au directeur général d’Afriland First Bank, Richard Evina Obam demande à la banque de fournir une déclaration complète et sincère des sommes restantes, évaluées désormais à 6,241 milliards FCFA appartenant à l’opérateur, et de procéder à leur transfert vers le compte de la CDEC. Ce transfert doit être accompagné de pénalités de retard de 782,5 millions FCFA, calculées conformément à l’article 7 alinéa 4 du décret n° 2023/08500/PM du 1er décembre 2023 encadrant les transferts de fonds et valeurs vers la CDEC.

Au total, la CDEC réclame à Afriland un montant cumulé de 166 milliards FCFA, assorti d’environ 4 milliards FCFA de pénalités, tout en excluant désormais le Mobile Money Pool Account du champ des mesures exécutoires. La suspension des mesures de recouvrement forcé représente un soulagement majeur pour MTN Cameroon, dont les services Mobile Money sont devenus centraux pour des millions de ménages, de commerçants et d’entreprises. En l’absence de cette décision, le risque de perturbation opérationnelle du système de paiement mobile était réel.

Cette évolution constitue une étape clé dans un dossier où se croisent enjeux réglementaires, pressions judiciaires et stabilité du système de paiement mobile au Cameroun. Elle recentre également la procédure sur le respect du monopole légal de la CDEC en matière de consignations judiciaires, prérogative souvent rappelée mais contestée dans le cadre de ce litige.

Au total, la CDEC réclamait à Afriland First Bank un montant cumulé de 166 milliards FCFA, assorti d’environ 4 milliards FCFA de pénalités. La suspension des mesures de recouvrement forcé représente ainsi un soulagement majeur pour MTN Cameroon, dont les services Mobile Money sont devenus centraux pour des millions de ménages, de commerçants et d’entreprises. En l’absence de cette décision, le risque de perturbation opérationnelle du système de paiement mobile était réel.

Amina Malloum

Lire aussi:

03-11-2025 – Dépôts et consignations : Afriland First Bank sommée de transférer 166 milliards de FCFA à la CDEC

26 -06- 2023 – Affaire Danpullo : MTN obtient le soutien de la Caisse des dépôts pour éviter des pertes de près de 2 milliards par an

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Dargala : cinq conseillers municipaux démissionnent de l’UNDP de Bouba Maigari

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Cinq conseillers municipaux de Dargala ont annoncé leur démission collective de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP) et leur ralliement au Rassemblement […]

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9 maires convoqués d’urgence au Contrôle supérieur de l’État

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9 maires convoqués d’urgence au Contrôle supérieur de l’État
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Dans un communiqué en date du 17 septembre 2026, le ministre délégué à la présidence chargé du Contrôle supérieur de l’État, président du Conseil de discipline budgétaire et financière (CDBF), Mbah Acha Rose Fomundam, lance une convocation d’urgence.

Le contrôle supérieur de l’État passe à l’action. Et dans son viseur se trouvent des chefs d’exécutifs municipaux en fonction et un ancien. Ce jeudi, le ministre délégué à la présidence de la République chargé du Contrôle supérieur de l’État, président du Conseil de discipline budgétaire et financière (Cdbf), convoque certains chefs à la tête de certaines collectivités territoriales décentralisées. Ils ont l’obligation de se présenter dans ses services, au bâtiment B (deuxième étage, porte B 203), sis en face du parquet administratif, ‘’pour affaire très urgente les concernant ».

Ce que risquent les personnalités convoquées

La convocation du Conseil de discipline budgétaire et financière n’est pas un appel anodin. Cette instance est la juridiction administrative qui juge les fautes de gestion commises par les ordonnateurs du budget public. Une convocation « pour affaire très urgente » signifie en général que l’audit du Consupe a déjà bouclé son rapport et a détecté des irrégularités graves pouvant être la surfacturation, les marchés publics fictifs, les détournements, l’utilisation des fonds communaux à des fins personnelles, ou le non-reversement des recettes.

Les sanctions prévues par la loi vont de l’amende et du débet (obligation de rembourser) à l’interdiction d’exercer une fonction publique pendant plusieurs années, voire la transmission du dossier au Tribunal criminel spécial (TCS) si le montant est supérieur à 50 millions FCFA.

Cette action s’inscrit dans la grande opération d’assainissement de la gestion des CTD lancée depuis 2024 par la présidence, après plusieurs rapports accablants sur la gestion des fonds BIP et Feicom dans les mairies.

Les personnalités convoquées sont :

01 Dr NOAH Vincent de Paul, maire d’Okola (Centre)

02 IPOUA Robert Olivier maire de Campo (Sud)

03 ETO Romain Roland maire de Nanga Eboko (Centre)

04 AKONO ALINGA André Rémi maire d’Awae (Centre)

05 NJATOU NGADEP Nazaire Brolin ex-maire de Makenene (Centre)

06 EBWEA Pierre Honoré maire Mouanko (Littoral)

07 MANFO SONGONG Jean René maire Penja (Littoral)

08 NJOYA INOUSSA maire de Foumbot (Ouest)

09 MANFRED NJECACAL maire de Dibamba (Littoral)

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« De quelle Bamiphobie parle-t-on contre Maurice Kamto ? » : questionne Moussa Njoya

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Pour le politologue, « ceux qui expliquent systématiquement la répression politique dont est victime le Pr Maurice Kamto par la Bamiphobie, c’est-à-dire la hai.ne systémique des […]

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