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Le Cameroun assure 46,3 % du Produit Net Bancaire de la CEMAC en 2024

Selon le rapport annuel 2024 de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC), le Produit net bancaire cumulé des établissements de crédit de la CEMAC s’établit à 1 532 milliards de FCFA à fin décembre 2024. Ce niveau marque une progression de 131,5 milliards de FCFA par rapport à l’exercice 2023, soit une hausse annuelle de 9 %.
Cette évolution globale masque toutefois des dynamiques nationales contrastées. En rythme annuel, la croissance du PNB atteint 7 % au Cameroun, 26 % au Congo, 8 % au Gabon et 13 % en Guinée équatoriale, tandis que le Tchad et la République centrafricaine enregistrent respectivement des replis de 1,2 % et 1 %. Dans cet ensemble hétérogène, le Cameroun conserve une trajectoire de progression régulière, sans à-coups, qui renforce sa position centrale.
Le Cameroun concentre près de la moitié du PNB communautaire
Avec un PNB de 708,7 milliards de FCFA en 2024, les banques opérant au Cameroun génèrent à elles seules 46,3 % de la richesse bancaire produite dans l’ensemble de la CEMAC. Cette proportion place largement le pays devant le Gabon, qui capte 21,2 % du total régional, et le Congo, avec 17,8 %. Le Tchad, la Guinée équatoriale et la République centrafricaine ferment la marche avec des parts nettement plus modestes.
Ce poids traduit la profondeur du marché bancaire camerounais, à la fois par la taille de son économie, la densité de son tissu d’entreprises et le volume des opérations financières traitées. Il confirme aussi que les évolutions observées au Cameroun ont un effet direct sur les équilibres globaux du système bancaire communautaire.
La relation avec la clientèle reste le premier moteur
Dans la structure du PNB régional, les opérations avec la clientèle — c’est-à-dire les revenus tirés principalement des crédits accordés et des services bancaires facturés aux clients — représentent 44,5 % en 2024. Douze mois plus tôt, cette part atteignait 46,8 %, signe d’un léger rééquilibrage vers d’autres sources de revenus, sans remise en cause de leur rôle central.
La marge issue de ces opérations progresse néanmoins en valeur absolue. Elle passe de 655,2 milliards de FCFA à fin décembre 2023 à 681,9 milliards de FCFA un an plus tard, soit une hausse de 26,7 milliards de FCFA, équivalente à 4 %. Le Cameroun capte 45,9 % de cette marge, pour un montant de 313 milliards de FCFA, confirmant sa place de principal marché de crédit et de services bancaires de la sous-région.
Une forte contribution camerounaise à la dynamique financière
La marge sur opérations financières, qui correspond aux revenus générés par la gestion des ressources à long terme des banques — comme les emprunts, les dettes subordonnées ou les placements financiers — connaît une évolution marquée en 2024. À l’échelle de la CEMAC, elle progresse de 339,7 milliards de FCFA à 429,1 milliards de FCFA, soit une augmentation de 26,3 % en un an.
Cette progression est largement imputable aux banques camerounaises, qui enregistrent à elles seules une hausse de 55,9 milliards de FCFA, correspondant à une croissance de 30,2 %. Cette performance conforte le rôle du Cameroun dans la structuration financière de la zone, notamment à travers sa capacité à mobiliser et à gérer des ressources financières de long terme.
Le recul du crédit-bail, un point de fragilité identifié
À l’inverse, la marge issue des opérations de crédit-bail, qui représente environ 1 % du PNB régional, recule fortement en 2024. Elle s’établit à 10,2 milliards de FCFA, en baisse de 47,6 % par rapport à l’année précédente. Cette contraction est principalement observée au Cameroun, où la marge chute de 12,9 milliards de FCFA, soit un repli de 73,6 %.
Le crédit-bail, qui permet aux entreprises de financer des équipements sans les acheter immédiatement, constitue un outil important pour l’investissement productif. Sa contraction au Cameroun signale un ralentissement de ce mode de financement, avec des implications potentielles pour certains secteurs économiques.
Les commissions progressent, mais à un rythme modéré au Cameroun
La marge sur opérations diverses, alimentée principalement par les commissions perçues sur les opérations de change, les chèques et autres services, atteint 466,4 milliards de FCFA en 2024, contre 409 milliards de FCFA un an plus tôt. Cette hausse de 8,2 % profite à plusieurs places bancaires.
Au Cameroun, la progression est plus contenue, avec une augmentation de 6,8 milliards de FCFA, soit 4 %. Ce rythme modéré contraste avec les hausses plus marquées observées dans certains pays voisins, mais il s’inscrit dans une dynamique de stabilité, en cohérence avec la maturité du marché bancaire national.
Un déficit de trésorerie qui s’accentue
Les opérations de trésorerie et interbancaires, qui retracent les échanges de liquidités entre banques, demeurent déficitaires à l’échelle régionale. Le solde négatif passe de 22,9 milliards de FCFA en 2023 à 55 milliards de FCFA en 2024, selon la COBAC.
Au Cameroun, ce déficit s’aggrave, passant de 9,9 milliards à 27,7 milliards de FCFA. Cette évolution traduit des tensions accrues sur la gestion de la liquidité bancaire, dans un contexte régional marqué par des déséquilibres persistants entre excédents et besoins de financement.
Une meilleure maîtrise des charges dans la durée
Malgré la hausse des frais généraux, qui atteignent 710,8 milliards de FCFA en 2024 contre 692 milliards de FCFA un an plus tôt, le secteur bancaire de la CEMAC améliore son efficacité globale. Le coefficient net d’exploitation, qui mesure le rapport entre les charges et le PNB, recule de 49,4 % à 46,4 % entre 2023 et 2024, soit une amélioration de 300 points de base.
Cette évolution signifie que, globalement, les banques parviennent à mieux contrôler leurs coûts par rapport aux revenus générés. Compte tenu du poids du Cameroun dans le PNB régional, cette amélioration reflète en grande partie les ajustements opérés sur la place bancaire camerounaise.
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À Royan, elle tente d’écraser son ex en voiture et appelle la police

Une femme de 32 ans est soupçonnée d’avoir volontairement foncé en voiture sur son ancien compagnon, mercredi soir à Royan (Charente-Maritime). Après les faits, elle a appelé elle-même la police avant de se retrancher chez elle.
La scène aurait pu virer au drame. Mercredi soir, vers 19 h 30, une femme de 32 ans aurait tenté d’écraser son ex-compagnon avec sa voiture, à Royan, en Charente-Maritime. L’homme, âgé de 28 ans, aurait réussi à éviter le véhicule.
Mais la soirée ne s’est pas arrêtée là.
Elle s’en prend ensuite à un ami de son ex
Après être sortie de sa voiture, la trentenaire aurait agressé un ami de son ancien compagnon. Elle lui aurait asséné un coup de tête avant de quitter les lieux.
Puis, fait plus surprenant, elle aurait elle-même composé le 17 pour prévenir les forces de l’ordre.
Selon les éléments rapportés dans la presse locale, elle aurait alors déclaré aux policiers « regretter de l’avoir raté », en parlant de son ancien compagnon.
Une phrase qui aurait immédiatement alerté les enquêteurs sur la gravité de la situation.
Elle se retranche chez elle avant son arrestation
Après son appel aux policiers, la suspecte est rentrée à son domicile. Elle s’y serait ensuite retranchée.
Les forces de l’ordre se sont rendues sur place pour procéder à son interpellation. L’intervention des officiers de police judiciaire a finalement permis de l’arrêter peu avant 21 heures, soit moins de deux heures après les premiers faits.
La femme a ensuite été placée en garde à vue.
Une femme déjà connue des services de police
La suspecte était déjà connue de la police. Son passé judiciaire comporte notamment des faits de violences, d’escroquerie ainsi que des délits routiers.
Durant sa garde à vue, elle aurait toutefois minimisé les faits qui lui sont reprochés.
Reste désormais à déterminer précisément ce qui s’est passé mercredi soir. Les enquêteurs devront notamment établir les circonstances de la tentative présumée d’écrasement et les intentions de la conductrice.
Jugée pour tentative de meurtre à Saintes
La femme de 32 ans doit être jugée en comparution immédiate devant le tribunal de Saintes. Elle est poursuivie pour tentative de meurtre.
La qualification retenue par la justice repose notamment sur les éléments recueillis au cours de l’enquête. Les déclarations de la suspecte, celles de son ex-compagnon et les éventuels témoignages seront examinés dans le cadre de la procédure.
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Can féminine 2026: le Cameroun en demi-finale

Le Cameroun a enfin brisé le signe nigérian en Coupe d’Afrique des nations (Can) féminine Maroc 2026. Les Lionnes indomptables n’ont pas (encore) soulevé le trophée du tournoi qui leur échappe depuis la création de cette compétition en 1998. Mais leur victoire face aux Super Falcons exhale l’odeur de ce sacré. Face aux tenantes du titres, les Lionnes indomptables se sont montrées héroïques. Alors que le Nigéria a lancé les hostilités très tôt dès la 2ème minute avec Ajibade, c’est le Cameroun qui se montrera réaliste sur sa seule action véritablement décisive. Sur un coup franc direct, Myriam Nyadjou a fusillé Nnadozie, la portière nigériane à la 20ème minute.
Ce sera l’unique but de la partie. Et ce n’est pas faute de n’avoir pas essayé que le Nigéria a perdu la bataille. Au contraire, les Super Falcons ont dominé territorialement le match de bout en bout, mais ont buté sur Michaëla Bihina à chaque fois. Plus d’une dizaine de fois, le dernier rempart camerounais s’est montré héroïque face aux assauts averses. La défense camerounaise pillée à souhait, la portière est restée invulnérable. Méritant son titre de femme du match.
Les repêchées ont réussi face à leur adversaire le plus coriaces de tous les temps. En se qualifiant pour les demi-finales, les Camerounaises compostent en même temps leur ticket pour le Mondial 2027 au Brésil. Un bonus déjà, en attendant la demi-finale face au Maroc, pays organisateur.
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«Bon visionnage à tous» : Ayem Nour, victime d’un chantage à la sextape, publie elle-même ses vidéos intimes

L’ancienne candidate de «Secret Story» a fait l’objet d’une tentative d’extorsion de fonds et a été menacée de publier ses contenus privés. Elle a donc décidé de prendre les devants et de les diffuser.
Ayem Nour est victime d’un maître chanteur. Le 29 juillet dernier, l’ancienne candidate de «Secret Story» sur TF1 a révélé dans sa story Instagram qu’une personne la menaçait de diffuser des vidéos intimes la mettant en scène. En colère et ne voulant pas céder au chantage, l’influenceuse de 37 ans avait alors déclaré : «Je vais tout poster moi-même sur une plateforme privée. Personne ne va faire de l’argent sur mon dos. C’est moi qui vais en faire sur mon propre dos».
Et l’ancienne présentatrice du «Mag» sur NRJ12 de poursuivre : «Je ne vais pas vivre au rythme de ce que les gens ont décidé pour moi. Je suis forcée de prendre certaines décisions, de faire certains choix. Vous en penserez ce que vous voudrez». Elle a également fait savoir qu’elle avait l’intention de porter plainte. Chose dite, chose faite puisque la créatrice de contenus a effectivement publié elle-même les vidéos compromettantes sur des plateformes dédiées à ce genre de contenus.
Mais le maître chanteur a refait surface, en envoyant plusieurs messages privés à l’influenceuse. Des échanges que l’intéressée a partagés une nouvelle fois dans sa story sur Instagram. Voici l’un d’entre eux : «Tu peux porter toutes les plaintes que tu veux, je m’en balec’. Regarde, tu veux jouer. Je vais poster l’autre que j’ai sur toi, sale timpe (putain en argot, ndlr.). Tu as cru que je n’allais rien poster, regarde mes stories !», a écrit l’homme dont l’identité n’est pas révélée. Encore une fois, pas de quoi effrayer l’ex-animatrice.
«Il n’a pas compris lui, je crois. Ce ne sont pas des plaintes qu’on a faites contre toi. Tu vas bientôt comprendre qui je suis !», a-t-elle menacé à son tour. «Il va nous fatiguer jusqu’à quand lui… Tu ne fais plus peur à personne ici… Tu n’as pas compris quoi ? Il y a ta vidéo et bien plus encore ! Bonne nuit et bon visionnage à tous…», a-t-elle déclaré, en partageant également un lien permettant d’accéder directement aux contenus en question. Pas sûr qu’Ayem Nour était la bonne personne à faire chanter.
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