Actualités locales
« Le sabotage et le mysticisme, c’est inacceptable ! »

Marc Brys brise l’omerta et dénonce ouvertement les pressions exercées par Samuel Eto’o depuis son arrivée à la tête de l’équipe nationale camerounaise.
Un cri du cœur après des mois de tensions
Marc Brys ne mâche plus ses mots. Nommé en mai 2024 par le ministère des Sports camerounais, le technicien belge a connu un parcours semé d’embûches depuis sa prise de fonction. Dans des propos sans détour, il dénonce aujourd’hui l’atmosphère toxique qui entoure sa mission.
« Pourquoi je n’ai pas quitté mon poste ? Soit on a peur et on ne voit pas affronter le combat, soit on voit cela comme une leçon », confie-t-il avec franchise. Pour Brys, devenir sélectionneur du Cameroun représentait bien plus qu’une simple opportunité professionnelle : c’était un véritable défi personnel.
Un conflit d’autorité qui perdure
Le clash entre Marc Brys et Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football, n’est un secret pour personne. Cette guerre d’influence a éclaté à peine un mois après la nomination du Belge, créant une situation inédite où deux autorités se disputent le contrôle de la sélection nationale.
« Tout ce mysticisme, cette pression et cette forme de sabotage, ce n’est pas acceptable », martèle le sélectionneur. Des mots forts qui témoignent d’un malaise profond dans la gouvernance du football camerounais.
Entre légitimité et incertitude
Marc Brys tient à rappeler la nature de son mandat : « Mon contrat court jusqu’en septembre, c’est un contrat avec le ministre, et il ne m’a pas renvoyé. » Une précision importante qui souligne la dualité du pouvoir au sein de la fédération, où le ministère et la direction incarnée par Eto’o semblent suivre des agendas différents.
Quant aux conséquences de cette prise de parole publique ? « On le verra », lâche-t-il, conscient que son franc-parler pourrait lui coûter cher dans un environnement où les jeux de pouvoir dictent souvent les règles.
Un avenir en suspens
Cette sortie médiatique de Marc Brys relance les interrogations sur l’avenir du football camerounais. Comment une sélection peut-elle performer quand ses dirigeants sont en conflit ouvert ? Les Lions Indomptables, habitués aux succès continentaux, méritent-ils mieux que ces querelles d’ego ?
Une chose est sûre : Marc Brys a choisi de ne pas courber l’échine face à ce qu’il perçoit comme des tentatives de déstabilisation. Reste à savoir si cette posture de résistance lui permettra de mener à bien sa mission ou préciptera son départ du banc camerounais.
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le Cameroun réunit le Tchad, le Nigeria et la RCA pour renforcer la riposte sanitaire transfrontalière

« Les épidémies ne s’arrêtent pas aux frontières, notre réponse non plus. » C’est en substance le message porté par le ministre de la Santé publique, Dr Manaouda Malachie, à l’ouverture, ce lundi 2 novembre 2026 à Douala, d’une réunion transfrontalière de trois jours. Elle rassemble le Cameroun, le Tchad, le Nigeria et la République centrafricaine autour d’un même objectif : coordonner la lutte contre le choléra, la maladie à virus Ebola et la Mpox dans le bassin du lac Tchad.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Au 30 octobre 2026, le Cameroun comptait 3 103 cas de choléra, dont 94 décès. Le Tchad en dénombrait 1 431, la RCA 784, et le Nigeria 73 416. Autant dire que nul ne peut se croire à l’abri.
Le virus Ebola Bundibugyo gagne du terrain, avec un cas importé confirmé au Nigeria. La Mpox, elle, reste un sujet de vigilance. Pour le ministre, les frontières doivent cesser d’être des points de fragilité et devenir des espaces de veille sanitaire partagée. Cela suppose d’harmoniser les dispositifs de surveillance, de transmettre sans délai les alertes et les données épidémiologiques, et de mettre en commun les moyens de détection et de prise en charge.
D’ici la clôture, les délégations doivent adopter une feuille de route commune, désigner des points focaux joignables 24h/24 et bâtir un plan d’action conjoint, avec des échéances et des financements précis.
Pour le Dr MANAOUDA Malachie, la solidarité entre les États doit devenir le meilleur rempart contre les épidémies.
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24 équipes, 24 victimes, Kylian Mbappé a déjà marqué contre toutes les équipes de Liga
Kylian Mbappé continue d’affoler les compteurs en Espagne. En trouvant une nouvelle fois le chemin des filets face au Racing de Santander (3-0), dimanche après-midi, […]
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le SNJC rend hommage à Martinez Zogo

Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes/ 9 cas sur 10 de meurtres de journalistes restent non résolus à l’échelle mondiale, soit un taux d’impunité d’environ 85 à 90 %.
Ce lundi 2 novembre 2026 est la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes. Proclamée par l’Assemblée générale des Nations unies en 2013, cette date rend hommage à Ghislaine Dupont et Claude Verlon, deux journalistes français assassinés au Mali le 2 novembre 2013. Le bilan humain fait état de plus de 1700 journalistes qui ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions entre 2006 et 2024 et les violences, intimidations et assassinats persistent à travers le monde entier.
Face à cet état de choses, l’urgence de l’appel de la justice s’impose avec une acuité singulière. La Fédération internationale des journalistes (Fij) insiste, en effet, sur la nécessité de poursuivre non seulement les exécutants, mais aussi les commanditaires de ces crimes pour que la justice soit pleinement rendue.
De nombreux cas d’assassinat de journalistes au Cameroun, mais toujours pas de coupables. Des familles qui n’ont jamais fait le deuil. Des âmes sans repos. Des familles et descendances brisées. C’est le cas de Martinez Zogo, ancien chef de chaîne d’Amplitude FM, dont le corps sans vie avait été retrouvé en état de dégradation le 22 janvier 2023 à Ebogo 3, une banlieue de la ville de Yaoundé. Le procès est toujours pendant au tribunal militaire de Yaoundé. 17 coaccusés sont devant la barre, dont un homme d’affaires, un journaliste, l’ancien patron de la Dgre et des agents de ce service de contre-espionnage.
Le Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc), branche régionale du Centre, lance, ce jour, sa campagne nationale de sensibilisation dénommée « Non à l’impunité ! ». Cette corporation syndicale invite la presse nationale et internationale à son hommage à Martinez Zogo et à tous les journalistes camerounais disparus. Ce sera au siège d’Amplitude FM, chaîne urbaine dans laquelle a exercé le défunt. Cet hommage s’inscrit dans la 13ᵉ édition de la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes que l’Unesco place, cette année, sous le thème « Les menaces évoluent. L’impunité demeure ».
Serge Aimé BIKOI
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