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un détenu s’effondre dans sa cellule, sa mère venu lui rendre visite s’évanouie

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un détenu s’effondre dans sa cellule, sa mère venu lui rendre visite s’évanouie
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Une scène dramatique s’est déroulée mardi matin à la prison centrale de Maroua, dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun. Un homme récemment incarcéré s’est effondré dans sa cellule et a dû être transporté d’urgence à l’infirmerie militaire voisine.

Quelques instants plus tard, sa mère, venue lui rendre visite, s’est évanouie en voyant son fils. Le personnel médical lui a immédiatement prodigué les premiers soins et son état s’est stabilisé par la suite.

Si cet incident peut paraître isolé, il révèle une crise plus profonde et généralisée qui affecte les centres de détention à travers le Cameroun, en particulier dans l’Extrême-Nord, où la surpopulation, le manque d’hygiène, l’absence de soins médicaux et la durée excessive de la détention provisoire demeurent des problèmes majeurs.

Surpopulation dangereuse et conditions de détention inhumaines

Comme de nombreuses prisons du pays, la prison centrale de Maroua accueille bien plus de détenus que sa capacité d’accueil ne le permet.

L’exiguïté des espaces, la chaleur extrême, l’accès limité à l’eau potable et l’insuffisance des installations sanitaires rendent la survie quotidienne extrêmement difficile. Dans ces conditions, les maladies et les urgences médicales sont fréquentes.

Les visites familiales révèlent souvent des détenus visiblement affaiblis, malnutris ou sans suivi médical approprié. Les incidents de santé comme le malaise survenu cette semaine sont, selon les observateurs des droits humains, « loin d’être rares ».

La détention prolongée sans procès demeure un problème croissant

Les organisations de défense des droits humains mettent régulièrement en garde contre les périodes de détention prolongées sans jugement, parfois qualifiées de détention arbitraire.

À Maroua, les personnes arrêtées lors d’opérations de sécurité ou accusées de délits mineurs peuvent passer des mois, voire des années, en prison avant de comparaître devant un juge.

Cet engorgement judiciaire accroît le traumatisme des détenus et impose une pression émotionnelle supplémentaire à leurs familles, dont beaucoup manquent de ressources financières ou n’ont pas accès à une assistance juridique.

Les familles gardent espoir

Des témoins indiquent que la mère qui a fait un malaise a été stabilisée et que son fils recevrait également des soins médicaux. Les autorités n’ont pas encore fourni de détails sur son état de santé.

Pour de nombreuses familles, rendre visite à leurs proches incarcérés est une épreuve de force émotionnelle et un rappel de l’incertitude à laquelle elles sont confrontées chaque jour.

Les appels à une réforme pénitentiaire urgente se font de plus en plus pressants

Depuis longtemps, les défenseurs des droits humains exhortent le gouvernement à mettre en œuvre des réformes qui placent la dignité humaine au cœur des centres de détention, notamment :

  • Agrandissement et rénovation des infrastructures pénitentiaires
  • Réduction de la surpopulation carcérale et accélération des procédures judiciaires
  • Amélioration de l’accès aux soins de santé pour les détenus
  • Renforcement des garanties des droits humains en détention

L’incident de Maroua rappelle brutalement que les prisons camerounaises ne sont pas seulement des lieux de détention ; ce sont des espaces de première ligne où le droit à la santé, à la sécurité et à la dignité est bafoué au quotidien.

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Ouverture de la 2e Conférence du Bassin du Congo pour maintenir la souveraineté alimentaire et protéger la biodiversité

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Ouverture de la 2e Conférence du Bassin du Congo pour maintenir la souveraineté alimentaire et protéger la biodiversité
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YAOUNDE, 26 août (Xinhua) — La deuxième Conférence du Bassin du Congo s’est ouverte mardi à Yaoundé, la capitale camerounaise, dans l’objectif de maintenir la dynamique d’une agroécologie inclusive, de systèmes alimentaires durables, de préservation de la biodiversité et de justice climatique dans le Bassin du Congo, a rapporté la chaîne publique camerounaise CRTV.

Cette rencontre marque une nouvelle étape dans la mobilisation régionale trois ans après le premier sommet tenu en août 2023 à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC). Organisé par l’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA), l’évènement rassemble pendant deux jours près de 120 acteurs régionaux, représentants gouvernementaux, organisations de la société civile, agriculteurs, chercheurs et communautés autochtones issus de six pays d’Afrique centrale : le Cameroun, le Gabon, la République du Congo, la RDC, la Centrafrique et la Guinée équatoriale.

« La population de l’Afrique va doubler d’ici 2050 et il faut produire davantage, transformer nos systèmes alimentaires pour pouvoir nourrir les populations », a déclaré le ministre camerounais de l’Agriculture, Gabriel Mbaïrobé. Il a appelé à un engagement de tous les acteurs pour gagner ce défi.

Concrètement, les organisateurs veulent promouvoir des pratiques agricoles qui nourrissent les populations locales sans détruire le couvert forestier d’Afrique centrale, deuxième plus grande forêt tropicale au monde après l’Amazonie.

A l’issue des travaux, les organisateurs prévoient l’adoption d’une déclaration qui devrait servir de boussole pour l’action régionale dans les années à venir. Fin

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Industrie : les prix sortie-usine accélèrent de 1,4 %, portés par le pétrole

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Industrie : les prix sortie-usine accélèrent de 1,4 %, portés par le pétrole
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(Investir au Cameroun) – Les prix à la production industrielle ont augmenté de 1,4 % au Cameroun au premier trimestre 2026, comparativement aux trois derniers mois de 2025. Il s’agit de leur deuxième hausse trimestrielle consécutive, après une progression de 1,1 % au quatrième trimestre 2025. Sur un an, l’augmentation reste limitée à 0,8 %, selon la note publiée le 7 août par l’Institut national de la statistique.

Cette évolution ne signifie pas que les volumes produits par l’industrie ont augmenté. L’Indice des prix à la production industrielle (IPPI) mesure les prix de vente départ usine des biens industriels fabriqués au Cameroun, hors taxes, subventions et coûts de transport.

L’extractif rebondit de 5 %, mais reste en recul sur un an

La hausse trimestrielle est principalement portée par les industries extractives, dont les prix de production ont progressé de 5 %. Dans le périmètre détaillé par l’INS, cette évolution correspond à l’extraction d’hydrocarbures.

L’Institut présente ce secteur comme le« principal vecteur de la hausse des prix à la production au premier trimestre 2026 ». Il attribue ce rebond à la fermeté des cours pétroliers et aux perturbations provoquées par la guerre opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël.

Les frappes conjointes américano-israéliennes ont commencé le 28 février, soit un mois avant la fin du trimestre. Le 12 mars, l’Agence internationale de l’énergie indiquait que les flux pétroliers passant par le détroit d’Ormuz, proches de 20 millions de barils par jour avant la guerre, avaient été réduits à un niveau résiduel. Le Brent avait alors frôlé 120 dollars avant de revenir autour de 92 dollars.

Cette chronologie montre que l’effet du conflit sur l’indice s’est principalement matérialisé en mars. Surtout, le rebond trimestriel n’efface pas le recul observé sur une période plus longue : par rapport au premier trimestre 2025, les prix à la production des industries extractives diminuent encore de 6,6 %.

L’agroalimentaire affiche une hausse annuelle de 5,5 %

Dans les industries manufacturières, les prix ont progressé plus modérément, de 0,5 % sur le trimestre et de 3,1 % sur un an. L’augmentation trimestrielle est principalement alimentée par la fabrication de meubles et les autres industries manufacturières, en hausse de 1,7 %, l’agroalimentaire, à 0,8 %, et la fabrication de produits minéraux, à 0,6 %.

La pression apparaît plus marquée dans l’agroalimentaire sur une période annuelle. Les prix de cette branche ont augmenté de 5,5 % par rapport au premier trimestre 2025. L’INS relie cette évolution aux coûts des intrants agricoles, des emballages et de la logistique locale.

À l’inverse, les prix de fabrication des produits minéraux reculent légèrement de 0,1 % sur un an. Ceux de la métallurgie et des ouvrages en métaux diminuent de 3,2 %. Les prix dans la production d’électricité et de gaz ainsi que dans les industries environnementales sont restés stables.

Une pression industrielle qui ne préjuge pas des prix en magasin

L’IPPI est calculé à partir d’un échantillon de 103 entreprises couvrant 328 couples produits-entreprises. Sélectionné selon la méthode dite decut-off, cet échantillon représente environ 80 % du chiffre d’affaires de chaque division industrielle couverte.

L’évolution de cet indice peut signaler des tensions en amont des chaînes de production. Elle ne permet toutefois pas de conclure à une répercussion automatique sur les prix payés par les consommateurs. Celle-ci dépend notamment des marges des entreprises, des stocks, des taxes, du transport et de la concurrence dans chaque marché.

Thierry Christophe Yamb

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Yvan Neyou dans le viseur de plusieurs clubs espagnols

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À quelques jours de la fermeture du mercato, l’avenir de Yvan Neyou pourrait s’écrire loin de Getafe. Le milieu de terrain camerounais suscite l’intérêt de plusieurs clubs espagnols, désireux de s’attacher ses services dans cette dernière ligne droite du marché des transferts.

Ces dernières semaines, Neyou a également reçu des propositions venues de Turquie et de Grèce, notamment de Volos. Le joueur a toutefois décliné ces pistes, privilégiant d’autres options pour la suite de sa carrière.

Selon les dernières informations, un départ en prêt reste à l’ordre du jour et pourrait intervenir avant la clôture du mercato. Les prochains jours seront donc décisifs pour Yvan Neyou, alors que plusieurs formations espagnoles se positionnent pour l’accueillir.

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