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Avec la notation Ba3 de Moody’s, la BDEAC consolide son accès aux capitaux internationaux

(Investir au Cameroun) – La Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) vient d’obtenir pour la première fois une notation financière internationale. Dans un communiqué publié le 21 novembre, l’agence américaine Moody’s lui a attribué la note Ba3, assortie d’une perspective stable, au titre de sa notation inaugurale en devises étrangères. Cette évaluation place la Banque dans la catégorie « spéculative », tout en lui ouvrant plus largement la porte des marchés de capitaux internationaux.
La direction y voit la consécration d’un chantier engagé de longue date. « L’obtention de cette première notation internationale est une reconnaissance du travail de transformation et de modernisation profond que nous avons engagé depuis notre arrivée à la Banque il y a trois ans. Elle nous ancre fermement et définitivement au sein de la communauté des banques régionales de développement tout en nous hissant au niveau des standards internationaux de référence. Cette étape cruciale renforcera sans aucun doute notre accès aux marchés de capitaux internationaux », déclare Dieudonné Evou Mekou, président de la BDEAC.
Dans son analyse, Moody’s met en avant le « rôle central » de la BDEAC dans le financement des projets structurants de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). L’agence souligne en particulier le soutien continu des actionnaires, illustré par l’augmentation de capital réussie en 2023, ainsi que la modernisation des procédures de gouvernance et de gestion des risques, actuellement en cours de renforcement.
La notation Ba3 doit permettre à la BDEAC d’accéder plus largement au marché financier international afin de mobiliser des ressources selon des modalités élargies, au-delà de ses appuis traditionnels. Elle est également appelée à renforcer l’attractivité et la crédibilité de l’institution auprès des investisseurs internationaux et des bailleurs de fonds. Cette première notation constitue ainsi un jalon décisif pour la Banque, qui cherche à lever les ressources nécessaires à la mise en œuvre de son plan stratégique 2023-2027, doté de 1 700 milliards de FCFA, alors qu’elle était jusqu’alors confinée au seul espace financier régional.
Amina Malloum
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Ouverture de la 2e Conférence du Bassin du Congo pour maintenir la souveraineté alimentaire et protéger la biodiversité

YAOUNDE, 26 août (Xinhua) — La deuxième Conférence du Bassin du Congo s’est ouverte mardi à Yaoundé, la capitale camerounaise, dans l’objectif de maintenir la dynamique d’une agroécologie inclusive, de systèmes alimentaires durables, de préservation de la biodiversité et de justice climatique dans le Bassin du Congo, a rapporté la chaîne publique camerounaise CRTV.
Cette rencontre marque une nouvelle étape dans la mobilisation régionale trois ans après le premier sommet tenu en août 2023 à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC). Organisé par l’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA), l’évènement rassemble pendant deux jours près de 120 acteurs régionaux, représentants gouvernementaux, organisations de la société civile, agriculteurs, chercheurs et communautés autochtones issus de six pays d’Afrique centrale : le Cameroun, le Gabon, la République du Congo, la RDC, la Centrafrique et la Guinée équatoriale.
« La population de l’Afrique va doubler d’ici 2050 et il faut produire davantage, transformer nos systèmes alimentaires pour pouvoir nourrir les populations », a déclaré le ministre camerounais de l’Agriculture, Gabriel Mbaïrobé. Il a appelé à un engagement de tous les acteurs pour gagner ce défi.
Concrètement, les organisateurs veulent promouvoir des pratiques agricoles qui nourrissent les populations locales sans détruire le couvert forestier d’Afrique centrale, deuxième plus grande forêt tropicale au monde après l’Amazonie.
A l’issue des travaux, les organisateurs prévoient l’adoption d’une déclaration qui devrait servir de boussole pour l’action régionale dans les années à venir. Fin
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Industrie : les prix sortie-usine accélèrent de 1,4 %, portés par le pétrole

(Investir au Cameroun) – Les prix à la production industrielle ont augmenté de 1,4 % au Cameroun au premier trimestre 2026, comparativement aux trois derniers mois de 2025. Il s’agit de leur deuxième hausse trimestrielle consécutive, après une progression de 1,1 % au quatrième trimestre 2025. Sur un an, l’augmentation reste limitée à 0,8 %, selon la note publiée le 7 août par l’Institut national de la statistique.
Cette évolution ne signifie pas que les volumes produits par l’industrie ont augmenté. L’Indice des prix à la production industrielle (IPPI) mesure les prix de vente départ usine des biens industriels fabriqués au Cameroun, hors taxes, subventions et coûts de transport.
L’extractif rebondit de 5 %, mais reste en recul sur un an
La hausse trimestrielle est principalement portée par les industries extractives, dont les prix de production ont progressé de 5 %. Dans le périmètre détaillé par l’INS, cette évolution correspond à l’extraction d’hydrocarbures.
L’Institut présente ce secteur comme le« principal vecteur de la hausse des prix à la production au premier trimestre 2026 ». Il attribue ce rebond à la fermeté des cours pétroliers et aux perturbations provoquées par la guerre opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël.
Les frappes conjointes américano-israéliennes ont commencé le 28 février, soit un mois avant la fin du trimestre. Le 12 mars, l’Agence internationale de l’énergie indiquait que les flux pétroliers passant par le détroit d’Ormuz, proches de 20 millions de barils par jour avant la guerre, avaient été réduits à un niveau résiduel. Le Brent avait alors frôlé 120 dollars avant de revenir autour de 92 dollars.
Cette chronologie montre que l’effet du conflit sur l’indice s’est principalement matérialisé en mars. Surtout, le rebond trimestriel n’efface pas le recul observé sur une période plus longue : par rapport au premier trimestre 2025, les prix à la production des industries extractives diminuent encore de 6,6 %.
L’agroalimentaire affiche une hausse annuelle de 5,5 %
Dans les industries manufacturières, les prix ont progressé plus modérément, de 0,5 % sur le trimestre et de 3,1 % sur un an. L’augmentation trimestrielle est principalement alimentée par la fabrication de meubles et les autres industries manufacturières, en hausse de 1,7 %, l’agroalimentaire, à 0,8 %, et la fabrication de produits minéraux, à 0,6 %.
La pression apparaît plus marquée dans l’agroalimentaire sur une période annuelle. Les prix de cette branche ont augmenté de 5,5 % par rapport au premier trimestre 2025. L’INS relie cette évolution aux coûts des intrants agricoles, des emballages et de la logistique locale.
À l’inverse, les prix de fabrication des produits minéraux reculent légèrement de 0,1 % sur un an. Ceux de la métallurgie et des ouvrages en métaux diminuent de 3,2 %. Les prix dans la production d’électricité et de gaz ainsi que dans les industries environnementales sont restés stables.
Une pression industrielle qui ne préjuge pas des prix en magasin
L’IPPI est calculé à partir d’un échantillon de 103 entreprises couvrant 328 couples produits-entreprises. Sélectionné selon la méthode dite decut-off, cet échantillon représente environ 80 % du chiffre d’affaires de chaque division industrielle couverte.
L’évolution de cet indice peut signaler des tensions en amont des chaînes de production. Elle ne permet toutefois pas de conclure à une répercussion automatique sur les prix payés par les consommateurs. Celle-ci dépend notamment des marges des entreprises, des stocks, des taxes, du transport et de la concurrence dans chaque marché.
Thierry Christophe Yamb
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Yvan Neyou dans le viseur de plusieurs clubs espagnols
À quelques jours de la fermeture du mercato, l’avenir de Yvan Neyou pourrait s’écrire loin de Getafe. Le milieu de terrain camerounais suscite l’intérêt de plusieurs clubs espagnols, désireux de s’attacher ses services dans cette dernière ligne droite du marché des transferts.
Ces dernières semaines, Neyou a également reçu des propositions venues de Turquie et de Grèce, notamment de Volos. Le joueur a toutefois décliné ces pistes, privilégiant d’autres options pour la suite de sa carrière.
Selon les dernières informations, un départ en prêt reste à l’ordre du jour et pourrait intervenir avant la clôture du mercato. Les prochains jours seront donc décisifs pour Yvan Neyou, alors que plusieurs formations espagnoles se positionnent pour l’accueillir.
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