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Sucre : Wega Food porte sa capacité de production à 700 tonnes/jour et vise l’export

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Sucre : Wega Food porte sa capacité de production à 700 tonnes/jour et vise l’export
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(Investir au Cameroun) – La société Wega Food prépare un changement d’échelle qui pourrait rebattre les cartes du marché sucrier camerounais. L’industriel, qui exploite une usine de production de sucre blanc dans la zone industrielle de Douala, annonce que sa capacité de production atteindra 700 tonnes par jour d’ici trois mois, grâce à une extension en cours de finalisation. Selon l’entreprise, cette montée en puissance doit non seulement sécuriser l’approvisionnement national, mais aussi générer des excédents destinés à l’exportation. « Avec l’extension imminente de notre capacité (…) le Cameroun disposera même de surplus lui permettant de devenir un exportateur de sucre raffiné », souligne Christian Ngandeu, directeur général de Wega Food, dans une correspondance adressée au ministère du Commerce le 14 novembre.

Cette prise de position vient en appui aux doléances formulées quelques jours plus tôt par la SOSUCAM, qui exhortait l’État à resserrer le contrôle sur les importations pour protéger la filière locale. Dans son courrier, Wega Food soutient que le Cameroun n’a « aucun besoin » de recourir à de nouvelles importations de sucre raffiné. L’entrée en campagne sucrière de la SOSUCAM, principale sucrerie du pays, combinée aux capacités actuelles de la raffinerie de Douala, permettrait, selon l’entreprise, de satisfaire entièrement la demande nationale, aussi bien des ménages que des industries.

Un rôle revendiqué dans la stabilisation de l’offre

Wega Food revendique par ailleurs un rôle central dans la stabilisation de l’offre ces derniers mois. Malgré « d’importantes contraintes », l’industriel indique avoir sécurisé plusieurs contrats d’approvisionnement en sucre brut, permettant à la raffinerie de maintenir sur le marché des volumes jugés suffisants pour éviter les pénuries chroniques observées les années précédentes. « Sans l’action continue de WEGA FOOD S.A, le Cameroun serait encore en situation de déficit de sucre à raffiner, comme cela a été le cas pendant de nombreuses années. », fait valoir l’entreprise, qui met également en avant l’effet de son modèle sur l’accessibilité des prix pour les ménages comme pour les industries agroalimentaires.

Selon plusieurs acteurs de la filière, les capacités combinées dépassent désormais les 100 000 tonnes disponibles, dont environ 70 000 tonnes issues de la raffinerie de Douala et 30 000 tonnes importées pour les besoins immédiats des distributeurs et des industriels. Ces volumes s’inscrivent dans un marché où la demande annuelle avoisine 300 000 tonnes, un niveau qui a régulièrement conduit l’État, ces dernières années, à autoriser des importations pour combler un déficit structurel. L’ambition d’autosuffisance — voire d’exportation — portée par Wega Food intervient ainsi dans un contexte où le marché reste, à ce stade, sous forte tension.

Des défis sociaux et de régulation pour la filière

Pour transformer cette montée en capacité en véritable changement de régime pour la filière, plusieurs défis demeurent. Il s’agit d’abord de stabiliser la relation sociale au sein de l’entreprise afin de sécuriser les récoltes et les opérations de transformation. Il convient ensuite de clarifier la stratégie publique entre protection du producteur local et sécurité d’approvisionnement des ménages et des industriels. C’est à ce point d’équilibre — là où convergent volumes, niveaux de prix et investissements — que se jouera, au-delà d’une seule saison, la crédibilité de l’ensemble de la filière sucre au Cameroun.

Amina Malloum

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le préfet du Mfoundi apporte des précisions sur le profil du suspect

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le préfet du Mfoundi apporte des précisions sur le profil du suspect
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Le préfet du Mfoundi a apporté des précisions sur le profil du suspect interpellé après le meurtre de Beguel Crescence Merline, poignardée à mort dans une chambre d’hôtel à Yaoundé.

Descendu sur le lieu du drame au quartier Omnisports, rue Fouda, situé dans l’arrondissement de Yaoundé V, le préfet du Mfoundi a apporté quelques éléments nouveaux sur le profil de l’assassin présumé de Beguel Crescence Merline.

Selon l’autorité administrative, il a été retrouvé dans les sacs du suspect une corde neuve de deux mètres, deux cartes d’identité de femmes et diverses tenues. « Toute chose qui porte à conclure que c’est quelqu’un qui n’était pas correct », a déclaré le préfet Emmanuel Djikdent.

Selon les rapports, il avait passé trois jours à l’hôtel Salvador avant de commettre ce présumé crime. Après avoir poignardé sa victime, il a sauté par-dessus la clôture de cet établissement, avant d’être arrêté par les jeunes gens du quartier Fouda. Une enquête est ouverte afin de faire la lumière sur ce nouveau féminicide qui secoue à nouveau le Cameroun.

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Cacao : les exportations du Cameroun chutent de 66 543 tonnes (-34,65%) au cours de la saison 2025-2026

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Cacao : les exportations du Cameroun chutent de 66 543 tonnes (-34,65%) au cours de la saison 2025-2026
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(Investir au Cameroun) – Au cours de la campagne cacaoyère 2025-2026, qui s’est officiellement achevée le 15 juillet 2026, le Cameroun a exporté une cargaison totale de 125 469 tonnes de fèves brutes, selon les données révélées lors du lancement de la saison 2026-2027 par l’Office national du cacao et du café (ONCC). Comparé aux 192 012 tonnes expédiées vers le marché international au cours de la saison précédente, ce volume chute de 66 543 tonnes en valeur absolue, et de 34,65% en valeur relative.

L’ONCC n’explique par les causes de cette importante baisse des exportations du cacao, dans un contexte également marqué par la chute de plus de 15% des volumes de fèves transformées localement. Cependant, l’analyse des données publiées par cet organisme public permet de lier ce recul des exportations à la fois à la baisse de la production nationale commercialisée et l’importance des stocks de fin de campagne.

A en croire les chiffres officiels, le Cameroun a enregistré une production nationale commercialisée de 247 914 tonnes de fèves de cacao au cours de la campagne 2025-2026, en baisse de 61 604 tonnes (-19,9%) par rapport aux 309 518 tonnes comptabilisées lors de la campagne précédente. Mathématiquement, cette baisse de la production induit une réduction des volumes de fèves disponibles pour l’achat.

Les stocks de fin de campagne quant à eux ont atteint 40 446 tonnes au cours de la dernière saison, contre 13 946 tonnes un an auparavant. Ce chiffre révèle une augmentation des volumes de fèves non commercialisés de 26 500 tonnes entre les deux campagnes.

84,6% des fèves exportées vers l’Europe

Du côté des exportateurs, Telcar Cocoa a retrouvé son leadership sur le marché avec 40 631 tonnes de fèves expédiées vers le marché international, ce qui représente 32,4% des exportations globales de la saison. L’entreprise dirigée par Kate Fotso, présentée comme la reine du cacao au Cameroun, reprend ainsi du poil de la bête après avoir perdu le leadership sur le marché des exportations au cours de la campagne 2024-2025, suite à son divorce avec le négociant américain Cargill, dont elle était le partenaire au Cameroun. Au cours de cette campagne-là, Telcar Cocoa n’avait exporté que 30 497 tonnes de fèves, représentant 15,7% des parts du marché.

Leader des exportations lors de la saison 2024-2025, avec 36 215 tonnes expédiées (18,7% du volume global), la société SBET a été rétrogradée à la 3è place en 2025-2026, à la faveur du retour en force de Telcar Cocoa et des performances de la société Ofi Cam. Officiellement, SBET a totalisé des ventes à l’international de 23 223 tonnes, soit 18,5% du global. Grâce à des exportations de 24 394 tonnes en 2025-2026, soit 19,44% des volumes expédiés, Ofi Cam est devenu le 2è exportateur de fèves au Cameroun lors de la dernière saison cacaoyère.

Ces trois exportateurs, qui ont cumulé tous seuls 70,3% des exportations camerounaises au cours de la campagne 2025-2026, ont principalement expédié leurs marchandises vers l’Europe, demeuré première destination de la fève produite au Cameroun. Selon les données de l’ONCC, ce continent, avec en tête les Pays-Bas, a capté 84,62% (113 528 tonnes) des exportations du Cameroun. Vient ensuite l’Asie avec 14% (19 107 tonnes), puis l’Amérique et l’Afrique, qui ont chacun reçu 1% (1515 tonnes) des volumes de fèves camerounaises vendues sur le marché international au cours de la saison 2025-2026.

Chute des revenus des acteurs de la filière

La baisse des exportations enregistrée lors de la dernière campagne cacaoyère a induit une diminution des revenus engrangés par les acteurs de la filière. Selon l’ONCC, la valeur globale des exportations de fèves à l’embarquement au port de Douala est ressortie à 400,9 milliards de FCFA au cours de la saison cacaoyère 2025-2026, correspondant à une baisse de 673 milliards de FCFA (63%) par rapport aux 1074,6 milliards de FCFA de la saison précédente.

Ce repli des revenus d’exportation est dû à la fois au repli des volumes exportés et la chute des cours mondiaux entre les deux campagnes. Côté prix, les données de l’ONCC révèlent que le prix FOB du kilogramme de fèves au port de Douala a oscillé entre 3808 FCFA et 7536 FCFA tout au long de la campagne cacaoyère 2024-2025, contre 1520 FCFA à 3110 FCFA la saison d’après. Autrement dit, entre les campagnes 2024-2025 et 2025-2026, les prix FOB du kilogramme de fèves de cacao ont chuté de 58 à 60% au port de Douala.

La diminution des revenus d’exportation du cacao brut enregistrée lors de la dernière campagne devrait à nouveau modifier la structure des exportations du Cameroun en 2026. En effet, au cours de l’année 2025, le cacao a ravi au pétrole sa place de premier produit d’exportation du Cameroun, porté par l’embellie des cours mondiaux lors de la saison 2023-2024. Selon le rapport sur l’évolution du commerce extérieur publié par l’Institut national de la statistique (INS), les fèves de cacao ont représenté 26,3% des recettes d’exportation du pays cette année-là, contre 22,9% pour les huiles brutes de pétrole. Avec une baisse des revenus de 63% sur la campagne 2025-2026, il sera difficile pour la fève rouge brique du Cameroun de maintenir ce rang pour la 2è année consécutive.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

10-08-2026 – Au Cameroun, la valeur des exportations des fèves de cacao chute de 63% sur la saison 2025-2026, à 400,9 milliards FCFA

06-08-2026 – Cacao : la production commercialisée chute de 19,9% au cours de la saison 2025-2026 au Cameroun, à 247 914 tonnes

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Frank Magri explique son choix du Qatar malgré l’intérêt de Nice

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Frank Magri explique son choix du Qatar malgré l’intérêt de Nice
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Courtisé par plusieurs clubs européens, dont l’OGC Nice, Frank Magri a finalement choisi de poursuivre sa carrière au Qatar, sous les couleurs d’Al-Gharafa. Un choix mûrement réfléchi pour l’attaquant, qui estime ne pas avoir trouvé en Europe les conditions qu’il espérait.

L’international camerounais explique avoir échangé avec plusieurs clubs français et européens durant le mercato. Mais au fil des discussions, un constat s’est imposé : les propositions reçues ne correspondaient pas à ses attentes, notamment sur le plan contractuel.

« J’ai eu des discussions avec des clubs français, avec des clubs européens aussi. C’est vrai que sur les conditions contractuelles, je ressentais que c’était dur d’obtenir ce que je voulais, ce à quoi je prétendais », a-t-il confié.

Frank Magri reconnaît également que ses exigences ont peut-être compliqué les négociations. « Peut-être que mes prétentions étaient aussi un peu trop hautes, je ne sais pas », admet-il, avant d’élargir sa réflexion à la situation économique du football européen.

Selon lui, les difficultés financières rencontrées par de nombreux clubs changent progressivement les règles du marché. « Je pense que c’est un peu une nouvelle ère du football européen qui s’écrit, parce qu’il y a de plus en plus de clubs qui sont en difficulté financière », estime-t-il.

Dans ce contexte, le joueur a donc décidé de regarder au-delà de l’Europe. Et c’est finalement à Al-Gharafa qu’il dit avoir trouvé ce qu’il recherchait. « Moi, en tout cas, je n’ai pas trouvé mon bonheur, entre guillemets, en Europe et je l’ai trouvé à Al-Gharafa », a-t-il conclu.

Malgré l’intérêt de Nice, Frank Magri a ainsi privilégié une destination qui répond davantage à ses attentes, assumant pleinement un choix qui marque une nouvelle étape dans sa carrière.

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