Actualités locales
Fidèle Castro : « Ce n’est pas au ministre de décider qui est éligible »


Fidèle Castro, analyste sportif et juriste, s’exprime sur les tensions entre la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) et le ministère des Sports, en lien avec le contrôle des finances, le processus électoral et le respect de l’autonomie des fédérations.
Un système financier mal compris : “La FECAFOOT n’est pas une caisse noire de l’État”
Dès l’ouverture de son intervention, Fidèle Castro clarifie un point essentiel, souvent mal interprété dans l’opinion : la gestion des finances de la FECAFOOT et le rôle de l’État.
Selon lui, lorsque l’État encadre les revenus liés à la sélection nationale, cela ne signifie pas que la FECAFOOT est sous perfusion publique.
« L’État prend les revenus du dernier événement public et les place sous le contrôle de ses services, explique-t-il. L’agent comptable qui gère le compte bancaire de la FECAFOOT dépend du Ministère des Finances, pas de la Fédération. La FECAFOOT n’en est que bénéficiaire. »
Il rappelle que la Fédération dispose de ses propres sources : subventions de la FIFA, sponsors, contrats commerciaux, licences, transferts… Autant de ressources importantes qui garantissent son autonomie financière.
Concernant le paiement des joueurs :
« L’État prend en charge les salaires des joueurs professionnels. Ce n’est pas une subvention à la FECAFOOT. »
Une nuance capitale, souvent brouillée dans le débat public.
Tutelle administrative ou hiérarchie ? Une confusion dangereuse
Pour Fidèle Castro, l’essentiel du conflit actuel repose sur une incompréhension profonde :
« Le problème n’est pas le contrôle de l’État, mais la confusion entre tutelle et hiérarchie. Une autorité administrative ne peut pas annuler une décision judiciaire. »
Il souligne que certaines interventions du ministère s’apparentent à une ingérence illégale dans des décisions qui relèvent soit de la FECAFOOT, soit des tribunaux nationaux ou internationaux.
Cette confusion alimente une crise institutionnelle persistante.
Processus électoral : une compétence exclusive de la FECAFOOT
Le juriste revient ensuite sur les arguments avancés par le ministre des Sports pour contester le processus électoral en cours.
Premier argument : l’exclusion de certains acteurs.
Fidèle Castro est catégorique :
« Ce n’est pas au ministre de décider qui est éligible. Les conditions sont définies dans le code électoral de la FECAFOOT. »
Il rappelle que les voies de recours existent :
– commissions internes,
– Chambre de conciliation et d’arbitrage,
– Tribunal Arbitral du Sport (TAS).
Il cite même des précédents : Samuel Eto’o lui-même, initialement exclu, avait obtenu sa réintégration par voie légale.
Deuxième argument : la conformité.
Selon la loi, la conformité concerne exclusivement l’adoption ou la modification des statuts.
Castro souligne que le ministre, absent de la dernière Assemblée générale malgré l’invitation officielle, ne peut évoquer une irrégularité qu’il n’a pas observée.
Des précédents inquiétants : entre politique et droit
Fidèle Castro rappelle d’autres cas de gestion controversée, notamment l’Assemblée Générale de la Fédération de Volleyball, interdite par le ministre, qui avait créé un schisme durable avec deux fédérations parallèles.
« Le ministre agit parfois non comme juriste, mais comme acteur politique. Et c’est cette politisation qui crée une crise permanente. »
Il évoque également les alertes administratives concernant les risques d’atteinte à l’ordre public provoqués par ces interventions répétées.
Élections : le compte à rebours est lancé
La loi de 2019 est explicite : seul l’organe électoral désigné par la FECAFOOT est compétent pour organiser les élections.
« Ceux qui s’opposent au processus ne veulent tout simplement pas qu’il avance. »
Le juriste rappelle surtout un point crucial : Si les élections n’ont pas lieu avant fin décembre, le comité exécutif actuel sera automatiquement dissous.
Une échéance lourde de conséquences, qui pourrait plonger encore davantage le football camerounais dans l’incertitude.
Conclusion : une crise avant tout juridique, aggravée par la politique
En définitive, Fidèle Castro éclaire un conflit où se mêlent droit, ego institutionnels et stratégies politiques. Pour lui, la voie de sortie est claire : respecter les textes, laisser les organes compétents travailler, et cesser de confondre contrôle légal et prise de pouvoir administrative.
Un message fort, au moment où l’avenir de la gouvernance du football camerounais se joue dans une atmosphère de tension croissante.
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Dialogue pour la sérénité dans le transport routier

Le Ministre des Transports, *Jean-Ernest Masséna NGALLE BIBEHE*, a présidé, le dimanche 23 août 2026, dans la salle de conférences du Ministère des Transports, une réunion de concertation consacrée au climat social dans le sous-secteur des transports routiers de marchandises, à la suite du préavis de grève annoncé à compter du 24 août 2026 par la plateforme des organisations socioprofessionnelles des transports routiers du Cameroun.
Cette rencontre, tenue sur Hautes Instructions du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a connu la participation du Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale, du Ministre du Commerce, du Ministre Delegué auprès du Ministre des Transports, du Ministre Délégué auprès du Ministre des Travaux Publics, chargé des Routes, ainsi que des représentants de plusieurs administrations et organismes concernés, notamment le MINFI, le MINDEF, le MINDEVEL, le MINMIDT, le MINFOPRA, la SED/GN, la DGSN, le CNCC, la CAMRAIL, le BGFT et les organisations syndicales du secteur.
Le préavis de grève, adressé le 5 août 2026 au Premier Ministre, Chef du Gouvernement, faisait état de plusieurs préoccupations relatives notamment à l’application du décret n°2022/8801/PM du 10 octobre 2022 régissant le transport routier des marchandises pour compte propre, au décret n°2025/314 du 16 juillet 2025 portant transformation du CNCC, à la rationalisation des contrôles routiers, à la prévention routière, à l’état du réseau routier, aux conditions de pesage des véhicules, ainsi qu’aux relations entre les transporteurs et certaines structures portuaires et administratives. Les échanges ont ainsi visé à examiner l’ensemble de ces préoccupations et à dégager des mesures susceptibles de préserver la sérénité dans le secteur et d’assurer la continuité des activités de transport.
A l’issue des échanges, plusieurs résolutions ont été arrêtées. S’agissant de l’application du décret n°2022/8801/PM du 10 octobre 2022, la délivrance de la licence S6 est suspendue jusqu’à nouvel ordre, dans l’attente de la mise en place, dans les services du Premier Ministre, d’un Comité interministériel chargé de procéder à sa relecture. Concernant le décret n°2025/314 du 16 juillet 2025 portant transformation du CNCC, les préoccupations exprimées par les professionnels du secteur sur son applicabilité seront transmises aux Services du Premier Ministre, avec proposition de mise en place d’un Comité interministériel chargé de leur examen. Il a également été convenu que les contrôles routiers des marchandises en transit seront effectués exclusivement au niveau des quatre points de contrôle conventionnels du corridor Douala-N’Djamena et des trois points de contrôle conventionnels du corridor Douala-Bangui.
Par ailleurs, la perception des amendes forfaitaires par les équipes de prévention routière du Ministère des Transports est interdite. Une relance du décret relatif à l’extension de la convention collective nationale du secteur des transports routiers dans les services du Premier Ministre devra également être effectuée dans un délai de 24 heures, tandis qu’un cadre de concertation sera mis en place entre la SCDP, le PAD, le PAK et les organisations syndicales des chauffeurs. Le Ministre du Commerce a, pour sa part, donné instruction à la SCDP de veiller à l’application de l’arrêté n°022/MINCOMMERCE du 13 février 2024 fixant les procédures de chargement et de déchargement des camions-citernes dans les dépôts pétroliers, dans un délai de 24 heures. Les préoccupations relatives aux tracasseries routières dont seraient victimes les transporteurs dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest devront être prises en compte par les autorités administratives et les forces de maintien de l’ordre. Des dispositions ont également été prises pour mettre fin à la pesée des camions-citernes dans les stations de pesage, tandis que la décision du Ministère des Travaux Publics portant suspension des pesées essieux mobiles sur l’axe Edéa-Kribi devra être appliquée.
S’agissant des contrôles de gabarit, il a été retenu qu’ils devront exclusivement être effectués dans les stations de pesage où l’ensemble des administrations concernées sont représentées. Le CNCC devra, par ailleurs, procéder à la relecture de sa note relative aux prélèvements des frais à l’importation et à l’exportation des marchandises dans la région de l’Est. Le Ministère des Transports élaborera également une note de clarification sur les modalités de contrôle des plateaux et des plateaux ridelles. Concernant l’état de dégradation de certains axes routiers, une liste des points critiques devra être transmise, sous 24 heures, aux pouvoirs publics compétents, en vue de leur réhabilitation dans les meilleurs délais.
Au terme de la rencontre, les professionnels du secteur des transports routiers ont pris acte des résolutions arrêtées et se sont félicités de la démarche de dialogue et de concertation engagée par le Gouvernement. *Ils ont, en conséquence, décidé de lever le mot d’ordre de grève annoncé pour le 24 août 2026 et ont appelé l’ensemble des membres de la plateforme des organisations socioprofessionnelles des transports routiers à reprendre normalement leurs activités, informe le ministère des Transports.
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173 militaires radiés pour désertion

Le président guinéen Mamadi Doumbouya a décidé de radier 173 militaires des Forces armées guinéennes pour désertion. Parmi les personnes concernées figure le commandant Michel Lamah, connu pour avoir participé au coup d’Etat du 5 septembre 2021 contre Alpha Condé.
Les 173 militaires radiés appartiennent à plusieurs composantes des Forces armées guinéennes, notamment la Gendarmerie nationale, le Groupement des Forces spéciales (GFS) et le Bataillon autonome des troupes aéroportées (BATA). La décision présidentielle a été rendue publique lundi 24 août 2026.
Parmi les militaires concernés figure le commandant Michel Lamah, ancien membre du GFS. Il s’était fait connaître lors du coup d’État du 5 septembre 2021 contre le régime d’Alpha Condé. Dans les heures ayant suivi la prise du pouvoir par les militaires, il avait notamment été filmé au volant du véhicule transportant le président déchu.
Après avoir été aperçu aux côtés de Mamadi Doumbouya dans les premières semaines de la transition, Michel Lamah s’était progressivement retiré de la scène publique. Sa radiation intervient désormais dans le cadre de cette mesure visant des militaires accusés de désertion. Le décret a été signé après le retour à Conakry du général Mamadi Doumbouya après un bref séjour privé en Grèce.
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Jean Moïse Mbog rejoint le Rdpc de Paul Biya

Il a annoncé officiellement son ralliement au Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), ce lundi 24 août 2026 sur le plateau de l’émission « La Télé du Soir », diffusée sur Times Télévision.
Dr Jean Moïse Mbog, ancien porte-parole et cadre du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) d’Issa Tchiroma Bakary, a annoncé rejoindre le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) de Paul Biya. Il a fait cette annonce ce lundi 24 août 2026, en direct sur Times Télévision, une nouvelle chaîne privée émettant depuis Yaoundé au Cameroun.
Jean Moïse Mbog était un visage bien connu des plateaux de télévision au pays de Paul et Chantal Biya. Lors de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 il a été porte-parole de Issa Tchiroma et membre actif du Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc).
Il avait été progressivement mis en retrait des interventions médiatiques par son ancien parti à la suite de prises de position jugées trop personnelles, notamment des échanges directs avec des cadres du Rdpc comme le ministre Grégoire Owona.
Cette décision marque son ralliement officiel au parti au pouvoir, après avoir longtemps prôné une approche de collaboration et de « main tendue » sur la scène politique nationale.
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