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Joseph Marie Eloundou : « L’État doit cesser de financer les Lions Indomptables »

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Joseph Marie Eloundou : « L’État doit cesser de financer les Lions Indomptables »
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Joseph Marie Eloundou : « L’État doit cesser de financer les Lions Indomptables »

Dans une intervention remarquée sur le plateau de l’émission Libre Expression diffusée sur Info TV, l’économiste et observateur du football Joseph Marie Eloundou a livré une analyse sans concession sur l’autonomie des fédérations sportives camerounaises et le rôle controversé de l’État dans leur gestion.

Des ministres qui « s’assoient » sur les décisions de justice

Joseph Marie Eloundou n’a pas mâché ses mots en pointant du doigt une pratique qu’il juge inacceptable : le mépris de certains membres du gouvernement envers les décisions judiciaires. « Si l’on veut être respecté, il faut vraiment l’être », a-t-il martelé, dénonçant particulièrement l’attitude du ministre des Sports, Narcisse Mouelle Kombi, sans toutefois l’isoler dans ce reproche.

Selon l’économiste, ce phénomène dépasse largement le cadre du football et reflète un problème plus profond de gouvernance au Cameroun, où l’autorité de la justice semble régulièrement contournée par l’exécutif.

Un plaidoyer pour une vraie autonomie du football

Au cœur de son propos, une proposition audacieuse : que l’État camerounais se retire du financement du football professionnel et de l’équipe nationale. « Si l’on veut vraiment autonomiser les acteurs du football, il faut les laisser faire », a insisté Joseph Marie Eloundou.

L’économiste se dit convaincu que des personnalités comme Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), disposent de l’envergure et du réseau international nécessaires pour mobiliser des financements privés. « Les grands sportifs camerounais, qui ont voyagé et tissé des réseaux à l’international, peuvent aller chercher des financements ailleurs », a-t-il argumenté.

Cette approche permettrait, selon lui, de garantir la transparence recherchée par les sponsors internationaux, qui préfèrent s’assurer que leurs investissements bénéficient réellement aux structures sportives et non à des individus.

Recentrer l’État sur sa mission première

Loin de prôner un désengagement total de l’État, Joseph Marie Eloundou appelle à une redistribution intelligente des ressources publiques. L’État devrait, selon lui, concentrer ses moyens sur le football à la base : le football scolaire, amateur et la formation des jeunes.

« C’est là que le rôle de l’État est indispensable », a-t-il souligné, estimant que c’est dans ces secteurs que l’investissement public aura le plus d’impact sur le développement durable du football camerounais.

Une vision qui fait débat

Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions récurrentes entre la FECAFOOT et le ministère des Sports, notamment sur les questions de gouvernance et d’ingérence présumée de l’État dans les affaires de la fédération.

En proposant une autonomie financière totale pour le football d’élite tout en préservant l’investissement public dans la formation, Joseph Marie Eloundou lance un pavé dans la mare du sport camerounais. Reste à savoir si cette vision trouvera écho auprès des décideurs politiques et des acteurs du football national.

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Microfinance : l’IFC approuve une garantie de 2,87 milliards de FCFA pour un prêt de la BICEC à ACEP

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Microfinance : l’IFC approuve une garantie de 2,87 milliards de FCFA pour un prêt de la BICEC à ACEP
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(Investir au Cameroun) – La Société financière internationale (IFC) a approuvé, le 9 octobre 2026, une garantie de crédit pouvant atteindre 2,87 milliards de FCFA pour un prêt que la Banque internationale du Cameroun pour l’épargne et le crédit (BICEC) prévoit d’accorder à ACEP Cameroun. Selon la fiche officielle du projet, actualisée le 16 octobre, l’opération reste en attente de signature. Aucun décaissement n’est encore confirmé.

Ce financement marque un changement par rapport au montage initialement présenté par l’IFC en juillet 2025. L’institution envisageait alors d’accorder directement à ACEP un prêt pouvant atteindre 5 millions de dollars. Dans la nouvelle formule, la BICEC apporte les fonds, tandis que l’IFC garantit leur remboursement à hauteur de 2,87 milliards de FCFA.

La garantie couvre l’intégralité du principal du prêt, mais exclut les intérêts courus. En cas de défaillance d’ACEP entraînant un paiement de l’IFC au titre de cette garantie, l’institution pourra réclamer directement à ACEP le remboursement des sommes versées.

La BICEC, filiale du groupe bancaire marocain Banque centrale populaire (BCP), détient déjà 27 % du capital d’ACEP Cameroun. Elle intervient donc dans cette opération comme prêteur et actionnaire de l’établissement de microfinance. Les autres actionnaires comprennent notamment Investisseurs & Partenaires (20 %), la Société nationale d’investissement du Cameroun (15 %) et ACEP International (13 %).

Un financement sur cinq ans destiné aux petites entreprises

Le prêt envisagé, d’une durée de cinq ans, doit permettre à ACEP Cameroun d’accroître ses financements aux micro, petites et moyennes entreprises. L’accord prévoit qu’au moins 25 % des ressources soient consacrées aux entreprises détenues ou dirigées par des femmes.

Le montage bénéficie également du soutien de l’Association internationale de développement (IDA), institution du Groupe de la Banque mondiale. Celle-ci doit apporter une garantie de première perte pouvant atteindre 1,7 million de dollars. Ce mécanisme permet de couvrir une partie du risque financier supporté dans l’opération. Il ne constitue pas un second prêt directement accordé à ACEP.

L’IFC estime que ce soutien concessionnel est nécessaire pour rendre possible le financement en francs CFA. Elle évalue l’avantage financier apporté par ce dispositif à environ 8,2 % du coût total du projet.

La fiche publiée ne précise ni le taux d’intérêt du prêt de la BICEC, ni la date prévue de signature, ni le calendrier de mise à disposition des fonds. Ces éléments restent à confirmer auprès des deux établissements.

Baudouin Enama

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