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République, laïque et indivisible : on ne pleure pas la République à genoux

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République, laïque et indivisible : on ne pleure pas la République à genoux
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République, laïque et indivisible : on ne pleure pas la République à genoux

Il est des douleurs qui nous étreignent, des disparitions qui nous bouleversent, des figures qui marquent nos mémoires. «Mais aucune émotion, si légitime soit-elle, ne saurait justifier que l’on transforme les édifices de la République en chapelles ardentes. Car la République n’est pas un lieu de culte. Elle est un lieu de droit. Elle est un lieu de tous», clame Vincent Sosthène Fouda.

Selon le politologue et universitaire, au Cameroun, comme ailleurs, la République est laïque. « Ce n’est pas une opinion, c’est un principe. Ce n’est pas une option, c’est une obligation. La laïcité n’est pas l’hostilité aux croyances, elle est leur égalité. Elle n’est pas l’oubli des traditions, elle est leur mise à distance dans l’espace public commun. Elle est ce qui permet à chacun de croire ou de ne pas croire, sans que l’État ne penche d’un côté ou de l’autre», poursuit-il.

«Transformer un bâtiment public mairie, préfecture, palais de justice en lieu de recueillement religieux, c’est rompre l’équilibre fragile entre la foi privée et la loi commune. C’est faire entrer le sacré là où seul le peuple est souverain. C’est, au fond, trahir l’esprit même de la République. Je le dis avec la force de ceux qui aiment la République comme on aime une idée plus grande que soi : on ne pleure pas la République à genoux. On la pleure debout, dans la dignité, dans le respect de ses principes, dans la fidélité à ses fondations», poursuit-il.

« Victor Hugo, dans Les Misérables, écrivait : « La République est une idée toujours en marche. » Mais elle ne marche pas à reculons. Elle ne recule pas devant les pressions, les émotions, les confusions. La laïcité, ce n’est pas un détail. C’est le cœur battant de l’État républicain. C’est ce qui protège les croyants de toutes confessions, et les non-croyants aussi. C’est ce qui empêche que l’État ne devienne l’instrument d’un clergé, d’un dogme, d’un rite. Alors oui, rendons hommage. Oui, honorons nos morts. Mais faisons-le dans les lieux prévus à cet effet. Dans les églises, les mosquées, les temples, les maisons familiales. Pas dans les enceintes de la République », indique ce dernier.

« Comme nous enseignait le très distingué le Père Eloi Messi Metogo, la République c’est justement le lieu où l’homme réclame une indépendance et une autonomie totales par rapport à Dieu, pour lui-même et pour « son » monde, ou nie carrément l’existence de Dieu pour étayer sa propre indépendance. Alors arrêtons ces confusions des espaces. Car si nous cédons sur ce point, nous ouvrons la porte à toutes les confusions. Et demain, qui décidera de ce qui est sacré ? Qui décidera de ce qui mérite d’entrer dans la maison commune ? La République est une promesse. Ne la trahissons pas au nom de l’émotion. Soyons dignes. Soyons laïques. Soyons républicains», conclut Vincent Sosthène Fouda.

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Logone-et-Chari : 13 morts dans une attaque à Madegoua

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Le village de Madegoua, situé à environ 9 km de Makary, dans le département du Logone-et-Chari, a été attaqué dans la nuit du mercredi au […]

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Willy Mengue attaqué par Mamadou Mota après sa défaite judiciaire face au MRC

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Willy Mengue attaqué par Mamadou Mota après sa défaite judiciaire face au MRC
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L’ancien premier vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Mamadou Yacouba Mota, a vivement réagi à la décision du Tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou dans l’affaire opposant le parti à trois de ses anciens militants, dont Willy Mengue.

Dans un texte publié sur les réseaux sociaux, M. Mota s’en prend particulièrement à Willy Mengue, qu’il accuse d’avoir choisi la voie judiciaire pour contester le fonctionnement interne du MRC.

« Le cas d’école Willy Mengue », écrit-il en ouverture, avant de dénoncer ce qu’il présente comme une démarche contraire, selon lui, au combat politique mené par le parti.

Le Tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou s’est déclaré, jeudi, incompétent pour examiner en référé la demande introduite par Willy Mengue, Kamegne Georgette Laure, dite Laure Noutchang, et Sébastien Mbala Wouria II. Les trois requérants sollicitaient notamment la désignation d’un mandataire judiciaire ad hoc chargé de « normaliser » le fonctionnement du MRC.

Lire la sortie de Mamadou Mota :

« De l’art d’être le dindon d’une farce tragique : le cas d’école Willy Mengue.

Mes chers amis, s’il y a bien une leçon à tirer des soubresauts politiques qui agitent notre scène nationale, c’est que le ridicule possède désormais ses propres professionnels. Pour comprendre la dernière sortie numérique de Monsieur Willy Mengue, il convient d’abord de rappeler le décor. Nous ne sommes pas dans une démocratie scandinave où l’on débat du budget autour d’un thé. Nous sommes au Cameroun, un pays où faire de l’opposition et en particulier au MRC s’apparente à une discipline de haute voltige sans filet.

L’acharnement du régime de Yaoundé n’est plus une tactique, c’est une seconde nature. Arrestations arbitraires, interdictions systématiques, diabolisation médiatique : l’appareil d’État déploie un zèle kafkaïen pour étouffer le moindre souffle de dissidence. Et c’est précisément au milieu de cette tempête, alors que ses anciens camarades font face aux vents contraires avec un courage qui force le respect, que Monsieur Willy Mengue a eu cette illumination magistrale : traîner son propre parti en justice. Quelle audace. Quelle vision stratégique.

Malheureusement pour lui, son plan s’est fracassé sur un écueil prévisible : la justice s’est déclarée incompétente. Traduction politique : circulez, il n’y a rien à voir.

En renvoyant ce plaignant égaré à ses chères études, le tribunal n’a pas seulement douché ses ambitions de grandeur ; il a involontairement privé le MINAT d’un hochet qu’il s’apprêtait à agiter avec gourmandise pour déstabiliser l’opposition. Mais le summum de l’art dramatique est atteint lorsque l’intéressé se répand sur Facebook, la mine défaite, en écrivant : « Quelle triste nouvelle pour le MRC ». Voyez-vous cela.

Monsieur joue les Tartuffes de la démocratie. Il feint de pleurer sur le sort d’un parti qu’il a lui-même tenté de saboter. La vérité, c’est que la triste nouvelle n’est que pour lui, et pour cette cohorte d’opportunistes qui n’ont jamais compris la gravité de la tâche qui leur incombait. Ils ont confondu le combat pour la liberté avec une vulgaire querelle d’arrière-boutique, jouant avec une constance touchante le rôle d’idiots utiles pour un régime qui n’en demandait pas tant. Heureusement, face à ce vaudeville juridico-politique, il restait des adultes dans la pièce.

Je tiens à saluer le collectif Souop Sylvain. Votre patience face à l’absurde, votre abnégation et votre rigueur ont agi comme un puissant révélateur. Vous avez démontré que face aux marionnettes et aux maîtres du cynisme d’État, la droiture et la constance restent les seules boussoles. Les masques sont tombés, et le spectacle est terminé.

Mamadou Mota

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Nucléaire civil, l’ambitieux projet du Cameroun !

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Le Cameroun envisage de se doter du nucléaire civil. C’est ce qu’a indiqué la ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Madeleine Tchuinte lors […]

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