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Célestin Bedzigui : « l’ethno-fascisme gangrène le débat politique au Cameroun »

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Célestin Bedzigui : « l’ethno-fascisme gangrène le débat politique au Cameroun »
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Célestin Bedzigui : « l’ethno-fascisme gangrène le débat politique au Cameroun »

L’homme politique et chef traditionnel dénonce certains internautes camerounais qui ont transformé les réseaux sociaux en espace d’insultes fétides et rageuses avec la volonté avilir tous ceux qui expriment une opinion différente ou opposée à la leur ou, pire, qui sont catalogués par eux comme des soutiens du Président Biya.

Dans une longue tribune, Célestin Bedzigui rappelle que le mensonge et les insultes sont les moteurs est une illusion.

« ETHNO-FASCISME ET ENSAUVAGEMENT DU DISCOURS POLITIQUE AU CAMEROUN

Message à ceux qui insultent les hommes politiques au prétexte qu’ils soutiennent le régime du Président Biya.

De MyFace à Facebook, les promoteurs des réseaux sociaux avaient à l’esprit de développer des relations de convivialité entre les personnes interconnectées, un haut degré de civilités et de courtoisie des échanges et des débats devant être la règle entre les membres des communautés virtuelles qui s’ y créeraient. Cette intention est aujourd’hui piétinée par certains internautes camerounais qui ont transformé les réseaux sociaux en espace d’insultes fétides et rageuses avec la volonté avilir tous ceux qui expriment une opinion différente ou opposée à la leur ou, pire, qui sont catalogués par eux comme des soutiens du Président Biya.

On voit ainsi dans la même charette d’avilissement les Cabral Libi, Célestin Bedzigui et d’autres. Bien que parler de « moi » est haïssable, vous permettrez que je prenne l’ exemple du nom de Célestin Bedzigui contre lequel certains croient que leurs insultes tiennent lieu d’ arguments. Le fait le plus troublant est que 99% des patronymes de ces insulteurs renvoient vers une région spécifique du Cameroun et que la montée en bruit de cette pratique détestable se manifeste en défense de de Maurice Kamto, ce qui amènerait à penser que ces insulteurs seraient en grande majorité des sympathisants de son parti politique.

Quand on a vu sur quel ton Christian Penda Ekoka de regretté a êtes traité lorsqu’il a pris ses distances de Maurice Kamto, on serait tenté de donner du crédit à cette supposition d’ autant plus qu’ aujourd’hui que depuis qu’ ils ont jeté leur dévolu sur Issa Tchiroma, le même esprit d’ agressivité a été transféré à la défense de sa cause.

De fait, cette dérive révèle un dérèglement mental collectif d’ une frange Importante de la population qui s’ embrigade en meute fasciste irrationnelle derrière le » Duce » de saison, en mode conversion spontanée, hier, Maurice Kamto, aujourd’hui Issa Tchiroma, la croyance ( païenne) prennant dans leur esprit la place de la connaissance (rationnelle).

Depuis des années, on les lit dans des transes épileptiques trépignant sous le motto « Bedzigui soutient Biya! Bedzigui soutient Biya! « , sans apporter un seul début de preuve de leur affirmation. Et pourtant, ceux qui travaillent ou ont travaillé pour le régime dont reconnaissables : Momo est Ministre. Bapooh Lipot est PCA, Issa Tchiroma été Ministre adulateur de Biya, Kamto a été Ministre de Biya et en est sorti avec la fortune qu’il affiche. A l’ opposé, Bedzigui n’ est ni Ministre, ni PCA et ne bénéficie d’ aucun ‘ des milliers de positions attribuées discrétionnairement par Président de la République à ses soutiens.

Cela amène à l’esprit une question: Pourquoi l’accusation d’être un soutien de Biya, Président de la République élu par une majorité de Camerounais, devrait autoriser certains à déverser des insultes sur d’ autres. Et pourquoi une telle haine est- elle sélective et épargne Kamto et Tchiroma, Momo, Bapoh Lipot qui à un moment ou à un autre, soutiennent ou ont soutenu le Président Biya pour ne s’ exprimer avec rage que contre Bedzigui à qui Biya n’ a accordé a7cun brevet signalant signalant son soutien.

A l’ analyse, quatre raisons pourraient expliquer cette contradiction.

La première raison date du début de l’ ère de la démocratie au Cameroun lorsqu’ ayant découvert qu’ une faction de l’ opposition dite radicale tentait d’ imposer une « pensée unique », je m’en suis démarqué et ai développé un pôle modéré avec l’ ORD, l’ Opposition Républicaine Démocratique. Les haines nées à l’ époque se sont transmises et ont les retrouvent dans l’ esprit de ceux qui se proclament » vraie opposition » qui semble plus être une chapelle de la haine diffusant un esprit ethno-fasciste .

La deuxième raison relève du pur tribalisme : puisque Bedzigui est EKANG, il ne peut qu’ être pro EKANG Biyaiste. Et surtout il ne faut pas que s’ impose une figure EKANG qui, par la puissance de la pensée et la stature de la personnalité, ferait ombrage au » « totem » que certains veulent imposer à l’ opinion. Pour certains, il faut réussir un nettoyage préventif de la scène politique de l’ opposition de toute figure EKANG crédible ou de toute autre figure qui n’ est pas un adepte de la chapelle de haine signalée plus haut.

La troisième raison est que Bedzigui a recadré en son temps Maurice Kamto qui par ses propos sur Mono Ndjana après son décès a craché sur la tombe de l’ illustre philosophe. Ce recadrage a été considéré comme un affront inacceptable qui ne peut se laver que par l’ insulte à toutes les occasions et pour tous les prétextes.

La quatrième raison relève du complexe d’ infériorité que beaucoup ressentent face à la puissance de la pensée ou du propos de Bedzigui contre lesquels ils ne peuvent trouver d’ autres arguments que l’ insulte qui en vérité manifeste leur rage impuissante.

A la fin, quand j’ observe comment certains gens cédent à une croyance sans le moindre fondement et qui ne repose sur aucune logique, en tentant de désacraliser mon statut d’ autorité traditionnel, je ne peux ressentir à leur égard que de la pitié, pitié d’ un tel gâchis d’ humanité.

Pour tout dire et pour conclure, que ceux là qui se savent concernés sachent que je vis à tout instant la plaisir d’être un esprit conforté dans le combat de ne jamais laisser triompher ceux, animés et agissant avec un esprit fasciste, croient pouvoir imposer leur pensée unique et un imperium du mensonge dans l’ espace politique de notre pays. La République et ses Institutions dont le Président de la République doivent être respectés. Croire pouvoir les désacraliser et les abattre par des raccourcis où la manipulation, le mensonge et les insultes sont les moteurs est une illusion.. Insultez tant que vous voulez mais tenez le pour dit: No pasaran!

Sa Majesté Célestin Bedzigui
Commandeur de l’ Ordre de la Valeur »

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un butanier arrive à Douala pour soulager la pénurie

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un butanier arrive à Douala pour soulager la pénurie
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Une amélioration pourrait se dessiner sur le marché du gaz domestique, confronté depuis plusieurs semaines à des difficultés d’approvisionnement.

Selon nos informations, le déchargement d’un butanier a débuté mardi 15 septembre au port de Douala. Cette cargaison devrait contribuer à alimenter progressivement le marché. La tension actuelle s’explique notamment par l’arrivée tardive de certains navires, une hausse de 15 % de la demande et la baisse de la production locale.

Depuis le départ du navire Hilli Episeyo en juillet dernier, l’approvisionnement du Cameroun en GPL repose désormais entièrement sur les importations. Des solutions sont également étudiées pour les bouteilles de la SCTM, dont la situation contribue aux perturbations observées sur le marché.

En attendant, la bouteille de gaz est redevenue un luxe dans les deux capitales. Depuis début septembre, Yaoundé et Douala font face à une pénurie sévère de gaz domestique. À Nkomo, Biyem-Assi, Bonabéri, les scènes se répètent : files interminables dès 4 heures du matin, distributeurs affichant « rupture », et quand le produit est disponible, la bouteille de 12,5 kg homologuée à 6 500 FCFA s’arrache entre 7 000 et 10 000 FCFA au marché noir.

Au cœur de la crise, le mastodonte SCTM. Leader historique, l’entreprise qui possède encore des centaines de milliers de bouteilles dans les foyers est aujourd’hui asphyxiée par ses dettes envers les importateurs, dont Tradex. Conséquence : ses approvisionnements sont bloqués à Bonabéri et ses clients se ruent vers la concurrence. Le basculement est historique.

Selon les données de la SCDP sur la période janvier-juillet 2026, Tradex est passé numéro 1 du marché avec 14,12 % de parts (18 772 tonnes), détrônant la SCTM reléguée à 13,31 %. Les autres opérateurs comme TotalEnergies et OLA, pris d’assaut, ne parviennent plus à suivre la demande.

Face à l’urgence, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a instruit la CSPH d’organiser des négociations entre la SCTM et ses créanciers afin d’apurer la dette et de relancer les enlèvements. Mais la crise est plus profonde. Pendant que la SCDP assure qu’il n’y a « pas de pénurie », dans les cuisines, les ménagères sont contraintes de se rabattre sur le charbon et le bois de chauffe.

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Suisse : la diaspora camerounaise présente ses projets de développement à Théodore Datouo

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En visite officielle en Suisse, le président de l’Assemblée nationale, Théodore Datouo, a accordé le 17 septembre 2026 à Berne, plusieurs audiences à des membres […]

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les questions de Cyrille Sam Mbaka

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les questions de Cyrille Sam Mbaka
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Le président de l’Alliance des Forces Progressistes (AFP), Cyrille Sam Mbaka, appelle à une vaste opération de lutte contre la corruption et les détournements de fonds publics au Cameroun, dans une tribune intitulée « Opération Mains Propres ».

Dans ce texte, l’homme politique prend soin de préciser que les agents de la Fonction publique, les parlementaires et les opérateurs économiques ne sont pas, selon lui, tous concernés par la corruption. Il dénonce toutefois l’existence de pratiques qu’il juge préjudiciables à l’image et au fonctionnement des institutions.

Cyrille Sam Mbaka affirme notamment que certains fonctionnaires et acteurs du secteur public seraient témoins de faits de « concussion » et de détournements. Selon lui, certains de ces « patriotes » disposeraient de documents, de comptes rendus, de noms, de dates et de lieux susceptibles, le moment venu, d’étayer leurs témoignages.

Lire la tribune de Cyrille Sam Mbaka :

CAMEROUN : OPÉRATION « MAINS PROPRES »

Les membres de la Fonction Publique, les parlementaires, les opérateurs économiques ne sont pas tous corrompus.

Dans ce microcosme, il y a assurément des brebis galeuses. Leurs agissements jettent l’opprobre et le discrédit sur des pans entiers de notre écosystème national. Gageons que dans cet univers parfois nauséeux germent aussi des pépites, des patriotes. Des hommes et des femmes qui travaillent avec courage, force et détermination dans la tourmente.

Ils courbent l’échine, ils font le dos rond en attendant des jours meilleurs. Des femmes et des hommes qui assistent amers et impuissants aux dérives du régime et au système qui nous gouverne et qui broie.

Ces fils et sœurs de ce pays sont des témoins muets de la concussion et des détournements systémiques. Leur silence ne vaut pas consentement. Ils subissent. Ils connaissent sur le bout des doigts la chaine vérolée des corrupteurs et des corrompus.

Ces patriotes sont prêts à témoigner le moment venu. Ils rongent leur frein, mais restent déterminés à dénoncer les malversations dont ils ont été témoins.

Et le moment venu, ils voudront nettoyer les écuries. Ils sont prêts à dénoncer tous les coups tordus. Ils vont se mettre à table. Ils vont témoigner pour la sécurité publique.

Ces patriotes ont des dossiers. Des comptes-rendus. Des noms. Des dates. Des lieux. Des faits étayés et circonstanciés. Le jour venu, ils vont participer à l’Opération « Mains Propres et Cœur Pur ». Une mise à nu pour que justice soit rendue. On ne peut pas impunément détourner les deniers publics et ne pas répondre de cette forfaiture.

C’est le pays tout entier qui est saigné à blanc. Ce sont les Camerounais·es qui s’appauvrissent chaque jour davantage. C’est notre pays qui recule. Il faut sortir de cette fange.

Rétablir la justice sociale. Répondre de ses actes

La violence et l’implosion guettent ceux qui n’ont plus rien à perdre. C’est un terreau fertile qui peut tout emporter à cause du désespoir et de la désespérance. Pourquoi y a-t-il des Camerounais·es à part entière et des Camerounais·es entièrement à part ?

Pourquoi cette béance et cette fracture sociale ? Pourquoi notre pays compte-t-il tant de disparités et d’inégalités ? Pourquoi le Cameroun brille-t-il dans le classement des pays les plus corrompus au monde ?

Pourquoi tant de scandales restent impunis ? Pourquoi les projets structurants annoncés à coups de mouvements de menton n’aboutissent jamais ?

Pourquoi tant de nos compatriotes fuient ce pays béni des dieux au péril de leur vie en mer Méditerranée ?

Nous ne pouvons pas faire l’économie de toutes ces questions et de bien d’autres encore. Ce pays, notre pays, n’est pas maudit. Il est pris en otage par des prévaricateurs. Ces profiteurs confondent deniers publics et comptes privés.

L’impunité leur procure un sentiment de toute-puissance dont ils se grisent. Ils sont dans l’ivresse de leurs rentes de situation et des avantages indûment accumulés.

Le Cameroun, c’est leur propriété et ils semblent en disposer au gré de leurs fantaisies.

Récupérer les milliards de francs CFA détournés

Pas de démocratie sans justice. Le sentiment d’appartenance à une communauté d’idées et de pensées ne se décrète pas.

Il ne suffit pas de disposer d’un passeport ou d’une carte d’identité pour se sentir Camerounais. Le feu couve sous le poids des inégalités. Et il suffit d’un rien pour assister à un embrasement.

Pour sortir de l’ornière, pour nous extraire de cette pétaudière, les fruits de la croissance et la richesse nationale doivent être mieux partagés.

Comment expliquer à l’homme de la rue que le Cameroun exporte officiellement environ 23 kilos d’or quand les Emirats Arabes Unis déclarent avoir acheté 15 tonnes d’or à notre pays ? Qui se trompe ? Où est la différence ? Qui tire les ficelles et qui se remplit les poches ?

Qui a détourné les milliards de la CAN ou du Covid ?

Quand viendra le temps des témoignages, il faudra également compter sur la collaboration internationale. Solliciter l’entraide juridique et l’assistance de pays et de banques étrangères, interroger des comptes off-shore. Une aide judiciaire bienvenue pour traquer les milliards détournés du Cameroun. Imaginons que cet argent volé, ces montants pharaoniques soient rapatriés. Imaginons.

Imaginez que ces milliards soient réinjectés dans les projets structurants qui n’ont jamais abouti à cause des détournements systémiques ? Disons les choses simplement. Un détournement, c’est comme un pas de côté. Une sortie de route. C’est emprunter une impasse.

Et quand il s’agit de la richesse d’un pays, c’est une prédation, c’est un pillage à grande échelle. Comme Martin Luther King, j’ai un rêve. « I have a dream ». Je formule le vœu que l’argent détourné du Cameroun revienne au Cameroun.

Il y a tant à faire chez nous. Nous avons touché le fond, puis le tréfonds. Une autre voie est possible. Elle est réaliste. À nous de faire le ménage, à nous de nettoyer de fond en comble notre maison commune.

C’est par ces initiatives citoyennes, volontaristes et déterminées que nous allons changer de paradigme.

Nous ne pouvons pas espérer ou attendre le concours de partenaires étrangers en croisant les bras. Nous refusons le suicide assisté de notre pays par des prédateurs en col blanc.

Quand viendra le temps du bilan, c’est-à-dire des comptes et des mécomptes, chacun devra répondre de ses faits et de ses méfaits. Au bout du bout et après tant d’années de laisser-aller et de laisser-faire, il faudra bien réparer et soigner le Cameroun. Il faudra remettre notre pays sur pied pour un nouveau départ.

Cyrille SAM MBAKA
Président de l’Alliance des Forces Progressistes (AFP)

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