Actualités locales
Vers une nouvelle crise majeure à la Fecafoot


Après la Prestation de Serment du président Paul Biya, et au moment où le Cameroun commence à peine à se relever de la crise post-électorale et des tensions qui ont secoué le pays ces dernières semaines, une autre crise majeure se prépare dangereusement. Cette fois-ci, elle ne vient ni de la politique nationale, ni des acteurs institutionnels, mais d’un secteur qui devrait normalement unir plutôt que diviser : LE FOOTBALL.
Lire le texte de Shance lion :
À l’approche de l’Assemblée générale élective de la FECAFOOT prévue le 29 novembre à Mbankomo, le pays court un risque extrêmement élevé de troubles à l’ordre public.
Des acteurs du football, abusivement exclus du processus électoral par l’exécutif actuel, s’organisent dans l’ombre, prêts à « en découdre », quitte à y laisser leur vie.
Le climat est explosif, la colère profonde, et les frustrations accumulées menacent d’embraser une situation déjà fragile.
𝐔𝐍 𝐏𝐑𝐎𝐂𝐄𝐒𝐒𝐔𝐒 𝐄́𝐋𝐄𝐂𝐓𝐎𝐑𝐀𝐋 𝐅𝐎𝐍𝐃𝐄́ 𝐒𝐔𝐑 𝐋𝐀 𝐕𝐄𝐍𝐆𝐄𝐀𝐍𝐂𝐄 𝐄𝐓 𝐋’𝐄𝐗𝐂𝐋𝐔𝐒𝐈𝐎𝐍
Cette assemblée générale élective se déroule dans un environnement vicié, façonné par des règlements de comptes personnels et une gestion tribale du pouvoir par l’actuel exécutif.
Le Président Sortant Samuel Eto’o a transformé le processus électoral en instrument de revanche :
- Le Grand Mbam (Mbam-et-Kim et Mbam-et-Inoubou) totalement exclu. Ceci en représailles contre :
Tombi A Roko et Nyassa Soleil.
- Les Bamoun exclus de la Ligue de l’Ouest, ceci pour solder le cas : SEYDOU MBOMBO NJOYA.
Cette stratégie d’exclusion ciblée a créé une colère monumentale dans ces communautés. Les Bamoun et les Mbamois envisagent désormais d’envahir Mbankomo pour interrompre ce qu’ils considèrent comme une humiliation territoriale et une marginalisation ethnique.
𝐔𝐍𝐄 𝐅𝐄𝐂𝐀𝐅𝐎𝐎𝐓 𝐓𝐑𝐀𝐍𝐒𝐅𝐎𝐑𝐌𝐄́𝐄 𝐄𝐍 𝐀𝐅𝐅𝐀𝐈𝐑𝐄 𝐅𝐀𝐌𝐈𝐋𝐈𝐀𝐋𝐄:
Le processus électoral ressemble moins à une élection qu’à une réunion de famille :
- Épouses imposées
Nana Aissatou épouse Abdoulkarimou, épouse deuxième Vice-président de la FECAFOOT ABDOULKARIMOU est membre de l’assemblée générale.
Germaine Ngono Abeng épouse Tamo, Etienne Tamo, Chef de Protocole du Président actuel samuel Eto’o, est Membre de l’assemblée générale
Sans aucune expérience footballistique.
- Frères, proches, cousins
Eto’o David Pierre, frère de l’actuel Président Samuel Eto’o
Eto’o Etienne Emmanuel, demi-frère de l’actuel Président Samuel Eto’o
Mallet François Xavier
EM Christian, homme de main de Samuel Eto’o …et d’autres encore.
- Le « grand bro » intégré d’office
Valentin Nkwain
- Des employés de la FECAFOOT propulsés comme délégués
Koung Anicet
Michel Kaham
Blaise Yoye Soh Simplice
Un système verrouillé, familial, tribal, et profondément anti-républicain.
Le Cameroun est un État unitaire décentralisé fondé sur le principe sacré de l’équilibre régional. Or ce principe est aujourd’hui piétiné :
- À l’Ouest :
Le Noun, berceau du football historique (Fédéral, Volcan, Rizière du Noun), obtient zéro délégué.
- Au Centre :
Aucun Bassa.
Aucun Mbamois.
Aucune représentativité de la diversité locale.
L’exclusion volontaire des Bassa du Centre vise à équilibrer « le trop grand nombre » de Bassa de la Sanaga-Maritime, département d’origine du président actuel.
Face à ces dérives, les acteurs du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ont créé une association parallèle pour gérer leur football, rompant de facto avec l’unité sportive nationale. Une première dans l’histoire du pays. Un signal d’alarme.
Ce qui présage une atmosphère explosive avant le 29 novembre Avec :
- Les exclusions territoriales massives,
- Le népotisme institutionnalisé,
- La création de clubs fictifs,
- La violation des textes,
- L’hostilité contre la tutelle étatique (MINSEP),
- Les menaces de mobilisation physique des Bamoun et Mbamois, le Cameroun se dirige vers une confrontation inévitable si rien n’est fait.
Le ministre des Sports n’a eu d’autre choix que de prendre ses responsabilités.
Il devait stopper un processus devenu dangereux, illégal et socialement inflammable.
Le Cameroun a déjà trop souffert des dernières tensions post-électorales.
Laisser se dérouler un processus électoral aussi discriminatoire, tribal, familial et conflictuel serait une faute politique majeure.
À Mbankomo, ce 29 novembre, ce ne sont pas seulement des délégués qui se rassembleront. Ce sont des frustrations, des colères, des rancœurs, des revendications régionales… Et les risques d’explosion sont réels.
L’État ne peut pas et ne doit pas laisser passer une telle farce. L’équilibre national, la paix sociale et l’unité du pays en dépendent.
NB : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale d’Actu Cameroun.
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173 militaires radiés pour désertion

Le président guinéen Mamadi Doumbouya a décidé de radier 173 militaires des Forces armées guinéennes pour désertion. Parmi les personnes concernées figure le commandant Michel Lamah, connu pour avoir participé au coup d’Etat du 5 septembre 2021 contre Alpha Condé.
Les 173 militaires radiés appartiennent à plusieurs composantes des Forces armées guinéennes, notamment la Gendarmerie nationale, le Groupement des Forces spéciales (GFS) et le Bataillon autonome des troupes aéroportées (BATA). La décision présidentielle a été rendue publique lundi 24 août 2026.
Parmi les militaires concernés figure le commandant Michel Lamah, ancien membre du GFS. Il s’était fait connaître lors du coup d’État du 5 septembre 2021 contre le régime d’Alpha Condé. Dans les heures ayant suivi la prise du pouvoir par les militaires, il avait notamment été filmé au volant du véhicule transportant le président déchu.
Après avoir été aperçu aux côtés de Mamadi Doumbouya dans les premières semaines de la transition, Michel Lamah s’était progressivement retiré de la scène publique. Sa radiation intervient désormais dans le cadre de cette mesure visant des militaires accusés de désertion. Le décret a été signé après le retour à Conakry du général Mamadi Doumbouya après un bref séjour privé en Grèce.
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Jean Moïse Mbog rejoint le Rdpc de Paul Biya

Il a annoncé officiellement son ralliement au Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), ce lundi 24 août 2026 sur le plateau de l’émission « La Télé du Soir », diffusée sur Times Télévision.
Dr Jean Moïse Mbog, ancien porte-parole et cadre du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) d’Issa Tchiroma Bakary, a annoncé rejoindre le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) de Paul Biya. Il a fait cette annonce ce lundi 24 août 2026, en direct sur Times Télévision, une nouvelle chaîne privée émettant depuis Yaoundé au Cameroun.
Jean Moïse Mbog était un visage bien connu des plateaux de télévision au pays de Paul et Chantal Biya. Lors de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 il a été porte-parole de Issa Tchiroma et membre actif du Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc).
Il avait été progressivement mis en retrait des interventions médiatiques par son ancien parti à la suite de prises de position jugées trop personnelles, notamment des échanges directs avec des cadres du Rdpc comme le ministre Grégoire Owona.
Cette décision marque son ralliement officiel au parti au pouvoir, après avoir longtemps prôné une approche de collaboration et de « main tendue » sur la scène politique nationale.
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Mounouna Foutsou révoque la cheffe du CMPJ

Le ministre de la Jeunesse et de l’Éducation civique, Mounouna Foutsou, a relevé de ses fonctions le 24 août 2026, Mme Olle Medou Doris Danielle, jusque-là cheffe par intérim du Centre multifonctionnel de promotion des jeunes (CMPJ) de Kribi 1. La décision fait état de « manquements graves » aux règles d’éthique et de déontologie professionnelles.
Conseillère principale de jeunesse et d’animation, Mme Olle Medou Doris Danielle avait été désignée à titre intérimaire à la tête du CMPJ de Kribi 1 par une décision ministérielle du 6 août 2026.
Selon la décision signée par Mounouna Foutsou, sa relève intervient à la suite de rapports des responsables départemental et régional de la Jeunesse et de l’Éducation civique. Ces rapports lui reprochent notamment de ne pas avoir pris service à son nouveau poste et d’avoir été impliquée dans des actes qualifiés de « troubles au service public », ainsi que dans un refus de passation de service à son ancien poste de cheffe du CMPJ de Meyomessala.
Le ministre justifie cette mesure par des manquements graves aux règles d’éthique et de déontologie professionnelles, ainsi que par les nécessités de service. La décision, datée du 24 août 2026, prévoit sa publication et son enregistrement conformément aux dispositions en vigueur.
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